Un site (re)-fait surface en ce moment sur les rézosocio® : PolitiScales.

Après une centaine de questions, il est censé vous donner votre orientation politique, basé sur 6 axes différents. J’ai fait le test, les résultats sont .

*judging hard*

Nul doute que ce genre de test a été fait avec un certains sérieux, mais je persiste à trouver dommage de résumer les idées d’une personne sur seulement 6 points.
Je pense qu’il y a 7 milliards d’êtres humains sur la Terre et donc 7 milliards d’orientations politiques également.

Il n’y a pas 6 nuances de gris, mais une infinité de couleurs.

Au delà de ça, je note quand même quelques trucs.
Ça par exemple :

La philosophie et les idéologies en générales sont mises de coté au profit de la gestion.

En gros, regarder les problèmes au cas par cas plutôt qu’appliquer des méthodes toutes prêtes issues d’un bouquin.

C’est la raison d’être d’un tribunal présidé par des gens. On ne vit pas dans un État où un crime appelle à une punition toute faite, mais où chaque personne paye en fonction de ce qu’il est. Une même conséquence, mais avec des causes différentes appelle naturellement à des jugements différents (par exemple, c’est pour ça que l’on distingue l’homicide involontaire (ie un accident) de l’homicide volontaire (meurtre) de l’assassinat (prémédité) : le résultat est le même (une personne est tuée) mais pas les conséquences).

Pour le reste, ça confirme ce que je sais déjà : à l’exception notable de l’idée d’abolir les frontières politiques (pas culturelles : cultiver ses différences reste selon moi une force) et de celles d’accepter le progrès et le changement plutôt que s’encrasser dans les traditions qui ne fonctionne pas, je suis plutôt centriste avec une grande part d’incertitude sur chaque question (justement parce que je trouve que « ça dépend » ; ie le pragmatisme ; ie la phrase ci-dessus).

Par contre je ne comprends pas leur système de drapeaux. Encore un moyen de se coller mutuellement des étiquettes sur la tronche dans le but de se taper dessus ?

S’il ne devait en rester un, mon seul drapeau serait le drapeau Pirate, mais là aussi, il n’est pas vraiment nécessaire ni utile car il y en a plein de différents (et faire des groupes à un seul membre à chaque fois, c’est un peu idiot).

Non pas pour le violence et le rhum, mais pour le côté « refus d’un système injuste » et « recherche d’un idéal personnalisé et concocté de mon propre coté en piochant le meilleur où il se trouve sans regarder son origine ».

… et par conséquent avec une grosse dose de « j’en ai rien à foutre d’avoir du monde à mes côté. Qui m’aime me suive, et les autres je vous encourage à voguer ailleurs si ça vous rend plus heureux : ce monde est assez vaste pour que chacun y construise ses idéaux ».

Apparemment, certains sont d’accord avec eux mêmes pour se dire (et dire aux autres) que la science est une croyance. Je ne suis pas d’accord.

Déjà, la science n’est pas une croyance car on n’a pas besoin de croire pour qu’elle opère de façon visible, concrète et factuellement indiscutable.

Ce n’est pas parce que vous cessez de croire à la gravité que vous allez vous envoler : elle continuera de vous maintenir les deux pieds sur terre quoi que vous pensez.

La réalité, au travers des principes de la nature, n’en a rien à faire que vous croyez en elle ou non. Les principes de la nature sont les mêmes pour tous : femme, homme, blanc, noir, gros, petit, barbu, blond, chaton ou théière : vous serez attirés vers la Terre et vous subirez la gravité de cette dernière de façon identique.
Vous avez toujours le choix de dire ce que vous voulez à propos d’elle, mais vous n’avez pas le choix que de vous soumettre et de la subir.

La science ? Ce n’est que la description de cette réalité dans le langage des mathématiques. Rien de plus. Il n'y a pas de place, en science, pour le surnaturel, la magie, ou les opinions personnelles farfelues.

Si le langage des mathématiques n’est pas une langue que vous maîtrisez, allez l’apprendre ! Mais ne venez pas dire que c’est faux sans en avoir la preuve.
Sachez que l’on vous écoutera lorsque vous parlerez vous aussi le langage des mathématiques, mais pas avant.


Que je sois bien clair : on est dans un pays libre. Chacun pense ce qu’il veut, chacun dit ce qu’il veut.

