#22224 - Impeccable - les joies du code
Et après ça donne des leçons de typages :D
C’est comme ceux qui utilisent DDG comme moteur de recherche : les trois-quart du temps c’est !g !g !g !g !g !g.
Et après ça donne des leçons de typages :D
C’est comme ceux qui utilisent DDG comme moteur de recherche : les trois-quart du temps c’est !g !g !g !g !g !g.
La mention du salaire :
Rémunération entre 2 et 50 €/h selon sexe. Pardon “profil”.
On les connaît leurs méthodes.
Le pire c’est que les instances vont aller se gargariser du travail bien fait alors que strictement rien n’aura changé dans la pratique.
En vrai, si un peu plus de fiches d’emplois mentionnent désormais le salaire, pardon une fourchette voire un râteau de salaires, c’est uniquement parce que les sites comme Indeed et autres les y obligent sinon ils dérérencent les offres. Une question de pognon donc. Y’a que ça qui marche.
Rajoutons enfin le premier principe de la loi : si y’a personne pour faire appliquer et contrôler le respect d’une loi, c’est comme si elle n’était pas là.
Une amende de 10 k€ pour chaque annonce en ligne et pour chaque jour où elle est en ligne devrait oe faire, mais ça n’arrivera jamais.
wordfreq is a Python library for looking up the frequencies of words in many languages, based on many sources of data.
Why wordfreq will not be updated : […] :
Generative AI has polluted the data
Ça commence. Cette lib contient des informations linguistiques sur la fréquence des mots dans une langue. Un peu comme les tables de fréquence des lettres (qui disent que la lettre « E » est la plus courante en français, suivies de A, I, S, N, R…), mais pour les mots.
Cette lib cessera d’être mise à jour avec de nouvelles sources de textes utilisées pour calculer ça.
La cause : de plus en plus de textes sont générées par des IA, dont le contenu n’est pas celui des humains, et donc faussent les résultats.
D’autres causes de l’arrêt du support sont la fermeture des plateformes qui servaient de sources de mots (Twitter, Reddit…) et le bordel ambiant autour de l’IA générative qui dégoûte l’auteur…
~
On en est donc à un point où non seulement on doit faire attention aux IA sur le fond (le contenu peut-être crédible, mais inventé) mais aussi la forme sur le plan technique (le contenu utilise des mots autrement qu’un humain).
Le truc c’est que ces textes légèrement absurdes finissent par retourner dans les moteurs d’IA, qui se servent des données pour en produire d’autre. J’imagine que faire ça suffisamment de fois en boucle produira du charabia, autrement du bruit. Juste du bruit blanc de fond.
C’est comme mon outil qui invente des mots (bien que je ne le considère aucunement comme une IA, la logique de base reste similaire). Pour faire des mots crédibles (mais faux), je ne juxtapose pas des lettres au hasard pour former des suites de lettres. J’utilise une table d’occurrence calculée d’après un dictionnaire de mots réels. En Français par exemple, le « Q » est très souvent suivi par un « U » (puis le « QU » souvent suivi par un I/E/A/…), et jamais par un « Z » ou « T ». Mon outil, grâce à ces tables, ne produira donc jamais de mots avec la suite « QZ ». Les « mots » ainsi générés, bien qu’inexistant, ont une consonance très française. Mon outil le fait également pour d’autres langues.
Maintenant, ça reste un outil probabiliste qui utilise des statistiques, et non des données naturelles (même si les stats sont basées sur ces données naturelles). Donc si j’alimente mon dictionnaire de mots avec des mots inventés par l’outil lui-même, et que je recalcule les tables, alors, après plusieurs bouclages comme ça, finira par produire n’importe quoi.
Il suffirait que dans une petite liste de mots (10 mots) une occurrence très rare (0,1 %) soit présente, pour que désormais cette occurrence soit de 10 %. Et ce 10 % se retrouvera dans les tables. C’est pour ça que j’utilise une table de ~200 000 à ~300 000 mots réels. Mais si j’injecte des faux mots au fur et à mesure, à un moment, ils dépasseront en nombre les mots réels, et la table deviendra peu à peu bidon, et de pire en pire. Et donc les mots également. Et ainsi de suite, avec un effet de boucle de rétroaction.
