Je suis en train de rédiger un article sur fonctionnement de l’imagerie médicale (IRM). Pour faire simple, l’IRM fonctionne en analysant la réponse des atomes d’hydrogène de notre corps à un intense champ magnétique. L’image obtenue rend compte de la distribution de cet hydrogène dans le corps et permet donc de repérer les organes et des tissus. Si l’image montre une région qui ne devrait pas être là, il peut s’agit d’une tumeur qu’il faut aller enlever.

Cette méthode a été mise au point pour analyser de la lumière traversant un nuage d’hydrogène excité par des champs magnétique. Ce besoin très spécifique a été rencontré dans un domaine bien précis : l’astronomie.
Les nuages d’hydrogène interstellaires sont parfois soumis à des champs magnétiques (stellaires par exemple) et la lumière, qui traverse ou qui est émise par ces nuages, nous parvient en présentant des distorsions bien particulières qu’il est possible d’interpréter.

Comme pour tant d’autres choses, donc, si vous êtes sauvés aujourd’hui grâce à la découverte d’une tumeur au moyen d’un appareil à IRM, vous pouvez remercier les investissements publics faits il y 50 ans dans l’astronomie, l’exploration spatiale et la recherche scientifique.

Parce que chercher à interpréter des raies spectrales de lumière émise par de l’hydrogène interstellaire situé à 500 années-lumières de nous permet aujourd’hui de sauver des vies en détectant des cancers.

Oui, ceci est un message qui rejoint ces deux autres articles :

Qui êtes vous pour dire que la recherche faite au CERN ou sur l’ITER (et sur tant d’autres projets, y compris sur Mars et dans l’espace) constitue de l’argent perdu et un investissement à supprimer ? Vous venez du futur ?

the stage cover
Le groupe de heavy metal Avenged Sevenfold (A7X) a sorti récemment son dernier album The Stage. Si je n’accroche toujours pas spécialement d’un point de vu musical, cet album est très orienté vers la science, en particulier la cosmologie et notre place dans l’univers.

La dernière chanson, Exist (écouter sur YouTube), raconte (à l’image d’une symphonie classique) l’histoire de notre univers de façon musicale du Big Bang au présent. Dans le dernier mouvement de la chanson, on peut entendre l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson prononcer un discours.

Le contenu du discours s’articule sur trois éléments : l’état actuel (et déplorable) du monde, une façon de s’en sortir en tant que civilisation, et pour terminer une description de ce qui nous attend si nous renonçons à solutionner les problèmes actuels.

Voici la retranscription du discours :


We have one collective hope: The Earth.
And yet uncounted people remain hopeless. Famine and calamity abound. Sufferers hurl themselves into the arms of war. People kill and get killed in the name of someone else's concept of God.

Dare we admit that our thoughts and behaviors spring from a belief that the world revolves around us?
Each fabricated conflict, self murdering bomb, vanished airplane, every fictionalized dictator, biased partisan and wayward son part the curtains of society's racial, ethnic, religious, national and cultural conflicts? And you find the human ego turning the knobs and pulling the levers…

When I track the orbits of asteroids, comets, and planets, each one a pirouetting dancer in a cosmic ballet, choreographed by the forces of gravity, I see beyond the plight of humans. I see a universe ever expanding with its galaxies embedded within the ever-stretching, four-dimensional fabric of space and time.

However big our world is — in our hearts, our minds, in our out-sized atlases, the universe is even bigger.
There are more stars in the universe than grains of sand on the world's beaches. More stars in the universe than seconds of time that have passed since Earth formed. More stars than words and sounds ever uttered by all humans who have ever lived.

The day we cease exploration of the cosmos is the day we threaten the continuance of our species. In that bleak world, arms-bearing, resource-hungry people and nations would be prone to act on their low contracted prejudices and would have seen the last gasp of human enlightenment; until the rise of a visionary new culture once again embraces the cosmic perspective; a perspective in which we are one, fitting neither above, nor below, but within.

Que je traduis ici en français :

Nous avons tous en commun un espoir : la Terre.
Pourtant, bien des êtres humaines demeurent sans espoir. Les famines et le malheur abondent. Leur victimes se ruent à la guerre. Des gens tuent et se font tuer au nom d’un Dieu appartenant à quelqu’un d’autre.

Osons nous avouer que nos croyances et nos agissements jaillissent de la conviction selon laquelle le monde tourne autour de nous ? Que chaque conflit orchestré, chaque ceinture de bombes ou avion détourné, chaque dictateur fictionnalisé, partisan biaisé et enfant rebelle sont le reflet des conflits raciaux, ethniques, religieux, nationaux et culturels de notre société ? Et l’on trouve l’égo des humains à leur commande…

Quand j’observe les orbites des astéroïdes, comètes et planètes, chacun pris dans un tournoyant ballet cosmique chorégraphié par les forces de gravitation, mon regard surplombe le désarroi humain. Je vois un univers en perpétuelle expansion avec ses galaxies prises au pièges dans un maillage quadridimensionnelle, d’espace et de temps, s’étirant pour l’éternité.

