Logo de YouTube.
Je vous le dis tout de suite : il y a majoritairement des youtubeurs anglophones ici.

J’en connais un bon paquet, mais certains, malgré leur grande qualité, ont fini par me lasser un peu et je ne les suis plus de façon assidue. Dans cet article, je mettrais des chaînes peut-être moins connues, mais d’une grande qualité tout de même.

Il n’y a pas vraiment d’ordre dans la liste.

Science & ingénierie

Une chaîne allemande. Les questions qui y sont soulevées sont à la fois scientifiques, philosophies, politiques, éthiques et sociétales. Ce sont souvent de grandes questions qui font généralement polémiques. Ils ont néanmoins le chic de rester neutres dans leurs positions et de peser systématiquement le pour et le contre pour chaque question (ce qui ne les empêche pas de pencher d’un côté ou de l’autre lors d’une discussion en fin de vidéo).
En dehors de ça, il y a aussi des vidéos de vulgarisation pure, également d’une grande qualité. Le tout est animé avec de petits personnages rigolotes en forme d’oiseaux.

Chaîne d’un ingénieur en électronique : il construit des trucs plus ou moins improbables avec une touche d’humour, et de vulgarisation.
Outre ses explications et son humour, les vidéos montrent aussi les choses qu’il ne faut pas faire en électronique et électricité, en en montrant les conséquences (chocs électriques, incendies…) ou au contraire les choses que l’on peut faire sans risquer sa vie (afin de débunker certains mythes).

Toutes les semaines, une longue vidéo (20-40 minutes) sur la science et le futurisme. C’est probablement la plus grande chaîne de futurisme d’Internet. Il y explore par exemple les possibilités d’une démocratie dans une civilisation de 1000 planètes ; de comment on peut nourrir 1000 milliards de personnes sur Terre ; comment miner les astéroïdes ; le concept de l’ingénierie stellaire ; comment survivre la mort thermodynamique de l’univers…
Si vous aimez les vidéos « mindblowing », cette chaîne (en anglais) est faite pour vous.

Une chaîne qui répond à des questions de la vie : des questions à priori simples, mais aux réponses très complexes. Il y a pas mal de biologie, d’évolution, de social, de science physique.

Une excellente vulgarisatrice scientifique sur la physique. Actuellement elle s’est lancée dans l’explication des principes de base en physique, mais elle fait aussi des expériences improbables, parfois en collaboration avec la chaîne Veritasium (très bonne aussi, mais pas dans cette liste).

Un passionné de physique des arcs électriques qui s’amuse avec tous les appareils du style bobine Tesla, bougie plasma, machine de Wimshurst. Il construit également pas mal d’appareils lui-même et explique comment faire.
C’est à lui que je dois la construction de ma bobine Tesla qui tient dans la main.

Probablement la chaîne explicative de la plus grande qualité sur YouTube. Plutôt orienté aéronautique et aérospatiale, il parle également du problème de l’énergie, son stockage, de l’automobile ou de l’histoire de tout ça, sur le plan de l’ingénierie. La qualité des animations et des recherches est tout bonnement impressionnante.

La même chose que Real Engineering, mais sur la science plus fondamentale.

Encore un ingénieur, mais qui adresse de façon très pédagogique des questions et des objets étonnants de la vie de tous les jours.
Je le connais depuis moins longtemps que d’autres chaînes, mais la qualité et la spontanéité des explications sont du plus haut niveau.

Encore un vlog d’un ingénieur, ici du génie civil. Ses vidéos sont principalement orientées sur l’hydrologie : du design d’une canalisation, d’un barrage, de l’effet de l’eau sur une route, le dessin des côtes… Très intéressant et c’est toujours illustré avec des maquettes qu’il fait lui-même.

Une chaine du très grand laboratoire Fermi aux USA, sur la recherche en physique fondamentale. Le niveau est élevé, mais les explications permettent justement de monter en niveau.

Une chaîne (en français !) d’un professeur de physique qui s’est lancé avec des expériences de physique quotidiennes durant le premier confinement Covid de 2020. Les explications sont bonnes, les expériences amusantes et simples, y compris pour des enfants.

Une chaîne sur les paradoxes statistiques et les biais cognitifs appliqués à la vie de tous les jours. Le tout avec des petits chats.

Probablement la meilleure chaîne de vulgarisation scientifique francophone. Les vidéos sont parfois un peu longues, mais c’est ce qu’il faut quand on veut comprendre certains concepts en profondeur comme il cherche à le faire faire.

Une chaîne francophone sur la science mais pas seulement. La vulgarisatrice derrière répond aussi à des questions que personne ne se pose (« pourquoi les sachets de chips sont remplis d’air ? », « pourquoi y a-t-il des motifs sur l’essuie-tout ? »), et les réponses sont parfois étonnantes !

Autres chaînes culturelles (non science)

Une chaîne qui parle de questions d’ingénierie, de logistique, d’économie et beaucoup d’aviation civile (pas juste l’aspect technique, d’ailleurs). Un peu comme Real Engineering, il y a à chaque fois beaucoup de recherche dans ses vidéos et ça donne une chaîne d’une grande qualité.

Par la personne derrière Wendover. Ceci est sa chaîne « light » : le travail de recherche est toujours là, mais le ton est plus humoristique, bourrée de jeux de mots et de blagues vaseuses. Les vidéos sont plus nombreuses et les questions soulevées sur des sujets plus larges.

La légende vivante de la vulgarisation qu’est Jamy, celui qui a bercé toute une génération avec C’est pas Sorcier, s’est lui aussi lancé durant le premier confinement de 2020 avec des vidéos culturelles et scientifiques. Au début dans son salon et son jardin (confinement oblige), les sujets se sont élargies peu à peu : science, astronomie, langue française, cuisine… tout y passe, sur le ton de la gentillesse, l’humour et la bienveillance. Jamy, quoi.

Une chaîne sur l’histoire, les civilisations disparues et l’archéologie. Là également la qualité est au rendez-vous et le travail de recherche très important. L’Histoire n’était pas du tout mon domaine, j’y apprends vraiment beaucoup de choses.

Une chaîne désormais bien connue grâce à sa série de vidéos « Étranges Escales », où son auteur parcourt les villes du monde (Tokyo, Paris, Rome, Sans Francisco…) pour y dénicher des curiosités étonnantes et fascinantes. L’une des meilleures chaînes YouTube francophone selon moi, à la fois sur les images, le contenu, mais aussi le ton du narrateur. Ses vidéos sont magnifiques, la narration reposante, et le contenu intéressant.

Un peu l’équivalent anglophone de Axolot : il explore les curiosités et les beautés du monde, des peuples, des choses. Là également le ton est reposant et les images aussi.

