#23013 - "L’iPhone coûte un Smic" : on a fait les comptes, et la réponse n’est pas celle que vous croyez - Les Numériques
Ils concluent que c’est pas tout à fait un smic. Ça fait un peu #teamPremierDegré comme article, mais passons.
Mon commentaire, c’est que quelque soit le téléphone, j’ai remarqué un truc et je l’applique désormais, et ça vaut aussi pour un paquet d’appareils : moins c’est cher, plus ça revient cher sur le long terme.
Prendre un téléphone à 400€ qui a deux ans de mises à jour et après tu commences à voir les applications ne plus vouloir s’installer faute de l’OS qui est abandonné, sans compter que ça rame, plante et bug, il est rapidement remplacé.
Un téléphone un peu plus cher, puissant, et maintenu dans le temps, il est un peu plus future-proof et il fonctionnera bien plus longtemps. Si on divise le prix par son coût de revient chaque année, il est plus avantageux.
Ça, évidemment, ça marche :
- si on prend soin de ses affaires, et qu’ils ne sont pas remplacés prématurément
- quand on ne le change pas par pure envie (ou alors il faut le revendre)
Pour mon iPhone 13 mini, outre un choix technique initial, m’a coûté le double de mes téléphones d’avant, mais là il va sur sa cinquième année. Il est encore à jour, fait tourner toutes les applications de ses débuts, et rien n’est en panne.
Jamais un téléphone Android « pas trop cher », ne m’ont tenus plus de 2 ans. Soit parce que ça plantait ou tombait en panne (écran, appareil photo…), soit parce que l’OS n’a jamais eu plus d’une seule mise à jour vers une version majeure (coucou tous mes anciens Wiko ou BQ).
Donc oui, c’est plus cher, mais si ça dure plus longtemps, ça revient moins cher.
Et faut pas non plus oublier qu’un appareil plus fluide car plus puissant, c’est aussi bien plus agréable à utiliser. L’investissement n’est pas seulement financier.
Pareil pour mon PC : plutôt que prendre un PC jetable pas cher, en 2016 j’avais pris un PC a 1500€, qui j’ai upgradé ensuite (au final, une config de pas loin de 1800 € — soit deux à trois fois le prix d’un PC grand public de base). Résultat, en 2026, il tourne encore comme une horloge, est toujours aussi rapide et ne montre aucune signe de faiblesse (merci Linux, également ; et sans compter le changement d’une batterie qui n’avait pas aimé la canicule de 2019).
Je ne sais pas s’il me tiendra encore 5 ou 10 ans de plus, mais si c’est le cas, je le garde. Je n’ai pas envie de changer (ni besoin).
Les deux PC qui m’ont tenu le plus longtemps, sont ceux qui étaient les plus cher car les plus puissants et durables. Les autres n’étaient pas mauvais, mais un Core i3 c’est définitivement un mauvais calcul car c’est pas assez future-proof et ne tournera plus assez vite dans 2 ans.
Je n’ai pas envie de changer ces appareils.
(Enfin : il ne faut pas se leurrer : certains appareils sont inutilement chers, mais dans une certaine mesure, le low-cost ce n’est pas si low-cost que ça. Et réciproquement, ce n’est pas parce que le prix est élevé que ça coûte cher).