Aussi grand que peut sembler notre monde, dans nos cœurs, nos esprits, dans nos énormes atlas, l’univers est encore plus vaste.
On trouve plus d’étoiles dans l’univers que de grains de sable sur les plages du monde. Plus d’étoiles dans l’univers que de secondes écoulées depuis la formation de la Terre. Plus d’étoiles que de mots prononcés ou de sons émis par tous les humains qui ont jamais vécu.

Le jour où nous arrêterons d’explorer le cosmos sera le jour où nous mettrons en péril perpétuation de notre espèce. Dans ce monde terni, des humains, des peuples, armés et avides, n’auront plus qu’à répondre de leur médiocres préjugés, ayant assisté à l’extinction du dernier soupir de l’illumination humaine, jusqu’à ce que la naissance d’une culture nouvelle et visionnaire embrase de nouveau une ambition cosmique ; ambition dans laquelle nous serions unis, où nous ne serions ni en bas, ni en haut, mais dedans.

Je trouve ce discours magnifique et prenant, presque envoûtant. Il rejoint en fait le discours A Pale Blue Dot de Carl Sagan.
Pleine de vérité et d’humilité, il ajoute par rapport au discours de Carl Sagan qui ne fait qu’un état des lieux du monde, une solution, à savoir unir notre espèce autour de la question de sa survie et de son avancement, plutôt que sa division par des guerres d’égo.

La dernière partie peut montrer ce qui risque d’arriver si notre civilisation renonce à voir au delà de l’égo de chacun : sa disparition, pure et simple.

Maintenant, quand je parle de la survie de notre espèce, je parle ici de nous protéger de nous même, ainsi que le reste de la vie et de la nature ; et au delà de la Terre, de poursuivre l’exploration de l’univers pour continuer à évoluer.
Or quand je regarde la voie prise par des nations comme les États-Unis d’Amérique qui était — jadis — porteur de l’espoir en matière de progrès technique d’une planète entière et que je vois que les programmes spatiaux et scientifiques américains se réduire peu à peu à rien et que ce même pays vient de choisir comme leader une personne voulant foutre la nature et la planète en l’air, j’ai bien peur de devoir dire que je n’ai que peu d’espoir pour mon espèce, au moins dans un futur proche…

Une régie de pub me contacte pour me proposer d’aider à monétiser mon site. Je ne suis toujours pas intéressé par de la publicité sur mes sites, mais c’est toujours intéressant de voir ce qu’ils proposent (et plus généralement de voir ce qu’il y a sur le marché).

Fait intéressant, ils ont un simulateur.
Alors simulons : parmi tout ce qu’ils proposent, je choisis un carrée de pub en haut, une bannière en bas. J’inclue également l’option « mobile » (qui ajoute de la pub sur les téléphones) et des boutons en bas des articles (au total 3 blocs de pub sur une page) et j’entre le nombre de pages vues par mois pour mon site.

Le truc me sort ça sur ce site : « 2940 € HT à 5460 € HT par mois* ».
Et pour mon blog scientifique : « 931 € HT à 1729 € HT par mois* ».

Ok.

Le petit astérisque indique qu’il faut évidemment déduire les visites qui se font avec un Ad-Block (la majorité sur LHV, j’imagine — disons 50% au bas mot). À mon humble avis, je pense qu’on peut aussi tenir compte du fait que ces chiffres sont tout simplement gonflés (on réduit encore de moitié, juste pour être sûr).

En gros, en étant plus ou moins réaliste on divise ça par quatre, il reste 700 € à 1 300 € pour ce site seul (dont il faudrait encore retirer les charges et impôts).

Mouais. Ça me semble vraiment beaucoup pour un site comme le miens.

Quoi qu’il en soit, est-ce que ça vaut le coup pour moi ? Nope.

Pas que je m’assoie sur le fric, mais plutôt parce que j’en ai pas « besoin » et que de plus, je me bats depuis longtemps contre la pub et pour les solutions alternatives. Je ne veux pas pourrir le temps de cerveau plus que la télé/médias/politiques/panneaux de pub dans la rue… ne le font déjà.

Oui, j’encourage la création, l’écriture, le partage, l’expression (tout ce que j’ai toujours fait ici même), et j’aimerai que ces choses là soient un jour rémunérés (partout et en général, si possible sans intermédiaires), mais je ne vois toujours pas la publicité comme quelque chose qu’il faille encourager ni comme une véritable solution avec laquelle on peut vivre (du moins, avec la conscience de jouer avec le temps de cerveau de ceux qui me lisent).

Je pense que les solutions comme Patreon ou Tipeee ne sont pas mal : d’un côté elles encouragent directement la création (y compris exclusive pour ceux qui contribuent) et de l’autre elles incitent le public à s’investir, avec un réel retour possible. La relation entre le public et le créateur est largement plus directe que dans le cas de la publicité (ou même que ne l’était Flattr ou les simples dons).

==
Pour finir, j’en profite pour redire qu’en ce qui me concerne, il y a quelques personnes qui me proposent parfois des dons, justement, que ce soit pour l’un ou l’autre de mes blogs ou pour tout ce que je fais en plus. Notez qu’actuellement je ne les accepte plus du tout.