Chaînes Diverses

Si vous connaissez l’ancienne émission britannique « Brainiac », cette chaîne est un peu dans le même genre : des explosions, des feux d’artifices, des arcs électriques d’un million de volts, de l’azote liquide, du mercure, de la radioactivité… et parfois tout ça mélangé. Si vous cherchez la chaîne d’un scientifique fou qui ressemblera à Doc', de Retour vers le Futur.

Un vlog d’un pilote d’avion de ligne. Je ne sais plus comment je suis tombé dessus, mais c’est super intéressant. Il explique aussi bien des astuces à destinations des (futurs) pilotes de ligne, que la vie d’un pilote, ou des choses intéressantes sur les avions en général.

LA chaîne française sur les tests des voitures électriques (Tesla et autres), et road-trip ou vie quotidienne en EV.
Si vous cherchez un EV ou un PHEV, ou un test d’une de ces voitures ou juste des infos, il y a de grandes chances que cette chaîne l’ait en vidéo. Le gars est indépendant (pas vendeur ou autre), ce qui change des tests pas toujours neutres de la télé. Sa notoriété sur Youtube est cependant telle qu’il se fait contacter régulièrement par les marques d’EV, et c’est également pour ça qu’il arrive à tester en détail autant de voitures électriques. Sinon, il teste aussi des voitures électriques de particuliers, qui le contactent pour l’occasion. Le tout dans la bonne humeur et l’ambiance familiale.

Une chaîne sur l’impression 3D et des bricolages sympas à base de ça.

Depuis quelques semaines, de façon épisodique, il pleut de l’eau sableuse sur une bonne partie de la France et de l’Europe. C’est du sable qui arrive tout droit du Sahara. C’est assez impressionnant.

Actuellement, il ne pleut pas, il fait au contraire très beau grâce à ce vent chaud venu d’Afrique. Par contre le sable et la poussière reste dans le ciel et ça donne des images impressionnantes.

Ci-dessous deux photos de la même scène prise à quelques jours d’intervalle depuis la même route. Le massif montagneux enneigé que l’on distingue au loin, c’est la chaîne des Puys en Auvergne.

La première photo est prise avec un ciel clair habituel. La seconde, certes en contre-jour, mais où l’on voit le ciel nettement teinté grisâtre :

Photo du ciel normal.
Photo du ciel rempli de sable.

Beaucoup d’autres images sont visibles, de couchers de soleil rougeâtre et du sable qui a plu sur le mobilier extérieur ou les voitures :

Ainsi qu’un tweet avec une animation, par Météo-France :

C’est beau mais assez flippant.

Tout ceci a un avantage : cela fertilise les sols, partout où ce sable riche en phosphore tombe. Notamment en Amazonie, où il est estimé que ce sont 182 millions de tonnes de sable que le vent transporte en Amazonie depuis l’Afrique.

Bref, c’était simplement pour vous montrer ces photos, ces liens, et partager cette anecdote finale.

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Macron a indiqué vouloir investir 1,8 milliard d’euros dans la recherche pour la physique quantique. Évidemment, vu ce montant astronomique (environ 26 € par français), et en pleine période de pandémie, l’on peut se demander si c’est bien pertinent.

En fait, on se demande à quoi la quantique, ou un ordinateur quantique peut bien nous servir.

La réponse est assez simple, en fait : les ordinateurs actuels ne sont peut-être pas des ordinateurs quantiques, mais ils fonctionnent grâce à la physique quantique et sa compréhension. Les semi-conducteurs, la mémoire vive, les SSD ou la mémoire flash fonctionnent en partie grâce à ça et parce qu’on a compris et appris à utiliser la physique quantique.

En plus, dans le contexte actuel, pour étudier la forme géométrique du virus Sars-CoV-2, on a utilisé des microscopes électroniques. Ces derniers fonctionnent grâce à l’effet tunnel (pour les microscopes à effet tunnel). L’effet tunnel est un effet purement quantique.

Sans compter toutes les projections de l’évolution de l’épidémie, rendues possibles par la « machine learning », pour le côté informatique.

Je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce qu’est un ordinateur quantique (vous lirez cet article), mais pour résumer : autant l’on ne verra jamais de machines quantiques pour faire du traitement de texte ou pour surfer sur le net, autant ces machines quantiques sont potentiellement plus puissantes pour aider la recherche médicale, sociale, physique, économique… et quand je dis « plus puissantes », je parle d’un facteur plus grand que le nombre d’atomes dans l’univers !

Donc est-ce que l’investissement dans la recherche en quantique et en informatique quantique va nous sortir du Covid ? Je ne sais pas. Mais cela va à coup sûr nous aider. Directement ou indirectement.

Concernant la recherche fondamentale, maintenant, et l’argent que l’on y investit pour des résultats futurs… J’en ai déjà parlé plein de fois :

À chaque fois que nous avons investi dans la recherche, que ce soit la recherche au CERN (physique nucléaire, dont quantique), ou les programmes spatiaux, ou la recherche en mathématique, en biologie, en volcanisme ou ce que vous voulez, à chaque fois ça a eu des retombées économiques ou des avancées sociales et médicales énormes.

Quelques exemples ?

Quand on va dans l’espace, on n’est plus soumis à la pesanteur (c’est le principe d’être en apesanteur). Si on reste en apesanteur durant des mois, nos muscles et os s’atrophient et se fragilisent. La Nasa connaît bien ce problème et a dû chercher des solutions. Ces solutions nées de la recherche spatiale sont aujourd’hui appliquées pour les patients atteints d’ostéoporose, une maladie ici sur Terre où les os sont fragilisés.

Idem pour les yeux : là aussi l’apesanteur déforme l’œil et donc la vue. La chirurgie de l’œil au laser a été mise au point pour la Nasa, mais aujourd’hui elle profite à tous ceux qui ont besoin.

Les masques sanitaires, dont les FFP2, fonctionnent grâce aux forces intermoléculaires et l’électrostatique. Là aussi la mise en pratique de ces phénomènes sont rendus possibles grâce à nos connaissances en physique fondamentale, dont la quantique.

Un dernier exemple tiré de la recherche spatiale et profitant aujourd’hui au domaine médical : l’étude des nébuleuses aux confins de la Galaxie soumis à l’action des champs magnétiques stellaires est exactement le principe qui a permis les IRM ! L’IRM est née de la recherche spatiale. Oh et là aussi tout ça est possible, car on a compris des choses en physique quantique…

Les exemples ne manquent pas.
Et les applications directes ou indirectes qui naîtront de chaque euro investi dans la recherche en physique fondamentale dans le futur ne manqueront pas non plus.

image d’en-tête de Michael Dziedzic

Il y a quelques années, je publiais ici une liste de logiciels avec leur site officiel. L’idée partait du constat que lorsque l’on cherchait un programme dans un moteur de recherche, les premiers sites étaient presque systématiquement des sites vérolés, contrefaits, en tout cas pas le site officiel de l’éditeur.

