Pourquoi les disques SSD ont une durée de vie limitée ? - Le Hollandais Volant

#16303

On en entend souvent parler, en voici la raison fondamentale, inhérente au fonctionnement même des transistors à effet de champ à grille flottante (FG-FET) utilisées dans tous les supports de mémoire flash (persistante).

(après que la mémoire soit NAND ou NOR, ce n’est pas important : l’un ou l’autre traduit simplement le branchement des transistors entre eux au sein de la puce mémoire : en série ou en parallèle respectivement)

Des zéros et des uns | Grise Bouille

#15983

Yeah, génial !

BTW, son article parle de la partie logique/logicielle. Si vous voulez la partie matérielle, je peux vous proposer ce dossier en 3 articles :
c’est quoi un semi-conducteur ?
du semi-conducteur au transistor : c’est quoi un transistor ?
du transistor au processeur et à la mémoire : comment fonctionne un module mémoire ?

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Et le fait que la suite 010101101110 puisse désigner aussi bien un bout de texte qu’une portion d’image ou de programme, est tiré à profit dans le format Base64 : des données binaires d’un fichier sont interprétés comme si c’était du texte. Le texte est ensuite envoyé dans un email ou une page web et on reconstitue le fichier original à l’arrivé. On peut ainsi transporter des fichiers binaires (images, programmes…) là où seul un transport de texte est possible.

Les 30 nouveaux membres du Conseil national du numérique... et d'où ils viennent

#14468

Des PDG, des directeurs… Ah, y a un chercheur !

Et concernant la numérique, combien sur les 30 savent programmer ? Savent utiliser un ordinateur ?

Je peux me tromper, mais j’aimerais bien savoir par curiosité : après tout, ce sont ces gens là qui décident — au sens large — de l’informatique en France.

http://www.usine-digitale.fr/article/les-30-nouveaux-membres-du-conseil-national-du-numerique-et-d-ou-ils-viennent.N378224

Google teste un ordinateur hyperpuissant

#14095

Les ordis quantiques ne servent à rien pour accélérer le chargement de Wordpad ou de l’affichage des pages web (voilà, c’est dit) mais pourraient se révéler super-rapides pour casser (ou créer) des clés de chiffrement.

Ça ne m’étonnerait pas que d’ici quelques années Google (qui sera alors probablement dépassé par d’autres super-calculateurs quantiques) puisse casser des codes de chiffrement fort.

Le problème qui viendra pour nous (utilisateurs) c’est que ça sera bien plus compliqué d’utiliser un chiffrement qui soit résistant.

Du moins, ça c’est si on reste avec nos méthodes de chiffrement actuelles. Après tout, nos ordinateurs "normaux" sont très fort pour décrypter du César, par exemple. Il suffira de concevoir un nouveau type de chiffrement, résistant à un super-ordinateur quantique.

Le problème que j’imagine déjà, c’est qu’un tel chiffrement pourrait très bien n’être possible qu’avec un ordinateur quantique (pour générer ce qui servirait alors de clé), et on verra naître des entreprises (ou des institutions gouvernementales) qui nous vendront notre paire de clé de chiffrement personnelle… après en avoir archivé une copie, évidemment. Je vois bien ce genre de choses.

Oh et je vois bien un modèle de chiffrement basé sur l’ADN aussi : il n’y a pas plus personnel que l’ADN (contre-intuitivement, il n’y a pas non plus simple à voler…).

ADN, quantique, informatique (IA). Si ces choses vous intéressent, je vous conseille le livre Visions de Michio Kaku (futurologue et physicien théorique), qui nous parle exactement de ces 3 choses et sur comment elles vont révolutionner le 21e siècle.

http://www.commentcamarche.net/news/5867466-google-teste-un-ordinateur-hyperpuissant

C’est quoi, un semi-conducteur ? - Couleur-Science

#13624

Début d’une petite série d’articles sur le fonctionnement d’un ordinateur.

Je n’ai jamais été vraiment satisfait de cet article. Je vais faire quelques articles pour refaire tout ça.

Dans cet article, je commence par le début : le silicium, le dopage P & N, et une propriété des semi-conducteurs.

Le prochain article sera sur le transistor, qui assemblés permettent de faire des portes logiques (or/and/nor/xor et surtout nand). Ensuite, je ferais un article sur la mémoire flash des clés USB, cartes SD et disques SSD et l’usage des portes nand, justement.

Ben oui : un ordinateur qui permet de tchater avec un ami de l’autre bout du monde (en direct, sans fil et dans une autre langue) fonctionne grâce au silicium, au bore et au phosphore ; et tout ça me fascine et m’émerveille depuis trèèès longtemps.

http://couleur-science.eu/?d=2015/10/28/18/55/14-cest-quoi-un-semi-conducteur

Numérique à l'école: «En 2018, 100% des collèges seront connectés»

#13557

« Quel est l’intérêt d’initier les élèves à la programmation ? En apprenant à programmer, ils atteignent une véritable maîtrise de l’ordinateur. »

Heu non. En apprenant à programmer, ils apprennent à programmer.

