#18746

Timo sur Twitter : "@mataucarre voici les photos(je rép ici car sinon je peux pas un ssfffftread).Y en a tout un tas.(liens d’explication tout à la fin ; demandez si vous voulez les liens pour les acheter)"

J’ai une petite collection personnelle d’objets scientifiques.

Voici un petit thread rapide.
Je pourrais faire une page plus complète si ça intéresse (il y en a vraiment tout un tas).

https://twitter.com/lehollandaisv/status/1144939592098996230

#18737

Le Nitinol : métal à mémoire de forme - Couleur-Science

J’avais déjà vu le petit moteur (en bas de l’article) grâce à Arfy : https://www.arfy.fr/dotclear/index.php?post%2F2018%2F11%2F12%2FThermobile%3A-Nitinol-wire-loop-heat-engine

Par contre, j’ai découvert qu’il existait un moteur de 5 MW qui fonctionnait de la même façon. Je me demande si on ne peut pas en faire des générateurs.
Même petits, ou ponctuels, pour recharger un téléphone par exemple, ça peut être utile : au bord d’une rivière (source froide) et en plein soleil (source chaude).

Y a tellement de solutions pour obtenir du travail (même juste un peu) : cherchez « roue de Minto » par exemple, fonctionnant avec 4 oiseaux buveurs, ou encore le moteur de Stirling, ou les modules Peltier.

https://couleur-science.eu/?d=2605fa--le-nitinol-metal-a-memoire-de-forme

#18731

Big Bang Science Communication sur Twitter : "Deux cubes de pyrite naturellement encastrés Origine : Navajún, La Rioja, EspagneCrédits : Mardani Fine Minerals#minerals #crystals #cristaux #minéraux #minéralogie #géologie #cristallographievia Amazing Geologist… https://t.co/tpxtGMIRdh"

Un cristal de pyrite.

La pyrite (disulfure de fer) a un maillage cristalin (comme le sel de table ou le gallium). Les cristaux poussent en formant des cubes (comme la glace d’eau forme des cristaux hexagonaux).

Les cubes sont rarement parfaits, et parfois ils sont difformes. Ici, deux cubes s’enchevêtrent de façon magnifique.

La cristallographie est une science largement sous-valorisée. On peut y trouver des choses vraiment magnifiques. Il n’y a même pas besoin d’aller bien loin : prenez un verre ou un gobelet. Remplissez le d’eau bouillante. Ajoutez du sel de table (prévoyez plusieurs cuillères) et faites en sorte de tout dissoudre. Quand vous n’arrivez plus à en dissoudre d’avantage, récupérez l’eau sans les grains restants et ajoutez un peu d’eau bouillante (histoire d’être sûr de tout dissoudre : il ne doit pas y rester un seul grain).
Ensuite, laissez refroidir et attendez quelques jours que l’eau s’évapore peu à peu. Si vous avez de la chance, des cristaux parfaitement cubiques vont « pousser ».

Il m’est déjà arrivé d’avoir des cubes quasi-parfait de sel de la taille d’un dé à jouer (mais j’ai dû m’y reprendre plusieurs fois : généralement le sel cristallise de façon aléatoire).

https://twitter.com/BigBangSciCom/status/1142092294717366273

#18710

prism-light.jpg (image) - 4160x3120px

J’aime beaucoup les objets « scientifiques », comme ceux que je présente sur CSeu. Certains sont assez complexes, à la fois dans leur fonctionnement que dans leur conception.

Mais parfois, les choses les plus simples sont celles qui m’émeuvent le plus.

Ici, juste un prisme avec la lumière du Soleil. Inutile de dire que la photo (même si je la trouve vive et vibrante) n’est rien à côté de l’effet « IRL ».

Même sans penser que ces photons naissent au cœur du soleil sous l’effet de processus qui déchirent les atomes, et qui finissent sur une feuille blanche en direct devant moi, juste ces couleurs… woah.

Et le pire, c’est que je fais ça avec un simple prisme à $3 pris sur eBay.

Ce qui est amusant en plus de ça, c’est que l’on peut s’amuser dans un logiciel de photo. Par exemple si je baisse la luminosité et augmente le contraste, j’arrive à ça : https://lehollandaisvolant.net/img/32/trichromie.jpg
On voir parfaitement bien que le rouge+vert=jaune (un truc qui m’a très longtemps bugué).