J’encourage plutôt de donner à Framasoft, Mozilla, LQDN ou encore Wikipédia, éventuellement en mon nom, mais c’est tout. L’argent sera dépensé pour le mieux.

Ça y est, Apple a sorti (en grande pompes) sa version annuelle de ses pc portables, et évidemment tout le monde râle.

La « nouveauté » cette année, qui concerne également les tout derniers iPhone, c’est le remplacement de toutes les prises (USB, Jack sur l’iPhone, HDMI, chargeur…) par des prises USB-C, censées remplacer tout le reste.

Cette nouveauté avait déjà fait râler à propos de l’iPhone (on ne peut plus brancher un casque normal sans passer par un adaptateur), il fait aussi rager les utilisateurs des Mac Book qui doivent maintenant refaire le plein d’adaptateurs pour connecter leur équipement.

J’ai plusieurs remarques à faire sur tout ça.

Premièrement je pense qu’on est tous d’accord : le fait que les adaptateurs ne soient pas fournis avec l’ordinateur (et soient si chers) c’est honteux, surtout pour un ordinateur vendu 2 000 dollars. Mais bon, tout le monde connaît Apple. Si depuis le temps y en a encore qui s’en étonnent, je ne peux rien pour vous.

Ensuite, concernant l’USB-C lui-même, je trouve que c’est plutôt une bonne avancée dans le domaine, et on était déjà passé par là quand on est passé à l‘USB au début des années 2000 : perso j’ai encore des souris d’ordinateur et des claviers avec le port PS/2, avant que ça passe tout en USB. À l’époque, les imprimantes et les écrans avaient également leur propre port spécifique.

Or, aujourd’hui, d’une vingtaine de ports différents, on passe aujourd’hui à un seul, par où on peut tout faire passer : le port USB-C, qui peut recevoir des périphériques de stockage, des claviers, des écrans, des connecteurs réseau, des prises casques et sert même de port de charge. Niveau simplicité, je vois pas comment on peut faire mieux (à part passer par du sans-fil).

L’USB classique, que ce soit l’USB2 ou l’USB3, on peut brancher ce qu’on veut dessus. L’USB-C a en revanche changé de forme et oui, ça nécessitera de passer par des adaptateurs pendant un moment.

Mais dans quelques années, je pense que tout le monde sera largement content : aussi bien nous, les utilisateurs, car on n’aura plus besoin de se demander si tel ou tel PC va pouvoir accueillir tel ou tel périphérique, mais aussi les constructeurs, qui n’auront plus à choisir entre un port DVI ou un port HDMI à mettre sur leur machine.
Sans oublier le fait qu’on n’aura plus de misérable port exotique (firewire, infrarouge…) qui ne sert jamais, mais à la place un port USB-C qui pourra accueillir ce qu’on veut.

En attendant ce moment où tout sera devenu à peu près standard, et voyant encore très peu (voire par du tout) d’appareils USB-C natifs, je comprends que les constructeurs veuillent aller de l’avant. C’est chiant, oui et ils pourraient faire des efforts pour les adaptateurs, mais je pense qu’on sera gagnant sur la simplicité dans quelques années.

Ah tiens, un Maire veut interdire les signes musul… religieux ostentatoires.
Ben, je lui souhaite bonne chance. Certes, il interdira les burqas, les croix, les étoiles de David autour du cou. Mais bon, pourquoi s’arrêter là ?

La culture française, et même occidentale dans son ensemble est largement basée sur une culture chrétienne. Inutile de le nier, c’est juste comme ça et on ne peut pas changer le passé. Alors changeons l’avenir : désormais, on n’a plus droit à rien qui soit d’origine religieux. Nul part.

Alors commençons par le l’année. Nous sommes en 2016, non ? Et c’est 2016 après quoi ? Jésus Christ, tout à fait. C’est pas religieux ça ? Si ! Alors il faut redéfinir une nouvelle origine pour notre calendrier.
Notre calendrier justement : nous autres utilisons tous le calendrier Grégorien. Il faudra le changer aussi car il porte le nom d’un pape, Grégoire XIII, qui l’a imposé partout où il faisait figure d’autorité en remplacement du calendrier Julien (nommé d’après Jules César), car plus précis.
Au passage, avez-vu la date de publication de cet article ? Un 15 août. Ce jour ne sera plus férié dorénavant (comme une bonne partie d’autres jours fériés). Vous l’avez cherché.

Ensuite, on va rester dans les dates encore : les jours de la semaine (lundi, mardi, mercredi…) et les mois de l’année, qui portent pour certains le nom de divinités greco-romaines : mercredi vient de Mercure, une divinité romaine, mars et mardi vient de Mars, mai vient de Maïa, vendredi vient de Vénus, qui est une autre divinité romaine, etc. Faudra changer tout ça, hein.