Ma liste était là pour remettre les choses à plat pour une sélection de programmes usuels (libres ou non-libres, d'ailleurs).

Je découvre aujourd'hui que le gouvernement tient à jour une liste assez conséquente de logiciels libres "recommandés" (190 logiciels libres y sont recensés à ce jour) :

On peut y rechercher un nom, un type de programme, etc.

Les fiches logiciels contiennent le lien vers le site officiel, son code-source, sa licence, les liens vers leur fiches sur le Comptoir-du-Libre ou sa fiche Framasoft.

La plupart des programmes très connus y sont évidement listés : VLC, Audacity, Apache, Firefox, LibreOffice... mais ce sont loin d'être les seuls. Il suffit de fouiller un peu dedans pour trouver un peu ce qu'on veut.

La liste est là pour permettre aux instances gouvernementales de favoriser l'emploi du logiciel libre dans leur usage quotidien, mais le site est évidemment accessible à tous.

Bref, c'est une bonne initiative* !

(* pour une fois :p)

(via)

photo d’un gâteau
Juste pour vous annoncer que ce site a désormais 10 ans (et selon la légende de ce vaisseau, j’ai le droit de passer une journée sur terre, après 10 ans en mer :p).

Ce site a débuté le 7 février 2009.

À l’époque ce n’étaient que quelques pages HTML très très moches (le blog n’était pas même là : il est venu quelques mois plus tard seulement). J’étais encore étudiant quand j’ai commencé, je sortais de lycée, en réalité. Beaucoup de choses se sont passées depuis, mais je suis toujours là.

Je ne vais pas tout raconter (ça serait trop long, et pas sûr que ça intéresse), mais je tenais à marquer le coup avec un petit article, et surtout à vous remercier : vous faites partie de ce blog, de cette aventure. Beaucoup d’articles sont venus de choses que vous m’avez partagé (par e-mail, sur Twitter, etc.) et j’ai appris plus que jamais en interagissant avec vous tous. Merci pour tout ça.

Malgré quelques passages à vide en ces dernier temps, j’ai repris un peu ce blog en main. À vrai dire, je me suis beaucoup investit sur mon blog scientifique, pour lequel j’ai beaucoup écrit.

Je compte bien essayer de maintenir le cap : partager ce qui me tient à cœur, que ça plaise ou non.
La plupart d’entre-vous ont compris cela : je discute souvent avec certains à propos de ce que j’écris (ils se reconnaîtront) et on échange nos avis, ceux qui convergent et ceux qui divergent : c’est un vrai plaisir.

J’ai aussi fait des erreurs, mais je travaille dessus. Vous êtes nombreux à avoir l’œil vigilant et beaucoup me remontent les conneries que je poste quand ça arrive : merci pour ça aussi, non seulement vous me corrigez, mais vous participez également à réduire l’information fausse qui circule et ça c’est un bien important, pour aujourd’hui mais aussi pour « demain ».

Autrement, ce site, c’est, à ce jour :

Enfin, pour en savoir plus sur le site, c’est là (ou ) et pour quelques trucs sur moi, c’est là (ou au besoin).

Bref, bon anniversaire le Le Hollandais Volant, et on lève l’ancre pour les 10 années qui viennent, toujours sans pub ni mouchards (mais avec une page tipeee) ?

ÉDIT :
Au fait, voilà à quoi ressemblait le site par le passé le thème de mon site.

Et pour ceux qui sont curieux de savoir comment ça se passe de l’autre côté, le blog tourne avec un CMS maison ; et écrire un article ressemble à ça.

image d’en-tête de Will

Cette infographie, créée par la CNIL, décrit de façon très directe comment vos données (comme la localisation) sont utilisées à votre insu pour vous pousser à faire des choses que vous ne feriez autrement pas :

infographie de la CNIL

(fichier produit par la CNIL (cnil.fr), diffusé sous licence CC-By-NC-ND-3.0).

Et ceci n’est qu’un seul exemple : dans les faits, c’est bien plus étendu que ça.

Partez du principe que si quelque chose est possible techniquement, alors c’est mis à profit quelque part.

Par exemple, il est possible qu’une application populaire détecte 12 personnes au même endroit, et que cette application peut vendre cette information à Facebook, et que Facebook peut à son tour vous proposer ces 12 personnes en « suggestion d’ami ».
D’ailleurs, si vous utilisez Facebook (ou un autre réseau avec ce genre de « suggestions »), vous ne vous êtes pas demandé comment le réseau faisait pour vous suggérer tout ce moment ?

Oh, je viens d’apprendre la disparition de J. P. Barlow. Il était un co-fondateur de l’EFF et notamment connu pour avoir rédigé la célèbre Déclaration d’Indépendance de l’Internet (traduction ici et version originale là).

:-(

Barlow’s lasting legacy is that he devoted his life to making the Internet into “a world that all may enter without privilege or prejudice accorded by race, economic power, military force, or station of birth . . . a world where anyone, anywhere may express his or her beliefs, no matter how singular, without fear of being coerced into silence or conformity.”
(source)

Thank you, Sir…

We will create a civilization of the Mind in Cyberspace. May it be more humane and fair than the world your governments have made before.
— J. P. Barlow

Trouvé ce matin dans mon flux Twitter, et comme ça m’intrigue et que c’est frustrant de ne pas trouver, je partage ce casse tête :

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Le fil Twitter est ici.

Ce site en parle aussi (tout aussi récemment) : lune.space. Mais son explication ne marche que pour un seul nombre, pas tous les autres.

On y trouve que les chiffres sont comme ça :

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Sur Twitter, Tom a résumé ce qu’on sait pour l’instant :

  • 4 faces, 40 nombres
  • somme totale 860 (233+ 239+197+191)
  • nombres de 1 à 49 sauf : 31;32;34;35;38;39;43;44;45;47;48
  • répétition des nombres 30 et 41

Pour ma part, j’ai noté ça (je quote mes différents tweets) :

Il y a certaines régularités quand on additionne ou soustrait les nombres, mais pas de façon systématique. Tous les chiffres n'y sont pas, ça va jusqu'à 49.
Vous dites qu'elle est en plâtre. C'est étonnant car les chiffres semblent poinçonnés dessus, ce qui n'est pas possible sur le plâtre. Aussi la dorure me semble étrange sur cette matière. Pour moi le truc en laiton, au moins en surface (minimum 2~3 mm, donx ca exclu l'or).
Si c'est un objet de calcul, il ne peut être antique (à cause des chiffres) ni très récent (ça serait gravé autrement). Peut-être est-ce une clé pour décoder des messages cryptés durant la 2e Guerre M. Si c'est ça, nul besoin de chercher des calculs : c'est aléatoire.
Ça serait trop facile de dire ça, oui, mais d'un côté Google est relativement silencieux à propos de l'objet, donc ça montre une certaine rareté de l'objet.
Peut-être aussi c'est un objet personnel pour décoder des messages entre deux amis. Ça explique le côté rare, aléatoire, et la conception rustique.
Les nombres ne sont pas non plus alignés proches des bords. Vu que c'est systématiquement, il y a une raison : soit pour son fonctionnement, soit à cause de sa fabrication, mais c'est un point intriguant.
Il n'y a pas non plus de zéro. Ça me permet d'exclure une table pour retrouver les cosinus, sinus, des angles ou les décimales de pi/phi/e/... Car certaines suites de chiffres sont alors impossibles (comme la suite "6-0")

