Tout comme la fois où l’Europe a voulu bien faire en forçant les sites web à nous prévenir qu’ils utilisaient la technologie des « cookies » (des petits fichiers enregistrés dans le navigateur par les sites web), et que ça a été implémenté par les sites comme un popup de merde qui prend la moitié de la place de l’écran et qu’on n’a d’autre choix que d’accepter pour continuer sur le site, l’Europe est allé beaucoup plus loin cette fois.

Désormais, le site doit explicitement demander l’autorisation avant d’exploiter tout donnée. Si ça signifie par exemple que Facebook ne peut plus revendre nos données sans notre accord explicite.

Il va de soi que, du coup, Facebook nous demande notre accord. Ou plutôt… nous affiche un message pour nous dire que nos données sont exploitées (un point c’est tout). Comme ceci :

i
(image parodique, mais fidèle, par Jean-François Pillou)

… et que si on n’est pas content, ben on n’a qu’à fermer notre compte.

Facebook n’est pas le seul.
En fait, tous les sites le font, et à chaque fois ils nous envoient un email :

i
Quelle charmante attention <3

Mais ce n’est pas tout !
Ça, c’est pour les sites qui ne veulent pas perdre tous leurs utilisateurs ! Dans les faits, on a eu aussi d’autres cas.

Comme ceci ne concerne que l’Europe, les sites n’envoient ces emails ou n’affichent ces popups à la con que pour les utilisateurs européens. Les sites web de news américain qui s’en foutent des européens, eux, ne vont pas jusque là : certains sites ont carrément bloqué l’accès à toute l’Europe :

i
Le site KTLA (un site de news de Los Angeles) bloque toute l’Europe

D’autres sites, par exemple Tumblr poussent le vice tellement loin qu’ils demandent sur toutes leurs pages qu’on accepte leur captation de données. Y compris le flux RSS.
Or comme les lecteurs RSS ne peuvent pas accepter quoi que ce soit, ce sont 400 millions de sites qui ne sont plus lisibles par RSS depuis le vieux continent.

Un site web a même été créé pour dénoncer tout ce brodel : « GDPR Hall of Shame »…

Et puis, n’oublions pas, surtout, qu’une fois qu’on a accepté leur « nouveau » règlement (un pour chaque site web), ils peuvent continuer à capter / revendre / exploiter / … nos données comme ils l’ont toujours fait.

C’est donc bien comme je le disais : ça part d’une bonne intention, mais ça ne changera rien… Dommage…

Comme d’hab, on a donc :

  • les utilisateurs qui sont emmerdés (spammés, aggressé à coup de popup, refusé sur certains sites…)
  • les sites qui continuent ce qu’ils faisaient
  • les députés qui vont pouvoir s’accorder une prime d’argent public pour payer le travail bien fait.

Nickel.

Alors que… Tout ce que nous demandons, c’est que les géants du net ne nous prennent pas nos données alors que ça n’est pas nécessaire. Ainsi, si je trouve normal qu’une application « météo » demande un accès à internet ou au GPS, il n’est pas normal qu’un OS nous demande les métadonnées de tous nos fichiers.

image de la déclaration des droits de l’homme
Friends es tune série des années 1990, et en 2018, les nouveaux jeunes adultes qui débarquent ne l’ont pour la plupart jamais connu. En 20 ans, quoi qu’on en dise, le monde a changé et ceux qui se sont mis à cette série la trouvent visiblement sexiste, homophobe et grossophobe.

Oui c’est vrai.
La série est parsemée de blagues dénigrantes, de moqueries envers les femmes, les homosexuels et les gros.

Et ?

Oui, et alors ?

Parce que premièrement, avant toute chose, ce ne sont pas les seules blagues qui sont présentes (résumer la série à juste celles-là serait aussi mensonger que de les ignorer totalement).

Et ensuite, et c’est le fond de ce que je vais développer, cette série se replace dans son époque (comme toute œuvre, texte, citation) : ce genre de blagues en faisaient rire beaucoup, pleurer certains. Ce n’est pas forcément bien, dans certains cas c’était même très mal.
Mais c’était l’époque des années 90 (j’imagine que c’était pire avant, et moins pire après : on appelle ça le progrès).

Ça n’a pas de sens d’en vouloir — aujourd’hui — aux acteurs, aux créateurs et même au public de la première heure de cette série : l’époque était ainsi.

Les séries, les livres, les BD, les jeux vidéos (oui oui, il y en avait déjà) étaient basés sur des idées et des blagues similaires. Elles étaient le reflet de la société de l’époque, comme les séries, les livres, les BD et jeux vidéos d’aujourd’hui sont le reflet de notre époque, et comme les œuvres de demain refléteront la société et l’époque de demain aussi.

Et puis, quand-même, disons le : si certains sont traumatisés par Friends, qu’ils regardent un film des années 1970, voire d’avant. Je me demande s’ils vont tout simplement survivre à ce terrible visionnage (dont ils ne manqueront pas, je suis sûr, d’en demander la censure immédiate).