C’est grâce à ces principes là que moi-même je suis permis d’écrire sur ce blog. La liberté d’expression, c’est de pouvoir dire ce qu’on veut sans craindre de répression de la part de quiconque, et par répression, je veux dire « répression pénale » (quiconque ait écrit la loi) : c’est à dire qu’une autorité quelconque me condamne pour avoir dit quelque chose.
Une critique, un avis différent et/ou opposé, ce n’est pas une répression. C’est un constituant des mêmes deux libertés, mais appliquées aux autres personnes. Dans ce cas présent, j’utilise ce droit d’avoir un avis différent pour expliquer mon désaccord avec ceux qui disent que « la science est une croyance ».

Certains sont tout à fait en droit de penser que la Terre est plate. Qui suis-je pour dire que c’est interdit ? Qui sommes-nous ? Personne.
Par contre je ne suis pas obligé d’écouter. Je ne suis pas obligé d’être d’accord. Et par contre, je peux dire des choses moi aussi : que la Terre n’est pas plate, par exemple.

Au final, pour se départager, il va falloir lancer un débat. Mais soyez sûrs qu’avec deux explications contradictoires à propos d’un fait unique et indiscutable, il y aura au minimum une des deux façons de pensées qui soit fausse et au maximum une qui soit vraie. Pour l’exemple de la Terre plate, je vous laisse vous débrouiller, vous avez des yeux pour voir et un cerveau pour réfléchir, analyser et conclure.

Le truc c’est qu’une fois qu’une des idées a été montrée comme fausse, il s’agit de l’abandonner, puis d’accepter la solution qui aura été démontrée comme étant réelle (et ça veut dire ici « qui explique ce qu’on observe dans la réalité », pas « qui soit écrit dans un livre » : un livre n’est pas la réalité, seule la réalité est la réalité).

À partir de là, si vous choisissez de vous cramponner à une idée fausse, que voulez-vous que je vous dise, à part que vous êtes fous ? Après tout, c’est une définition de la folie, que de penser vivre dans un monde qui n’est pas le monde réel…

Une batterie, c’est une façon comme une autre de stocker de l’énergie pour une utilisation ultérieure.
Le problème des batteries actuelle (au Lithium), c’est à la fois leur capacité (quantité d’énergie stockée) et leur temps de recharge (le temps nécessaire pour placer toute l’énergie à l’intérieur).

Dans les deux cas, on est d’accord qu’il y a largement la place pour de l’amélioration.
De là à dire qu’on peut recharger une voiture en quelques secondes, pardonnez-moi de vous remettre les pieds sur terre, mais non, ce n’est pas possible. Et ça ne le sera probablement pas avant très longtemps. Et voilà pourquoi.

Prenons l’exemple de la Tesla modèle S : il y a plusieurs configurations possibles, mais la plus petite batterie fait 75 kWh. Ce nombre correspond à la quantité d’énergie que la batterie peut stocker.
75 kWh d’énergie, c’est une façon de dire que la batterie peut délivrer une puissance continue de 75 kW émise durant 1 h. Ou bien 150 kW émise durant 30 minutes. Ou encore 300 kW émise durant 15 minutes.

Lors de la recharge (supposée sans pertes), c’est l’inverse : pour recharger une telle batterie en 1 h, il faut l’alimenter avec 75 kW de puissance. Pour la recharger en 15 minutes, il faut un chargeur de 300 kW.

L’article dit « quelques secondes ».
« Quelques » c’est assez vague, mais plaçons nous dans le cas où l’on parle de « 10 secondes ».

Pour recharger la batterie de 75 kWh en 10 secondes, il faut un chargeur capable de délivrer une puissance de… 27 000 kW. Soit vingt-sept mégawatt.

Pour vos donner une idée, le type d’installation la plus répandue en France est celle qui propose 6 kW à une maison toute entière (en réalité on parle de 6 kVA, mais pour simplifier un peu, on va dire que c’est la même chose, l’erreur n’est pas très importante et de toute façon pas énorme).

Afin de recharger en 10 secondes notre Tesla S, il faudrait donc une puissance électrique équivalente à 4 500 ménages, soit la puissance électrique délivrée par EDF à une ville de 10 000 habitants environ.