Autrement :

  • j’exclue une table de multiplication ou autre : il manque des nombres.
  • ça ne semble pas lié au tableau périodique non plus.
  • ce n’est pas lié au calendrier occidental non plus (ça monte à 49, et là encore, il manque des nombres, et d’autres sont en double)
  • ce n’est pas si ancien que ça : comme j’ai dit, ça ne peut pas être lié à l’Égypte antique (nos nombres n’existaient pas) et vu que ça a été poinçonné avec des caractères contemporains, je dirais que ça n’est pas plus vieux que 2 ou 3 siècles.

Ça peut, selon moi, être :

  • comme j’ai dit, un outil pour décoder un message chiffré : les chiffres permettent, selon un certain ordre (éventuellement celui que la pyramide), de retrouver des chiffres, lettres.
  • une abaque pour quelque chose : certains parlent d’un outil de charpentier, peut-être aussi pour trouver un diamètre de perçage en fonction d’un autre paramètre, ou peut-être une résistance électrique…
  • une carte qui mène à un trésor (bon ok, c’est hautement improbable, il faudrait demander à Indiana Jones ou à Benjamin Gates, mais ça ne peut pas être exclu pour l’instant)
  • un hoax : un objet soi-disant mystérieux qui en fait n’est là pour rien.

Je continue de chercher…

ÉDIT :

  • ils en parlent également ici, sur un forum de math, également très récemment, mais le fil de discussions se concentre sur l’orthographe plutôt que sur le vrai problème.
  • et sur Reddit aussi.

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Le nouveau Firefox « Quantum » est là.

On sait tous que Chrome sux mais tout le monde l’utilisait parce que Firefox était devenu lent. Avec cette version Quantum, Firefox revient définitivement dans la course et il explose tout !

Le travail accompli par l’équipe de Mozilla ainsi que tous les 780 contributeurs et bénévoles du monde entier sur le projet est absolument énorme.

Ils ont réécrit tout le moteur de rendu du navigateur (toute la mécanique interne, qui permet de transformer le code d’un site web en une page web bien jolie et lisible pour tous), ce qui est déjà en soi un travail monstrueux, mais ils sont pour cela allé jusqu’à mettre au point un langage de programmation dédié, Rust, sur lequel ils travaillent depuis quelques temps déjà et qui évite certains types de bug (en particulier liée aux processeurs multi-cœurs actuels) et qui permet de tirer profit de toute la puissance des ordinateurs modernes.

Sérieux, si vous surfez beaucoup, essayez-le : niveau vitesse, il est fulgurant.

Ils ont refait le système d’extensions (désormais beaucoup plus rapide et sécurisé) et ils y ont ajouté une nouvelle interface (plus jolie et plus moderne) ainsi qu’une nouvelle charge graphique.

Bref, c’est la plus grande mise à jour pour ce navigateur, sans qui le web en serait toujours comme en 2000 avec Internet Explorer 6.

Ça y est : il y a désormais un service pour faire livrer sa commande McDo, BurgerKing, KFC, clopes et bien-sûr le plus important, à savoir ses médicaments (si ce n’est important maintenant, ça le sera demain avec tout ça), à domicile (sur Paris et banlieue pour le moment).

Son nom ? Bouge pas.
Je veux dire « Bouge Pas! » : avec le site qui est bougepas.fr, c’est le nom du service.

Suis-je le seul à y voir un gros troll envers le « manger-bouger » que l’on voit partout ?

Hahaha !

Et outre le fait que tout ça me fasse rire — à Paris t’a un fast-food à chaque coin de rue : si t’es trop gros pour grimper dans l’ascenseur et y aller, c’est clairement que t’as besoin qu’on vienne t’apporter ça — le site lui-même est illisible codé avec IE6 et bardé de choses comme ça :

Rien de plus simple, vous pouvez livré en scooter ou à vélo.
Prix fixe payer par course donc pas de surprise

()

C’est à quel moment que @Bescherelle va livrer des Bescherelle par voie « pan, dans-ta-face » ?

J’ai vraiment du mal à voir si c’est un troll ou un vrai truc, mais ça m’a fait rire :D

Et au moins ça aura le mérite de faire du taf pour les jeunes Bac+17 avec 0 expérience dont personne ne veut (et qui eux-même en ont marre des stages non-rémunérés ; merci Macr0n), qui pourront faire 150 km par jour (vélo ou scooter) pour toucher de quoi se payer un menu maxi best-of avec coca zéro (faut pas déconner avec les calories, merde !).

Il a quelques temps j’ai été invité à venir visiter le musée des Confluences, à Lyon. Ayant été contacté directement par le biais de mon blog scientifique (Couleur-Science), il me semble donc tout naturel de faire un retour sur mon blog également et de remercier le musée, et c’est l’objet de cet article.

Le musée dispose de deux parcours d’expositions : les expositions permanentes et les expositions temporaires (celles qui sont actuellement là le sont pour environ un an). Les visites que j’ai faites concernent deux expositions temporaires : une sur les poisons et l’autre sur l’invention du cinéma.

Venenum, un monde empoisonné

Cette exposition commence par une section dédiée à l’usage des poisons au cours de l’histoire, notamment pour commettre des assassinats politiques (et cette pratique remonte jusqu’à l’antiquité…). Sans tout vous retranscrire pour ne pas spoiler, on apprends que c’est sous cette menace que les rois se servaient de « goûteurs », dont le rôle était de goûter les plats destinés au roi pour s’assurer qu’ils n’était pas empoisonnés. C’est aussi sous cette influence que naissent les premiers magasins d’apothicaires ainsi que la science des poisons et des antidotes.

L’exposition continue ensuite sur la présentation de l’usage moins criminel des poisons : que ce soit pour se débarrasser des nuisibles, de l’usage en tant qu’insecticide, etc. On y apprends également que nombre de produits courants à certaines époques sont aujourd’hui bannis depuis que l’on a pu démontrer leur caractère nocif pour l’être humain. Oui, pas de panique, le nom de Monsato est également mentionné, même si d’autres produits on fait bien plus de victimes et depuis l’antiquité (les Romains utilisaient des canalisations en plomb par exemple, qui est aujourd’hui considéré comme un important neurotoxique).

