gun pointed on innocent Une des choses à quoi on reconnait les ennemis de la liberté d’expression de la pensée sur l’Internet, c’est leur méconnaissance des internautes.

L’effet Streisand c’est quand une idée, un article, une photo ou autre se répand de plus en plus au fur à mesure qu’on veut la censurer. Elle tient son nom de Barbra Streisand qui en voulant censurer sur le net une photo lui appartenant a vu sa photo se répliquer de plus en plus. Au final, une affaire qui serait restée dans l’ombre a fait le tour du monde et des média.

Aujourd’hui, c’est Linux FR qui reçoit un courrier d’avocat de la part de Linkeo pour la censure d’un des commentaires sur leur site.
C’est bien les gars : grâce à votre agressivité, toute la France est maintenant au courant : tous les blogs francophones en parlent.
Quant à votre censure ? L’internet n’oublie pas : les messages sont là et ailleurs aussi. Fail.

EDIT : Le site s’explique : « il n’est pas toujours bon de répondre aux attaques des internautes ». Faux : répondre est toujours bien. Il suffit de répondre comme tout le monde, pas en envoyant des avocats ni réclamer n’importe quoi et finir par dire « spanou® ».

Aux autres entreprises : suivez le lien vers le site de Korben pour quelques astuces et éviter ce genre de choses : les internautes n’aiment pas vos armées d’avocats agressifs. Ils préfèrent parler à des humains normaux et discuter.

Aux internautes : lisez le lien de Ploum : l’effet Streisand est de votre côté. Le peuple dispose aujourd’hui d’un moyen extrêmement puissant pour se défendre : l’entraide et la fratrie de la blogosphère : si un seul d’entre nous reçoit des pression d’un grand groupe sans scrupules, alors tout le monde partagera, tout le monde en parlera et tout le monde saura.
Personne n’arrivera plus à nous réduire au silence impunément !

Oui, l’internet peut faire peur. Mais il faut : les riches porte-feuilles ont pris l’habitude de prendre leur aise et de poser leurs fesses sur les textes de loi. Tout ça doit changer.

image de Stéfan

MISE À JOUR 16/10/2014 : la sortie de Firefox 33 rend cette page obsolète (l’astuce ne marche plus).
Pour continuer à avoir une barre de signets verticale, utilisez cet module : Vertical Toolbar.
Si vous mettez à jour après avoir utilisé mon astuce ci-dessous, vous pouvez masquer la barre personnelle et supprimer les fichiers userChrome.js et userChrome.css.


L’un des challenges sur un navigateur c’est d’avoir le plus de choses à l’écran pour tout avoir à porté de mains (options, favoris…) sans trop réduire la place à l’écran.

Le navigateur Opera permet d’agencer les barres d’outils dans tous les sens, y compris verticalement : les écrans étant toujours plus large que haut, je préfère mettre le plus de choses sur les côtés et ainsi avoir de la place en hauteur. très pratique.

Firefox permet aussi de le faire, en bidouillant un peu : avant d’avoir un menu unifié, je plaçais mes icônes à côté de la barre d’outils, comme ici. Maintenant, je ne peux plus : ce sont les onglets qui ont pris cette place.

L’avantage de Firefox, c’est que l’interface elle-même est un simple arbre « DOM » : donc du XML ! Et on peut y appliquer tout le CSS et le Javascript que l’on veut. C’est d’ailleurs ce que font toutes les extensions.

Dans ce qui suit, vous verrez comment avoir une barre latérale pour vos favoris, comme ça :
firefox astuce barre latérale
Ce qu’il faut avant de commencer :
  • Installer le module userChrome.js : il permet de faire des fichiers JS utilisateurs.
  • Créer un fichier userChrome.js dans le dossier « chrome » du dossier de profil de Firefox.
  • Créer un fichier userChrome.css dans le même dossier.

