#22445 - En Corée du Sud, les masseurs sont aveugles - SCMB
Un commentaire intéressant sur les « discriminations positives », ou « mesures paritaires » : raison d’être, mais aussi les limites.
Sur ces dernières, le commentaire en cite trois :
De façon générale ces mesures, si elles peuvent participer à résorber certaines inégalités dans des cas précis, ne suffisent pas en soit à mettre un terme aux inégalités de genre ou au racisme. Déjà par ce qu'il serait naïf de considérer qu'avoir des femmes à des postes de pouvoir profiterait nécessairement à toutes les femmes (demandons donc aux anglaises ce qu'elles ont pensé du règne de Thatcher)
[…] mais aussi par ce que même en situation de parités il peut exister des mécanismes discriminants (je pense notamment à l'effet Mathilda, qui a probablement déjà fait l'objet d'une anecdote ici).
Concernant l'exemple de l'anecdote je me demande si cela ne ferme pas des portes d'un autre côté aux personnes aveugles dans le sens où on les pousserait fortement à ne rien envisager d'autre comme métier.
J’en ajouterais une autre, qui est la contraposée de son dernier exemple : il est dit que cela ferme des portes aux personnes aveugles. Mais cela ferme aussi des portes aux non-aveugles : le métier perdrait à refuser un voyant qui serait un excellent masseur, tout comme il perdrait à devoir accepter un non-voyant pour sa non-voyance plus qu’autre chose (mais ceci n’est pas le cas).
À l’inverse, on pourrait imaginer d’autres raisons pour laquelle les masseurs devraient être aveugles. Avec une telle raison, cette mesure serait une solution à un problème.
Dans le cadre beaucoup plus large des mesures paritaires, par exemple à l’embauche dans une entreprise, comme le commentaire le dit : le but d’appliquer une mesure paritaire est de gommer peu à peu des problèmes de société, même si c’est au détriment de l’efficacité au travail, notamment lorsque le choix entre deux profils se fait sur la parité avant de se faire sur les qualifications. Chose qui serait tout aussi naïf d’ignorer que d’ignorer que l’on emploi souvent plus des hommes que des femmes, par exemple, à certains postes, même si la femme aurait un meilleur CV.
Au final, ne serait-ce pas une façon de reculer pour mieux sauter ? À voir. Mais il faut garder en tête qu’aucune solution n’est parfaite, et encore moins qu’une solution unique corrigerait tous les problèmes du jour au lendemain. Et que par conséquent il faut seulement pas rejeter la solution trop vite (faute d’en voir les effets immédiatement), ni l’accepter trop longtemps (si on inefficacité est prouvée, faut pas s’entêter).