Le reproche fait aujourd’hui à la série rejoint exactement le reproche que certains font à Victor Hugo pour un discours qui date de 1879 :

Quelle terre que cette Afrique! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer; et, quand elle s’est crue délivrée de l’Afrique, Rome a jeté sur cette morte immense une de ces épithètes qui ne se traduisent pas: Africa portentosa! (Applaudissements.)

(le reste est sur l’article initial)

Oui, Victor Hugo a écrit un discourt raciste.
Oui, le monde de Victor Hugo était un monde raciste.
Oui, Victor Hugo était probablement aussi raciste.

Un autre exemple : cette fois concernant l’antisémitisme dont fait preuve un autre « grand homme », Voltaire :

Ainsi, l'idée que tous les hommes sont issus d'un même père et d'une même mère, Adam et Eve, est fausse. Les races humaines n'ont rien à voir entre elles. Elles ont des origines différentes.
La religion chrétienne est mauvaise dès le départ. En effet, elle prolonge la religion juive, qui est celle d'une nation odieuse et ennemie du genre humain. La religion chrétienne a hérité des tares du judaïsme.

(source)

Bien-sûr, aujourd’hui ce discours est choquant ! (tout autant que les agissements d’Israël envers la Palestine, mais c’est autre chose… tra lala lala)
Bien-sûr que Voltaire avait des idées profondément antisémites que dans son projet d’encyclopédie il a probablement contribué à partager.
Bien-sûr, il a probablement fait beaucoup de mal au monde avec tout ça.

Mais là encore, qui est responsable de tout ça : Voltaire en personne ? Ou l’époque, la société, les idées et les coutumes qui lui étaient contemporaines ?

Les exemples ne manquent pas. Certains parlent des discours racistes de Lincoln, d’autres s’offusquent des noms présents sur la Tour Eiffel, où ne figure pas une seule femme parmi 72 hommes. Ils ont raison de s’offusquer, mais c’est se tromper d’époque !

Le sexisme, le racisme, l’antisémitisme étaient considérés comme normaux.
Tout comme, en science, il était normal, de penser que le Soleil tournait autour de la Terre. Après tout, c’était ce que tout observateur terrestre voyait de ses propres yeux quand il levait la tête au ciel. Il a fallu attendre Léon Foucault en 1851 pour démontrer avec son célèbre pendule, le pendule de Foucault, que la Terre est bien en rotation sur un axe (et ce n’est qu’un seul exemple…).

Le monde fonctionnait ainsi : tout ça n’était que normalité pour n’importe quelle personne vivante à ce moment là. Ceux qui remettaient tout ça en cause étaient alors des illuminés, des révolutionnaires, voire des fous qui finissaient arrêtés par la police (comme par exemple Rosa Parks) !

Heureusement, ce sont bien leurs idées qui ont réussi à trouver la place dans le monde actuel, et c’est grâce à eux que l’esclavage n’est plus aujourd’hui (il n’est plus légal, en tout cas…) et le racisme étatique a également disparu (là aussi, sur le papier, du moins). Le monde n’est pas encore parfait, c’est clair, et il ne le sera sûrement jamais, mais on on peut affirmer qu’il est de moins en moins imparfait. Et c’est ça qui compte !

Critiquer les erreurs faites par les gens du passé, c’est facile. Tout le monde peut le faire, même les « millénials » manifestement, mais ça ne sert à rien car le passé ne changera pas. L’histoire ne peut pas être remise en cause. L’histoire ne doit pas servir comme argument envers et contre les gens et les époques, il doit servir de leçon pour pour ne plus répéter les mêmes erreurs à l’avenir. Car c’est l’avenir qui compte ! Or, personne ne dira le contraire là aussi : interroger l’avenir et proposer des solutions, ça, c’est beaucoup plus difficile. Et c’est aussi pourquoi bien moins de monde n’est là pour le faire…

Pour la raison que c’est facile, tout le monde se plaint que les actions négatives du passé ont des répercutions sur le présent. Mais personne ne se réalise qu’il est tout aussi facile de réaliser que ses actions aujourd’hui auront des répercutions dans le futur ! Et ça, ça passe par ce qu’on fait dans la vie au jour le jour : le choix du futur, notre futur, réside entre nos mains aujourd’hui. Alors on continue de faire les cons, ou on arrête ? Ou bien pour le dire : voulons nous un futur de merde, ou souhaitons nous qu’il soit digne de ce que l’être humain sait faire de plus beau ?

Le futur s’écrit aujourd‘hui, mais pitié, laissez le passé tranquille : il n’est pas possible de le changer. Ne l’ignorons pas, mais soyons indulgent avec lui : il n’avait pas encore l’expérience de ses erreurs pour se corriger. C’est nous, aujourd‘hui, qui l’avons. Alors servons nous en.


Et, puisqu’il faut tout de même le souligner : si aujourd’hui certaines séries, films, œuvres choquent parce qu’elles sont sexistes ou racistes, c’est bien un signe que la société a évolué dans le bon sens. Et ça c’est tout de même quelque chose de magnifique qu’il faut à tout prix continuer.

Je réponds ici à l’article à la fois « question » et « coup de gueule » de Denis Szalkowski sur son blog :

La question fait référence au fait que Firefox est en train de changer. La prochaine version (v57) va être plus rapide. Beaucoup plus rapide.
Le hic, c’est que ça vient avec un énorme inconvénient : les anciennes extensions ne marcheront plus. Plus du tout.

