#21738 - Marjolaine Koch sur Twitter : "Bon. Maintenant que j'ai un peu digéré la mésaventure, je peux vous parler du gros raté de nos vacances #Interrail, révélateur de la différence de traitement des voyageurs en train versus les voyageurs en avion. 1/22" / X
L’idée me semble bonne : faire que les compagnies ferroviaires aient les mêmes obligations en termes de service et de compensation en cas de ratés que l’aérien.
Peut-être que ça les bougerait à (re?)mettre l’humain, en tout cas la considération client, au centre de leur business.
Je sais pas vous, mais pour moi, le prix actuel (ie : exorbitant) ne me gênerait (presque) pas si le service était bon et que les horaires et places à bord étaient garantis.
Si j’étais 100% sûr de pouvoir prendre le train sans prise de tête, je le ferais. Mais l’expérience prouve (ici encore dans le thread) que si y’a un pépin de leur côté (que ça leur soit imputable ou non), c’est toujours nous qui devons nous démerder.
En 10 ans pendant lequel j’ai utilisé le train de façon régulière, j’ai loupé le train une fois par ma faute (je me pensais un autre jour avec des horaires d’autocar différents). Toutes les autres annulations, retards, correspondances loupées… c’était pas moi le responsable mais moi qui subit. Et bien-sûr, en gare, personne — personne — ne vient t’aider. Ni le guichet, qui t’envoie vers le chef de gare, ni le chef de gare, qui t’envoie tout simplement chier en te prenant pour une sale merde au passage.
Les fois où c’était nécessaire, j’ai dû prendre un taxi, régler les 70 €, demander une facture, puis obtenir un remboursement par la SNCF, en joignant la facture, le billet de train, le justificatif du retard, etc. Le remboursement a lieu, mais c’est toujours bibi qui doit faire la paperasse, trouver un taxi, avancer les frais. Alors que la SNCF pourrait elle-même faire venir le taxi et gérer la facturation avec lui, surtout quand ce sont eux qui sont en retard… comme les compagnies aériennes, en somme !
La fois où j’étais en retard, j’ai pas demandé à la SNCF de m’attendre ou de trouver une solution. Quand eux sont en retard, ils exigent que j’attende et que je me démerde. Ils s’en foutent : ils n’ont rien à perdre, ni même leur clientèle (épargnez moi l’obligation de devoir dire « usagers » ou « voyageurs » à la place de « clients », hein).
Qu’il en soit ainsi, faites comme vous voulez.
Mais ne comptez pas sur moi pour prendre le train tant que ça n’aura pas été résolu.
Et c’est pas propre à la France. Des problèmes arrivent partout. Sauf que la seule fois où j’ai subit un problème là-bas, un autocar nous attendait. Niveau logistique, ça gère mieux qu’en France, globalement.
Toujours est-il qu’en Hollande, certains employeurs refusent les gens qui ont besoin des transports en commun pour venir bosser, tellement le service est aléatoire. Ils exigent qu’on vienne par nos propre moyens (vélo, voiture…). Ça serait impensable en France, je sais même pas si c’est légal là-bas. En tout cas, on a rapidement fait de répondre à une question innocente d’un recruteur « comment venez-vous au travail ? » avant de ne pas être rappelé par on a dit « par le bus », et parfois c’est explicitement écrit sur les offres d’emploi qu’ils exigent que l’employé vienne par ses propres moyens.
Mais je le comprends : c’est pas au patrons non plus d’assumer les déboires des services de transport en commun qui ont prouvé leur faillibilité déraisonnable.