#19017

YUV — Wikipédia

J'ai toujours été fasciné par les jongleries mathématiques et/ou physiques utilisées par les ingénieurs pour résoudre des problèmes concrets.

En prog, l’une d’elles est d’inverser la valeur de deux variables sans passer par une variable intermédiaire, donc en n’ayant toujours que deux espaces mémoires (voir là)

Ici, pour le YUV, c’est un truc similaire, utilisé en colorimétrie.

Sur les premières TV en niveaux de gris, on utilisait une seule information par pixel : son niveau de gris (de 0, noir à 100%, blanc).
Sur les TV couleurs, on doit utiliser trois composantes : son niveau de rouge (de 0 à 100 %), son niveau de vert (idem), son niveau de bleu (idem). On utilise le système RVB.

Dans ces conditions, comment faire pour qu’un signal unique puisse être compatible avec les TV couleurs et les TV noir et blanc ?

On ne peut pas envoyer du RVB, sinon la TV noir et blanc ne comprendra rien.

L’astuce c’est d’utiliser le YUV.

Sur le YUV, le Y contient l’information du niveau de gris (qui est la somme du R, V et B) : sur une télé noir et blanc, seul le signal Y est utilisé.
Sur les télé couleurs, On capte le Y, le U et le V. Ces deux derniers étant là juste pour séparer le Y (somme R+V+B) en trois couleurs.

Côté émission, on transforme le RGB en YUV :

Y ≃ R + G + B
U ≃ B – Y
V ≃ R – Y

Et côté récepteur, on transforme le YUV en RGB :

R ≃ Y + V
V ≃ (–Y – U – V)/2
B ≃ Y + U

Sur une télé noir et blanc, seul le premier signal, le Y, est utilisé, les deux autres ne sont pas pris en compte par la télé car elle n’est pas prévue pour ça.

Quoi qu’il en soit, avec ce système, on utilise un signal pour accommoder à la fois les télé couleurs et les noir et blanc. Genius.

Le Y'UV, quant à lui, est identique dans l’idée, sauf qu’on ajoute des facteurs de pondération sur le R, G et B, afin de tenir compte de la sensibilité du capteur optique (correction gamma), différente pour chaque couleur. Ceci évite par exemple d’avoir une image 100 % rouge de paraître plus sombre qu’une image 100 % verte une fois restituée.

Le YUV, le YIQ, le YCbCr, le YDbDr, YPbPr sont toutes similaires (utilisant le Y pour la somme des couleurs et les deux autres composantes pour retrouver un format R, G, B), ils sont justes utilisés pour des techno différentes, par exemple Pal, Sécam, NTSC, ou selon qu’on soit en analogique ou numérique (HDMI, Péritel…)

https://fr.wikipedia.org/wiki/YUV

#18966

Maker B - Hack -fabrication d'un moteur solénoïde plat à 4 pistons - Arfy'z tranche du Net

Le moteur à solénoïde : c’est comme un moteur à explosion avec 4 cyclindres, mais les cylindres sont remplacés par les électroaimants.
Tout comme les cylindres produisent de la puissance de façon alternative (chacun son tour), ici les électroaimants sont activés alternativement aussi.

Sur le principe même du moteur, il s’agit juste d’un moteur électrique calqué sur le moteur à explosion. Son rendement doit être particulièrement merdique. C’est un joli objet et une belle invention technique, mais ça s’arrête là.

En moteur électrique, le moteur à induction a un rendement largement meilleur, nettement moins de pièces mécaniques (juste le rotor, en fait, avec éventuellement des roulements à bille ; aucune bielle ni rien d’autre : la transmission est magnétique), et donc bien moins d’usure (c’est aussi là un des très net avantages des voitures électriques).

https://www.arfy.fr/dotclear/index.php?post/2019/09/23/Maker-B-Hack-fabrication-d-un-moteur-solenoide-plat-a-4-pistons

#18932

Automatic Self-Charging Hybrid Smart Watch: SuperCharger² by Sequent Ltd. — Kickstarter

Une montre connectée qui se recharge grâce au mouvement du bras (et qui ne semble pas peser une tonne).

Dans un autre style, j’avais déjà vu la montre qui utilisait la chaleur de la main, via un module thermoélectrique : https://lehollandaisvolant.net/?mode=links&id=20180919101901
Le principe est similaire : utiliser de l’énergie corporelle pour fonctionner.

Voilà le genre de trucs cool que j’aime : c’est propre, pas besoin de recharger toutes les demi-heures, et ça n’a pas l’air d’un gadget sorti de l’an 3 000.