Bien-sûr, les poisons et leur usages ont été inspirés de la nature, et à ce titre la visite comprend également une partie dédiée aux poisons dans la nature, que ce soit avec les serpents, les araignées, mais aussi nombre d’insectes (dont des papillons), des amphibiens, des méduses… Le musée dispose de quelques animaux vivants et d’un grand nombre de spécimens qui ne le sont plus. Au delà des poisons végétaux et animaux, il ne faut pas non plus oublier les poisons minéraux et les poisons artificiels.

Enfin, qui dit poison dit également antidote et c’est sur ce point que se termine la visite : la recherche de solutions aux empoisonnements, voire l’usage de venins pour développer des antidotes (si vous vous faites faire une injection contre une morsure de serpent, par exemple, cette injection a été créée grâce à l’emploi du poison du serpent).

Voilà donc une bref résumé de ce que cette exposition Venenum pourra vous apprendre.
En ce qui me concerne, en plus d’avoir évidemment appris tout un tas de trucs, j’ai depuis longtemps l’intention de faire un article sur Couleur-Science à propos des poisons et leur mode d’action (qui varie énormément d’un poison à l’autre), et cette visite m’a donné pas mal de matière pour ça, et ça c’est cool.

Lumière ! Le cinéma inventé

Cette exposition retrace l’invention du cinématographe par les frères Lumières (originaires de Lyon, ville où se trouve le musée, au passage), de premiers kinétoscope au cinéma actuel.
Outre tous les dispositifs présentés (dont certaines sont interactives et que l’on peut essayer), on apprend aussi que le cinéma immersif à 360° ou celui en 3D n’a rien de vraiment nouveau dans l’idée.

Divers films-documentaires sont aussi projetés où l’on peut découvrir la vie des Lumières et les différents hommages qui leur ont été rendus, ou encore les problèmes et leurs solution que posent le cinéma actuellement, en particulier quand il vient le temps de faire des archives (problème que l’on peut également rencontrer en tant que particulier : beaucoup disposent sûrement encore de vieilles cassettes VHS, mais combien ont encore le lecteur qui va avec, et en état de marche ?).


Voilà brièvement ce qu’il en était de cette visite du musée des Confluences et en particulier les deux expositions Venenum et Lumière !.

Si vous avez une demi-journée de libre, je ne peux que vous conseiller d’aller y faire un petit tour, surtout si vous vous trouvez déjà sur Lyon. Si vous êtes encore en vacances, c’est peut-être l’occasion de faire une petite dernière sortie avant la rentrée (d’autant plus qu’avec cette chaleur indécente dehors, on ne peut qu’apprécier un musée entièrement climatisé) !

Toutes information se trouve sur leur site web : museedesconfluences.fr.

Enfin, je tiens à remercier Camille, pour m’avoir contacté en premier lieu et m’avoir accueilli au musée lors de mon arrivée, ainsi que bien-sûr l’établissement en lui-même pour m’avoir offert l’entrée.

‑ Cool ?
‑ Ben ouais : cool !
‑ Pourquoi ?
‑ Parce que dès demain, on verra apparaître un tas de nouveaux sites de torrents qui vont aller combler le manque qu’aura induit la fermeture de T411.

Ça a été comme ça avec Mininova, avec KickAssTorrents, avec ThePirateBay, avec Torrentz, et plus récemment avec Nyaa (dont il y a déjà des miroirs et qui sont actifs, lol).

À chaque fois qu’ils ferment un site comme T411, il y en a des tas d’autres qui apparaissent. C’est comme ça, quand les rançonneurs de musique attaquent ceux qui la distribuent en deux clics, au lieux de monter un système qui permet de l’acheter à un prix décent en un clic.

Je suis mauvaise langue, un peu quand-même : la tendance commence à s’inverser, mais c’est surtout grâce à Google, Apple, Spotify, Deezer, Youtube qui mettent en place des plateformes simples pour accéder à des musiques, films, livres, jeux…
Y compris avec un système proche de la licence globale (abonnement à prix fixe pour de l’illimité). Seul ennui, encore et toujours : c’est souvent (pas toujours) en streaming, ce qui n’est pas toujours pratique quand le réseau vient à manquer. Perso je préfère encore avoir mes fichiers en local sur mon téléphone, pour ne pas saturer la bande passante ni exploser mon forfait (et pour pouvoir écouter de la musique aussi dans les zones sans 4G 3G 2G GSM) et le problème du catalogue : je le trouve où mon film en fHD avec des sous-titres ?

Donc ouais : cool, dans un sens.

Journée noire pour les libertés…

En Grande-Bretagne, Thérésa May déclare qu’ils n’hésiteront pas à sacrifier les droits de l’homme pour instaurer la sécurité.

Je ne sais pas vous, mais moi, ce genre de déclarations me fait penser à ça :

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Ben ouais : si vous voulez vivre là où la sécurité est renforcée, où il y a caméras, des agents de sécurité, de flics armés, où vous êtes fouillés à toutes les portes et qu’en plus vous êtes prêts à sacrifier votre liberté pour ça, la meilleur solution reste encore d’aller vivre en prison..

Oh et au passage, en France, on va dans le mur aussi : les lois actuellement en préparation (celles qu’ils vont passer, en silence, pendant que tout le peuple sera captivé par le massacre du code du travail) prévoient grosso-modo une normalisation de l’État d’Urgence (dans lequel on est depuis bientôt 2 ans) : les assignations à résidence seront prononcées par un arrêté (parce que la justice, c’est comme les droits de l’homme, c’est trop chiant). Idem pour les autres mesures :

Assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte, zones de protection et de sécurité, toutes ces mesures emblématiques du régime d’exception créé en 1955 pendant la guerre d’Algérie et perfectionné par touches successives depuis les attentats du 13 novembre 2015, devraient se retrouver dans le droit commun avec quelques modifications marginales.

La marque de fabrique de cette transposition est que l’autorité judiciaire est maintenue à l’écart. Toutes ces mesures resteront l’apanage du ministère de l’intérieur et des préfets, sans l’intervention d’un juge judiciaire. Jusque-là, cette disposition était l’essence même de l’état d’urgence, pendant lequel, en raison de risques terroristes imminents, des pouvoirs exceptionnels et provisoires sont confiés à la police sous le contrôle du juge administratif et du Conseil d’Etat.

(source)

Ce que ça dit, c’est simplement que les forces de l’ordre et le préfet pourront vous assigner chez vous ou défoncer votre porte sans réellement motivation ou raison légal.
Si ce genre de mesures peuvent à la limite présenter une certaine raison d’être dans les heures suivant une attaque (obtenir des autorisation prends plus de temps qu’il n’en faut pour permettre à des terroristes de s’enfuir), mettre ça dans le droit commun transforme tout simplement ce pays dans un état où le gouvernement et les autorités ont un pouvoir absolu et totalement déconnecté de la loi et du pouvoir judiciaire.