Parmi d’autres trucs simples, un verre trichroïque : https://lehollandaisvolant.net/tout/folio/?fol=trichroic-glass
Ils décomposent la lumière blanche en 3 bandes, comme un prisme, donc, mais ne gardent que le vert, bleu, rouge. Ces verres sont utilisés dans les projecteurs vidéo ou les caméras. Ils coûtent des centaines d’euros, mais on peut là aussi trouver les pièces verres rebutés pour quelques dollars sur eBay : ils ont quelques défauts qui les rendent inutiles pour l’industrie (éclats, par exemple), mais restent fabuleux à voir.

Marie Curie disait :

Un scientifique dans son laboratoire est non seulement un technicien ; il est aussi un enfant placé devant des phénomènes naturels qui l’impressionnent comme des contes de fées.

Je me reconnais énormément là-dedans.

https://lehollandaisvolant.net/img/0c/prism-light.jpg

#18696

La vitesse de la lumière serait-elle différente dans un autre univers ? - Science & Vie

C’est même la définition d’un autre univers : un lieu où les paramètres fondamentaux changent.

Aussi, et un article sur CS est prévu sur ça, la vitesse de la lumière bien que considérée comme fondamentale, dépend en réalité d’autres constantes, à savoir la perméabilité magnétique du vide et la permittivité diélectrique du vide. Ces deux constantes quantifient la capacité et l’inductance propre du vide, et donc sa résistance à la propagation des perturbations sur la champs électriques et magnétiques.

Le vide se comporte comme une toute petite bobine en série avec un tout petit condensateur. Ces composants sont tout petits, mais pas nul. Donc la résistance à la progression des ondes n’est pas nulle et la vitesse de ces ondes n’est donc pas infinie. C’est pour ça que la vitesse de la lumière est finie.

Que ce soit dans le vide ou non, ce sont la perméabilité magnétique (mu) et la permittivité diélectrique (epsilon) du milieu qui déterminent la vitesse de la lumière :

c = 1 / racine(mu × epsilon)

En prenant les mu et epsilon du vide, on retrouve 299792458 m/s

On peut très bien considérer un univers où le vide aurait des paramètres différents et donc la vitesse de la lumière également.

De là, tout change : les électrons réagissent différemment, les liaisons atomiques ont d’autres configurations stables et certaines molécules de notre univers peuvent ne pas exister là-bas, simplement parce que cette molécule ne serait pas stable.

En somme, si on place un humain là-bas, il y des chances qu’il explose de lui-même, se décompose comme une sculpture devenue subitement du gaz ou de la poussière ou alors implose et forme un trou noir.
Il n’est même pas exclu que l’electron ou le proton eux-même soient instables là-bas…

https://couleur-science.eu/?d=126991--les-atomes-exotiques
https://couleur-science.eu/?d=eb5c90--quelques-mots-a-propos-de-rien

https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/la-vitesse-de-la-lumiere-serait-elle-differente-dans-un-autre-univers-49796

#18687

Norédine Benazdia sur Twitter : "Un astronaute peut se retrouver coincé dans la Station spatiale s'il n'arrive pas à toucher un mur. Enfin, ça va lui demander beaucoup d'efforts pour se sortir de cette position délicate https://t.co/uK07MWTAn6… https://t.co/O4UIJunCuo"

On ne se rend pas compte de la chance qu’on a d’avoir une planète qui nous retient sur elle.

Ici, dans l’ISS, ils ont mis un astronaute au milieu d’un couloir et « suspendu » dans le vide, sans aucune vitesse. Résultat, il est coincé loin des bords et ne peut pas se déplacer.

Il y a pourtant une façon simple pour se sortir de là : il suffit de jeter sa chaussure d’un côté et vous serez automatiquement poussés dans l’autre sens.

J’y ai posté le calcul : si le gars fait 70 kg et sa chaussure pèse 350 grammes (soit 200 fois moins), alors il mettra juste 200 fois plus de temps que la chaussure pour toucher le mur.
Si la chaussure met 0,1 secondes pour toucher le mur situé à un mètre de lui (donc lancé à ~10 m/s, soit 36 km/h, largement faisable) alors il ne mettra que 20 secondes pour toucher le mur dans l’autre sens.