Tiens, dites, vous avez regardé les étoiles filantes récemment ? Je parle des Perséides. D’ailleurs je vous interdit de parler comme ça : ce nom fait référence à Persée, fils de Zeus dans la mythologie grecque : encore de la religion, bon sang (pardon : ce juron est également d’origine religieux).
Et puisqu’on a la tête dans les étoiles, il faudra aussi rebaptiser (oops, re-pardon) renommer les planètes et leurs lunes : toutes, à l’exception des lunes d’Uranus, portent le nom de divinités gréco-romaines.

Revenons sur Terre et constatons que bon nombre de bâtiments ont une connotation religieuses : églises, cathédrales, mosquées, abbayes… Faudra démolir tout ça, hein. Même chose pour les monuments aux morts en forme de croix et les tombes dans les cimetières.
On prendra soin également de renommer certaines villes : Saint Étienne, Saint Denis, Saint-Malo dont le nom évoque des personnalités religieuses, ce qui est intolérable dans un état qui refuse ce type de signes.

Pour continuer sur les personnalités religieuses, l’on retirera le nom des calendriers et on demandera à tous ceux qui portent un de ces noms de bien vouloir — au choix — soit en changer, soit accepter d’être foutu dehors : on est un pays sans signe religieux, oui ma p'tite dame !

Bon, j’arrête ici, mais vous avez, je l’espère, compris : deux millénaires d’histoire chrétienne ça fait beaucoup d’héritage culturel.
Mais bon, c’est à vous de voir : on va remettre les années à zéro et renommer les jours de la semaine et les astres ? Et après on ira brûler les livres, les toiles, démolir les églises, les cathédrales, les mosquées, les châteaux ? On change le nom de toutes les personnes avec un nom venu calendrier ? Simplement pour avoir le droit de se dire « 100 % laïc » (ce qui, au passage, est débile, considérant la définition de « laïc ») ?

Parce qu’on peut aussi garder tout ça et autoriser les signes religieux, dans leur ensemble. D’une communauté aseptisée reniant son histoire et celle des autres, on passerait plutôt pour une communauté ouverte, tolérante, multiethnique.

Oh, oui, ça doit être horrible d’être tolérant et ouvert, sans doutes qu’on va tous mourir et que la société va s’effondrer dans les flammes et le sang. Mais on peut au moins essayer, non ?

Ou sinon, sinon on peut aussi interdire juste les signes musulmans, comme ils sont en train de faire maintenant.
Mais dans ce cas je ne veux plus jamais entendre que la France est un pays tolérant ou laïc ou qu’elle n’est pas ouvertement raciste, les élus comme ceux qui votent pour eux, car ça serait un mensonge et une insulte à la définition de ces mots. Et va falloir assumer d’être la risée du monde et en tirer les conséquences, aussi.

Ceci est une réaction à cet article Stop saying learning to code is easy et qui va dans le même sens.

Au début je disais aussi (y compris ici parfois) que c'était super facile de coder, et tout et tout (aah l’enthousiasme du débutant :p).

Mais avec le recul je pense que ça n'est une si bonne idée que ça, et cet article dit pourquoi : si on annonce quelque chose comme simple et que les gens n'y arrivent pas, ils laissent tomber. Si on leur dit que c'est difficile et qu'ils y arrivent quand même, ça les motive.
Si le but est effectivement d’enseigner la programmation et de créer de l’intérêt pour ce domaine, dire que c’est quelque chose de simple n’est donc peut-être la bonne solution.

Aussi, et ça dépend du public, mais faire faire quelque chose de simple à des gens n’est pas intéressant : certaines personnes veulent du fil à retordre, veulent chercher des solutions et découvrir comment ça marche ; pas qu’on leur donne des choses directement sur un plateau. C’est le cas des jeunes enfants (quand ils sont encore curieux), sûrement moins des jeunes adultes (qui veulent tout savoir faire tout de suite, pour avoir une ligne à ajouter sur un CV).

Bien sûr, on peut faire des choses basiques assez rapidement quand on commence à écrire du code : afficher un truc dans la console ou lire un fichier texte, par exemple. Ça prend 5~10 lignes d’écritures et en 1 ou 2 heures on a fait le tour.

Mais quand on veut ensuite le faire de façon efficace (sans bouffer les ressources système), ou qu'on commence à se heurter au problèmes du format de fichier, de l'encodage, ou de syntaxes ridicules (xml, csv...), bref quand on a des contraintes, comme on en a IRL, la facilité tombe assez vite.

Ça ne signifie pas que ce n'est pas drôle, amusant, enrichissant de coder des trucs compliqués, c'est juste qu'il vous arrivera forcément des moments où vous resterez des jours entiers sur un problème, à vous arracher les cheveux jusqu'à 3h du matin ou à exploser votre clavier contre un mur à cause de la frustration…

(Ce que je dis ici est également valable pour le HTML et le CSS, qui sont des langages aussi, mais pas de programmation)

Dans tous les cas, en prog retenez deux choses :

Liens :

Les pirates, dans le sens des collègues de Jack Sparrow Capitaine Jack Sparrow (pas ceux qui partagent des films sur le net) avaient également un « code » de conduite, appelé le « Code des Pirates ».
Ils sont mentionnés à plusieurs reprises dans les films Pirates des Caraïbes. À un moment on voit le gardien du code apporter un énorme livre censé représenter le code.