Firefox 57 utilisera un nouveau système d’extensions, basé sur WebExtensions, donc quelque chose de similaire à ce qu’utilise Chrome, Opera et le reste.

En attendant que les éditeurs mettent à jour leur extensions vers la nouvelle API, ben il va effectivement falloir s’en passer.
Et ça va faire mal : aux utilisateurs, à la communauté, mais aussi à Mozilla : l’une des plus grandes forces de Firefox étaient les extensions, depuis 10~15 ans déjà.

Sauf que… Chrome est arrivé et dispose maintenant également d’un gros catalogue d’extensions, compatibles avec Opera et Vivaldi. Et aujourd’hui, la grande force de Firefox n’en est plus une, et son identité (ce que Denis Szalkowski appelle « ce que nous sommes ») non plus : tout le monde a la même.
Du coup Mozilla, Firefox, et le libre doivent innover. Et pour ça, je pense que c’est le bon choix qui a été fait par Mozilla. Il faut parfois renoncer à certaines choses pour pouvoir avancer.

Je crois que c’est dans le film Interstellar qu’il est dit que les fusées vont vers l’avant seulement s’ils jettent quelque chose en arrière (principe d’action-réaction). Et c’est vrai. Cette phrase telle qu’elle est dite dans le film prend une toute autre dimension cependant : pour que la fusée puisse avancer et sauver la personne qu’elle abrite d’un trou noir menaçant, un autre module doit s’en détacher et être propulsée vers l’arrière, directement sur le trou noir, et avec lui, l’autre personne qu’elle renferme. Cette dernière se sacrifie donc pour que la première puisse survivre.
Il faut jeter des choses pour avancer : en sciences, mais aussi dans la vie (au sens figuré, plus qu’au sens propre), ou bien comme ici, dans un projet comme Firefox.

Il est clair que Mozilla a fait les choses très vite : seulement 3 mois entre la première Nightly et la version finale, et donc pratiquement autant de temps pour tous les dévs d’extensions pour réagir (même si ça fait plus d’un an que certains se bougent, et ont réussis à avoir des extensions prêtes à la release de la Nightly 57, un grand bravo à eux, d’ailleurs <3).
Mais j’estime que vu les parts-de-marché de Firefox actuellement en chute libre et donc de sa force de frappe pour défendre un idéal de web libre, Mozilla devait réagir. Et ils l’ont fait. Des sacrifices ont été fait, mais au final ils ont réussi là où ils auraient également pu échouer, et ça, ça mérite juste un grand bravo.


En ce qui me concerne vis à vis de Firefox, j’étais lassé de la lenteur de Firefox à un moment, et j’étais à deux doigts de passer à Vivaldi. Mon Vivaldi est d’ailleurs toujours là, je l’ai entièrement configuré à ma sauce et je suis prêt à sauter dessus. Sauf que Vivaldi n’avait pas toutes les extensions que j’avais sous Firefox (Chrome ou Opera non plus, hein) et surtout ce n’est pas du libre.

Alors je me suis dit : quitte à perdre toutes mes extensions, entre passer sous Firefox 57 (en Nightly, à l’époque, et aujourd‘hui en bêta) et changer carrément pour me mettre à Vivaldi (qui n’est pas libre), autant essayer Firefox 57.

Et c’est ce que j’ai fait.

Et ça a fait mal.

De mes 11 extensions, aucune n’était directement compatible. Et après quelques recherches manuelles, seules 3 avaient des pré-versions compatibles avec Firefox 57+. Heureusement, se trouvaient parmi celle-là mon bloqueur de pub (µBlock Origin, qui fonctionne parfaitement actuellement). Aujourd’hui, un certain nombre sont déjà déjà traduites, et ça progresse de jour en jour !

Et du coup, ben, je me suis passé de tout le reste : vertical-toolbar, tab-wheel-scrool, greasemonkey, stylish, send-tab-to-device…

Aujourd’hui ? Je vais bien, merci :).

En fait, certaines extensions étaient là depuis plus de 10 ans. Or le web et Firefox ont changé :

  • les 4/5 des scripts greasemonkey ne sont plus nécessaires (la dernière non plus, en fin de compte) ;
  • j’ai avantageusement remplacé Stylish par les fichiers userContent.css déjà prévus dans Firefox ;
  • j’ai aussi trouvé une solution à vertical-toolbar ;
  • Pour Tab-wheel-scrool par contre, le dév a indiqué qu’il ne pourrait pas faire de mise à jour : la nouvelle API n’en prévoyait pas la possibilité. Tant pis, j’ai appris à utiliser les raccourcis claviers (l’on dit parfois qu’il faut environ 3 semaines pour qu’une habitude se perde… je confirme).
  • Pour send-tab-to-device, qui permet d’utiliser Firefox Sync dans le sens « desktop vers mobile » (étrangement impossible sous Firefox <55), cette option existe maintenant dans Firefox 57 en natif. Nickel, donc.

Autrement dit : pourquoi installer des extensions devenues inutiles ? Je n’en ai plus que 3 aujourd’hui et ça me va : µBlock Origin, TextAreaCache Lite et I don't care about cookies.

