Il a quelques temps j’ai été invité à venir visiter le musée des Confluences, à Lyon. Ayant été contacté directement par le biais de mon blog scientifique (Couleur-Science), il me semble donc tout naturel de faire un retour sur mon blog également et de remercier le musée, et c’est l’objet de cet article.

Le musée dispose de deux parcours d’expositions : les expositions permanentes et les expositions temporaires (celles qui sont actuellement là le sont pour environ un an). Les visites que j’ai faites concernent deux expositions temporaires : une sur les poisons et l’autre sur l’invention du cinéma.

Venenum, un monde empoisonné

Cette exposition commence par une section dédiée à l’usage des poisons au cours de l’histoire, notamment pour commettre des assassinats politiques (et cette pratique remonte jusqu’à l’antiquité…). Sans tout vous retranscrire pour ne pas spoiler, on apprends que c’est sous cette menace que les rois se servaient de « goûteurs », dont le rôle était de goûter les plats destinés au roi pour s’assurer qu’ils n’était pas empoisonnés. C’est aussi sous cette influence que naissent les premiers magasins d’apothicaires ainsi que la science des poisons et des antidotes.

L’exposition continue ensuite sur la présentation de l’usage moins criminel des poisons : que ce soit pour se débarrasser des nuisibles, de l’usage en tant qu’insecticide, etc. On y apprends également que nombre de produits courants à certaines époques sont aujourd’hui bannis depuis que l’on a pu démontrer leur caractère nocif pour l’être humain. Oui, pas de panique, le nom de Monsato est également mentionné, même si d’autres produits on fait bien plus de victimes et depuis l’antiquité (les Romains utilisaient des canalisations en plomb par exemple, qui est aujourd’hui considéré comme un important neurotoxique).

Bien-sûr, les poisons et leur usages ont été inspirés de la nature, et à ce titre la visite comprend également une partie dédiée aux poisons dans la nature, que ce soit avec les serpents, les araignées, mais aussi nombre d’insectes (dont des papillons), des amphibiens, des méduses… Le musée dispose de quelques animaux vivants et d’un grand nombre de spécimens qui ne le sont plus. Au delà des poisons végétaux et animaux, il ne faut pas non plus oublier les poisons minéraux et les poisons artificiels.

Enfin, qui dit poison dit également antidote et c’est sur ce point que se termine la visite : la recherche de solutions aux empoisonnements, voire l’usage de venins pour développer des antidotes (si vous vous faites faire une injection contre une morsure de serpent, par exemple, cette injection a été créée grâce à l’emploi du poison du serpent).

Voilà donc une bref résumé de ce que cette exposition Venenum pourra vous apprendre.
En ce qui me concerne, en plus d’avoir évidemment appris tout un tas de trucs, j’ai depuis longtemps l’intention de faire un article sur Couleur-Science à propos des poisons et leur mode d’action (qui varie énormément d’un poison à l’autre), et cette visite m’a donné pas mal de matière pour ça, et ça c’est cool.

Lumière ! Le cinéma inventé

Cette exposition retrace l’invention du cinématographe par les frères Lumières (originaires de Lyon, ville où se trouve le musée, au passage), de premiers kinétoscope au cinéma actuel.
Outre tous les dispositifs présentés (dont certaines sont interactives et que l’on peut essayer), on apprend aussi que le cinéma immersif à 360° ou celui en 3D n’a rien de vraiment nouveau dans l’idée.

Divers films-documentaires sont aussi projetés où l’on peut découvrir la vie des Lumières et les différents hommages qui leur ont été rendus, ou encore les problèmes et leurs solution que posent le cinéma actuellement, en particulier quand il vient le temps de faire des archives (problème que l’on peut également rencontrer en tant que particulier : beaucoup disposent sûrement encore de vieilles cassettes VHS, mais combien ont encore le lecteur qui va avec, et en état de marche ?).


Voilà brièvement ce qu’il en était de cette visite du musée des Confluences et en particulier les deux expositions Venenum et Lumière !.

Si vous avez une demi-journée de libre, je ne peux que vous conseiller d’aller y faire un petit tour, surtout si vous vous trouvez déjà sur Lyon. Si vous êtes encore en vacances, c’est peut-être l’occasion de faire une petite dernière sortie avant la rentrée (d’autant plus qu’avec cette chaleur indécente dehors, on ne peut qu’apprécier un musée entièrement climatisé) !

Toutes information se trouve sur leur site web : museedesconfluences.fr.

Enfin, je tiens à remercier Camille, pour m’avoir contacté en premier lieu et m’avoir accueilli au musée lors de mon arrivée, ainsi que bien-sûr l’établissement en lui-même pour m’avoir offert l’entrée.

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