En vrai, le code des pirates est bien plus succins : une dizaine de règles tenant en une dizaine de phrases.
En fait, on devrait dire « les codes des Pirates », car selon Wiki chaque capitaine avait un peu son propre code.

On peut les lire et on y note certaines choses intéressantes.

Voici par exemple le code des Pirates de Bartholomew :

  1. Chaque pirate pourra donner sa voix dans les affaires d'importances et aura un pouvoir de se servir quand il voudra des provisions et des liqueurs fortes nouvellement prises, à moins que la disette n'oblige le public d'en disposer autrement, la décision étant prise par vote.
  2. Les pirates iront tour à tour, suivant la liste qui en sera faite, à bord des prises et recevront pour récompense, outre leur portion ordinaire de butin : une chemise de toile. Mais, s'ils cherchent à dérober à la compagnie de l'argenterie, des bijoux ou de l'argent d'une valeur d'un dollar, ils seront abandonnés sur une île déserte. Si un homme en vole un autre, on lui coupera le nez et les oreilles et on le déposera à terre en quelques endroits inhabités et déserts.
  3. Il est interdit de jouer de l'argent aux dés ou aux cartes.
  4. Les lumières et les chandelles doivent être éteintes à huit heures du soir. Ceux qui veulent boire, passé cette heure, doivent rester sur le pont sans lumière.
  5. Les hommes doivent avoir leur fusil, leur sabre et leurs pistolets toujours propres et en état de marche.
  6. La présence de jeunes garçons ou de femmes est interdite. Celui que l'on trouvera en train de séduire une personne de l'autre sexe et de la faire naviguer déguisée sera puni de mort.
  7. Quiconque déserterait le navire ou son poste d'équipage pendant un combat serait puni de mort ou abandonné sur une île déserte.
  8. Personne ne doit frapper quelqu'un d'autre à bord du navire ; les querelles seront vidées à terre de la manière qui suit, à l'épée ou au pistolet. Les hommes étant préalablement placés dos à dos feront volte-face au commandement du quartier-maître et feront feu aussitôt. Si l'un d'eux ne tire pas, le quartier-maître fera tomber son arme. Si tous deux manquent leur cible, ils prendront leur sabre et celui qui fait couler le sang le premier sera déclaré vainqueur.
  9. Nul ne parlera de changer de vie avant que la part de chacun ait atteint 1000 livres. Celui qui devient infirme ou perd un membre en service recevra 800 pièces de huit sur la caisse commune et, en cas de blessure moins grave, touchera une somme proportionnelle.
  10. Le capitaine et le quartier-maître recevront chacun deux parts de butin, le canonnier et le maître d'équipage, une part et demie, les autres officiers une part et un quart, les flibustiers une part chacun.
  11. Les musiciens auront le droit de se reposer le jour du sabbat. Les autres jours de repos ne leur seront accordés que par faveur.

Voyons quelques règles. L’avant dernière, pour commencer :

Le capitaine et le quartier-maître recevront chacun deux parts de butin, le canonnier et le maître d'équipage, une part et demie, les autres officiers une part et un quart, les flibustiers une part chacun.

C’est assez intéressant, alors que beaucoup de monde aujourd’hui réclame un plafonnement des salaires, c’est à dire que l’écart entre le salaire le plus bas et le plus haut ne peut excéder un certain facteur, comme 20 ou 100. Augmenter le salaire le plus haut contraindrait l’employeur à augmenter aussi les salaires les plus bas, ce qui me semble une bonne idée en soi quand-même.
Ceci est à mettre en perspective avec le fait qu’aujourd’hui les salaires les plus haut sont autour de 100 fois (France) et 300 fois (USA) plus gros que les salaires les plus bas…

À noter qu’on retrouve cette règle dans les codes des autres capitaines également, variant parfois légèrement.
Celui de Morgan mentionne que le coût des expéditions (nourriture, entretient des bateau) sont pris sur le butin collectif ; sous entendu avant le partage..

D’autres textes, comme le code du Capitaine John Phillips mentionne ça :

Si un homme perd une articulation alors qu’il est en service, il recevra 400 pièces de huit. Pour un membre, 800.

Ça paraît assez grossier, mais ce n’est pas différent d’un système d’assurances maladie, financé sur le pot commun.
On peut alors supposer que pour se retrouver avec une part plus importante du butin, il vaut mieux se protéger les uns les autres pour éviter de se retrouver à payer une compensation pour l’équipier qu’on aurait laissé tomber.

D’une façon générale, une chose intéressante est à voir ici que même les crapules ont un code de conduite avec un minimum d’éthique. Certes, c’est destiné à avoir un peu d’ordre dans le déroulement d’opérations criminelles, mais c’est tout de même à noter (et certaines règles, comme le plafonnement des salaires manquent cruellement au code du travail à mon goût).