Ouvrez les deux fichiers (css et js) dans un éditeur de texte et copiez y ce qui suit :

Dans le fichier JS :
document.getElementById('PlacesToolbarItems').orient = "vertical";

Dans le fichier CSS :
#PlacesToolbarItems {
    width: 30px!important;
    height: 100%!important;
}
#PersonalToolbar {
    position: fixed!important;
    top: 60px!important;
    right: 0!important;
    width: 30px!important;
    height:100%!important;
}
#personal-bookmarks {
    width: 30px;
}
.bookmark-item .toolbarbutton-text {
    display: none !important;
}
#browser, #browser-bottombox {
    margin-right: 30px!important;
}

Enregistrez alors les fichiers et redémarrez Firefox.
Normalement ceci marchera partout, quelque soit la version de Firefox supérieure à la version 4.

La seule chose qui peut éventuellement demander une adaptation de votre part, c’est le top: 60px!important; : peut-être aurez-vous besoin de mettre 100px ou 80px pour éviter que la barre latérale ne déborde sur l’interface en haut.

En webmastering, je n’ai jamais cessé d’apprendre, depuis le début, et de corriger mes erreurs du passé. Voici une petite liste de choses qu’il faut ou ne faut pas faire. Ça n’a rien d’officiel, mais croyez-moi, vous me remercierez un jour.

Ces astuces permettront une mise à jour facile de votre site, une bonne capacité à évoluer et un code propre.
Notez que je code mes pages statiques dans un éditeur de texte et que mon site ne contient pas uniquement un blog. Certaines astuces ne s’appliquent donc pas à tout le monde ou seront dures à appliquer dans certains cas.
Ajoutez que je ne parle pas des bases des langages eux-mêmes (par exemple de toujours utiliser une police générique à la fin de font-family en css), que je considère comme acquis.

Les fichiers HTML, l’organisation des dossiers

  • Gardez les noms de fichiers courts, sans majuscules ni espaces. Donnez leurs des noms clairs et explicites.
  • Utilisez seulement des lettres minuscules, des chiffres, et favorisez les tirets « - » au lieu de l’underscore « _ » à la place des espaces.
  • Si vous avez plusieurs pages : utilisez des dossiers au lieu de pages (ex /a-propos/index.html et /contact/index.html au lieu de a-propos.html et contact.html) : c’est plus pratique, surtout quand vous voudrez ajouter des images pour chaque page.
  • utilisez des URL relatives partout : liens, images, styles, scripts… (très pratique si vous changez de nom de domaine ou qu’un dossier doit être déplacé).
  • Placez un fichier favicon.ico à la racine du site.
  • Si une page devient obsolète, indiquez-le sur la page. Ne supprimez jamais une page, au pire déplacez-la.

Pour le codage des pages

  • Préparez-vous un modèle de fichier HTML.
  • Donnez des extensions .php à vos fichiers : perso j’ai débuté avec des fichiers .html qu’il a fallu renommer en .php quand j’ai commencé à utiliser du PHP.
  • Avec PHP : préparez un fichier head.php (contenant les <head> avec les balises classiques) et foot.php (avec un nom de l’auteur, une licence par exemple) et utilisez ensuite un include() ou un readfile() : plus pratique pour changer le header ou le footer sur toutes les pages en une seule fois.
  • Utilisez un encodage de caractère dans la page (ça évitera au navigateur d’en choisir un au hasard).
  • Utilisez l’encodage de caractère UTF-8 au lieu de tout le reste : c’est le plus puissant, le plus universel et le plus pratique (et simple à retenir, en plus de ça), même si ce n’est pas l’ASCII que le W3C recommande.
  • Donnez des versions à vos scripts et à vos pages. Ajoutez (au moins en commentaires) la date de création et la date de dernière mise à jour.
  • N’utilisez jamais des liens raccourcis (dans le genre de tinyurl.com ou de bit.ly) : ils ne sont pas pérennes dans le temps.
  • Prenez le temps de faire un code valide W3C : c’est pas compliqué à faire. Codez un site web correctement ou pas du tout.