Et à la fin, on aura (je suppose, j’ai pas testé) soit un état d’équilibre qui tendra vers une situation avec une seule lettre dans tous les mots (« AAA », « AAAAA », ou alors des suites identiques partout : AZAZA, ou TMTMTM, ce genre de chose), soit du bruit blanc avec des séquences aléatoires.
Un système chaotique, en somme, qui tend alors soit vers situation d’équilibre stable, soit une situation non équilibrée. Et vu la sensibilité de ces systèmes, ça arrivera assez vite. Ça serait intéressant d’essayer, ceci dit.
Je vois passer des sites de calcul CO2 qui demandent de s’inscrire (myco2.com, par exemple). Laissez-tomber ces inepties.
Prenez celui-ci : https://nosgestesclimat.fr/
C’est celui proposé par le site du Service Public. Pas d’inscription, pas d’emmerdes. On répond au questions et on a le score à la fin.
Je suis à 5,9 t/an.
Un des constats à faire, c’est que certains postes font très vite évoluer le total (voyage en avion, repas avec de la viande, voiture thermique, chauffage au fioul ou au gaz, vivre à plusieurs sous le même toit ou vivre seul).
D’autres, on a beau les changer, le score ne change pas : qu’on achète 2 tshirt ou 12 tshirt, ou qu’on utilise son PC 20h par jour ou 2 heures, la différence est en grammes, éventuellement en kg. Certainement pas en tonnes.
Mon score relativement bas (la moyenne en France est à 8 t). s’explique par ça :
- pas d’avion
- tout est électrique (chauffage, voiture, cuisine, eau chaude…)
- très peu de viande (2x par semaine, et encore)
- peu d’électroménagers (pas de sèche linge, pas de lave-vaisselle, pas de télé…)
- consomme très peu en général (fringues, meubles…)
~
La grande force de la France en matière d’énergie et de CO2, c’est son électricité (très fortement décarbonée).
Si on électrifie au maximum nos vies, on gagne beaucoup. Pas juste sa voiture, mais surtout aussi le chauffage, la cuisine, l’eau chaude.
On le voit avec les électricity-map en Europe : la France est actuellement à 22 g/kWh, avec 99 % de décarbonée.
La Belgique est à 66 g avec 94 % de décarbonée.
L’Allemagne est à 227 g avec 81 % de décarbonée.
Ce que ça montre, c’est que seuls 5 % d’énergie fossiles suffisent pour tripler son CO2 (et en représenter 66 % du total). Passez à 20 % de fossile, et on multiplie les émissions par 10 (90 % du CO2 provient alors de seulement 20 % de l’énergie) : c’est insensé.
À la condition où l’énergie est décarbonée, comme en France, plus on électrifie, plus on décarbonise. Sans rien changer à son confort, passer à une cuisinière, un chauffe-eau et une voiture électriques, ça réduit déjà de ~1,5 tonne/an facilement.
Bien-sûr ne pas se chauffer et ne pas rouler c’est encore mieux, mais ça ça ne peut venir qu’après. Je pense que la technologie doit évoluer avant de faire changer les habitudes des gens. Ici, je ne considère pas que changer son chauffage ou sa voiture ne soit un effort à faire. Au final notre vie ne sera pas bouleversée : on fera les mêmes choses, juste avec du matériel différent.
Devenir végétarien, chasser les déchets, n’acheter que du local… ça par contre ça va demander de changer un peu son quotidien et ses habitude, et de travailler sur soi-même directement. C’est pas difficile, mais ça demande un effort. Et demander ça aux gens, c’est plus délicat. Ça ne viendra pas tout de suite.
Ce qui peut venir, ce qui est déjà là en fait, c’est la technologie.
C’est clairement pas tout rose et pas pour leur défendre, mais sous-entendre qu’un nouveau téléphone signifie obligatoirement tout les possesseurs jettent l’ancien dans une benne pour acheter le nouveau, c’est faux.