S’il était tout nu (sans chaussures ni vêtements), il pourrait toujours souffler de l’air dans une direction.

Par ailleurs, dans le vide (hors de l’ISS), une lampe torche permettrait aussi de se propulser. Mais je vous préviens : jeter la lampe torche serait beaucoup plus efficace que de se diriger en comptant sur la pression de la lumière :-D

https://twitter.com/Benazdia/status/1136177354009657349

#18648

APOD: 2019 May 24 - Boulders on Bennu

Le détail de cette image me laisse sans voix.

À 150 000 000 de kilomètres, après un voyage de 2,5 milliards de kilomètres, arriver si prés d’un rocher de moins de 500 mètres de diamètre, c’est juste incroyable. Ajoute à cela le fait de prendre une photo et de la renvoyer sur Terre.

Comme je disais hier sur Twitter : envoyer une sonde spatiale, c’est pas juste tirer sur une cible avec un gros projectile. C’est envoyer une fusée d’une plateforme en déplacement vers une cible en déplacement, le tout avec de vitesses cosmiques avec des trajectoires courbes… Dingue.

https://apod.nasa.gov/apod/ap190524.html

#18645

@physicsfun on Instagram: “Salt Fractionation: two liquids that won’t stay mixed! Acetone (dyed blue) floats on top of the higher density salt water (dyed orange).…”

Whoa : en dissolvant du sel dans un mélange d’eau-acétone, l’acétone se sépare de l’eau.

L’eau et l’acétone peuvent se mélanger normalement, mais si on ajoute du sel au mélange, l’eau se combine préférentiellement au sel et l’acétone remonte à la surface (par différence de densités).

Dans la vidéo, l’acétone est teinte en bleue et l’eau salée en orange..

https://www.instagram.com/p/Bx0GsjZBSS8/

#18638

Comment le miel réagit-il à la microgravité de l’espace ? (vidéo) - GuruMeditation

C’est un fluide non-newtonien, et même sur Terre, ça se voit assez bien.

Vous n’avez jamais vu que du miel (un peu cristallisé, avec des grains, pas totalement liquide, donc) reste sur la cuillère tant qu’on la tourne, mais dès qu’on arrête, il devient liquide et coule comme du sirop ?

Ben c’est ça : tant qu’on lui impose une contrainte (la gravité et la rotation de la cuillère qui s’opposent) il agit comme une solide et reste en place. Mais dès qu’on arrête, la contrainte diminue et il redevient liquide et coule. Sous sa forme liquide, il développe également une tension de surface : en 0-g, c’est ça qui lui permet de tirer sur le couvercle.

Voir ça : https://couleur-science.eu/?d=c102e1--cest-quoi-un-fluide-newtonien-non-newtonien

https://www.gurumed.org/2019/05/21/comment-le-miel-ragit-il-la-microgravit-de-lespace-vido/

#18629

Comment le kilogramme va être redéfini - Couleur-Science

En ce 20 mai 2019, la définition internationale du kilogramme (en gros, la raison pour laquelle « un kilo » fait « un kilo »), change.

Depuis 200 ans, le « kilo » était internationalement défini comme étant la masse d’un bloc de platine conservé quelque part à côté de Paris, France. Aujourd’hui, le kilogramme change. Non pas en masse, mais en définition : désormais, le il sera défini grâce à une constante physique et une équation, et non plus par un bloc de métal.

La raison à ça est que qu’un bloc de métal peut être perdu, détruit, altéré ou volé, alors qu’une équation est éternelle.

Le kilogramme était la dernière unité à être définie par un objet physique plutôt qu’une équation. Le problème est désormais réparé.

L’article date de novembre dernier, mais c’est bien aujourd’hui que la définition nouvelle du kilogramme entre en vigueur.
Dedans, j’y explique comment ils s‘y sont pris pour redéfinir une idée.

J’ai aussi deux autres articles sur le sujet :
Pourquoi redéfinir le kilogramme ?
Ampère, kelvin, mole : ce qui change, en plus du kilogramme

https://couleur-science.eu/?d=007fab--comment-le-kilogramme-va-etre-redefini