#21699 - Hyundai Ioniq 5 N : plus de 600 ch pour la première sportive électrique de Hyundai
Pour renforcer les sensations, le modèle est doté d’un générateur de bruit. Le N Active Sound + (10 haut-parleurs, dont deux à l’extérieur) propose trois sons : un imite le moteur de l’i30 N thermique, un est un son électronique propre aux N branchées et un imite l’avion de chasse. De plus, le N e-shift simule des changements de rapport en contrôlant le couple moteur et reproduit les à-coups perçus lors des passages de rapport.
Donc les deux plus gros avantages (selon moi) de la conduite électrique, que sont le silence et l’absence d’a-coups et de vibrations mécanique, voilà qu’ils commencent à mettre des options pour les simuler…
Délirant. Heureusement ça reste encore une option activable.
M’enfin. Quand on est passé du cheval à la voiture en 1910, les premières voitures avaient un compartiment à l’avant dans lequel on mettait de l’avoine et un l’eau, et ça rejetait un sorte de simili-crottin à l’arrière, histoire de faire plus rustique et rappeler la beauté (et l’odeur) d’une ville dans laquelle se soulageaient quotidiennement 80 000 chevaux.
Je plaisante pour le compartiment, mais pas pour l’ambiance « merdique » de l’époque victorienne et avant des grandes villes.
Plus sérieusement, qu’il y a un son à basse vitesse pour avertir les piétons (les EV sont très silencieuses), ok, mais un bruit pour juste faire du bruit… wtf ?
Apparemment ils iraient même jusqu’à simuler les crissement de pneus (à confirmer). Maintenant que les moteurs électriques sont indépendants et qu’on peut contrôler le couple moteur transmis à chaque roue, la stabilité est telle que ça ne crispe plus.
Maintenant, tout ça c’est pas nouveau : le bruit des clignotants par exemple. À l’époque pré-électronique, le clignotement lui-même était produit avec une pièce bi-métallique appelée un bilame. Le passage du courant échauffait les deux métaux, dont l’un se dilatait davantage, déformant la pièce et ouvrant le circuit. Le courant ne passait plus, le bilame refroidit, et rétabli le contact, se réchauffe à nouveau et ainsi de suite. D’où le clignotement. Et la déformation de la pièce produisait le clic-clic-clic-clic… Aujourd’hui, le clignotement est géré électroniquement… et le bruit aussi.
Autre exemple : le son de l’obturateur des appareils photos. Autrefois c’était mécanique. Désormais c’est un son purement virtuel.