Une bonne partie des gens font ça, mais c’est loin d’être la majorité. Et les vieux téléphones qui marchent encore connaissent bien souvent une seconde vie, voire une troisième vie. C’est ce qu’on fait tous dans la famille ici, et plein de monde également.
Quant à l’obsolescence technologique, quand un appareil fonctionne encore mais ne suffit plus à remplir ses tâches parce que le monde a changé, j’ai du mal à y voir une faute de la part d’un éditeur. Je veux dire, on ne va pas arrêter d’innover simplement pour pas rendre du matériel obsolète. L’obsolescence est un problème, oui, mais ça arrive partout constamment, et parfois changer de matos est bénéfique à moyen et long terme : le remplacement des TV cathodiques par des écrans plats constitue quand-même une large baisse de consommation électrique (conso divisée par 2 ou 3) ; ce n’est qu’un exemple.
Me concernant, mon propre iPhone n’a jamais perdu de sa fluidité après 2,5 ans et fait encore tout parfaitement. La batterie a perdu 14 % de capacité (je reste à 86 %), ce qui est très largement gérable. Je n’ai pas envie de changer : le 13 mini est la dernière version a avoir une déclinaison « mini » et c’est précisément ce format que je veux.
Oracle, it’s time to free JavaScript.
Je ne savais pas que JavaScript était une marque déposée par Oracle. Ça fait 30 ans, ceci dit, et ils ne l’utilisent plus.
Selon le droit américain, dans certaines conditions (qui semblent remplies ici), une marque peut être perdue. Cette lettre ouverte demande à ce que JavaScript soit abandonnée officiellement par Oracle.
On peut même la signer (avec son compte Github).
Autant Tesla s’est rendu à la traîne sur la charge (pas merci les pas-800 V — et j’attends de voir ce qu’ils vont faire pour changer ça), autant sur leurs efficience, ce sont encore les rois et de loin.
Juste quelques modifs, et tu fais 600 km d’autoroute sur une charge.
Leurs moteurs électriques, leurs gestion énergétique, leur gestion thermique, d’un point de vue ingénierique est réellement incroyable. Même les chinois n’y sont pas encore.
Car si les autres constructeurs se contentent de monter une batterie plus grosse, ici ce sont les mêmes batteries qu’avant (même taille, même poids : si la capacité monte, c’est grâce à la chimie qui s’améliore).
80 kWh, pour faire 600 km à 110, ça revient à du 13,3 kWh/100 km, ce qui est incroyablement bas pour une telle voiture.
Y a Porsche qui fait de belles choses aussi, mais leur conso est encore importante et surtout l’optimisation n’est pas à un tel niveau (optimisation de la place, du nombre de composants, etc.).
Une taxe sur les étrangers et les touristes ?
Mouarf. Ce qu’il faut savoir : n’allez pas en Angleterre.
Seul un seul site sur les 200 plus gros sites du monde a un code source HTML qui est valide.
Pour les webdev, c’est comme si on prenait 200 titres dans la presse grand-public, et que 199 d’entre-eux avaient des fautes de français dedans. Tout le monde crirait au scandal.
Ici non. Ça n’empêche pas le site de fonctionner, tout comme une faute de français n’empêche (généralement) pas la compréhension, mais ça fait tout de même un peu tache. Surtout à un tel niveau de médiocrité : 99,5 % des sites sont mal écrit.
C’est quand-même dingue.
Et ceux qui je plains le plus dans tout ça, ce sont ceux qui écrivent les parseurs HTML. Car il leur faut tenir compte des conneries des autres, et aussi imaginer les erreurs possibles, et les corriger par avance !
Car ce n’est pas un dév qui va faire plier un site pour qu’il corrige son code source. Faut pas rêver.
Google va ajouter un lien sur chaque résultat pour accéder à la page sur Archive.org (vu qu’ils n’ont plus leur cache).
Bien !
Mouais, tant qu’ils ne payeront ni d’amende pour chaque fuite, ni de dommage et intérêt à chaque personne concernée, personne ne prendra la sécurité au sérieux et tout le monde continuera, non seulement à capter toutes les données, mais aussi à les laisser traîner sur un serveur protégé par « 1234 ».