Le problème n’est pas la quantité d’électricité nécessaire, mais la vitesse à laquelle on l’injecte dans notre batterie : pour transporter 75 kWh d’énergie en 10 secondes de votre prise à la batterie, il faut non seulement une source d’énergie colossale, mais aussi une prise énorme ainsi que des câbles démesurément gros.

Si on reste sur du 230 V, le câble serait traversé par 117 000 ampères. N’importe quel câble fondrait instantanément avec une telle intensité. Avec la gaine du câble, la prise, le mur, le compteur, le transformateur électrique et même toute l’installation EDF jusqu’à la sortie de la centrale. C’est juste infaisable.

Pour vous donner une autre idée, même recharger un téléphone portable en 5 secondes n’est pas possible : il faudrait faire passer du 16 A sous 230 V dans votre téléphone. C’est à peu près le câble utilisé pour un chauffage électrique de 3 000 W : ces câbles sont gros et ce n’est pas pour rien : à cette puissance, le cordon d’alimentation risque de fondre si il était moins gros, tellement ça chauffe.

Tout ça pour dire qu’on ne verra sûrement jamais une voiture électrique recharger en « quelques secondes ». Au moins, quelques dizaines de minutes, au pire, une heure ou deux (et encore, pas avec n’importe quelle prise), mais jamais quelques secondes. En réalité, même un smartphone ne sera jamais rechargé en quelques secondes.

Et il n’est ici pas question du type de batterie : un super condensateur à nanotubes de carbone sera sûrement plus efficace pour stocker l’électricité ainsi qu’une plus grande quantité d’électricié, mais il ne se rechargera pas infiniment rapidement pour autant. Ce sont deux choses et deux problèmes bien différents.

Pour sa première visite à l'Assemblée nationale en tant que député fraîchement élu, Jean-Luc Mélenchon s'est plaint de la présence du drapeau européen, pas assez républicain à ses yeux. Et il en a profité pour souligner combien il est un symbole... marial.

(Drapeau européen et Vierge Marie : pourquoi Mélenchon a raison)

Ouais, alors autant j’apprécie assez à la fois le franc parler de JLM et une partie de son programme (pratiquement tout à l’exception de son anti-européisme), autant là je trouve sa remarque débile. Juste, mais débile.

Ouais, il a raison : les douze étoiles ont une connotation religieuse. Et alors ?
Il s’attendait à quoi en étant né dans un pays, un continent même, dont l’histoire est, sur pratiquement 2 000 ans, étroitement lié à celle d’une religion ?

Dieu sait que je m’en cogne de la religion (oui cette tournure de phrase est voulue — je préfère le dire, hein), que je considère ça comme personnel et que ça devrait le rester, mais dans un pays comme la France, 2 000 ans de symbolique, de meurs, d’histoire ne s’effacent pas en un jour. Être un pays laïc ne signifie pas qu’on doit bannir tous les signes religieux partout.

Je l’ai déjà dit : si on veut aller dans son sens, alors il faudrait tout changer dans notre société, à commencer par notre calendrier (y compris le nom des mois et des jours). J’imagine que JLM s’esclaffe quotidiennement devant son calendrier en se disant que l’an « 2017 » ce sont deux mille dix-sept années après Jésus Christ ? Et que le jour où il a fait sa remarque (un mercredi) il a dit que c’était insoutenable de vivre un jour nommé d’après un dieu romain ? C’est la République Française, ici, pas l’Empire Romain, par toutatis !

Et le calendrier n’est que le début de ce qu’il faudrait interdire, le début d’une très longue liste.

Pourtant, perso, je préfère la seconde solution d’un État Laïc : plutôt que de tout nettoyer au carsher, et tout peindre en blanc, on peut aussi laisser tout le monde faire comme il veut et devenir une société ouverte, avec des gens ouverts d’esprits.

Le fait que l’espace devient le terrain de jeu des entreprises privées n’est pas un hasard du tout. C’est logique.

J’en ai déjà parlé. Et je maintiens : le seul problème avec cette privatisation des routes vers l’espace, c’est qu’elle n’a pas eu lieue 30 ans plus tôt !

Ce n’est pas au gouvernement d’assurer la tâche répétitive d’envoyer des gens sur l’ISS et les faire rentrer sur Terre. Et même si l’ISS est une station de recherche, ce n’est pas l’État qui transporte les chercheurs vers leur centre de recherche quand ce dernier se trouve sur Terre, mais les compagnies de bus, ou bien les voitures personnelles. Bien.