Au final, je suis totalement satisfait de Firefox 57.

Ouais ça m’a forcé à changer des habitudes (j’ai dû me faire à l’usage de raccourcis claviers), j’ai subis des plantages d’extensions en phase de développement, j’ai du chercher des alternatives, j’ai dû surveiller des mises à jour. Mais tout ça n’est qu’un problème de jeunesse qui finiront par être résolus dans les mois qui viennent.

Ayant utilisé Nightly 57 (très instable), je suis aujourd’hui sur le canal Bêta (toujours en version 57) et je pense y rester.

Le navigateur Firefox Nightly bouge beaucoup et c’est effectivement très instable. La Bêta est également instable, mais largement moins (elle est instable « sur le papier » en fait), et elle permet d’avoir les choses nouvelles sans attendre la version stable normal. Je pense que c’est un bon compromis entre la stabilité et l’accès en avant-premières aux nouveautés dans le navigateur. Mais ça c’est à chacun d’en juger.


Le message que je veux faire passer ici, et principalement en réponse à l’article cité au début : quitte à changer de navigateur, autant passer de Firefox (56) à Firefox (57+) : l’effort à fournir sera le même (temps d’adaptation, etc.), mais on reste chez Mozilla, on reste sur du libre, et on retrouvera très largement ses marques d’ici quelques temps.

Je comprends totalement que Mozilla y est allé très vite entre les premières versions Nightly de 57 cet été et leur release finale dans un mois (laissant un temps extrêmement court aux dév d’extensions pour se mettre à jour), mais quand on voit que Firefox était devenu lent, que les parts-de-marchés sont devenues ridicules (et les PDM sont ici synonymes de force de frappe dans le monde du Web), il fallait agir, et très vite.

Firefox 57 est d’une vitesse incroyable, oui.
C’est un navigateur totalement refait, oui.
Mozilla a refait sa charte graphique aussi, oui.

Mais laisser tomber Mozilla et Firefox à un tournant de leur histoire et de celui du Web, l’abandonner au moment où il redevient enfin le meilleur, ça serait donner une victoire totale à Google et Chrome (avec ce que ça entraîne pour tous les webdev et sites du monde) et ça, je trouve ça vraiment très dommage et pas du tout mérité.

Donc si je peux me permettre, si vous souhaitez rester sous Firefox mais que vous avez peur, laissez-lui une chance : vous ne le regretterez pas, ça j'en suis absolument convaincu.

On pointe une arme à tous les citoyens de cette planète et on appelle ça la protection ?
— Captain America à Nick Fury, dans « Captain America, le soldat de l’hiver »

Lire ça :

Ça fait un moment que l’on place des caméras partout, qu’on arme jusqu’à les policiers municipaux et même quand ils ne sont pas en service — rétablissant ainsi la peine de mort dont on place la gâchette entre leur mains, après l’avoir prise à ceux de la justice en 1981 — qu’on traite tout le monde comme un suspect potentiel, qu’on demande partout à tout le monde d’être vigilant : et si votre voisin était un terroriste ? et si la personne à côté de vous dans le train était un terroriste avec une bombe dans ses bagages ?

Ça fait des années qu’on change les termes « vidéo-surveillance » en «  vidéo-protection », pour nous faire croire que c’est une caméra qui va nous protéger d’un fou armée d’un semi-automatique ou d’une bombe artisanale conçue avec 5€ de produits ménagers.

L’on commence à faire des systèmes de reconnaissance faciale intégrée à ces-dits caméras. L’on parle également déjà de drones embarquant ces caméras pour surveiller des civils, et peut-être même des armes, bientôt, pour faire comme dans les jeux-vidéos où l’histoire se déroule dans un monde de dictature post-apocalyptique.

Si on résume, on se trouve dans une société où chacun de nos voisins est un potentiel suspect, que ce soit aux yeux de la police ou de chaque citoyen, et l’on devrait avoir peur de tout et de tout le monde. C’est beau, non ?
En fait, l’idée même derrière l’instauration d’une terreur permanente, et en particulier quand c’est le gouvernement qui orchestre tout ça, c’est ce que l’on appelle le terrorisme.

Alors, je sais, l’on va se demander « comment discerner les méchants qui utilisent des bombes pour tuer des innocents dans le métro, et ceux qui utilisent des armes normalisées pour faire la même chose mais sur ordre de ceux que nous avons élu par le biais des urnes ? » ?

Je propose qu’on utilise le terme de « terroriste » et de « terrorisme » comme on l’a toujours fait : pour les individus et les organisations de déséquilibrés mentaux en tout genre qui utilisent toute leur imagination pour perpétrer des crimes. Ceci ne change donc pas.

Par contre, j’aimerais utiliser le terme de « terreurisme » comme étant la peur instaurée par le gouvernement pour mieux régner sur les civiles.

Comme ça l’on sait de quoi on parle, tout en maintenant un sens relativement proche à ces deux termes, ce qui est normal quand leur définition est également très très proche.

Un site (re)-fait surface en ce moment sur les rézosocio® : PolitiScales.

Après une centaine de questions, il est censé vous donner votre orientation politique, basé sur 6 axes différents. J’ai fait le test, les résultats sont .