C’est comme dans la pire entreprise du pays — La Poste — désormais : quand on y va pour acheter une planche de timbres, ils exigent une adresse e-mail au moment de payer.
Pas de problème : je leur en donne une bidon sur mes domaines. Quand ils en auront marre des bounceback, peut-être qu’ils comprendront.
Notez que je pourrais être plus vicieux : pour chaque spam e-mail reçu de mon côté, je balance 10 mails d’erreur en retour. Par jour. Si tout le monde fait ça, ils vont rapidement arrêter leur chantage.
Je rejoins Jeff : L’avenir appartient à ceux qui savent correctement demander quelque chose à une « IA ».
Avant on [les geeks / amis-qui-s’y-connaît-en-ordis] étaient les rois car on savait mieux poser les questions à Google que le quidam moyen. Je constate la même chose avec Dall-E ou ChatGPT : avec les phrases banales, il ne comprend rien. Mais en variant les tournures et avec les bons mots clés, cela change tout.
Le truc amusant toutefois, c’est si on veut un truc hyper-spécifique, il faut une commande hyper-spécifique aussi. Or, une commande suffisamment spécifique pour être comprise et interprétée exactement comme on le souhaite, bah ça s’appelle du code !
Cf ce Commit-Strip qui avait tout compris depuis 10 ans : https://www.commitstrip.com/fr/2016/08/25/a-very-comprehensive-and-precise-spec/?setLocale=1
Au final, je vois ça comme une étape d’abstraction supplémentaire après le binaire → assembleur → langage de haut niveau → commande IA.
Au lieu de faire de l’ASM, on fait du code, qu’on compile ensuite en ASM, et que le CPU interprète ensuite en binaire Désormais, on ne fait plus du code, mais on fait des commandes pour IA qui vont eux faire notre code (puis compilation, ASM, binaire).
… mais ça demandera toujours d’être hyper-spécifique si on veut du code spécifique.
Il y a probablement que chose à gagner : je pense qu’on hurlerait si on avait à tout coder en ASM au lieu de faire du JS, C++ ou PHP, donc je pense que ça sera plus simple pour tout le monde dans une génération ou deux à taper des commandes pour IA.
Mais faut pas se leurrer non plus : on (les programeurs) ne seront pas remplacé pour autant.
Quelques raisons :
– La logique qu’on utilise dans le code (ou dans une requêtre google efficace par rapport à une requêtre pourrie) est quelque chose de transposable à des commandes pour IA. Si l’on apprend les maths à l’école, c’est pas pour utiliser les cosinus() sous les jours, mais pour nous former à manipuler des problèmes et utiliser des outils abstraits dans nos têtes. De même, le fait d’avoir appris du code nous a donné la méthode nécessaire pour comprendre le fonctionnement d’une IA et savoir l’utiliser au mieux.
– Y a 50 ans, le langage de programmation royal était le Cobol, le Pascal, etc. Aujourd’hui, plus personne ne fait ça, sauf quelques rares individus. Aujourd’hui, ces personnes là sont payés à pris d’or car ces langages sont rares, antiques, mais constituent toujours le fondement de tout un tas de systèmes informations cruciaux. Dans 50 ans, ça sera le PHP, le C ou le Python. Quand j’étais petit, on nous disait que l’avenir appartiendra aux informaticiens, et que les métiers comme plombiers ou électriciens seront de la merde. Aujourd’hui, les plombiers, électriciens, charpentiers, plâtriers, et même mécaniciens… n’ont jamais été autant demandés, autant débordés et aussi bien payés. Certains métiers ne disparaissent pas. Tant mieux. Pour les codeurs, ça sera pareil : les IA ne sortent pas de n’importe où. Il faut les coder.
– Tout comme le binaire seul a donné une poignée d’architectures matérielles, et un énorme paquet de langages, on aura également un gros paquet d’IA. Les maîtriser toutes sera impossible. Il y aura des spécialistes ChatGPT, des spécialistes Dall⋅E, etc. Une personne ne pourra pas tout faire, en tout cas pas de façon experte à chaque fois. Oui, on parle de dév full-stack, mais ça ne vaudra jamais toute une équipe avec des gens spécialisés. Donc non, l’IA ne va pas mettre tout le monde à la retraite : il faudra toujours autant de monde pour toujours autant d’applications.
