Freedom from rare earth magnets? - E-Mobility Engineering

Lors de sa récente keynote, Tesla a annoncé vouloir faire des voitures sans terres rares.

J’en ai déjà parlé, ces éléments qui n’ont de rare que le nom, sont utilisés non pas dans les batteries, mais dans les moteurs, au sein des aimants.

Des moteurs électriques sans aimants (et donc sans terre rares) ça existe déjà : le moteur de votre tondeuse à gazon électrique en comporte un. Dans l’automobile, un grand nombre de constructeurs de premier plan les utilisent également (donc la Zoé et les premiers Tesla, notamment). Ce sont les moteurs à induction.
Ce n’est donc pas comme si la techo était exotique.

Ce qui est étonnant, c’est que Tesla a dit qu’ils utiliseraient des moteurs à aimants permanents. Ça a piqué ma curiosité, car des aimants puissants, je ne connais que les aimants au néodyme.

Or il s’avère qu’il existe des aimants au nitrure de fer, qui sont au moins aussi puissants et ne comportent pas de néodyme, ni d’autres terres rares. Les pages Wiki sur le sujet sont assez vides, mais à la fois le fer et l’azote qui entrent dans la composition du nitrure de fer sont parmi les éléments les plus accessibles sur Terre.
Avec ça, on ne dépend plus des chinois qui limitent l’export sur leurs très vastes réserves.

Entre ça et le souhait de se passer de cobalt dans les batteries, voire de lithium (au profit du sodium, là aussi très abondant sur terre, enfin plutôt dans la mer), ça promet pour faire des voitures, des trains, des téléphones et autres appareils électriques, mais aussi et surtout des batteries de stockage domestiques ou industriels pour palier l’intermittence des sources renouvelables dont la production soit relativement propre.