#23051 - « Nous refusons que le mot héros serve à dissimuler la réalité » : face aux incendies, les syndicats de pompiers dénoncent un manque de moyens - Le Parisien
Y’a quelques années, les héros étaient les soignants et le personnel médical.
Est-ce que leur situation a changé ? Non.
Le service de santé publique en France est toujours en ruine.
On est le pays le plus taxé du monde (ou en tout cas dans le top 5), mais tous, absolument tous, les services publics sont délabrées.
- les delais sont absurdes (moi-même : ma carte de séjour, je l’ai demandé en mai 2025, c’est toujours en cours, zéro nouvelles, mais ça me bloque d’autres démarches derrière…)
- les bâtiments sont délabrées (des qu’il pleut, t’as des seaux d’eau partout, que l’on parle des tribunaux, des hôpitaux, des commissariats ou des écoles, et même des bases militaires où tout tient — littéralement — avec du scotch)
- le budget est merdique (on te demande d’imprimer toi-même des trucs car la mairie n’a plus de papier ni de budget, et toi (moi, un geek) est à la limite de pleurer en voyant le PC du bureau maire ramer sous Windows 7 en 2026 parce que pareil, pas de budget).
- dès qu’il neige, dès qu’un arbre tombe à cause du vent, des qu’une forêt brûle, ce sont les agriculteurs qui sauvent la situation parce que les services de secours sont quasiment inexistants.
La réalité est là.
Allez faire un tour dans votre mairie, votre commissariat, votre tribunal. On est loin de l’image d’un pays du top 10 de l’économie mondiale.
Et je n’ai pas parlé des transports publics (qui n’ont de public que le nom), des maisons de retraite (pareil), des musées (idem, beaucoup n’appartiennent pas directement à l’État), ou d’autres trucs.
La France en 2026, c’est un pays pauvre.
Elle en a l’infrastructure, elle en a la corruption, elle en a le racket fiscal, et elle en a l’aspect bling-bling extérieur qui sert à masquer la misère aux téléspectateurs.
L’Élysée et l’assemblée nationale sont jolies avec des dorures, des valets et des gardes partout. Mais ce sont bien les seuls bâtiments publics. Forcément, ce sont les seuls qui passent à la télé, faut que ça brille.
Par contre on paye de tous les cotés et pour n’importe quoi. L’argent disparaît entre temps. C’est magique.
Et on peut voter à droite, à gauche, au centre, sur les bords ou même au dessus, en dessous ou dans la quatrième dimension : tant qu’on ne brulera pas TOUTE la caste politique pour repartir de zéro, y’a rien qui changera.
Les types ça fait des décennies qu’ils font semblant d’être en rivalité gauche-droite, mais c’est tout du flan et du théâtre. Bah.