– Et enfin, c’est pas parce qu’on code en langage de prog de haut niveau que tout peut se faire avec ça. Certaines applications de pointe sont toujours faites en ASM, en communiquant directement avec la machine (micro-systèmes embarquée dans des périphériques spécifiques, ou encore les systèmes qui demandent une réactivité très importante avec une latence très faible, impossible à tenir avec un langage compilé qui ne sera jamais autant optimisé).
De même, un code produit par une IA pourra fonctionner convenablement, mais ça ne sera jamais aussi propre, rapide et optimisé que du code écrit à la main. Suffit de voir ce que les WYSIWYG ont donné comme code dans une page web, comparé à du HTML écrit à la main. Ce sont deux mondes différents.
Donc oui, l’IA pourra aider un max de gens à se dépatouiller avec leurs problèmes (en supposant qu’ils n’aient pas tellement la flemme qu’ils vont demander ça à d’autres), mais il faudra toujours une forme d’intelligence humaine et une logique que tout le monde n’a pas pour interagir avec l’IA. De plus, il y aura plusieurs IA et — à moins de leur spécifier (je suppose) — les IA ne feront pas de code aussi propre qu’un programmeur.
Oui, ça suppose que l’intelligence humaine reste supérieure à l’intelligence machine. Actuellement, en 2024, c’est très très TRÈS largement le cas. Les « IA » actuelles sont réellement débiles. Elles font de jolies choses, mais il n’y a aucune intelligence dérrière. Ni aucune créativité, d’ailleurs.
Et puis, qui mieux qu’un humain peut comprendre le problème qu’un humain peut avoir ? Sûrement pas une machine. La machine pourra aider, voir proposer un truc. Mais ça ne sera jamais la *meilleure* solution.
Voir là : https://www.promarket.org/2023/10/13/measuring-the-cost-of-red-tape/
Haha hahaha !
Pour le prochain qui dit que j’exagère quand je critique le bordel administratif en France : cette étude trouve qu’en France, c’est 4 % du PIB qui est perdu à cause de la paperasserie inutile.
Avec ça, on est évidemment les champions du monde.
Le deuxième du classement est l’Italie bien loin derrière avec 0,8 %, puis l’Espagne, encore plus loin avec 0,33 % et ensuite l’Allemagne à nouveau avec un facteur deux encore en dessous, avec 0,17 % (et après c’est ~0,10 % ou moins pour tous les autres pays étudiés, c’est à dire des broutilles : ces pays sont *quarante fois* plus efficaces que la France).
Bref, non c’est pas moi qui délire : la France est une gigantesque usine à gaz administrative.
… et qui perd donc 100 milliards par an pour des formulaires, papiers, documents, justificatifs, actes, duplicatas, attestations… rouges, verts, roses, bleus, arc-en-ciels… inutiles mais imposés par des bureaucrates à la con.
PS : C’est la planète Vogon, ce pays, depuis le temps que je le dis ; que tous les étrangers qui viennent ici le disent tellement ils hallucinent de voir tout ça, en fait.
Et on observe absolument partout que plus on essaye de dématérialiser, plus on imprime de trucs en papier car le démat ne fait pas tout.
Faut être réaliste : aucun pays au monde n’a les moyens de produire un système numérique capable de gérer ce bordel (même ChatGPT se casserait les dents). Quant à le faire nous-même, je suppose que ça demanderait trop d’administratif et de réunions en #FrenchTech pour coder de quoi organiser l’administratif en question : c’est un cycle infernale, je vous dis, hahaha.
Hm. Perso j’y vois du positif. Les caméras peuvent largement aider à révéler la vérité sur un événement, quel qu’il soit. Et les images peuvent autant incriminer l’auteur d’un crime qu’innocenter une personne suspectée à tort.
C’est davantage pour cette raison que j’utilise une dashcam. Pas pour donner quotidiennement les vidéos aux flics, mais pour présenter la vidéo dans le cas où l’on me soutiendrait que je suis en tort alors que je ne le serais pas (par exemple).