Tout ça rejoint vaguement mon avis à propos du sabre-laser : même si une arme à feu est plus efficace sur tous les plans, il y aura toujours l‘honneur et le fait de se battre « comme un homme », c’est à dire à mains nues en duel.
Je pense qu’on s’accordera à dire que bon nombre de films auraient un scénario bien plus pauvre si les héros commençaient par abattre froidement à distance les antagonistes et à ne plus se poser de questions, alors que Hollywood préfère plutôt mettre les armes de côté et prévoir une demi-heure de baston dans le film (un exemple récent pour moi serait les Expendables 2, où c’est exactement ce qui se passe à la fin).

L’apparition des interfaces graphiques sur les ordinateurs et leur utilisation à la place des interfaces textuelles a eu une conséquence : l’usage d’icônes au lieu de mots pour représenter une action sur un écran. On clique en effet sur l’icône d’un haut-parleur pour gérer le son, et non pas sur un bouton inscrit de « gestion du son ».

Choisir une icône relève d’un important travail : comment faire en sorte que le dessin d’une icône soit bien représentative de l’action qui lui est associée ?
Pour l’icône du son, par exemple : ce que l’icône représente n’est en fait qu’une partie généralement cachée d’une enceinte, le haut-parleur, justement. Pourtant il est communément accepté aujourd’hui.

Ce travail n’est pas simple du tout, mais ici je vais parler d’un autre problème : les icônes qui vieillissent.

Par exemple, l’icône aujourd’hui très répandue pour l’action « enregistrer » est une disquette :

i
Questions :

  • qui sait ce qu’est une disquette ?
  • qui en a déjà vu ?
  • qui en a chez lui ?
  • qui en utilise encore ?

Je pense que la majorité d’entre vous répondront « oui » aux deux premières questions (quoi que : si vous avez moins de 15-20 ans, ce n’est peut-être même pas sûr). Je suis même persuadé qu’une partie en a chez lui (c’est également mon cas). En revanche, je suis sûr qu’une vaste majorité n’utilise plus de disquettes du tout depuis au moins plusieurs années.

Alors comment se fait-il que tout le monde connaisse cette icône, alors qu’une portion grandissante des utilisateurs n’ont jamais utilisé de disquettes et même jamais vu ?
J’ai bien une idée de la réponse : c’est parce que « c’est comme ça ». On vous a dit que c’était le bouton pour sauver votre travail et depuis vous savez que c’est ça, que ce soit sur un jeu vidéo, sur l’ordi, la tablette, le téléphone…

Juste pour info, voilà une photo de quelques disquettes 3½ pouces :

des disquettes 3½ pouces
Comme c’est inscrit dessus, la capacité des disquettes est de 1,44 Mo. Oui, méga-octets. Leur taux de transfert maximal est de 62,5 ko/s. Et celles là sont des disquettes « hautes capacité », les dernières produites (avant il y en avait d’autres : plus grandes, plus lentes, moins capacitives).

L’icône de la disquette était très explicite il y a 25 ans : la disquette était le support de stockage communément utilisé (comme la clé USB aujourd’hui, ou même le cloud), et signifiait qu’on fixait son travail sur un support physique pour pouvoir la conserver pour plus tard ou pour le partager avec quelqu’un d’autre.

Aujourd’hui, l’enregistrement d’un fichier a toujours le même but, mais à aucun moment n’intervient la disquette. Aussi les applications ont-elle ajoutés des boutons pour être en phase : enregistrement PDF, envoie par e-mail, partage direct sur les réseaux sociaux. Mais le symbole de la disquette est toujours là.

Voici quelques autres icônes qui se retrouvent dans le même cas, à des degrés plus ou moins poussés :

quelques autres icônes
Première ligne :

  • le répondeur : il représente deux bobines de bande magnétique sur laquelle étaient enregistrés les messages vocaux laissées sur les anciens téléphones. Le format de stockage pour ça était en effet de la bande magnétique (des petites bobines contenant des dizaines de mètres de ruban très fin).
  • le téléphone : c’est le combiné téléphonique d’un téléphone fixe avec fil (oui on devait rester à côté du téléphone — de la taille d’une brique — pour parler). Bien loin des smartphones…
  • une enveloppe : (en papier) celle là est assez simple je pense pour ne pas avoir besoin d’explications. Qui utilise le courrier postal (coûte 1€ la feuille, arrive après 2 jours, obligé de se déplacer au bureau de poste pour envoyer) pour communiquer entre potes quand on peut le faire via e-mail, sms, ou les réseaux sociaux ?
  • un clavier de téléphone fixe : la disposition des touches numériques sur les claviers de smartphone sont hérités de celle des vieux téléphones fixes. On y trouvait aussi les touches dièse et étoile.

