Earth and Venus Orbiting the Sun | Rebrn.com

#17767

Comme je disais sur Twitter ce matin : la science est une source infinie d’étonnements et de beauté.

La figure qui apparaît ici est obtenue en traçant, à intervalle réguliers la droite « terre-vénus ».

Quand on observe une figure régulière comme ça, c’est que les deux astres sont en résonances orbitale.

Pour faire court : les deux astres sont sur des orbites différentes, et par conséquent, ont des périodes de rotation différente. À un moment, forcément, les deux planètes au plus proche l’une de l’autre, et à un autre moment, ils sont au plus loin.

Quand ils sont au plus proche, les deux planètes s’attirent mutuellement : ils sont donc très légèrement déviés de leur orbite normale.
Les planètes reprennent leur position normale quand les planètes s’éloignent l’une de l’autre. Une planète oscille donc sur son orbite.

Si l’alternance « planètes proche / planète loin » est identique à l’oscillation de la planète sur son orbite, alors les deux oscillations entrent en résonance. Cela se traduit ce qu’on voit sur l’image.

Dans le cas de la Terre et de Vénus, il y a une résonance 13:8. Vénus fait exactement 13 révolutions, quand la Terre en fait 8. Ce nombre paraît aléatoire, mais ici le rapport 13/8 est un nombre rationnel. Il aurait pu être irrationnel, et dans ce cas, aucune figure ne serait apparue.

Beaucoup de cas de résonances existent dans notre système Solaire, et pas seulement des planètes : des Lunes et des astéroïdes aussi.

Dans le cas de Jupiter, les lunes Io, Ganymède et Europe sont en résonance 1:2:4 (ĵe ne sais plus dans quel ordre, par contre).
Également à cause de Jupiter, on observe que la ceinture d’astéroïde présente des « bandes interdites » : quelques orbites sans aucune astéroïde. En fait, la déviation de l’astéroïde fut si forte que qu’il a été éjecté de son orbite.
La ceinture d’astéroïde s’étend sur plusieurs UA entre Mars et Jupiter. Et il existe des zones où l’on ne trouvera pas de rochers : ils ont tous été éjectés par la géante gazeuse. Ces zones vides sont appelées « Lacunes de Kirkwood ».

Cette page liste plein de figures comme ça : http://www.keplerstern.com/signature-of-the-celestial-spheres/play-of-movements/
Le nom en allemand « Keplerstern » se traduit par « étoiles de Kepler », et je trouve ça très poétique.

APOD: 2018 January 1 - Sun Halo over Sweden

#17748

Vidéo d’une parhélie.

Ce phénomène fait partie de ce qu’on appelle les photométéores, et il y en a toute une série : https://couleur-science.eu/?d=eb13d0--quelques-phenomenes-optiques-atmospheriques-ou-photometeores

C’est rare d’en voir, mais pas impossible. J’en avais vu une, toute petite, en France il y a deux ans : https://lehollandaisvolant.net/?mode=links&id=20161213163317

Ils apparaissent en hiver, quand l’air est sec, que l’eau en altitude cristallise, et que le soleil est bas dans le ciel (une des raisons pour lesquels ont les voit dans les pays du grand nord, où le soleil est toujours bas dans le ciel).

https://apod.nasa.gov/apod/ap180101.html?utm_content=bufferd631e

Taipei 101's Mass Damper Sets Record During Typhoon Soudelor

#17747

Il y a une boule d’acier de 728 tonnes en haut de la tour Tappei. Ça lui sert à réduire l’amplitude des oscillation sous l’effet du vent.
Minutephyics explique ça très bien là : https://www.youtube.com/watch?v=ft3vTaYbkdE

Ici on voit cette masse énorme se balancer sous l’effet des récents typhons en Asie. Ça semble léger, mais ce sont 728 tonnes qui se balancent sur plusieurs mètres. Et en fait, la boule ne bouge pas tant que ça. C’est plutôt toute la structure, tout l’immeuble qui bouge autour.

Physikspielzeug-Shop | Wissenschaftliche Geschenke | experimentis

#17734

Une boutique sympa de trucs ludiques et scientifiques.

C’est en allemand.

EDIT : bon, ils livrent pas en France... :'(
Du coup y aurait quelqu'un qui accepterait de se faire livrer chez lui (en Suisse, au Luxembourg, en Allemagne ou en Autriche) puis me réexpédier ça vers la France ? Je rembourse les frais bien entendu.

https://experimentis-shop.de/

Richard Feynman — Why Two Magnets Repel Each Other? - YouTube

#17667

Il semble très légèrement agacé au début, c’est amusant. Mais il répond à la question avec la bonne réponse : « the magnets reppel each other. »

Le journaliste après redemande « mais pourquoi ? ». Et comme il le dit, Feynman, si on veut jouer à ça, on peut aller de plus en profondément dans les « pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ? », c’est d’ailleurs ce que font les enfants (jusqu’à ce qu’on leur dit « Parce que ! maintenant ta gueule ! » et qu’on passe ensuite 15 ans à se demander pourquoi vos gosses sont nuls en sciences…).

Si on en revient à cette recherche d’une réponse, de plus en plus profondément dans la matière, de plus en plus fondamentale, je peux donner un autre exemple de question, que je me pose personnellement : les miroirs.

Je n’arrive pas encore (mais presque) très bien à m’expliquer comment fonctionne un miroir.

Oui, le rayon incident rebondit avec un angle identique pour devenir le rayon réfléchi.
Mais ceci ne me satisfait pas et pose plusieurs autres questions :
– pourquoi l’angle est-il identique ?
– pourquoi seuls les surfaces lisses/métalliques réfléchissent la lumière ?

La première, certains se contenteront d’énoncer la loi de Descartes. Mais cela n’est pas une réponse. La physique ne s’explique pas par les maths. Le miroir n’existe pas grâce à Descartes : ils étaient là avant. Descartes a simplement donné une modélisation mathématique à ce qui se passe.
Ce que je veux savoir, c’est le principe fondamental qui fait qu’un photo « rebondisse » sur la matière, en conservant son information (sinon elle est absorbée et ce n’est pas un miroir), puis revient avec un angle.

La seconde question, ce qui me surprend, c’est que même les surfaces polies, comme un verre, une pièce de monnaie (neuve) ou l’écran en Gorilla Glass d’un téléphone, ne sont pas lisses : ils sont rayés, et pas qu’un peu. Un grossissement ×20 ou ×50 montre ça très clairement. Donc à l’échelle atomique, c’est encore pire.

J’ai quelques éléments de réponses (certaines données dans les livres de Feynman, d’ailleurs), mais quand j’aurais une image mentale du phénomène dans son ensemble, je ferais un article sur Couleur-Science. C’est comme ça que j’alimente ce blog, d’ailleurs.

https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=fZjNJy9RJks&app=desktop

[593] Gallium vs. Titalium - Abus Padlock Meets a Gruesome End - YouTube

#17650

Du gallium (le métal qui devient liquide à 30 °C) a des propriétés corrosives assez spectaculaires sur les métaux : il s’infiltre dans le réseau cristallin du métal et l’ensemble devient très fragile.

Ici, quelques gouttes de gallium détruit un cadenas haut de gamme en quelques heures.

https://www.youtube.com/watch?v=jeghGhVdt9s&t=632s