Tout comme apprendre la conjugaison du subjonctif de l’imparfait ne fait pas de nous des poètes ou des romanciers. Ça fait de nous des gens qui savent conjuguer au subjonctif de l’imparfait.


« Le codage donne ainsi des bases de logique utiles dans bien d’autres disciplines. »

Ça je suis d’accord.
Et parfois ça va un peu loin : il m’arrive de voir la vie avec des if/else ou des while/foreach (while $article sur $listeDeCourse; do prendre($article); done; allerÀLaCaisse(); done;).

Mais on dit la même chose des maths, du latin, de la musique et de l’allemand (les matières)…
Et encore faut-il que les élèvent soient intéressés dans la matière, sinon ce n’est même pas la peine.

Sur la formation des profs :
« Oui, car les 177.000 enseignants du collège bénéficieront de trois jours de formation sur le numérique au cours de l’année 2015-2016. »

Il prend 5 ans pour faire prof de math, 5 ans pour faire prof de français, 5 ans pour faire prof de chimie, mais 3 jours pour faire prof de prog.

Quand j’étais au lycée, l’admin réseau c’était moi qui lui donnait les Live-CD de distro Linux pour qu’il puis débuguer son ordi sous Vista… Et c’était loin d’être le pire. Certains ne comprenaient pas le principe de la souris.

« Ne faudrait-il pas créer un Capes et une agrégation d’informatique pour avoir de vrais experts du sujet ?
Cela reviendrait à créer une discipline à part entière. Or, le numérique traverse toutes les disciplines et nous voulons que tous les enseignants puissent l’utiliser dans leurs cours.
 »

Oui, parce que le français ne sert pas dans les autres matières. Les maths non plus (surtout pas en physique, ni en SVT, ni en Techno) et l’anglais non plus.

Donc ça confirme le truc : l’informatique au collège c’est juste pour faire des power-point devant la classe. Ça n’a rien d’une initiation à l’informatique plus ou moins bas niveau (faudrait pas que la France rattrape son retard dans le domaine, quand-même).

Et ça reflète bien la vision de "l’informatique" par Mr/Mme Michu : un ordi, ça vient avec des logiciels, point.
Les logiciels ils viennent du ciel, la technologie elle vient du ciel aussi, et jamais personne n’a été là pour créer tout ça.


« Et qu’en est-il du lycée ? […] La spécialité Informatique et Science du numérique, jusqu’à présent réservée à la filière S, sera étendue aux terminales L et ES, avec une option possible dès la classe de première. »

Bon ben ça c’est pas mal, au moins.

Mais je n’ai pas vu le contenu des cours. En Term S il y a quelques années 6~7 ans, on avait des cours d’informatique aussi. Enfin… des cours de Microsoft Excel…

Histoire de tracer un graphique XY.

(où perso on s’amusait à faire des cellules au formatage conditionnel couplé à commande "random" et au bouton pour régénérer les nombres : ça faisait un écran qui clignotait de toutes les couleurs)

C’est pas demain la veille que les élèves sauront compter de 0 à 1010 avec leurs doigts. Oui, en binaire.

http://www.20minutes.fr/societe/1710175-20151015-numerique-ecole-2018-100-colleges-connectes

@bortzmeyer Stéphane Bortzmeyer sur Twitter : "@genma @lehollandaisv Et vision européo-centriste : "le reste du monde devrait adopter NOTRE alphabet, tout serait plus simple""

#13369

(En référence à mon dernier article : Pourquoi l’unicode dans les URL est une mauvaise idée)

« Et vision européo-centriste : "le reste du monde devrait adopter NOTRE alphabet, tout serait plus simple" »

Déjà, pour commencer, je l’attendais, cette remarque… mais alors gros comme le monde.

Ensuite, je suis responsable pour ce que j’écris, pas ce que vous lisez.
(Car pour être plus dans ma vision des choses, je remplacerait ton « NOTRE » par « l’alphabet déjà en place, déjà utilisé, déjà adopté, déjà là sur tous les claviers du monde ».)

Enfin, et le plus important : je ne suis bien-sûr pas du tout pour une adoption de l’alphabet latine par tout le monde. Je suis très attaché à la culture du monde et je suis particulièrement fan de tout ce qui est alphabets dans le monde (je lis les alphabets latins, cyrilliques, hangeul, katakana/hiragana, le braille et le grec, et je ne compte pas m’arrêter là car j’adore ça).

Mais le fait est que je regrette de ne pouvoir les taper aussi simplement sur un clavier que de pouvoir les écrire à la main.
Il se trouve (bizarrement) que le système informatique est complètement écrit en latin, que les autres pays l’ont totalement adopté aujourd’hui et que ça marche plutôt pas mal.

Je ne fais que soulever les problème qu’on risque d’avoir si on se met à mettre en place des NDD en grec ou en kana : comment les taper avec notre clavier ? Comment accéder aux sites ? Et pas seulement pour les européens : comment un javanais va taper une URL en russe ? Comment un arabe va taper une URL en mandarin ? C’est pas juste moi, comme tu dis, qui aura ce problème, c’est tout le monde !