Bon perso je n’aime pas les montres (j’en porte pas), mais ce style de concept est clairement à pousser encore plus loin. Récupérer de l’énergie perdue pour alimenter des trucs : le futur est là.

Je n’aime pas les montres, non, en revanche j’adore cette horloge à 9 000 € HT qui utilise les fluctuations journalières de la température pour s’alimenter (si jamais vous êtes millionnaires et que vous ne savez pas quoi faire de vos sous, j’accepte ce truc :-D)

https://www.kickstarter.com/projects/sequent-world/automatic-self-charging-smartwatch-supercharger2

#18803

Patek philippe 26 million $ dollar timepiece-Calibre 89 - YouTube

Purée, une montre de 1 728 pièces.

J’ai fait des outils chirurgicaux en métal, à la lime et à assembler sous loupe binoculaire à la main, et c’était déjà quelque chose pour lequel il fallait des mois d’entraînement.

Mais ça ?
Rien que voir le plan… wow…

Et puis même en dehors de l’assemblage : juste imaginer et dessiner une pièce pareil relève d’un exploit sans nom.

https://www.youtube.com/watch?v=CPWCl2FDKe8&feature=share

#18734

I Made Myself Fireproof AND Waterproof With Aerogel - YouTube

Une belle vidéo sur l’aérogel, par Veritasium. Il y démontre les pros- et cons- de l’aérogel et surtout comment ils ont réussis à faire des substances, fibres ou matériaux qui ont tous les avantages sans les inconvénients de l’aérogel.

https://www.youtube.com/watch?v=GcdB5bFwio4

#18525

Machine Learning is Fun! – Adam Geitgey – Medium

Un article qui explique le principe derrière le machine learning.

Le principe de base est très simple, et en fait, on peut se douter qu’on le retrouve à peu près partout.

Par contre, c’est juste un algorithme tout ce qu’il y a de plus basique : il n’y a aucune intelligence artificielle derrière : juste des math et quelques "if".

Ni le programme ni le programmeur n’ont besoin de savoir comment ça fonctionne : on donne juste des variables en entrée ainsi que les résultats et l’algo nous donne la relation entre ces nombres. Ensuite, pour l’utilisation "en prod", on ne donnera que les variables et le programme nous sort le résultat.

Comme il le dit, c’est comme si on avait ça :

10 5 2 = 4
6  2 4 = 7
6  1 4 = 10

On a les variables à gauche et le résultat à droite, il manque juste les opérations (+, −, ×, ÷) entre les nombres de gauche. C’est ça que l’algo va essayer de déterminer, en essayant sur un grand nombre de données en entrée.

Une fois que l’algo sera entraîné (qu’il aura trouvé la formule qui va bien — ou qui s’en approche suffisamment bien), on peut lui donner juste les variables et il nous donnera le résultat :

5 5 4 = ?

La principale difficultée est :
– trouver les bonnes variables pour un problème donné ;
– avoir suffisamment de données pour entraîner la machine (et être sûr que la formule fonctionne bien). Par exemple, si on a juste ces données là :

2 2 1 = 4

Ce n’est pas assez. Car plusieurs solutions fonctionnent :

2 + 2 ÷ 1 = 4
2 × 2 × 1 = 4
2 × 2 ÷ 1 = 4
(2 × 2) ÷ 1 = 4
(2 + 2) × 1 = 4

Avec assez de données, on élimine les mauvais choix et on affine notre fonction, qui devient alors de plus en précise.

Pour ce qui est de la quantité de données… On comprend maintenant pourquoi les boîtes comme Google ou Facebook veulent absolument avoir le maximum de données possibles.

Plus elle a de données sur les gens, plus elle peut prédire (i.e. trouver la fonction qui va bien) pour savoir où elle va cliquer, ce qu’elle va acheter, ce qu’elle cherche, ce qu’elle veut faire, où elle va se rendre.

Par exemple, si Google détecte (via votre téléphone) qu’il est l’heure de manger, que vous êtes en centre-ville de Paris (via Google Maps) et que vous êtes entre potes (localisation partagée par plusieurs personnes), alors l’application Google mettra en avant les suggestions de restaurants juste à côté de là où vous êtes. Si en plus il sait que vous vous êtes déjà rendu dans un resto tout proche par le passé, et que vous avez laissé une bonne note à ce resto, alors vous pouvez être sûr qu’il vous affichera ce resto là tout en haut.
Et si vous cliquez sur « appeler ce restaurant », il touchera une commission sur la note du restaurant (par le biais d’une publicité que le restaurant aura demandé à Google de placer là : les résultats Google sont meilleurs pour les restos qui payent Google).