*judging hard*

Nul doute que ce genre de test a été fait avec un certains sérieux, mais je persiste à trouver dommage de résumer les idées d’une personne sur seulement 6 points.
Je pense qu’il y a 7 milliards d’êtres humains sur la Terre et donc 7 milliards d’orientations politiques également.

Il n’y a pas 6 nuances de gris, mais une infinité de couleurs.

Au delà de ça, je note quand même quelques trucs.
Ça par exemple :

La philosophie et les idéologies en générales sont mises de coté au profit de la gestion.

En gros, regarder les problèmes au cas par cas plutôt qu’appliquer des méthodes toutes prêtes issues d’un bouquin.

C’est la raison d’être d’un tribunal présidé par des gens. On ne vit pas dans un État où un crime appelle à une punition toute faite, mais où chaque personne paye en fonction de ce qu’il est. Une même conséquence, mais avec des causes différentes appelle naturellement à des jugements différents (par exemple, c’est pour ça que l’on distingue l’homicide involontaire (ie un accident) de l’homicide volontaire (meurtre) de l’assassinat (prémédité) : le résultat est le même (une personne est tuée) mais pas les conséquences).

Pour le reste, ça confirme ce que je sais déjà : à l’exception notable de l’idée d’abolir les frontières politiques (pas culturelles : cultiver ses différences reste selon moi une force) et de celles d’accepter le progrès et le changement plutôt que s’encrasser dans les traditions qui ne fonctionne pas, je suis plutôt centriste avec une grande part d’incertitude sur chaque question (justement parce que je trouve que « ça dépend » ; ie le pragmatisme ; ie la phrase ci-dessus).

Par contre je ne comprends pas leur système de drapeaux. Encore un moyen de se coller mutuellement des étiquettes sur la tronche dans le but de se taper dessus ?

S’il ne devait en rester un, mon seul drapeau serait le drapeau Pirate, mais là aussi, il n’est pas vraiment nécessaire ni utile car il y en a plein de différents (et faire des groupes à un seul membre à chaque fois, c’est un peu idiot).

Non pas pour le violence et le rhum, mais pour le côté « refus d’un système injuste » et « recherche d’un idéal personnalisé et concocté de mon propre coté en piochant le meilleur où il se trouve sans regarder son origine ».

… et par conséquent avec une grosse dose de « j’en ai rien à foutre d’avoir du monde à mes côté. Qui m’aime me suive, et les autres je vous encourage à voguer ailleurs si ça vous rend plus heureux : ce monde est assez vaste pour que chacun y construise ses idéaux ».

Apparemment, certains sont d’accord avec eux mêmes pour se dire (et dire aux autres) que la science est une croyance. Je ne suis pas d’accord.

Déjà, la science n’est pas une croyance car on n’a pas besoin de croire pour qu’elle opère de façon visible, concrète et factuellement indiscutable.

Ce n’est pas parce que vous cessez de croire à la gravité que vous allez vous envoler : elle continuera de vous maintenir les deux pieds sur terre quoi que vous pensez.

La réalité, au travers des principes de la nature, n’en a rien à faire que vous croyez en elle ou non. Les principes de la nature sont les mêmes pour tous : femme, homme, blanc, noir, gros, petit, barbu, blond, chaton ou théière : vous serez attirés vers la Terre et vous subirez la gravité de cette dernière de façon identique.
Vous avez toujours le choix de dire ce que vous voulez à propos d’elle, mais vous n’avez pas le choix que de vous soumettre et de la subir.

La science ? Ce n’est que la description de cette réalité dans le langage des mathématiques. Rien de plus. Il n'y a pas de place, en science, pour le surnaturel, la magie, ou les opinions personnelles farfelues.

Si le langage des mathématiques n’est pas une langue que vous maîtrisez, allez l’apprendre ! Mais ne venez pas dire que c’est faux sans en avoir la preuve.
Sachez que l’on vous écoutera lorsque vous parlerez vous aussi le langage des mathématiques, mais pas avant.


Que je sois bien clair : on est dans un pays libre. Chacun pense ce qu’il veut, chacun dit ce qu’il veut.
C’est grâce à ces principes là que moi-même je suis permis d’écrire sur ce blog.

La liberté d’expression, c’est de pouvoir dire ce qu’on veut sans craindre de répression de la part de quiconque, et par répression, je veux dire « répression pénale » (quiconque ait écrit la loi) : c’est à dire qu’une autorité quelconque me condamne pour avoir dit quelque chose.

Une critique, un avis différent et/ou opposé, ce n’est pas une répression. C’est un constituant des mêmes deux libertés, mais appliquées aux autres personnes. Dans ce cas présent, j’utilise ce droit d’avoir un avis différent pour expliquer mon désaccord avec ceux qui disent que « la science est une croyance ».

Certains sont tout à fait en droit de penser que la Terre est plate. Qui suis-je pour dire que c’est interdit ? Qui sommes-nous ? Personne.

Par contre je ne suis pas obligé d’écouter. Je ne suis pas obligé d’être d’accord. Et par contre, je peux dire des choses moi aussi : que la Terre n’est pas plate, par exemple.