Et je pense que toutes les sources de preuves doivent pouvoir être utilisées, tant pour la demande que pour la défense.
Maintenant, en France il y (selon moi) un flou autour de ces caméras. D’un côté, filmer l’espace public est interdit (que ce soit via une dashcam ou non, en voiture ou non). De l’autre, la Police utilise des vidéos de particuliers pour incriminer des contrevenants (par exemple l’affaire des kéké qui se filment à faire du 280 km/h sur autoroute), et puis prendre une vidéo de vacance dans l’espace public n’est pas interdit.
Il faut ajouter que les dashcam (Tesla je ne sais pas, c’est un peu spécial) enregistrent en continu (parfois même voiture éteinte), mais ne conservent pas tout éternellement. Les nouvelles données remplacent les anciennes.
C’est donc une captation temporaire, et la plupart du temps, sans exploitation.
À mon avis, cela mérite une clarification, pour les dashcam en particulier :
– est-ce que l’on peut les déroger au principe de non captation de l’espace public ?
– est-ce que ça peut servir de pièce à conviction (à la fois pour incriminer, que pour innocenter — l’un ne devra pas aller sans l’autre).
– si oui sous quelles conditions : définition minimale de l’image ? quelles infos doivent être incrustées (vitesse, coordonnées GPS…) ? quels modèles sont certifiés comme valant preuve ? quid de la question de la falsification des images ?
J’imagine qu’une carte SD donnée immédiatement aux FdO au moment d’un accident pourra raisonnablement être considérée comme « non falsifiée ».
– Comment les déclarer ? Je propose une ligne sur la carte grise, par exemple.
Il y a une grande disparité sur la question dans le monde. Certains pays les interdisent pour préserver la vie privée. D’autres les autorisent, mais interdisent la diffusion des images. D’autres les obligent (Corée du Sud, Russie…) car ils estiment que le rapport bénéfice pour les enquêtes/risque pour la vie privée est en la faveur de leur utilisation.
Bref, ça demande une étude approfondie de la question. Tout n’est pas blanc ou noir.
~
Concernant mon point de vu personnel : il ne me viendrait pas à l’esprit d’aller dénoncer tous ceux qui j’ai croisé en infraction, chaque jour, à la police. Quand bien-même ça serait rémunéré, quand-bien-même ma voiture était étalonnée en vitesse pour choper les excès (les véhicules de police le font) : ça ne se fait pas.
Maintenant si je suis témoin d’un accident qui se produit sous les yeux de la caméra, la question peut se poser.
Dans la condition où l’on me garantie aucune poursuite pour possession de la caméra et captation de l’espace public — d’où le nécessité qu’elles soient explicitement légalisées — je pourrais sans problème me présenter comme témoin avec la vidéo, si elle peut s’avérer utile. Mais qui suis-je pour juger de ça ?
Car si les différentes parties de l’accident sont d’accord entre elles et résolvent leur problème tout seul, tant mieux et pas besoin des témoins, encore moins des vidéos.
Mais si un abruti en Golf GTI grille un feu rouge et encastre une mamie, et qu’il commence à accuser la mamie, je n’aurais aucune honte, je dis bien AUCUNE honte, à témoigner pour dédouaner la mamie, en fournissant le support de la vidéo aux FdO et à la mamie (bien-sûr, les FdO feront leur propres conclusions d’après la vidéo, ça ne sera plus mon problème).
Cela ne m’est jamais arrivé, mais je connais des gens à qui cela est arrivé, d’être tombé face à des cons en tort et dont la vidéo a permis à la police de voir ce qui s’était réellement passé, et au final avoir pu faire entendre raison, notamment auprès de l’assurance. Bref, les exemples où la vidéo sauve la mise ne manquent plus. Et entre se faire rembourser par son assurance car on est victime, et perdre 6 points, son permis, sa voiture, son assurance, son bonus et tout et tout parce qu’on est réputé coupable.
(via)
🤣
TF1 est la risée du net. Bien.
Edit : et deux pour le prix d’un : https://www.frandroid.com/survoltes/2330076_tout-ce-quil-faut-faire-pour-rater-un-long-trajet-en-voiture-electrique