#20165 - Trans — David Larlet
Pour ma part, je suis un homme et je le vis bien (merci). Je n’ai absolument pas honte de ça car il n’y a pas de quoi, contrairement à ce que certains groupes voudraient faire croire. Je sais que je vis dans une société culturellement sexiste et masculiniste, mais je ne me sens pas responsable de 2 000 ans (et plus) d’histoire qui ont forgé ça.
Je fais de mon mieux, au quotidien, pour ne pas faire distinctions entre le traitement que je fais à une femme, à un homme, à ceux qui ne sont ni l’un ni l’autre. Je pense ne pas trop mal m’en sortir.
À vrai dire, je n’en ai strictement rien à faire de qui vous êtes, de votre genre, votre sexe, votre orientation sexuelle. Il y a des choses qui m’importent quand j’ai quelqu’un en face de moi, mais ces choses là n’en font pas partie (du moins, moi, vous, nous tous, on reste des animaux dont la machinerie interne fait que certaines choses ne se contrôlent pas. Pour ça, je fais preuve de contrôle et de retenu, comme il se doit quand on est civilisé et bien élevé, bref, quand on fait partie d’une espèce dite « intelligente », c’est à dire qui dépasser ses instincts).
Ce que je veux dire, c’est que — pour moi — peu m’importe tout ça.
Je peux concevoir qu’on soit fier d’être un homme, fière d’être une femme, fière d’être transsexuelle, fière de faire partie des LGBT+ en général.
Je peux aussi concevoir qu’on soit fier d’être Français, Allemand, Italien, Hollandais… Mais ce n’est pas mon cas non plus.
Ces choses là, je ne les ai pas choisis. Pourquoi j’en serais fier ? Je ne sais pas.
Inversement, je n’en ai pas honte non plus : pourquoi je le devrais ? Je ne sais pas.
Toujours me concernant, je préfère juger les gens sur leurs choix : pourquoi il a décidé d’aller vivre là-bas et non ici ? Pourquoi il a décidé d’écrire ceci et pas l’inverse ?
C’est aussi une des raisons pour lesquelles j’aime discuter sur internet, les forums : le pseudonymat oblige les gens à juger sur ce qu’on dit, et pas sur la quantité de mélanine dans nos cellules ou sur la catégorie d’humains qui produisent une libération d’endorphines.
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Le corrolaire de ça, et je me battrais pour pouvoir continuer à le faire, c’est que je n’ai pas honte de ne pas aimer certaines personnes, ni parfois à le dire.
Je vois une tendance aujourd’hui, c’est que dès qu’on n’aime pas quelqu’un, on est tout de suite *-phobe en fonction de cette personne..
Si on dit qu’on n’aime pas untel et que cette personne se trouve être homosexuelle, paf, on est fiché homophobe ! Alors que c’est faux.
En un mot : je ne choisis pas mes amis en fonction de leur pays, leur orientation sexuelle. Et de la même façon, je ne choisirais pas mes ennemis non plus. Ce n’est pas parce que t’es noir que ça te met à l’abris d’être un con et de donner une image méprisable de toi-même. Ça ne fait pas de moi un raciste.
Ah et vous avez vu ? Je ne me gêne pas non plus à dire "noir" ou "blanc". À un moment faut arrêter avec les euphémismes et les métaphores et appeler un chat un chat. Tu es noir, je suis blanc, l’autre là-bas est entre les deux : et alors ? Tu vas t’arrêter là-dessus ? Libre à toi. Moi je ne m’arrêterai pas sur ça : je suis blanc, c’est la vérité, je ne vais pas nier la vérité juste parce que la vérité déplaît au politiquement et arbitrairement correct.
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PS : rien à voir, mais même si je n’aime pas le markdown, je trouve assez stylé ce qui est fait sur le thème du blog de David Larlet (le lien) : utiliser les pseudo-éléments CSS pour ajouter les balises markdown. Ça rend bien.
(Après, étant des pseudo-éléments, ça ne les sélectionne pas, donc le copier/coller ne les incluent pas. Mais quand-même : ça donne un aspect un peu technique à ce thème.)