Vous appelez ça comme vous voulez, chez moi ça s’appelle un régime autoritaire.

Le plus difficile à imaginer dans tout ça, c’est que si l’état d’urgence (le régime « d’exception » d’hier) devient un régime « normal » aujourd’hui, comment donc sera le régime d’exception de demain ?

Est-ce qu’ils vont ressortir les pelotons d’exécution ? Est-ce qu’ils vont ré-autoriser la torture ; et appeler ça « torture administrative » pour faire passer ça ? Est-ce qu’ils vont construire des camps d’emprisonnement « fabriqué en France » (c’est à la mode ce logo) ?

Parce qu’après tout, si la police peut entrer chez toi ou t’interdire de sortir de chez toi comme elle le veut, on peut imaginer ce qu’on veut…

Cet article est une review de mon tout nouveau smartphone BQ Aquaris X.
Pour une review du BQ Aquaris X Pro, je vous redirige sur l’article de l’ami Lokoyote : BQ Aquaris X Pro


Mes smartphones ont depuis que j’en utilise toujours été des Wiko (même si j’ai eu un Elephone à un moment). Mon téléphone précédent était un Wiko Ridge 4G qui m’a tenu pendant plus de deux ans et que je considère comme le téléphone parfait (design, autonomie, fluidité, dimensions, poids, photos, hardware…).

Le Ridge commence néanmoins à dater un peu, les applications devenant de plus en plus lourdes. Même s’il reste parfaitement utilisable (il pourrait tenir au moins deux ans de plus, ce qu’il va faire avec quelqu’un d’autre d’ailleurs), il n’est plus tout aussi réactif pour un œil averti. Android Lolipop commence également à dater.

J’ai donc décidé d’investir dans un autre téléphone.

Le cahier des charges

Comme pour le choix de mon ordi, je deviens assez vite très pointilleux pour le choix du matériel (pour ça que je suis resté plus de deux ans avec mon Ridge : aucun autre appareil ne me convenait, ne serait-ce que visuellement). Le design du Ridge est assez carré et c’est quelque chose qui me plaît. Les téléphones ovales façon Samsung, je trouve ça moche, j’en ai déjà parlé, même si ils sont un peu calmés depuis ~2 ans.

Malheureusement, les arrondis semblent être devenus la norme face au carré. Wiko n’ayant pas réellement de nouveaux téléphones avec ce design (sauf le Highway Star, mais sous Lolipop…), je suis allé voir ailleurs.

Il me fallait donc un téléphone :

  • au design qui me plaise (ouais, tous les téléphones marchent, mais combien ont un design plaisant ?).
  • de 5 pouces, ne dépassant pas les dimensions du Ridge
  • léger. Le Ridge fait 125 grammes. Rigolez, mais on s’habitue très vite.
  • avec une bonne batterie (2500 mAh au minimum), je veux pouvoir tenir minimum une journée avec une utilisation normale, et deux jours en économisant la batterie.
  • un port µSD (obligatoire : ne serait-ce que pour transférer les fichiers rapidement d’un téléphone à l’autre).
  • Android M ou N stock (je ne veux pas des surcouches logicielles. Wiko commence d’ailleurs à faire chier comme les autres avec tout ça).
  • un prix ne dépassant pas 300 €.
  • rootable

Déjà avec ça, on élimine 95% des téléphones.

J’ai regardé du côté des marques moins connues, comme le NextBit Robin, au look stylé mais sans port µSD (et la boîte a coulée…). Les Xiaomi et leur écrans « borderless » me plaisaient également beaucoup, mais ils sont encore rares, et les Xiaomi ne sont pas officiellement disponibles en France. Quant aux OnePlus, ils m’avaient intéressés à un moment, mais ils sont tous si graaaands et le support logiciel ne semble finalement pas aussi top que ça.

J’avais entendu parler de BQ quand ils avaient fait des téléphones sous Ubuntu. Ils se situent sur la même gamme que Wiko : les prix sont de moitié ceux des téléphones de « grandes marques » (Samsung, Sony…), mais leurs appareils semblent tout de même bien tenir la route et le design s’est nettement amélioré avec le temps.

BQ semble également réputé pour la mise à jour des OS. Je pense donc pouvoir profiter d’Android O, voire P un de ces jours sur leur appareils actuels. Je note également que BQ propose des outils pour flasher le firmware, ce que je n’ai encore vu nul part ailleurs.

Mon choix s’est donc porté sur le Aquaris X, tout juste sorti (fiche de présentation).
Il y a aussi le Aquaris X pro, légèrement plus performant (plus de Rom, plus de Ram, un appareil photo avec une techno différente et une carcasse en alu), mais pour un prix un peu trop élevé pour moi.

L’Aquaris X a une dalle de 5,2", soit plus grand que ma limite de 5". Cependant, les dimensions du téléphone sont (à 1 mm près) identiques à celui du Ridge. Il pèse également ~25% plus lourd (157 au lieu de 125), ce qui ne m’étonne pas vu que le Ridge était réellement un poids plume, mais ça se ressent tout de même.

Le Aquaris X

i
Un des trucs qui m’a directement plu sur ce téléphone, c’est l’absence de l’excroissance de l’appareil photo sur le dos.
Les autres téléphones ont tous l’appareil qui ressort du dos, faute de place pour les optiques. Ceci fait que le dos n’est jamais à plat sur une table et que l’objectif est toujours la première partie du téléphone à se rayer. BQ semble avoir réussi à comprimer l’appareil photo dans le téléphone de sorte que rien ne dépasse. C’est un bon point.

Les photos, puisqu’on en parle, restent très largement potables (en tout cas pour moi qui ne suis pas photographe). Les 16 MPx font leur boulot, et même dans le noir, les clichés sont bien meilleurs que les autres téléphones que j’ai pu avoir. Le logiciel de traitement HDR donne également de très bon résultats !

Les bloatwares.

Il faut le dire, ce téléphone a très peu de logiciels tiers. Seul quelques trucs système de BQ (suffisamment pour que ça soit chiant, tout de même), mais aucune surcouche. Toute la suite de programme de Google que je n’utilise pas (Drive, Maps, GMail, Talkback…) sont là, mais je les ai désactivés. À part ça il n’y a rien : pas de GPS tiers, ni de clavier en 15 langues, ni d’optimiseur de batterie ou de ram…

La connectique.