Pour les scripts, images, fichiers liés

  • Hébergez tout vous-même. Ne liez rien sur les sites externes (même pas les polices d’écritures de Google Font, ou les images-bouton « like » de Facebook ou Flattr). Idéalement il faut que votre site fonctionne et s’affiche à 100%, même si tous les autres sites au monde sont HS.
  • N’utilisez que des formats standards pour les fichiers : png et jpg au lieu de bmp et gif dans le cas des images, par exemple.
  • Pour les PDF, si vous utilisez l’intégration de Scribd, proposez un lien de téléchargement direct (des chatons meurent tous les jours à cause de liens directs qui manquent)…
  • Mettez des balises alt aux images (obligatoire et important pour la SEO) et des dimensions qui s’adaptent !

Pour le CSS

  • Utilisez du CSS pour le design et le JavaScript pour les évènements sur la page. Le JS ne doit pas être utilisé pour la mise en page.
  • Utilisez un fichier CSS externe pour plusieurs pages. Si vous le modifiez, ce seront toutes les pages qui seront mises à jour d’un coup !
  • Dans le CSS aussi, mettez tous vos fichiers en local, pas vers des @import sur des sites externes.
  • Bannissez les @imports : c’est très mauvais pour la vitesse de chargement des pages (ça aussi, ça tue des chatons et même des poussins !).
  • Si vous ajoutez des propriétés spécifiques pour un navigateur, ajoutez aussi ceux pour les autres navigateurs (-webkit-, -o-, -ms-, -moz-, -khtml-).
  • Ajoutez une feuille de style pour l’impression.
  • Restez au courant des nouvelles propriétés CSS, ainsi que leur support dans les navigateurs.

Dans tous les cas, évitez les trucs listés ici.

Tenez, vous saviez d’où venaient les formes des régions dans Pokémon ?
Regardez les régions et approchez la carte du Japon, vous verrez :

les regions dans pokemon
Certains se sont amusés à refaire toute la carte comme ça !

On trouve même les autres pays comme la France et c’est assez joli !

D’ailleurs, vous savez à quoi va ressembler la prochaine région, Kalos, des versions X et Y ? À ça :

pokemon kalos region
C’est familier non ?

Et le fait que le trailer du jeu laisse clairement apparaître Pikachu dans ce qui semble être la tour Eiffel, et son attaque venir de l’Europe, oui, ça ne laisse aucun doute !

Vous connaissez sûrement le cinéma « 3D », fonctionnant grâce aux lunettes qui envoient une image différente à œil et au cerveau qui recompose ensuite une scène en 3D.
Le fait de voir en stéréo se nomme la stéréoscopie, et c’est la vision normale du monde qui nous entoure et quand on a deux yeux fonctionnels.

Et bien, il existe une technique utilisant la stéréoscopie sur une seule image, sans aucun équipement : c’est l’autostéréoscopie.

L’image suivante est un autostéréogramme, ou « Magic-Eye » de son nom commercial/grand public. À première vue, on ne voit rien d’autre qu’un gribouillis, mais observé avec une certaine vision, on peut distinguer une forme en 3D, dont l’effet est autrement plus évolué que le cinéma 3D existant : la forme à voir ici est un oiseau :



Comment le voir ?
La technique est simple à comprendre, mais très dure à maîtriser et elle vient avec l’entraînement.

Tout le monde a déjà fait l’expérience de fixer un objet au loin, comme un arbre, et de voir les objets plus proches, comme un crayon tenu à bout de bras devant soi, en double. Et si on fixe maintenant le crayon, alors l’arbre est vu en double.
Maintenant, prenez deux crayons – un dans chaque main – et fixez l’arbre. On voit alors quatre crayons. En jouant sur la distance entre les deux crayons, on peut réussir à superposer les deux crayons « virtuels » du centre. On en voit alors trois.

Un autostéréogramme, c’est une image du « double crayon » du milieu, que notre cerveau arrive à analyser afin de retrouver les deux crayons initiaux.

Sur notre image, les deux crayons sont représentés par les deux repères rouges en haut. Il faut loucher de telle sorte que l’on voit 4 traits, puis de se faire superposer les deux traits virtuels du milieu.