Amazon, connaissant les habitudes d’achat de tout le monde, prédit aussi les trucs que vous allez acheter. Si vous avez acheté 2 livres d’une trilogie, il vous suggérera le 3e bouquin. Ou, si vous avez acheté des cartouches d’imprimante en janvier, en mars et en mai, il vous affichera une suggestion d’entre dès le mois de juillet pour le même produit.
Bref, le machine learning est de plus en plus fiable au fur et à mesure que l’on a des données à envoyer dans l’algorithme.

https://medium.com/@ageitgey/machine-learning-is-fun-80ea3ec3c471

#18514

Éducation nationale : 25 millions d’euros pour accompagner des projets BYOD

BYOD « Bring your own device »

En gros, il sera bientôt demandé… pardon exigé que les élèves apportent leur propres tablettes à l’école.
Ce n’est pas choquant : après tout, on fait ça pour les crayons, les cahiers, le compas et la calculatrice.

Là où ça va être rigolo, c’est quand il faudra utiliser une application de l’école et qu’il y aura des élèves avec Android, ceux avec Android 4 (obsolète), ceux sous iOS, ceux sous Ubuntu (si ça existe encore) et quelques autres.

Un peu comme les profs qui préféraient les calculettes Casio et ceux qui voulaient absolument une TI.

Et on va également rigoler quand :
– le prof devra prêter son propre chargeur (car la moitié de la classe aura oublié le sien)
– le prof devra apprendre aux élèves à se connecter en Wi-Fi (rigolez pas, à part FB et Instagram, les gamins ne savent rien faire)
– que le routeur de la classe sera saturé quand 35 tablettes seront dessus (si c’est pas le routeur, ça sera la connexion)
– on découvrira que l’application installée pour le cours, ben c’est en fait un mouchard…
– … qui prend des photos avec la tablette le soir et les WE (rigolez : c’est possible et ça se ferra)
– le gosse aura une tablette à lui, mais ne pourra l’utiliser car ce n’est pas la marque/modèle approuvée par l’établissement
– … il faudra se procurer le modèle approuvé et qu’il sera en rupture de stock dans tous les magasins de la ville (ben oui : si un prof a 2~3 classes de 35 élèves, ça fait une centaine de tablettes identiques à trouver au même moment). Exactement comme les livres à acheter pour les cours de français : c’est telle édition, tel format, telle préface, sinon c’est mort.

Par contre, les parents qui devront payer une tablette par an (ces truc c’est pas comme une calculatrice graphique : ça ne dure pas toute la vie , ils vont moins rigoler =)

Mais bon, j’imagine que les têtes pensantes de l’enseignement national (les vieux cons qui n’ont plus mis les pieds dans une école depuis l’Empire Romain) ont pensé à ça. D’ailleurs, ils savent que « tablette », de nos jours, ça réfère à un truc style iPad, et pas à un bloc de marbre, hein ?

https://www.nextinpact.com/news/107774-education-nationale-25-millions-deuros-pour-accompagner-projets-byod.htm

#18489

Defiant, l'hélico du futur à double rotor et hélice de propulsion - Le Point

Futuriste, je ne sais pas, mais original en effet.

Sur un hélicoptère classique, le bout de la pale tranche l’air à environ 400 km/h aussi : si l’hélicoptère avance à cette vitesse, alors d’un côté de l’hélico la pale passera dans l’air à 800 km/h et de l’autre à 0 km/h : il y a donc un déséquilibre dans la portance et l’appareil devient instable. D’où les limites de la vitesse pour les hélicos, restant en dessous de 400 km/h.

Sur celui là, la portance devrait rester symétrique, vu que les deux pales vont à sens opposé : il permet donc d’aller bien plus vite.

ÉDIT : Blux me signale également une autre limite : le bout de la pale atteint une fraction importante de la vitesse du son. Des pales de 10 mètres tournant à 350 tr/min, voient les bout des pales se déplacer à Mach 0.5.
Si on s’approche de Mach 1, et donc l’apparition d’une onde choc (le bang supersonic) suffirait pour détruire la pale.

À de telles vitesses, le passage d’une pale se fait dans le flux d’air perturbé de la pale au passage précédent.

Faire tourner les pales plus vite n’est donc pas possible, et on est limité en vitesse de rotation des pales (et donc en portance et en vitesse de déplacement).

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/l-helicoptere-futuriste-defiant-a-effectue-son-premier-vol-25-03-2019-2303612_47.php

#18131

Note : fonctionnement du focus d’un appareil photo de smartphone

J’ai appris un truc aujourd’hui :D

Les smartphones arrivent à faire une mise au point de l’image avec l’appareil photo : il y a donc un déplacement des lentilles optique.