Le rôle de l’État est d’assumer des risques qu’aucune compagnie privée ne peut prendre, car prendre des risques n’est pas économiquement viable. L’État prend ces risques car il n’a pas de retour économique à attendre, il n’est pas là pour ça.

En l’occurrence, la Nasa a vu la jour durant la Guerre Froide : la conquête spatiale a d’ailleurs été dominée par les soviétiques : première fusée, première fusée en orbite, premier animal dans l’espace, premier homme dans l’espace, première femme dans l’espace…
La Nasa a été créée en réponse à ça, sur la base de la Guerre : une fusée c’est simplement un missile avec des gens dedans. La seule chose qu’ils ont fait en premier, c’est poser un humain sur la Lune et le ramener vivant.

L’État sert à repousser les frontières du possibles où il est possible d’aller et ce qui est possible de faire. C’est le principe de toute la recherche qui n’a à première vue pas de retombées économiques directes (ce sont d’ailleurs même les entreprises privées qui en profitent, en sous-traitant l’État — Lockhead, Boeing, etc. pour la Nasa — proposant en retour des emplois, des impôts et des retombées économiques secondaires pour tout le monde).

Une fois que la route est pavée, bien maîtrisée, elle est mise à disposition des boîtes privées qui sont intéressées et ce sont elles qui deviennent les acteurs sur ces routes. Ceci laisse ensuite à l’État le soin de pouvoir ouvrir de nouvelles frontières (dans l’exploration spatiale, on parle aujourd’hui d’aller sur Mars ou d’établir une base sur la Lune).

Cette exploration faite par l’État puis reprise à son compte par les boîtes privées s’est toujours faite :

  • le voyage vers l’Amérique a été financée par le Roi d’Espagne, avant de permettre à des entreprises privées de fonder le commerce des épices et des esclaves (oui je n’ai pas dit que ça a toujours été éthique, même si pour l’époque ça n’avait rien d’anormal).
  • la recherche sur l’électricité et le magnétisme par M. Faraday a été financée par la Grande Bretagne. Faraday, face aux critiques sur l’inutilité de ses travaux dira même « peu importe ce que coûtent mes travaux sur l’électricité : un jour vous pourrez le taxer ». Tous les appareils électriques chez vous et dehors sont issus de ses travaux. Et tous sont fabriqués par des boîtes privées (et tous taxés par le gouvernement :p). Sans compter les compagnies d’électricité, elles aussi privées.
  • la recherche sur la thermodynamique (qui donnera naissance aux voitures et aux moteurs thermique ou aux frigos) aussi.
  • la recherche sur les ondes (par Hertz et les autres) : aujourd’hui la télécommunication sans fil est privatisée.
  • la mise en place du premier chemin de fer (avant d’être (ou se faire) privatisé)
  • la mise en place de l’aviation.
  • la mise en place d’Internet : ce qui était un sujet de recherche et militaire est aujourd’hui privatisé. Ce sont les entreprises qui installent le réseau, que je sache.

Quant à la recherche scientifique en général, je vais pas me répéter : ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de retombées économiques sur votre compte en banque que ça ne contribue pas au progrès de l’espèce humaine sur le long terme. J’en parle , , , .

La chimie et le nucléaire, tout le monde le sait : c’est mal. C’est toxique. Et je vais vous le montrer.

L’air en France ne contient plus que 21% d’oxygène. Le reste c’est le produit d’évaporation à −196 °C de l’azote liquide. Ce gaz (qui est diatomique) vous tuerait si vous ne respiriez que ça.

L’eau du robinet, ainsi que l’eau minérale et l’eau de source ont en moyenne une concentration de 0,03% d’eau-lourde, ainsi que des traces de tritium. Le premier est un produit utilisé dans l’industrie nucléaire et pour la détection des neutrinos. Le second est hautement radioactif et constitue le carburant du futur réacteur à fusion de l’ITER.
Ces deux produits ne sont réglementés dans l’eau de consommation dans aucun pays.

L’eau a un pH de 7, le plus élevé de tous les acides existants, qu’ils soient naturels ou artificiels.