Seconde ligne :

  • une pile : là aussi on s’en souvient, mais à l’heure actuel tous les appareils sont rechargeables et les piles tendent être moins utilisées. Elles continuent cependant d’être l’icône des batteries sur les smartphones et les ordis.
  • une bobine de film photographique : avant pour faire une photo, on achetait du papier photographique qu’on plaçait dans un appareil photo et on devait tourner une petite manivelle pour dérouler la bobine et prendre une nouvelle photo. Le film photo réagissait à la lumière (comme un capteur CCD, mais de façon chimique). Il fallait ensuite donner le film au photographe pour qu’il développe les photos sur du papier (opération qui se faisait avec des produits chimiques dans une pièce toute noire).
  • un réveil mécanique : aujourd’hui, on utilise un smartphone pour se réveiller (les moins jeunes utilisent peut-être un radio réveil, qui fait radio en plus de réveil). Encore avant on avait cet objet entièrement mécanique dont on remontait le ressort avec une petite manivelle (ou une clé) au dos et une petite aiguille venait frapper deux cloches situées sur le dessus, à l’heure désirée.

Certaines icônes tirent leur origines d’objets pratiquement disparus aujourd’hui : le répondeur ou le combiné téléphonique par exemple. Les icônes continuent pourtant d’être très répandus, et même d’être l’icône « standard » pour leur applications propres.
D’autres sont plus faciles à identifier même pour les plus jeunes (email, par exemple) mais là encore, on a tendance à oublier que l’usage de ces objets s’est dévié : le courrier ne sert plus trop pour communiquer entre particuliers (pas dans ma génération en tout cas, et très certainement pas non plus celles à venir).

Et des icônes comme ça, il y en a plein d’autres : une carte routière (pliable), une disque vinyle, une loupe, un poste radio, un carnet de contact… ou même tout simple un dossier pour les fichiers.

Il est probable qu’un jour viendra où tout le monde utilisera encore ces icônes sans avoir la moindre idée de l’existence d’objets matériels à leur effigie.

Plus comique, viendra t-il un jour où on entendra « pourquoi t’as une icône “enregistrer sous” sur ton bureau ? » ou « Bonjour, je cherche des icônes Gmail en papier, vous avez ça ? » ? Ça serait amusant, je trouve.

J’avais déjà fait un article, il y a 5 ans, sur l’ITER, le Réacteur Thermonucléaire Expérimental International.
À la lecture d’un article un peu découragé à son propos — le projet faisant face à des problèmes budgétaires — je me décide à refaire un petit point.

L’ITER retardé de nouveau, ça me fait penser à l’histoire du Superconducting Super Colider, un accélérateur de particules absolument immense (beaucoup plus gros que le LHC) que les USA avaient commencé au début des années 1990 mais qui n’a jamais été fini faute d’investissements de la part du congrès Américain.

Rétrospectivement, beaucoup de gens s’accordent à dire que le problème était la communication : les scientifiques derrière le projet, et défendant leur cause devant les politiques, au lieu de vulgariser et faire passer les avantages à investir dans la recherche scientifique, et en particulier sur les retombées économiques plusieurs ordres de magnitude supérieurs aux coûts que ça produirait, avaient jugé convenable de parler du boson de Higgs. Inutile de dire que la découverte d’une particule prédite par le modèle standard de la physique quantique n’est pas le meilleur moyen pour persuader une assemblée de politiciens de lâcher des sou-sous.

Le LHC n’a lui pas été abandonné et son développement a permis au CERN de créer le Web.
Et sans eux, pas Google, pas Facebook, pas Twitter, pas Wikipédia, pas Netflix, pas Youtube, pas Amazon ni toute l’économie monstrueuse qui va avec tout ça : on estime que les inventions faites par et pour le LHC et le Cern génèrent 1 500 fois plus que son coût initial — qui est de 2 € par mois et par européen, juste pour remettre les choses à leur places — et ça, chaque année depuis 20 ans. Sans compter que des accélérateurs plus petits fonctionnent dans les hôpitaux, pour produire des atomes et ions destinées à sauver des vies. C’est loin d’être rien…

Revenons à l’ITER.
Le réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER, si on traduit en anglais) a pour but de voir si la fusion thermonucléaire est envisageable à long terme. Ce n’est pas lui qui va produire l’énergie de demain, il s’agit d’un prototype expérimental.
Si c’est concluant, alors on aura entre les mains la puissance du Soleil, avec une énergie propre avec comme « déchet » un produit utile, propre et rare : de l’hélium (et comme combustible de l’hydrogène, donc de l’eau : soit rien qui nécessite de faire des mines profondes et qui expose les gens à des rayonnements et des produits toxiques).

Bref, l’ITER est très différente d’une centrale nucléaire habituelle (et ne mérite pas du tout les attaques des groupes écolos qui ne savent pas de quoi ils parlent), qui oui, coûte cher, mais dont les retombées sont très prometteuses, voire cruciale pour les siècles à venir.

Sans compter que si ça ne marche pas (ça peut arriver), alors l’investissement n’aura pas été vain non plus : tout comme le LHC, la Nasa, et les autres gros projets, l’ITER a et va mobiliser des ingénieurs et des chercheurs pour répondre à des problèmes. Les solutions pourront et seront alors utilisables et utilisées par d’autres, et pour le bien de tous. Comme j’ai dit : beaucoup d’hôpitaux utilisent des technologies inventées pour le LHC dans le but de sauver des vies ! Pour la Nasa, citons le fait — qui est loin d’être le seul — qu’elle a envoyé des satellites en orbite qui vous permettent d’avoir le GPS, la télé, la météo, et donc de vous protéger en cas de vigilance orage, cyclone ou typhon (ok, pas en France ça).