Au final, pour se départager, il va falloir lancer un débat. Mais soyez sûrs qu’avec deux explications contradictoires à propos d’un fait unique et indiscutable, il y aura au minimum une des deux façons de pensées qui soit fausse et au maximum une qui soit vraie. Pour l’exemple de la Terre plate, je vous laisse vous débrouiller, vous avez des yeux pour voir et un cerveau pour réfléchir, analyser et conclure.

Le truc c’est qu’une fois qu’une des idées a été montrée comme fausse, il s’agit de l’abandonner, puis d’accepter la solution qui aura été démontrée comme étant réelle (et ça veut dire ici « qui explique ce qu’on observe dans la réalité », pas « qui soit écrit dans un livre », ni « qui me convient le mieux » : un livre n’est pas la réalité, seule la réalité est la réalité).

À partir de là, si vous choisissez de vous cramponner à une idée fausse, que voulez-vous que je vous dise, à part que vous êtes fous ? Après tout, c’est une définition de la folie, que de penser vivre dans un monde qui n’est pas le monde réel…

Une batterie, c’est une façon comme une autre de stocker de l’énergie pour une utilisation ultérieure.
Le problème des batteries actuelle (au Lithium), c’est à la fois leur capacité (quantité d’énergie stockée) et leur temps de recharge (le temps nécessaire pour placer toute l’énergie à l’intérieur).

Dans les deux cas, on est d’accord qu’il y a largement la place pour de l’amélioration.
De là à dire qu’on peut recharger une voiture en quelques secondes, pardonnez-moi de vous remettre les pieds sur terre, mais non, ce n’est pas possible. Et ça ne le sera probablement pas avant très longtemps. Et voilà pourquoi.

Prenons l’exemple de la Tesla modèle S : il y a plusieurs configurations possibles, mais la plus petite batterie fait 75 kWh. Ce nombre correspond à la quantité d’énergie que la batterie peut stocker.
75 kWh d’énergie, c’est une façon de dire que la batterie peut stocker assez d'énergie pour ensuite délivrer une puissance continue de 75 kW durant 1 h. Ou bien 150 kW durant 30 minutes. Ou encore 7,5 kW durant 10 heures.

Lors de la recharge (supposée sans pertes), c’est l’inverse : pour recharger une telle batterie en 1 h, il faut l’alimenter avec 75 kW de puissance. Pour la recharger en 15 minutes, il faut un chargeur de 300 kW.

L’article dit « quelques secondes ».
« Quelques » c’est assez vague, mais plaçons nous dans le cas où l’on parle de « 10 secondes ».

Pour recharger la batterie de 75 kWh en 10 secondes, il faut un chargeur capable de délivrer une puissance de… 27 000 kW. Soit vingt-sept mégawatt.

Pour vos donner une idée, le type d’installation la plus répandue en France est celle qui propose 6 kW à une maison toute entière (en réalité on parle de 6 kVA, mais pour simplifier un peu, on va dire que c’est la même chose, l’erreur n’est pas très importante et de toute façon pas énorme).

Afin de recharger en 10 secondes notre Tesla S, il faudrait donc une puissance électrique équivalente à 4 500 ménages, soit la puissance électrique délivrée par EDF à une ville de 10 000 habitants environ.

Le problème n’est pas la quantité d’électricité nécessaire, mais la vitesse à laquelle on l’injecte dans notre batterie : pour transporter 75 kWh d’énergie en 10 secondes de votre prise à la batterie, il faut non seulement une source d’énergie colossale, mais aussi une prise énorme ainsi que des câbles démesurément gros.

Si on reste sur du 230 V, le câble serait traversé par 117 000 ampères. N’importe quel câble fondrait instantanément avec une telle intensité. Avec la gaine du câble, la prise, le mur, le compteur, le transformateur électrique et même toute l’installation EDF jusqu’à la sortie de la centrale. C’est juste infaisable.

Pour vous donner une autre idée, même recharger un téléphone portable en 5 secondes n’est pas possible : il faudrait faire passer du 16 A sous 230 V dans votre téléphone. C’est à peu près le câble utilisé pour un chauffage électrique de 3 000 W : ces câbles sont gros et ce n’est pas pour rien : à cette puissance, le cordon d’alimentation risque de fondre si il était moins gros, tellement ça chauffe.

Tout ça pour dire qu’on ne verra sûrement jamais une voiture électrique recharger en « quelques secondes ». Au moins, quelques dizaines de minutes, au pire, une heure ou deux (et encore, pas avec n’importe quelle prise), mais jamais quelques secondes. En réalité, même un smartphone ne sera jamais rechargé en quelques secondes.

Et il n’est ici pas question du type de batterie : un super condensateur à nanotubes de carbone sera sûrement plus efficace pour stocker l’électricité ainsi qu’une plus grande quantité d’électricié, mais il ne se rechargera pas infiniment rapidement pour autant. Ce sont deux choses et deux problèmes bien différents.

Pour sa première visite à l'Assemblée nationale en tant que député fraîchement élu, Jean-Luc Mélenchon s'est plaint de la présence du drapeau européen, pas assez républicain à ses yeux. Et il en a profité pour souligner combien il est un symbole... marial.