Le chlore est utilisé pour tuer les bactéries. Le sodium est utilisé comme caloporteur dans les centrales nucléaires. À l’état solide, c’est aussi un métal qui flotte sur l’eau et qui explose à son contact. Sodium et chlore sont présents dans le sel, la viande hachée, le poisson fumé, le poisson pané, le lait, les biscuits apéritifs et dans la majorité des plats, qu’ils soient fast-food, bio ou végan.

Les pommes, cerises, pêches, amandes et autres fruits à noyau vendues en grande surface contiennent du cyanure, un poison. Mieux, mêmes s’ils sont bio et ramassées dans votre jardin, ils contiennent toujours du cyanure.

L’argent (le métal) est utilisé dans les bijoux. Associé à l’iode, il est utilisé pour modifier la météo. Projeté dans l’air, il provoque la nucléation des gouttes de pluie et engendre alors les précipitations.

Le sel de substitution, estampillé « sans sodium » correspond au sel de potassium. Premièrement, c’est ce produit qu’ils injectent aux condamnés à mort afin de provoquer un arrêt du cœur. Et deuxièmement, il est radioactif au point d’exciter un compteur Geiger-Müller. Ne mangez pas trop salé, hein.

Bon. Alors il faut faire quoi ? Manger des choses naturelles, pardi : c’est forcément bon : c’est naturel !
Enfin, je vous invite à regarder cette vidéo, extraite d’un reportage télévisé à propos de la présence d’une autre molécule chimique dans notre environnement et notre alimentation.

… et à vous poser deux minutes et repenser à tout ça.

Car « chimique » et « nucléaire » ne sont que deux mots.
Car tout ce qui est chimique n’est pas forcément mauvais.
Car tout ce qui est naturel n’est pas forcément bon.

Et selon les mots choisis, on peut et on veut faire peur.

La conclusion dans la vidéo le dit, mais je vais répéter ici : oui, parfois, même régulièrement, il y a des problèmes sévères de pollution ou d’intoxication à cause d’une fuite d’un produit chimique quelconque quelque part.
Mais ça ne veut pas dire que si on trouve tel ou tel produit ici ou là, il faut tout de suite paniquer. La technologie actuelle permet de détecter tout ce que l’on cherche partout où l’on cherche. Vos cheveux contiennent du cyanure et du benzène. L’air dans votre voiture contient du mercure ou du radon. C’est un fait. Mais en quelles proportions ? Probablement quelques molécules seulement, ce qui est 100% sans danger sur un organisme composé de quelques quadrilliards d’atomes. Et encore : il y a de grandes chances que ces atomes soient associées à d’autres atomes qui le rendent alors totalement inoffensifs (l’exemple du chlore, dans ma liste). Pas la peine de paniquer pour n’importe quoi.

Concernant le nucléaire. Oui, l’état du parc nucléaire en France et en Europe est catastrophique et on risque gros en voulant continuer à payer l’électricité au prix bas et à maintenir ça profitable (donc en faisant l’impasse sur l’entretient). Mais est-ce que ça veut dire qu’il faut se passer de cette énergie ? Le nucléaire tue moins que toutes les autres énergies. Le charbon émet 100 fois plus de radioactivité dans l’air que les centrales atomiques (chiffre et source à confirmer).
Aussi, les centrales nucléaires actuelles (basées sur la filière de l’uranium et du plutonium) sont dangereuses car elles peuvent exploser si on ne fait rien. D’autres méthodes existent pourtant, comme les centrales au thorium (lien avec un reportage intéressant), qui s’éteignent si on ne fait rien et qui ne peuvent pas (par leur principe de fonctionnement même) surchauffer. Oui oui : pas de risque d’emballement du réacteur.
Le côté négatif c’est qu’il ne produit pas de quoi satisfaire la demande en plutonium militaire. C’est dommage hein ?

Je suis en train de rédiger un article sur fonctionnement de l’imagerie médicale (IRM). Pour faire simple, l’IRM fonctionne en analysant la réponse des atomes d’hydrogène de notre corps à un intense champ magnétique. L’image obtenue rend compte de la distribution de cet hydrogène dans le corps et permet donc de repérer les organes et des tissus. Si l’image montre une région qui ne devrait pas être là, il peut s’agit d’une tumeur qu’il faut aller enlever.