Et n’oubliez pas : si Einstein, Bohr ou Feynman n’avaient pas été financés par l’argent public, la physique quantique ne serait pas inventée, ce qui signifie donc qu’on n’aurait ni smartphones, ni PC, ni écran-plats, ni CD, ni jeux-vidéos, ni TNT-HD couleur, ni ampoules LED ou écrans LCD, et bien d’autres choses, en particulier dans le domaine médical.

À vous de choisir.

Ceci est un court commentaire à cet article de Le Greg : Nous sommes en train de tuer internet.
L’article dresse un petit état des lieux du web actuel : ce qui était il y a encore 10~15 ans un monde horizontal, où chacun était au même niveau de hiérarchie, est maintenant remplacé par un web « machine à statistiques », où le monde vénère ceux qui ont le plus de followers/abonnés/likes et où la quantité de lecteurs a remplacé la qualité de la lecture, le tout pour une question d’annonceurs, d’argent et d’égo.

Et ceci n’est pas le plus grave : après tout, tout le monde est libre de vivre sa vie comme il l’entend, que ce soit vivre ses rêves ou rêver de la vie des autres, mais les outils qui sont mis en avant et à disposition des internautes favorisent tous un seul de ces deux choix :

Twitter affiche moins de publicités aux stars qu’aux autres utilisateurs. Facebook donne des outils supplémentaires aux utilisateurs dont le compte a été vérifié. Nous arrivons à un internet à deux niveaux : l’un pour les nantis, l’autre pour le reste du monde.

Si je suis d’accord sur le constat et l’analyse qui en est fait, c’est la conclusion (et le titre) qui me semblent à modérer un peu : je ne pense pas que l’on soit en train de tuer le net (ou le web, plutôt).

Déjà, ce dernier peut s’étendre à l’infini : il y a donc de la place pour tout le monde, y compris les réseaux sociaux. Et ensuite, le web n’est-il pas ce que les internautes en font ? N’est-il pas l’un des seuls outils véritablement démocratique que nous avons, et à ce titre ne devons nous pas accepter que tout le monde le façonne tel qu’il le veut ? C’est la liberté de faire ce qu’on veut avec ce qu’on a. En plus de ça, que le réseau de Mark Zuckerberg prend des proportions démesurées ne nuit pas à ceux qui s’en fichent, que je sache.

Je pense que le net est plus vivant qu’il ne l’a jamais été :

  • Il n’a jamais été aussi simple de commander un service d’hébergement et d’installer un moteur de blog ou une suite web.
  • Il n’a jamais été aussi simple de se mettre à l’auto-hébergement : on peut transformer son vieux téléphone en serveur à domicile ou installer un mini-serveur (comme un Raspberry-Pi à 20 € et consommant que dalle en énergie), surtout quand la bande passant — quoi que moisie en upload la plupart du temps — est illimité (en tout cas en France).
  • Il n’a jamais été aussi simple de se mettre à écrire, filmer, photographier, dessiner, coder, enseigner, apprendre, expliquer, rechercher et publier ce qu’on veut en ligne.

Le seul truc est que les réseaux sociaux géants n’existaient pas il y a 15 ans, alors qu’aujourd’hui tout le monde ne voir plus que ça.
Du coup, le « net de l’époque » est de moins en moins visible aux non initiés, mais il est toujours là et il le sera tant qu’il y aura quelqu’un en dehors des Facebook, Youtube et autres, et il y a de plus en plus de monde.
Le web ne sera donc pas tué par les Gafam (Google-Apple-Facebook-Amazon-Microsoft), ni par personne. Faire un site web sera toujours possible.

Il s’agit simplement de faire attention : on fait de plus en plus souvent sous-traiter les données par les Gafam. Ceci passe par le délaissement du RSS au profit de l’abonnement sur Twitter, le délaissement des commentaires au profit des discussion sur Facebook, le délaissement des images/vidéos en local pour des scripts d’intégration Instagram/Youtube.

Ça ne tue pas le web et la liberté de parler, et de créer : ça tue le côté social et c’est dangereux. Car plutôt que se rendre des visite virtuelles les uns chez les autres, on préfère tous se retrouver dehors sur un réseau social impersonnel, stérile et encadré (et qui plus est, non plus pour parler des idées mais pour parler des personnes). Quant au côté dangereux : vous construiriez une maison autour en vous appuyant sur un mur posé là par un voisin ? Avec le risque que ce dernier le démolisse quand il en a envie ? De même, sur un site web, il est « suicidaire » de compter sur les services externes pour fonctionner. S’en servir, aucun problème. Mais en dépendre, non.

(PS : tout comme dans l’article initial, je laisse de côté tout ce qui concerne la censure, l’oppression gouvernementale, et ce qui relève de la vie privée, comme les trackers, cookies tiers et autres).