(Drapeau européen et Vierge Marie : pourquoi Mélenchon a raison)

Ouais, alors autant j’apprécie assez à la fois le franc parler de JLM et une partie de son programme (pratiquement tout à l’exception de son anti-européisme), autant là je trouve sa remarque débile. Juste, mais débile.

Ouais, il a raison : les douze étoiles ont une connotation religieuse. Et alors ?
Il s’attendait à quoi en étant né dans un pays, un continent même, dont l’histoire est, sur pratiquement 2 000 ans, étroitement lié à celle d’une religion ?

Dieu sait que je m’en cogne de la religion (oui cette tournure de phrase est voulue — je préfère le dire, hein), que je considère ça comme personnel et que ça devrait le rester, mais dans un pays comme la France, 2 000 ans de symbolique, de meurs, d’histoire ne s’effacent pas en un jour. Être un pays laïc ne signifie pas qu’on doit bannir tous les signes religieux partout.

Je l’ai déjà dit : si on veut aller dans son sens, alors il faudrait tout changer dans notre société, à commencer par notre calendrier (y compris le nom des mois et des jours). J’imagine que JLM s’esclaffe quotidiennement devant son calendrier en se disant que l’an « 2017 » ce sont deux mille dix-sept années après Jésus Christ ? Et que le jour où il a fait sa remarque (un mercredi) il a dit que c’était insoutenable de vivre un jour nommé d’après un dieu romain ? C’est la République Française, ici, pas l’Empire Romain, par toutatis !

Et le calendrier n’est que le début de ce qu’il faudrait interdire, le début d’une très longue liste.

Pourtant, perso, je préfère la seconde solution d’un État Laïc : plutôt que de tout nettoyer au carsher, et tout peindre en blanc, on peut aussi laisser tout le monde faire comme il veut et devenir une société ouverte, avec des gens ouverts d’esprits.

Le fait que l’espace devient le terrain de jeu des entreprises privées n’est pas un hasard du tout. C’est logique.

J’en ai déjà parlé. Et je maintiens : le seul problème avec cette privatisation des routes vers l’espace, c’est qu’elle n’a pas eu lieue 30 ans plus tôt !

Ce n’est pas au gouvernement d’assurer la tâche répétitive d’envoyer des gens sur l’ISS et les faire rentrer sur Terre. Et même si l’ISS est une station de recherche, ce n’est pas l’État qui transporte les chercheurs vers leur centre de recherche quand ce dernier se trouve sur Terre, mais les compagnies de bus, ou bien les voitures personnelles. Bien.

Le rôle de l’État est d’assumer des risques qu’aucune compagnie privée ne peut prendre, car prendre des risques n’est pas économiquement viable. L’État prend ces risques car il n’a pas de retour économique à attendre, il n’est pas là pour ça.

En l’occurrence, la Nasa a vu la jour durant la Guerre Froide : la conquête spatiale a d’ailleurs été dominée par les soviétiques : première fusée, première fusée en orbite, premier animal dans l’espace, premier homme dans l’espace, première femme dans l’espace…
La Nasa a été créée en réponse à ça, sur la base de la Guerre : une fusée c’est simplement un missile avec des gens dedans. La seule chose qu’ils ont fait en premier, c’est poser un humain sur la Lune et le ramener vivant.

L’État sert à repousser les frontières du possibles où il est possible d’aller et ce qui est possible de faire. C’est le principe de toute la recherche qui n’a à première vue pas de retombées économiques directes (ce sont d’ailleurs même les entreprises privées qui en profitent, en sous-traitant l’État — Lockhead, Boeing, etc. pour la Nasa — proposant en retour des emplois, des impôts et des retombées économiques secondaires pour tout le monde).

Une fois que la route est pavée, bien maîtrisée, elle est mise à disposition des boîtes privées qui sont intéressées et ce sont elles qui deviennent les acteurs sur ces routes. Ceci laisse ensuite à l’État le soin de pouvoir ouvrir de nouvelles frontières (dans l’exploration spatiale, on parle aujourd’hui d’aller sur Mars ou d’établir une base sur la Lune).

Cette exploration faite par l’État puis reprise à son compte par les boîtes privées s’est toujours faite :

  • le voyage vers l’Amérique a été financée par le Roi d’Espagne, avant de permettre à des entreprises privées de fonder le commerce des épices et des esclaves (oui je n’ai pas dit que ça a toujours été éthique, même si pour l’époque ça n’avait rien d’anormal).
  • la recherche sur l’électricité et le magnétisme par M. Faraday a été financée par la Grande Bretagne. Faraday, face aux critiques sur l’inutilité de ses travaux dira même « peu importe ce que coûtent mes travaux sur l’électricité : un jour vous pourrez le taxer ». Tous les appareils électriques chez vous et dehors sont issus de ses travaux. Et tous sont fabriqués par des boîtes privées (et tous taxés par le gouvernement :p). Sans compter les compagnies d’électricité, elles aussi privées.
  • la recherche sur la thermodynamique (qui donnera naissance aux voitures et aux moteurs thermique ou aux frigos) aussi.
  • la recherche sur les ondes (par Hertz et les autres) : aujourd’hui la télécommunication sans fil est privatisée.
  • la mise en place du premier chemin de fer (avant d’être (ou se faire) privatisé)
  • la mise en place de l’aviation.
  • la mise en place d’Internet : ce qui était un sujet de recherche et militaire est aujourd’hui privatisé. Ce sont les entreprises qui installent le réseau, que je sache.