Cette méthode a été mise au point pour analyser de la lumière traversant un nuage d’hydrogène excité par des champs magnétique. Ce besoin très spécifique a été rencontré dans un domaine bien précis : l’astronomie.
Les nuages d’hydrogène interstellaires sont parfois soumis à des champs magnétiques (stellaires par exemple) et la lumière, qui traverse ou qui est émise par ces nuages, nous parvient en présentant des distorsions bien particulières qu’il est possible d’interpréter.

Comme pour tant d’autres choses, donc, si vous êtes sauvés aujourd’hui grâce à la découverte d’une tumeur au moyen d’un appareil à IRM, vous pouvez remercier les investissements publics faits il y 50 ans dans l’astronomie, l’exploration spatiale et la recherche scientifique.

Parce que chercher à interpréter des raies spectrales de lumière émise par de l’hydrogène interstellaire situé à 500 années-lumières de nous permet aujourd’hui de sauver des vies en détectant des cancers.

Oui, ceci est un message qui rejoint ces deux autres articles :

Qui êtes vous pour dire que la recherche faite au CERN ou sur l’ITER (et sur tant d’autres projets, y compris sur Mars et dans l’espace) constitue de l’argent perdu et un investissement à supprimer ? Vous venez du futur ?

the stage cover
Le groupe de heavy metal Avenged Sevenfold (A7X) a sorti récemment son dernier album The Stage. Si je n’accroche toujours pas spécialement d’un point de vu musical, cet album est très orienté vers la science, en particulier la cosmologie et notre place dans l’univers.

La dernière chanson, Exist (écouter sur YouTube), raconte (à l’image d’une symphonie classique) l’histoire de notre univers de façon musicale du Big Bang au présent. Dans le dernier mouvement de la chanson, on peut entendre l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson prononcer un discours.

Le contenu du discours s’articule sur trois éléments : l’état actuel (et déplorable) du monde, une façon de s’en sortir en tant que civilisation, et pour terminer une description de ce qui nous attend si nous renonçons à solutionner les problèmes actuels.

Voici la retranscription du discours :


We have one collective hope: The Earth.
And yet uncounted people remain hopeless. Famine and calamity abound. Sufferers hurl themselves into the arms of war. People kill and get killed in the name of someone else's concept of God.

Dare we admit that our thoughts and behaviors spring from a belief that the world revolves around us?
Each fabricated conflict, self murdering bomb, vanished airplane, every fictionalized dictator, biased partisan and wayward son part the curtains of society's racial, ethnic, religious, national and cultural conflicts? And you find the human ego turning the knobs and pulling the levers…

When I track the orbits of asteroids, comets, and planets, each one a pirouetting dancer in a cosmic ballet, choreographed by the forces of gravity, I see beyond the plight of humans. I see a universe ever expanding with its galaxies embedded within the ever-stretching, four-dimensional fabric of space and time.

However big our world is — in our hearts, our minds, in our out-sized atlases, the universe is even bigger.
There are more stars in the universe than grains of sand on the world's beaches. More stars in the universe than seconds of time that have passed since Earth formed. More stars than words and sounds ever uttered by all humans who have ever lived.

The day we cease exploration of the cosmos is the day we threaten the continuance of our species. In that bleak world, arms-bearing, resource-hungry people and nations would be prone to act on their low contracted prejudices and would have seen the last gasp of human enlightenment; until the rise of a visionary new culture once again embraces the cosmic perspective; a perspective in which we are one, fitting neither above, nor below, but within.

Que je traduis ici en français :

Nous avons tous en commun un espoir : la Terre.
Pourtant, bien des êtres humaines demeurent sans espoir. Les famines et le malheur abondent. Leur victimes se ruent à la guerre. Des gens tuent et se font tuer au nom d’un Dieu appartenant à quelqu’un d’autre.

Osons nous avouer que nos croyances et nos agissements jaillissent de la conviction selon laquelle le monde tourne autour de nous ? Que chaque conflit orchestré, chaque ceinture de bombes ou avion détourné, chaque dictateur fictionnalisé, partisan biaisé et enfant rebelle sont le reflet des conflits raciaux, ethniques, religieux, nationaux et culturels de notre société ? Et l’on trouve l’égo des humains à leur commande…

Quand j’observe les orbites des astéroïdes, comètes et planètes, chacun pris dans un tournoyant ballet cosmique chorégraphié par les forces de gravitation, mon regard surplombe le désarroi humain. Je vois un univers en perpétuelle expansion avec ses galaxies prises au pièges dans un maillage quadridimensionnelle, d’espace et de temps, s’étirant pour l’éternité.