Quand vous arrivez à voir les 4 points virtuels n’en former plus que 3, alors l’image en relief de l’oiseau apparaîtra dessous comme par enchantement. N’essayez pas de la fixer, car elle disparaîtra. Essayez de l’observer tout en conservant la vision que vous avez.

D’un point de vu plus pratique, les deux yeux ont un regard qui converge sur ce que vous regardez. Si vous regardez un objet au loin, le regarde de chaque œil est quasiment parallèle. Si vous regardez un objet proche de vous, le regard est croisé :

vision croisée et vision parallèle
Le but ici, avec la méthode expliqué ci-dessus, c’est d’avoir une vision parallèle sur un objet proche de vous (l’écran, où est affiché l’image). Il faut donc faire comme si vous regardiez un point fictif situé très loin au fond de l’écran. À ce moment là, l’image reçue des images par le cerveau sera celle qui est « cachée » dedans par autostéréoscopie. Elle sera en 3D et visible.

Avec de l’entraînement, on peut se mettre rapidement en mode vision parallèle, sans se servir des repères sur l’image — toutes les images ne les ont pas — et à voir très nettement les figures cachées.


Je voulais juste vous partager un peu le concept des « autostéroégrammes » et un peu la méthode d’observation. Si vous n’y arrivez pas, ce n’est pas grave : c’est dur et il faut persévérer. Ça ne sert pas à grand-chose d’y arriver, mais c’est beau quand même.

Pour ceux qui y arrivent, essayez avec l’image de l’échiquier dans la page Wiki : l’effet 3D obtenu est particulièrement beau. Et des images, il y en a plein d’autres, y compris des images animées

Pour info, ces images sont créées par ordinateur, et il existe des plugins pour The GIMP qui permettent de les générer.

Oui ! C’est possible ! Et sans utiliser les combinaisons auxquelles je n’ai jamais rien compris avec Alt, du style ALT+1123.

Le fonctionnement est le même que la manière de faire le circonflexe sur un clavier AZERTY : on tape l’accent (qui ne s’affiche pas à l’écran) suivi de la lettre (e, a, u…).
Cela marche sous Linux et sous Windows, toutes versions (depuis au moins 98).

L’accent grave tout en haut à gauche, avant le 1. Il suffit d’appuyer une fois dessus, puis sur le « E » et on a un « è »

L’accent aigu près de la touche entrée, c’est l’apostrophe et le principe est le même. (Sous Linux, il se peut qu’il faille faire AltGr+ ' puis la lettre à accentuer (cette touche permet aussi de mettre la cédille au « c »).

L’accent circonflexe est sur la touche du 6, accessible avec la touche majuscule ou shift.

schema clavier qwerty
Donc voilà, plus d’excuses pour ne pas mettre les accents sur les lettres, y compris les lettres capitales d’ailleurs.

do-all-the-stuff.png Je sais qu’il n’y a pas seulement des geeks qui me lisent, et cet article s’adresse à eux pour une fois : je recense ici quelques abréviations issues de l’Internet, des réseaux sociaux ou du monde geek (parfois utilisées à l’oral, en anglais souvent).
La liste n’est pas du tout exhaustive, mais c’est un début de guide de survie, si vous voulez.

Si vous avez d’autres mots étranges rencontrés sur le net, utilisez les liens à la fin de cet article, vous trouverez.