Dans les appareils photo plus conséquents, ce sont des moteurs qui font bouger les optiques dans tous les sens (c’est même très complexe, avec des dizaines de lentilles : niveau ingénierie et physique optique, ce sont des bijoux, bref).

Dans mon téléphone, le déplacement est assuré de la même façon que vibre une membrane de haut parleur : avec un champ magnétique !

Une petite bobine fait le tour de la lentille, le tout porté par une membrane. En faisant passer un courant dedans, la bobine s’approche ou s’éloigne plus ou moins du capteur CCD (ou d’autres lentilles) et permet de faire la mise au point.

C’est brillant.

Et le petit "tic-tic" qu’on entent quand ont éteint l’appli de l’appareil photo, c’est justement la membrane qui reprend (un peu trop brusquement) sa position initiale.

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Autrement… n’achetez pas de téléphone avec un dos en verre.

Non seulement c’est fragile (on m’a pété le miens ;-;), mais en plus ça glisse… des mains, et de la table (même légèrement inclinée !).

Ah et quand ça pète, ça met des échardes de verre partout.

Là, je viens de retirer la coque pleine de bris de verre (j’ai mis du scotch dessus, avant de retirer le dos, pour éviter de tout faire tomber).

Il se trouve qu’un tout petit morceau de verre, même plus petit qu’un grain de sel, s’est logé dans les optiques de l’appareil photo. Il était coincé entre la membrane et son rebord. Du coup le membrane se retrouvait penchée, la lentille aussi, et l’image était floue sur un côté de l’image.

Ça va que j’ai une bonne loupe (le bout de verre fait la taille d’une poussière). Du coup je n’ai plus qu’une coque à racheter.

Le SAV aurait probablement facturé aussi un nouvel appareil photo… plus la main d’œuvre.

Bref, apprenez à bidouiller !

https://lehollandaisvolant.net/?mode=links&id=20190101190214

#18125

Why Are Printed Circuit Boards Usually Green In Color? | Seeed Studio Blog

Absolument tout a une raison, et aujourd’hui je découvre la raison qui fait que la grande majorité des PCB sont verts.

C’est parce que cette couleur est celle qui repose le plus la vue, en particulier pour les gens qui, jadis, étaient chargés de contrôler à l’œil les soudures durant toute une journée.

Depuis, vu que le vert était bien implanté, le pigment a été amélioré pour mieux contraster avec les soudures, pour une opération de contrôle automatique, cette fois.

Au final, aujourd’hui, ce n’est plus l’œil qui contrôle, mais le vert est quand-même resté.

C’est donc un héritage du passé en plus que nos PC et autres appareils ont conservé au fil du temps.

http://www.seeedstudio.com/blog/2017/07/23/why-are-printed-circuit-boards-are-usually-green-in-colour/

#18060

Bose active suspension - YouTube

Je crois que j’avais déjà vu ça : Bose, ceux qui font aussi les casques (dont les casques anti-bruit) utilisent la même technologie que celle dans les casques anti-bruit actifs mais pour les suspensions de voiture !

Dans les casques anti-bruit, le bruit est réduit en envoyant un son en opposition de phase au son ambiant : résultat, le bruit est annulé.
Ici, ils font pareil : si la route a un dos d’âne, la roue monte. La suspension va alors réduire sa rigidité (avec des électroaimants) et la roue peut monter sans faire rebondir la voiture.

La vidéo est très impressionnante.

Bon par contre, ça réduit à néant le rôle des dos d’ânes…

C’est amusant comme une technologique (les casques anti-bruit) peut être utilisé dans des domaines totalement décorrélés (les suspensions de voitures).
C’est amusant, mais pas surprenant non plus : en fait, les très nombreuses inventions sont faites comme ça.

La quasi-totalité des inventions de la Nasa (couverture de survie, chirurgie laser de l’œil…) sont faites comme ça. L’armée également : j’ai bossé 5 ans dans une boîte qui faisait des instruments de chirurgie : son histoire remonte aux guerres Napoléoniennes, quand il fallait amputer des jambes et des mains proprement. Mais y a d’autres trucs : la super-glu par exemple, à l’origine c’est une colle pour refermer les plaies importantes, et c’est pour ça qu’elle colle si bien à la peau : c’était son but, initialement. Pareil pour le four à micro-ondes, le GPS, le radar météo, les avions de ligne…

Historiquement, les militaires sont les plus gros inventeurs. C’est en partie pour ça que la paix mondiale n’est pas voulue : ça réduirait drastiquement l’innovation dans tous les domaines, et avec elle l’économie et tout le reste…

https://www.youtube.com/watch?v=eSi6J-QK1lw