Aussi grand que peut sembler notre monde, dans nos cœurs, nos esprits, dans nos énormes atlas, l’univers est encore plus vaste.
On trouve plus d’étoiles dans l’univers que de grains de sable sur les plages du monde. Plus d’étoiles dans l’univers que de secondes écoulées depuis la formation de la Terre. Plus d’étoiles que de mots prononcés ou de sons émis par tous les humains qui ont jamais vécu.

Le jour où nous arrêterons d’explorer le cosmos sera le jour où nous mettrons en péril perpétuation de notre espèce. Dans ce monde terni, des humains, des peuples, armés et avides, n’auront plus qu’à répondre de leur médiocres préjugés, ayant assisté à l’extinction du dernier soupir de l’illumination humaine, jusqu’à ce que la naissance d’une culture nouvelle et visionnaire embrase de nouveau une ambition cosmique ; ambition dans laquelle nous serions unis, où nous ne serions ni en bas, ni en haut, mais dedans.

Je trouve ce discours magnifique et prenant, presque envoûtant. Il rejoint en fait le discours A Pale Blue Dot de Carl Sagan.
Pleine de vérité et d’humilité, il ajoute par rapport au discours de Carl Sagan qui ne fait qu’un état des lieux du monde, une solution, à savoir unir notre espèce autour de la question de sa survie et de son avancement, plutôt que sa division par des guerres d’égo.

La dernière partie peut montrer ce qui risque d’arriver si notre civilisation renonce à voir au delà de l’égo de chacun : sa disparition, pure et simple.

Maintenant, quand je parle de la survie de notre espèce, je parle ici de nous protéger de nous même, ainsi que le reste de la vie et de la nature ; et au delà de la Terre, de poursuivre l’exploration de l’univers pour continuer à évoluer.
Or quand je regarde la voie prise par des nations comme les États-Unis d’Amérique qui était — jadis — porteur de l’espoir en matière de progrès technique d’une planète entière et que je vois que les programmes spatiaux et scientifiques américains se réduire peu à peu à rien et que ce même pays vient de choisir comme leader une personne voulant foutre la nature et la planète en l’air, j’ai bien peur de devoir dire que je n’ai que peu d’espoir pour mon espèce, au moins dans un futur proche…

Une régie de pub me contacte pour me proposer d’aider à monétiser mon site. Je ne suis toujours pas intéressé par de la publicité sur mes sites, mais c’est toujours intéressant de voir ce qu’ils proposent (et plus généralement de voir ce qu’il y a sur le marché).

Fait intéressant, ils ont un simulateur.
Alors simulons : parmi tout ce qu’ils proposent, je choisis un carrée de pub en haut, une bannière en bas. J’inclue également l’option « mobile » (qui ajoute de la pub sur les téléphones) et des boutons en bas des articles (au total 3 blocs de pub sur une page) et j’entre le nombre de pages vues par mois pour mon site.

Le truc me sort ça sur ce site : « 2940 € HT à 5460 € HT par mois* ».
Et pour mon blog scientifique : « 931 € HT à 1729 € HT par mois* ».

Ok.

Le petit astérisque indique qu’il faut évidemment déduire les visites qui se font avec un Ad-Block (la majorité sur LHV, j’imagine — disons 50% au bas mot). À mon humble avis, je pense qu’on peut aussi tenir compte du fait que ces chiffres sont tout simplement gonflés (on réduit encore de moitié, juste pour être sûr).

En gros, en étant plus ou moins réaliste on divise ça par quatre, il reste 700 € à 1 300 € pour ce site seul (dont il faudrait encore retirer les charges et impôts).

Mouais. Ça me semble vraiment beaucoup pour un site comme le miens.

Quoi qu’il en soit, est-ce que ça vaut le coup pour moi ? Nope.

Pas que je m’assoie sur le fric, mais plutôt parce que j’en ai pas « besoin » et que de plus, je me bats depuis longtemps contre la pub et pour les solutions alternatives. Je ne veux pas pourrir le temps de cerveau plus que la télé/médias/politiques/panneaux de pub dans la rue… ne le font déjà.

