#21032 - The Artificial Gravity Lab - YouTube
Pour avoir de la gravité artificielle dans un vaisseau spatial, une des méthodes est d’avoir un vaisseau en rotation : l’effet centrifuge agit alors comme une pseudo-force dirigée vers l’extérieur, donc sur les parois latérales du vaisseau. Ces parois constitueront le sol sur lequel marcher et poser les meubles.
Le truc c’est que cette « force » décroît si on s’approche du centre du vaisseau, et la différence de forces entre deux endroits situés à des distances différentes, c’est une autre pseudo-force : celle de Coriolis.
Or notre cerveau et notre oreille interne (responsable de notre sens de l’équilibre) ne sont absolument pas adaptés pour les prendre en compte.
Essayez par exemple de marcher en ligne droite sur un manège en rotation, ou même juste dans un train qui passe un virage.
Résultat : nos mouvements sont incontrôlés et ça demande un entraînement spatial spécifique.
Bien sûr, la Terre est en rotation et l’effet de Coriolis y existe. Mais la Terre est si grande qu’à notre échelle, elle est imperceptible. Si un vaisseau est assez grand (mégastructures comme un cylindre O’Neil ou tore de Stanford) alors on s’y fera, mais sur un vaisseau de la taille de l’ISS (qui fait déjà la taille d’un terrain de foot), ça restera un problème.
Quelques articles sur mon blog :
— Comment produire de la gravité artificielle ?
— Quelques mégastructures artificielles pour coloniser la galaxie
— Pourquoi la force centrifuge n’existe pas ?
— La force de Coriolis et la rotation des cyclones