Le Aquaris X dispose d’une prise Jack et d’une prise USB-C. Le cable USB/USB-C est fourni, donc vous pouvez recharger le téléphone normalement out-of-the-box, mais perso j’avais acheté tout un tas de chargeurs muraux Samsung avec une prise mini-USB (plus rapides que les prises murales-USB, et surtout disposant d’un cordon de 1,5 m). En avoir plein me permet de charger plein d’appareils à la fois et d’avoir un chargeur chez moi, un travail et un dans un sac de voyage par exemple. Pour continuer à les utiliser, j’utilise des adaptateurs mini-USB/USB-C (comme ceux-ci).

Les petits plus.

Le téléphone a un flash frontal et dorsal. Je fais pas tellement de selfies, mais ça peut être important pour certains (mon précédent Wiko n’avait pas ça, pas que ça m’a manqué).
Les boutons de navigation Android ne sont pas sur l’écran (on n’empiète donc pas sur l’affichage).
La led de notification est programmable : il s’agit d’une led RVB qui permet de constituer la couleur que l’on veut. J’ai ainsi mis du vert par défaut, du rouge pour les SMS et du bleu pour les email. On peut assigner une couleur par application, ce que je trouve relativement pratique. Il y a un outil dans les paramètres pour assigner une couleur à une app (je ne sais pas si c’est standard sur Android aujourd’hui, mais j’aime le concept et c’est un petit truc donc je ne me passerai plus).

Quelques notes rapides.

Le son est correct.
L’écran est magnifique. Sur un 5 pouces, je pense qu’un écran HD (1280×720) suffit. Un full-HD (1920×1080) pompe plus de batterie (il y a plus du double de pixels à animer), ce qui est un inconvénient plus important que l’avantage apporté. Le différence se voit néanmoins : l’affichage est plus lisse, plus beau.
L’autonomie, d’ailleurs, est bonne. Je tiens facilement la journée si je ne joue pas constamment à Pokémon Go (qui pompe la batterie à mort). La 4G semble également bouffer énormément la batterie (bien plus que sur le Ridge, mais c’est que sur le Ridge j’avais bloqué à 3/4 des applications leur accès réseau). Le Wifi est plutôt économe en revanche.
La recharge est rapide, l’interface est super fluide.

Un truc qui me manque par contre, c’est la texture « peau de pèche » qu’avait le Ridge.
Sur l’Aquaris, j’ai toujours l’impression que le téléphone va glisser. L’écran est super lisse, c’est cool, mais le dos l’est également et ce n’est pas un bon point.

Android 7

Je suis resté trois ans sous Android 4.1, puis deux ans sur 4.4 et récemment j’ai utilisé 5.0. C’est la première fois que j’ai un système Android au delà de la version 5.

Je n’ai pas encore percé tous les secrets, mais il y a beaucoup d’améliorations dans cet Android stock.

Citons :

  • un « Redshift » intégré. Il est assez basique (un peu trop, même) mais il est là. Je remettrais certainement le très bon CF.Lumen quand je rooterai le téléphone. J’espère que cette fonction va s’améliorer avec Android.
  • un moteur de recherche pour les paramètres (que c’est un peu le bordel là dedans, donc ça aide).
  • une gestion native de certaines permissions (GPS, accès aux contacts), qui permettent de priver les applications trop curieuses de nos données (ça reste made in google, donc je ne lui ferais pas 100% confiance non plus).
  • un fix GPS super-rapide. Je ne sais pas si c’est propre à Android 7 ou à ce téléphone, ou si il y a autre chose, mais le fixe GPS se fait en 3~4 secondes.

Il y a également des choses dont je me serais bien passé ou qui manquent :

  • l’intégration toujours plus grande du Compte Google dans l’interface.
  • toujours l’absence de lecteur QR-Code dans Android Stock (why ?), il faut donc installer une appli tierce…
  • l’icône de la batterie est toujours moche (et ressemble toujours à une pile -_-). Sur mes autres téléphones j’installais Gravity-Box et je mettais l’icône circulaire avec le pourcentage au milieu (gain de place énorme par rapport à « afficher le pourcentage » dans Android Stock).
  • activer la data me prend désormais 4 actions (baisser le menu, étirer le menu, activer la data, choisir entre 2/3/4G ou 2/3G) alors qu’il m’en prenait la moitié sur KitKat ou Lolipop).
  • quelques bugs dans Android qui fait que la Led de notif ne fonctionne que si le son de notif est également activé dans certaines applications (mis à part les appels, mon téléphone est silencieux : je déteste recevoir un son à chaque message/tweet/sms/email, car on n’en finit plus à la longue).

BQ

Deux petits mots sur la marque.

En plus d’avoir déjà fait des téléphones sous Ubuntu (ce qui montre un peu l’intérêt pour l’ouverture et le libre), j’ai vu que la marque proposait des outils pour flasher le téléphone, c’est à dire permettre de le rooter et/ou d’installer une rom alternative, en plus de proposer les sources du systèmes. C’est assez rare qu’une marque propose de tels outils (généralement elles font justement tout pour empêcher le flashage et/ou laisser traîner leur code source).

Aussi, et je n’ai essayé qu’une seule fois, mais la marque semble réceptive aux questions.
Le site officiel dispose d’un formulaire de contact (pour le service client, je pense, vu qu’il faille donner le numéro de série de son téléphone), mais vu qu’ils proposent uniquement de téléphoner (or j’ai horreur de ça et je préfère l’email), je suis passé par Twitter pour poser quelques questions. Ils m’ont dit que mes remarques avaient été entendues et que mes demandes allaient être étudiées lors des prochaines mises à jour. Donc même si ça s’arrêtait là, je note que BQ ne reste pas opaque et muette face à ses clients, et ça c’est vraiment quelque chose d’appréciable.

C’est super intéressant d’éplucher les journaux de démarrage sur un ordinateur.

Un PC c’est juste une machine avec processeur central (une puce électronique) qui fait tout le travail. Ce processeur central ce n’est rien d’autre qu’un agencement bien défini de quelques milliards de transistors (de mini-interrupteurs électroniques) reliés les uns aux autres, s’actionnant successivement, comme une chaîne.

Un programme informatique (ou un bout de code), c’est une suite d’instruction indiquant dans quel ordre ces interrupteurs doivent être actionnés une fois que l’ordinateur est mis sous tension. Dès cet instant, ce sont des dizaines, voire des centaines de millions de lignes de code qui sont lues et traitées par le processeur central, et les interrupteurs sont alors actionnées des milliards de fois chaque seconde.

Le résultat final est ce que l’on voit à l’écran : chaque pixel de l’écran, chaque son dans les enceintes, chaque bit écrit sur un disque dur… sont produits grâce et par le calcul du processeur.

Sur un PC grand public, les programmes pré-installés sont là pour automatiser le plus grand nombre de chose. Ainsi, il suffit d’allumer l’ordinateur et votre session utilisateur se lance : vos fichiers sont ouverts, votre fond d’écran est affiché, votre PC se connecte au réseau Wifi, etc.