  • btw : by the way : par ailleurs, au fait…
  • fyi : for your information : pour ton information, saches que…
  • omg : oh my god : oh mon dieu
  • omfg : oh my fucking god : oh mon dieu (plus fort que omg).
  • imo : in my opinion : selon moi, à mon avis…
  • tl;dr : too long ; didn’t/don’t read : trop long, je n’ai pas lu ; trop long, je ne lis pas
  • afk : away from keyboard : loin du clavier (dans un jeu vidéo, par exemple : on se met en afk pour dire qu’on cesse de jouer quelques instants)…
  • brb : be right back : je reviens, deux secondes, un instant s’il te plaît (même utilité que afk, mais moins geek)
  • ftw : for the win : pour le meilleur
  • aka : also know as : aussi connu sous le nom de …, alias …
  • tbh : to be honest : pour être honnête, en toute franchise…
  • diy : do it yourself : fais-le toi-même, à faire soi-même
  • wtf : what the fuck : ~hein ? ~quoi ? ~sérieux ?
  • wtd : what the duck : version moins vulgaire que wtf, mais traduisant la même chose, sans gros mots.
  • asap : as soon as possible : aussi rapidement que possible, si tôt que possible, le plus vite possible…
  • dnw : do not want : j’en veux pas, je ne veux pas de ça…
  • gg : good game (jeux vidéos) : bien joué, bravo, bien…
  • yuno ? : why (y) you (u) no ? : pourquoi tu ne … ?
  • y : why : pourquoi (prononciation de la lettre « y »
  • u : you : toi (prononciation de « u »)
  • b : be : être (prononciation de « b »)
  • r : are : être (conjugué, prononciation de « r »)
  • gtfo : get the fuck out : dégage, sors d’ici…
  • rotfl : rolling on the floor laughing : je me roule par terre de rire
  • pmsl : pissing myself laughing : je me pisse dessus de rire
  • lmao : laughing my ass off : même idée que pmsl, mais je n’ai pas de traduction autre que littérale.

Quelques liens :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lexique_du_jeu_vidéo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_termes_d'argot_Internet
http://www.internetslang.com/
http://www.netlingo.com/acronyms.php
http://www.gaarde.org/acronyms/
http://www.urbandictionary.com/
Voir aussi dans les commentaires ci-dessous, pour quelques autres !

flattr.jpg Après avoir utilisé Google Adsense un temps puis m’être fait virer comme tant d’autres, avoir réfléchi à des idées avec vous, j’ai fini par installer (depuis quelques mois maintenant) un bouton Flattr.

Flattr sur mon site
Déjà : il n’y aura plus jamais de contenus externes inclus dans mes pages (discus, scripts, polices de caractères…). Le bouton Flattr n’échappe pas à la règle et l’image est hébergée chez moi. C’est aussi pour ça que vous ne pouvez pas flattrer en un clic, mais qu’il faut cliquer dessus, changer de site et me flattrer là-bas.
La raison : je ne veux pas de scripts externes (potentiellement des mouchards) sur mon blog.

Flattr, comment ?
Flattr est un service de micro-paiement (don) destiné aux créateurs sur internet. Ça se passe de la façon suivante :
  1. le blogueur (ou créateur) crée un compte sur Flattr.com, ajoute son site à ses créations et installe un bouton Flattr sur son site.
  2. l’internaute crée un compte Flattr et y ajoute de l’argent (à partir d’une carte bancaire par exemple)
  3. l’internaute arrive sur le site et s’il en a envie, il peut cliquer sur le bouton flattr pour lui faire un don. Un seul clic suffit.

Le principe inédit de Flattr
Contrairement aux autres systèmes de dons, où le montant du don est fixe et c’est le nombre total de dons qui détermine combien vous investissez au total, Flattr fonctionne de façon inverse : vous choisissez un montant mensuel fixe (exemple : 2€) et ce montant est partagé entre le nombre de clics que vous aurez fait, tout site confondu.

Ainsi, pour un montant de 2€, si vous faites 4 clics dans le mois en cours, chaque don sera de 0,50€ et chaque morceau des 2€ ira alors à la personne que vous avez flattré.
Attention : si vous cliquez 10 fois sur le même site, chaque don sera bien de 0,20€, mais tout ira à la même personne quand même !

S’il arrive un mois où vous ne flattrez personne, alors les 2€ restent à vous, c’est tout.
Ce système évite que vous vous ruiniez, vu que c’est vous qui choisissez le budget partagé chaque mois entre tous ceux que vous flattrez.