Je ne sais pas si vous avez déjà vu un clavier japonais, mais la plupart disposent d’un bouton pour passer en mode "latin" (sorte de "caps lock"). Ces choses sont déjà en places : un japonais peut déjà taper une NDD écrite en Ascii. Même chose pour un clavier russe ou coréen, ou chinois.

Alors oui, c’est accidento-centriste comme situation, mais c’est uniquement le résultat du fait que l’informatique est né dans un pays où l’alphabet en usage était l’alphabet Latin.
Au japon, ils programment en écrivant « function() {} » ou bien « ファンクション() {} », tu crois ?

Dans le même genre, regarde les chiffres sur ton clavier : ils sont arabes. Est-ce qu’on dénonce le fait que les arabes ont imposé leur chiffres au monde entier (même les chiffres japonais [j’étudie le japonais, d’où cette référence récurrente] tendent à se perdre, au profit des chiffres arabes) ? Non.
Le monde les a juste adopté par soucis de praticité (et de standardisation par rapport à au commerce, à l’époque).

Ce que je vois, c’est que les NDD en unicode vont poser un problème d’accès à l’information sur Internet. C’est tout.
Une des solutions (celle que je propose dans l’article) c’est de limiter l’usage de l’unicode dans les NDD afin de ne pas trop casser la compatibilité Ascii de tous les claviers du monde (ou presque).
Ce n’est pas la meilleure solution, mais c’est, à ce jour, celle que je pense la plus facile.

Pour la meilleure solution, je pense que c’est celle où tout le monde a un clavier où on peut modifier l’affichage des touches (façon iOS ou Android), comme ce projet (malheureusement fake) de clavier à encre numérique où les touches affichent ce qu’on veut ; et où dans le même temps tout le monde connaît tous les alphabets du monde.

Je te laisse voir laquelle de ces deux solutions a le plus de chance de réussir, en dépit du problème de perte de culture qu’elle va engendrer.

(PS : faut peut-être que je fonde la loi de Murphy-Web : « si ton propos peut être interprété de façon à te faire passer pour un raciste/égoïste/égocentriste/suprémaciste/fasciste, alors quelqu’un le fera. »)

(PPS : et évidemment ceux qui évitent le sujet principal, cherchent la petite bête histoire de faire l’autruche devant le problème auquel on va faire face dans quelques années, tellement il est plus simple de taper sur des futilités.
Et BTW, je suis au courant du punycode, mais n’allez pas me faire croire que ce système est simple ou adressable au grand public, quelque soit son clavier (et il est de toute façon en ascii, donc européo-centriste).

(PPPS : oui, je sais à qui je m’adresse, (Mr NDD-Internet France), merci, mais ça me désole d’autant plus que les personnes compétentes sur le sujet ne prennent pas le temps d’expliquer la solution qu’ils ont prévu à ça [ou alors j’ai loupé un truc] et se rabaissent lamentablement à dénigrer ceux qui soulèvent un problème pratique qu’on sera des millions à avoir d’ici quelques temps.)

Gérard Berry : « L’ordinateur est complètement con » - Rue89 - L'Obs

#13109

Quelques extraits :

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« Je n’ai jamais été déçu par l’informatique. J’ai été déçu par les gens, par l’absence complète de compréhension de ce qui se passait dans notre pays. Mais ce qui se passe, c’est cool. »

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« En France, on n’a pas cru en l’informatique. On a dit que c’était une mode et que ça allait passer. Ça, ça m’a beaucoup déçu. […] En 1985, à l’X [surnom de Polytechnique, ndlr], on se demandait encore s’il fallait l’enseigner. Dans d’autres écoles, on se posait encore ces questions en 2000. »

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« Dans toute révolution, quand on est derrière, on a l’air con. […] Par exemple, on vient de se rendre compte qu’il y avait des problèmes de sécurité des données personnelles dans les réseaux. Il est temps. Sauf que que les vrais problèmes de sécurité, ils vont se poser maintenant dans les voitures et dans les systèmes intégrés. »

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« C’est très bien de s’inquiéter de la sécurité de son téléphone, mais les freins de sa bagnole, c’est autrement plus critique. Or des gens ont montré qu’on pouvait prendre le contrôle des freins et les désarmer, à distance. Tout ça est ignoré. »

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« L’homme est incomplet, incapable d’examiner les conséquences de ce qu’il fait. L’ordinateur, au contraire, va implémenter toutes les conséquences de ce qui est écrit. Si jamais, dans la chaîne de conséquences, il y a quelque chose qui ne devrait pas y être, l’homme ne s’en rendra pas compte, et l’ordinateur va foncer dedans. C’est ça le bug. »

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« — Comment expliquez-vous alors que quand on achète un smartphone, il y ait des bugs dans les applications ?
— Parce que tout ça est fabriqué par des hommes qui n’ont pas la préoccupation de faire juste.
— Pourquoi ?
— Parce que leur préoccupation est de faire des sous. Et que ça ne dérange pas trop les clients. Un smartphone qui a des bugs, on le reboote, et voilà. […] Ça ne marche avec les smartphones que parce que les gens sont très tolérants. On est beaucoup moins tolérant dans un avion. »

http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/01/gerard-berry-lordinateur-est-completement-con-257428