Quant à la recherche scientifique en général, je vais pas me répéter : ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de retombées économiques sur votre compte en banque que ça ne contribue pas au progrès de l’espèce humaine sur le long terme. J’en parle , , , .

La chimie et le nucléaire, tout le monde le sait : c’est mal. C’est toxique. Et je vais vous le montrer.

L’air en France ne contient plus que 21% d’oxygène. Le reste c’est le produit d’évaporation à −196 °C de l’azote liquide. Ce gaz (qui est diatomique) vous tuerait si vous ne respiriez que ça.

L’eau du robinet, ainsi que l’eau minérale et l’eau de source ont en moyenne une concentration de 0,03% d’eau-lourde, ainsi que des traces de tritium. Le premier est un produit utilisé dans l’industrie nucléaire et pour la détection des neutrinos. Le second est hautement radioactif et constitue le carburant du futur réacteur à fusion de l’ITER.
Ces deux produits ne sont réglementés dans l’eau de consommation dans aucun pays.

L’eau a un pH de 7, le plus élevé de tous les acides existants, qu’ils soient naturels ou artificiels.

Le chlore est utilisé pour tuer les bactéries. Le sodium est utilisé comme caloporteur dans les centrales nucléaires. À l’état solide, c’est aussi un métal qui flotte sur l’eau et qui explose à son contact. Sodium et chlore sont présents dans le sel, la viande hachée, le poisson fumé, le poisson pané, le lait, les biscuits apéritifs et dans la majorité des plats, qu’ils soient fast-food, bio ou végan.

Les pommes, cerises, pêches, amandes et autres fruits à noyau vendues en grande surface contiennent du cyanure, un poison. Mieux, mêmes s’ils sont bio et ramassées dans votre jardin, ils contiennent toujours du cyanure.

L’argent (le métal) est utilisé dans les bijoux. Associé à l’iode, il est utilisé pour modifier la météo. Projeté dans l’air, il provoque la nucléation des gouttes de pluie et engendre alors les précipitations.

Le sel de substitution, estampillé « sans sodium » correspond au sel de potassium. Premièrement, c’est ce produit qu’ils injectent aux condamnés à mort afin de provoquer un arrêt du cœur. Et deuxièmement, il est radioactif au point d’exciter un compteur Geiger-Müller. Ne mangez pas trop salé, hein.

Bon. Alors il faut faire quoi ? Manger des choses naturelles, pardi : c’est forcément bon : c’est naturel !
Enfin, je vous invite à regarder cette vidéo, extraite d’un reportage télévisé à propos de la présence d’une autre molécule chimique dans notre environnement et notre alimentation.

… et à vous poser deux minutes et repenser à tout ça.

Car « chimique » et « nucléaire » ne sont que deux mots.
Car tout ce qui est chimique n’est pas forcément mauvais.
Car tout ce qui est naturel n’est pas forcément bon.

Et selon les mots choisis, on peut et on veut faire peur.

La conclusion dans la vidéo le dit, mais je vais répéter ici : oui, parfois, même régulièrement, il y a des problèmes sévères de pollution ou d’intoxication à cause d’une fuite d’un produit chimique quelconque quelque part.
Mais ça ne veut pas dire que si on trouve tel ou tel produit ici ou là, il faut tout de suite paniquer. La technologie actuelle permet de détecter tout ce que l’on cherche partout où l’on cherche. Vos cheveux contiennent du cyanure et du benzène. L’air dans votre voiture contient du mercure ou du radon. C’est un fait. Mais en quelles proportions ? Probablement quelques molécules seulement, ce qui est 100% sans danger sur un organisme composé de quelques quadrilliards d’atomes. Et encore : il y a de grandes chances que ces atomes soient associées à d’autres atomes qui le rendent alors totalement inoffensifs (l’exemple du chlore, dans ma liste). Pas la peine de paniquer pour n’importe quoi.

Concernant le nucléaire. Oui, l’état du parc nucléaire en France et en Europe est catastrophique et on risque gros en voulant continuer à payer l’électricité au prix bas et à maintenir ça profitable (donc en faisant l’impasse sur l’entretient). Mais est-ce que ça veut dire qu’il faut se passer de cette énergie ? Le nucléaire tue moins que toutes les autres énergies. Le charbon émet 100 fois plus de radioactivité dans l’air que les centrales atomiques (chiffre et source à confirmer).
Aussi, les centrales nucléaires actuelles (basées sur la filière de l’uranium et du plutonium) sont dangereuses car elles peuvent exploser si on ne fait rien. D’autres méthodes existent pourtant, comme les centrales au thorium (lien avec un reportage intéressant), qui s’éteignent si on ne fait rien et qui ne peuvent pas (par leur principe de fonctionnement même) surchauffer. Oui oui : pas de risque d’emballement du réacteur.
Le côté négatif c’est qu’il ne produit pas de quoi satisfaire la demande en plutonium militaire. C’est dommage hein ?