Pourquoi c’est mieux que la pub ?
Du moins… c’est mon avis : la pub est subie. Flattr n’est pas subie : c’est vous qui cliquez. Et le bouton flattr est discret et non-invasif.
D’autre part, la publicité classique (genre Adsense) rémunère au nombre de clics ou au nombre d’affichage. Du coup, les blogueurs inondent leur site d’articles juste pour pouvoir être payé plus.

Flattr permet au contraire à l’internaute de flattrer ce qu’il veut. C’est donc directement la qualité d’un article qui détermine le revenu final.
Et ça c’est selon moi quelque chose d’essentiel.

Actuellement, les médias parlent de plus en plus des bloqueurs de publicité : sous prétexte que des sites et des annonceurs meurent à cause d’eux.
Je pense que ce n’est qu’une conséquence logique de ça : des sites ne contiennent pratiquement plus que des pubs. Il y a eu tant d’abus des publicités, que ce n’est tout simplement plus possible : les sites sont lourds, amochées, intrusifs à cause de l’abus de publicités dans les pages.

Il faut trouver d’autres méthodes, et à force de voir et lire des choses sur Flattr je commence à constater comment ce système pourrait remplacer la pub, s’il était adopté plus massivement.
Il faut juste que la majorité des internautes soient sensibilisés : la publicité sur un site n’est pas gratuite, vous payez de votre vie privée et inconsciemment.
De plus, comme l’indique très bien Ploum : laisser s’afficher une pub sur un site c’est surtout permettre à l’annonceur de vivre : le site, lui, ne reçoit que quelques fractions de l’argent mis en jeu…

Avec flattr, c’est 90% du montant qui va au site (les 10% restant sont une commission de Flattr).

Pour conclure
Je pense qu’actuellement Flattr permet de permettre à des créateurs d’être rémunérés par leurs fans, d’une façon qui n’est pas intrusive, qui ne ruine pas l’internaute et qui respecte tout le monde.
Flattr ne se subit pas, il demande une action de la part du donneur, et il est très simple de l’ignorer.

Pour info, et j’ai vu ça ce soir, il y a des objets flattrés que personne n’a encore revendiqué. Ils ont reçu des dons mais leur auteurs respectifs n’ont pas créé de compte (ce sont des fans qui ont mis ça en place). C’est le cas d’XKCD ou Wikipédia sur Twitter par exemple.
Flattr mériterait d’être plus connu je pense, surtout vers les projets comme Wikipédia qui font souvent appel aux dons.

image de Flattrcom

cadenas grillage Un logiciel open-source est un logiciel dont le code source est public, lisible et que l’on peut étudier.

Les pirates aussi peuvent donc l’étudier, et repérer les failles de sécurité pour les exploiter.
Pourtant, cela ne signifie pas que le programme est moins sûr que son homologue dont le code source n’est pas disponible.

Imaginons que l’on ait un lecteur d’empreintes digitales pour une porte qui n’accepte que les empreintes d’Alice. Seule Alice est en mesure d’ajouter une personne autorisée à entrer.
Oscar (le pirate) n’est pas autorisé, mais il connait le fonctionnement du lecteur d’empreintes (ce dernier est open-source). Oscar sait donc que seule Alice peut le faire rentrer.

Le système est-il moins sûr ? Non : Oscar ne peut rien faire. Il a beau connaitre le fonctionnement de la machine, il n’a pas les mêmes empreintes digitales qu’Alice.

Si on suppose qu’Alice fait très attention et que ses empreintes ne sont pas dans la nature, alors la porte est totalement sûre.

On voit donc qu’il ne faut pas confondre le système de sécurité lui-même (le lecteur d’empreintes, le cadenas...) et les codes d’accès (les empreintes, la clé...). Ici, le système est sécurisé tant que la clé est bien cachée, et ceci même si on connait le fonctionnement interne du système.

La sécurité dans le mode open-source réside donc dans le fait de bien cacher les clés plutôt que cacher le fonctionnement du système. Et c’est bien : si la clé était sous le tapis, alors on en aurait rien à faire que le lecteur d’empreintes digitales soit open-source ou pas : vu qu’on a la clé il est possible de rentrer dans tous les cas.