Oui, j’encourage la création, l’écriture, le partage, l’expression (tout ce que j’ai toujours fait ici même), et j’aimerai que ces choses là soient un jour rémunérés (partout et en général, si possible sans intermédiaires), mais je ne vois toujours pas la publicité comme quelque chose qu’il faille encourager ni comme une véritable solution avec laquelle on peut vivre (du moins, avec la conscience de jouer avec le temps de cerveau de ceux qui me lisent).

Je pense que les solutions comme Patreon ou Tipeee ne sont pas mal : d’un côté elles encouragent directement la création (y compris exclusive pour ceux qui contribuent) et de l’autre elles incitent le public à s’investir, avec un réel retour possible. La relation entre le public et le créateur est largement plus directe que dans le cas de la publicité (ou même que ne l’était Flattr ou les simples dons).

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Pour finir, j’en profite pour redire qu’en ce qui me concerne, il y a quelques personnes qui me proposent parfois des dons, justement, que ce soit pour l’un ou l’autre de mes blogs ou pour tout ce que je fais en plus. Notez qu’actuellement je ne les accepte plus du tout.

J’encourage plutôt de donner à Framasoft, Mozilla, LQDN ou encore Wikipédia, éventuellement en mon nom, mais c’est tout. L’argent sera dépensé pour le mieux.

Ça y est, Apple a sorti (en grande pompes) sa version annuelle de ses pc portables, et évidemment tout le monde râle.

La « nouveauté » cette année, qui concerne également les tout derniers iPhone, c’est le remplacement de toutes les prises (USB, Jack sur l’iPhone, HDMI, chargeur…) par des prises USB-C, censées remplacer tout le reste.

Cette nouveauté avait déjà fait râler à propos de l’iPhone (on ne peut plus brancher un casque normal sans passer par un adaptateur), il fait aussi rager les utilisateurs des Mac Book qui doivent maintenant refaire le plein d’adaptateurs pour connecter leur équipement.

J’ai plusieurs remarques à faire sur tout ça.

Premièrement je pense qu’on est tous d’accord : le fait que les adaptateurs ne soient pas fournis avec l’ordinateur (et soient si chers) c’est honteux, surtout pour un ordinateur vendu 2 000 dollars. Mais bon, tout le monde connaît Apple. Si depuis le temps y en a encore qui s’en étonnent, je ne peux rien pour vous.

Ensuite, concernant l’USB-C lui-même, je trouve que c’est plutôt une bonne avancée dans le domaine, et on était déjà passé par là quand on est passé à l‘USB au début des années 2000 : perso j’ai encore des souris d’ordinateur et des claviers avec le port PS/2, avant que ça passe tout en USB. À l’époque, les imprimantes et les écrans avaient également leur propre port spécifique.

Or, aujourd’hui, d’une vingtaine de ports différents, on passe aujourd’hui à un seul, par où on peut tout faire passer : le port USB-C, qui peut recevoir des périphériques de stockage, des claviers, des écrans, des connecteurs réseau, des prises casques et sert même de port de charge. Niveau simplicité, je vois pas comment on peut faire mieux (à part passer par du sans-fil).

L’USB classique, que ce soit l’USB2 ou l’USB3, on peut brancher ce qu’on veut dessus. L’USB-C a en revanche changé de forme et oui, ça nécessitera de passer par des adaptateurs pendant un moment.

Mais dans quelques années, je pense que tout le monde sera largement content : aussi bien nous, les utilisateurs, car on n’aura plus besoin de se demander si tel ou tel PC va pouvoir accueillir tel ou tel périphérique, mais aussi les constructeurs, qui n’auront plus à choisir entre un port DVI ou un port HDMI à mettre sur leur machine.
Sans oublier le fait qu’on n’aura plus de misérable port exotique (firewire, infrarouge…) qui ne sert jamais, mais à la place un port USB-C qui pourra accueillir ce qu’on veut.

En attendant ce moment où tout sera devenu à peu près standard, et voyant encore très peu (voire par du tout) d’appareils USB-C natifs, je comprends que les constructeurs veuillent aller de l’avant. C’est chiant, oui et ils pourraient faire des efforts pour les adaptateurs, mais je pense qu’on sera gagnant sur la simplicité dans quelques années.