Ceci peut semble simple, parfois c’est considéré comme acquis. Mais il ne faut jamais oublier que si votre PC fait tout ça, c’est parce que c’est voulu. Prenons par exemple juste ce dernier point : « votre PC se connecte au réseau Wifi ». C’est un programme à lui seul et il se passe plein de chose :

  • le processeur doit apprendre à utiliser la carte Wifi (en chargeant le pilote en mémoire)
  • le processeur demande à la carte Wifi de chercher des réseaux aux alentours
  • le processeur regarde sur le disque dur s’il y a des réseaux Wifi connus et enregistrés
  • si oui, le processeur charge en mémoire le réseau connu
  • la carte Wifi et votre Box « discutent » pour commencer la connexion
  • la carte Wifi se connecte au réseau Wifi connu en utilisant les informations (clé Wifi, nom du réseau…) qui sont en mémoire
  • une fois que les deux appareils « sont d’accord » ils se connectent et le réseau fonctionne
  • la carte Wifi dit au processeur que tout est OK
  • le processeur dit à l’écran d’afficher un message à l’écran comme quoi la connexion est active.

Pour plus de détails, voici ce que mon ordinateur fait au démarrage de l’ordinateur, quand il veut se connecter à un réseau Wifi :

mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> NetworkManager (version 1.2.2) is starting...
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> Read config: /etc/NetworkManager/NetworkManager.conf (etc: default-wifi-powersave-on.conf)
[…]
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> init!
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info>    interface-parser: parsing file /etc/network/interfaces
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info>    interface-parser: finished parsing file /etc/network/interfaces
[…]
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> end _init.
[…]
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> (25422752) ... get_connections (managed=false): return empty list.
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> keyfile: new connection /etc/NetworkManager/system-connections/Lord (8ec2bec8-2a08-461b-96ae-e124650b1cd6,"Lord")
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> keyfile: new connection /etc/NetworkManager/system-connections/Livebox-40nf4 (8b56671d-4dcb-4563-83e9-badd50e52f92,"Livebox-40nf4")
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> keyfile: new connection /etc/NetworkManager/system-connections/Timo (0792c0a8-faa0-4ecf-a439-01e2fd7097e1,"Timo")
[…]
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: WiFi enabled by radio killswitch; enabled by state file
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: WWAN enabled by radio killswitch; enabled by state file
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: Networking is enabled by state file
[…]
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> (wlp2s0): using nl80211 for WiFi device control
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): driver supports Access Point (AP) mode
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: (wlp2s0): new 802.11 WiFi device (/org/freedesktop/NetworkManager/Devices/0)
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: unmanaged -> unavailable (reason 'managed') [10 20 2]
[…]
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> supplicant: wpa_supplicant running
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: init -> starting
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: starting -> ready
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: startup complete
mars 3 14:07:48 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: unavailable -> disconnected (reason 'supplicant-available') [20 30 42]
mars 3 14:07:52 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: ready -> inactive
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> policy: auto-activating connection 'Timo'
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: starting connection 'Timo' (0792c0a8-faa0-4ecf-a439-01e2fd7097e1)
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: disconnected -> prepare (reason 'none') [30 40 0]
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: NetworkManager state is now CONNECTING
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: prepare -> config (reason 'none') [40 50 0]
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: (wifi) access point 'Timo' has security, but secrets are required.
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: config -> need-auth (reason 'none') [50 60 0]
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: need-auth -> prepare (reason 'none') [60 40 0]
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: prepare -> config (reason 'none') [40 50 0]
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: (wifi) connection 'Timo' has security, and secrets exist.  No new secrets needed.
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'ssid' value 'Timo'
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'scan_ssid' value '1'
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'key_mgmt' value 'WPA-PSK'
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> Config: added 'psk' value '<omitted>'
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> sup-iface[0x1860580,wlp2s0]: config: set interface ap_scan to 1
mars 3 14:07:55 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: inactive -> associating
mars 3 14:07:58 dell15 NetworkManager[956]: <info> WiFi hardware radio set enabled
mars 3 14:07:58 dell15 NetworkManager[956]: <info> WWAN hardware radio set enabled
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: associating -> 4-way handshake
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): supplicant interface state: 4-way handshake -> completed
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: (wifi) Stage 2 of 5 (Device Configure) successful.  Connected to wireless network 'Timo'.
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: config -> ip-config (reason 'none') [50 70 0]
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp4 (wlp2s0): activation: beginning transaction (timeout in 45 seconds)
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp4 (wlp2s0): dhclient started with pid 1954
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   address 192.168.1.78
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   plen 24 (255.255.255.0)
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   gateway 192.168.1.254
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   server identifier 192.168.1.254
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   lease time 86400
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info>   domain name 'lan'
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp4 (wlp2s0): state changed unknown -> bound
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: ip-config -> ip-check (reason 'none') [70 80 0]
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: ip-check -> secondaries (reason 'none') [80 90 0]
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): state change: secondaries -> activated (reason 'none') [90 100 0]
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: NetworkManager state is now CONNECTED_LOCAL
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> manager: NetworkManager state is now CONNECTED_GLOBAL
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> policy: set 'Timo' (wlp2s0) as default for IPv4 routing and DNS
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> dns-mgr: Writing DNS information to /sbin/resolvconf
mars 3 14:07:59 dell15 NetworkManager[956]: <info> device (wlp2s0): Activation: successful, device activated.
mars 3 14:08:00 dell15 NetworkManager[956]: <info> dns-mgr: Writing DNS information to /sbin/resolvconf
mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): activation: beginning transaction (timeout in 45 seconds)
mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): dhclient started with pid 2173
mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> policy: set 'Timo' (wlp2s0) as default for IPv6 routing and DNS
[…]
mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): state changed unknown -> bound
mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): client pid 2173 exited with status 0
mars 3 14:08:01 dell15 NetworkManager[956]: <info> dhcp6 (wlp2s0): state changed bound -> done

Même si vous ne comprenez pas tout, vous pouvez en extraire des bribes d’information, comme « starting connection 'Timo' », « connection 'Timo' has security » ou encore « successful. Connected to wireless network 'Timo' »

Cette procédure, minutieusement coordonnée par tout un tas de protocoles (entre le processeur et la carte wifi, mais aussi entre la carte wifi et votre box) a dû être écrite et imaginée par une personne, ou un groupe de personnes.

L’informatique, ce n’est pas comme les lois de la physique. La gravitation, l’électromagnétique, ce sont des choses qui sont là et qu’on essaye de comprendre pour les utiliser à notre avantage.
L’informatique, lui, c’est un domaine purement artificiel que l’on a créé pour traiter de l’information à notre place et nous simplifier la vie, et aujourd’hui le monde tourne grâce à ça.

C’est beau.
C’est magique.