D’ailleurs, le fait de publier le code source permet à tout le monde de pointer les erreurs et donc une correction plus rapide des failles éventuelles.

(Après, rien n’empêche un logiciel dont le code-source n’est pas disponible au public d’être sécurisé quand même : c’est juste que cette notion de « sécurisé » ne sera pas attestée par toute une communauté experte, mais seulement par une poignée d’ingénieurs.)

image de Jeremy Brooks

Si vous avez déjà ouvert un disque dur d’ordinateur, vous voyez les plateaux brillants et la tête de lecture.

disque-dur.jpg
Vous avez aussi peut-être remarqué qu’il y avait un aimant très puissant sous la bobine de la tête de lecture. À quoi sert t-il ?

La tête de lecture tourne sur un axe pour pouvoir balayer n’importe quel point du disque. Cette rotation n’est pas assurée par un moteur, mais par un système d’aimant et bobine.

Vous savez sûrement qu’un fil traversé par un courant dévie l’aiguille d’une boussole. C’est parce que le courant électrique génère un champ magnétique sur lequel l’aiguille réagit. Et bien sachez que selon l’intensité du courant, le champ magnétique varie. Il est donc possible de dévier plus ou moins l’aiguille.

C’est le même principe qui est ici utilisé pour dévier plus ou moins la tête de lecture du disque dur : l’intensité du courant dans la bobine est variable et le bras de la tête de lecture peut donc se positionner n’importe où :

aimant-disque-dur-1.jpgaimant-disque-dur-2.jpg


L’aimant est celui qui fournit le champ magnétique, mais il a aussi un autre fonction : il protège le disque dur.

Quand le disque est à l’arrêt, la tête de lecture est au centre du disque. Lorsqu’il tourne, on a vu qu’il pouvait se déplacer au dessus du disque sans le toucher : la rotation des plateaux à 7200 tours par minute crée un vent qui soulève légèrement la tête de lecture (une centaine de nanomètres) au dessus du disque. L’écriture des données se fait donc à distance.

Ceci évite que la tête de lecture raye la surface fragile du disque.

Quand on coupe le courant, le disque s’arrête et la tête de lecture n’est pas plus maintenue dans les airs. Si on ne faisait rien, il s’écraserait sur le disque et en rayerait la surface et les données qui s’y trouvent.

La solution c’est d’utiliser l’aimant : lorsque le courant est coupé dans la bobine, le champ magnétique créé par cette dernière diminue puis s’arrête.
Quelques lois physiques (loi de Lenz-Faraday entre autre) s’occupent alors d’attirer très vite la bobine vers le pôle nord de l’aimant : la tête de lecture est donc envoyée au centre du disque où elle peut atterrir (il n’y a pas de données là où elle se pose).

C’est le petit « clic » entendu à l’extinction du disque dur : le bras avec la bobine est très vite poussé vers le pôle nord de l’aimant où un tout petit aimant le maintient en place.
Ceci évite ainsi qu’une coupure de courant ou que la mise hors-tension de l’ordinateur raye le disque dur.

L’aimant dans un disque dur est récupérable et est extrêmement puissant (faites gaffe à ne pas vous coincer les doigts, vraiment). Je n’ai pas de chiffres concernant sa puissance, mais un seul de ces aimants soulève facilement une boule de pétanque.

Vu que les disques durs, c’est cool, voici également quelques chiffres :
  • 7200 tours par minutes, c’est 120 tours par secondes. À cette vitesse, le bord du disque fuse à 121 km/h ;
  • Un disque 3,5 pouces de 1 To sur un plateau (de deux faces) contient 8'000 milliards de bits de données. Cela correspond à 8,2 millions de bits par millimètre-carré (ou un bit sur 125 nm²). C’est beaucoup, mais moins dense qu’une carte µSD de 16 Go (et il en existe de 64 Go) !