Dans cet article je reviens un peu sur mes revenus, frais, impôts, etc.

Je suis réellement indépendant (financièrement) vis à vis de ma famille, etc. depuis 2014. Bien que je n’ai plus d’argent de poche ou de revenus de leur part depuis bien avant, j’étais toujours fiscalement domicilié sous un autre nom que le mien. C’est donc depuis 2014 que je paye toutes mes factures moi-même, en fait.

Du coup je me suis amusé à faire un petit bilan, sur 5 ans de 2014 à 2018, inclus : prix du courant, de l’eau, revenus, impôts… et surtout leur évolution au cours du temps.
On parle souvent (en politique) de pouvoirs d’achat, de baisse des impôts, de hausse de la TVA, de baisse de la CSG… Les prix augmentent également. Mon salaire a également évolué, ainsi que mes aides sociales (APL, PPE, par exemple).

L’un dans l’autre, je me permet donc de regarder :

  • comment a évolué l’argent qui rentre
  • comment à évolué ce qui sort

Le bilan ? Le voilà :

mes revenus
Sur ce graphique, j’ai pris 2014 pour référence et j’ai calculé le pourcentage d’évolution d’une année sur l’autre, en cumulant d’année en année. Les valeurs pour 2018, comme celle de 2017 ou 2016 sont donc à chaque fois une variation par rapport à 2014.

On voit tout de suite que mes revenus ont diminués.

Comment ça se fait ?
Principalement car ma hausse de salaire (10% sur 4 ans : je ne commenterai pas ça) n’est pas suffisant pour compenser ce que j’ai perdu en aides diverses (APL, PPE…). En 2015 et 2014, j’ai peu payé d’impôts (en 2014 pour 2013 je n’en ai pas payé en France, et en 2015 j’en ai pas payé car je n’ai travaillé que 9 mois sur 12 en 2014, je tombais donc juste en dessous du quota). En 2015 j’ai aussi touché des APL (aides au logement), pour les mêmes raison, payant une bonne partie de mon loyer. Dès 2016, je n’ai plus d’APL. En 2015 et 2016 j’avais aussi la « prime pour l’emploi ». Je n’ai jamais vraiment compris à quoi ça servait, toujours est-il que j’ai dû franchir un seuil en 2017 car je ne la touche plus depuis.

Tous comptes faits, donc, mes seul revenu aujourd’hui est mon salaire. Alors certes, je suis content de vivre « comme un grand » (même si je n’ai jamais eu honte de toucher des aides auquel j’avais tout simplement droit, et personne ne devrait non plus), ce n’est pas ça qui paye mes factures : pour EDF, 10 € de mon salaire ou 10 € provenant des APL, c’est le même montant.

Ajoutons quelques précisions :

  • Revenus : les calculs sont fait pour le salaire brut, hors prime (entre 0,5 € et ~35 € par mois environ — ne riez pas pour les 50 centimes que j’ai eu une fois). J’aurais pu prendre le salaire net également, ce qui tiendrait compte des évolutions dans tous les sens qu’il y a eu durant ce temps, mais je ne l’ai pas fait. Mes différents sites internet, bien que visités des millions de fois par mois, ne me rapportent rien.
  • L’eau : c’est la consommation + l’assainissement, le tout hors-taxes.
  • L’électricité : c’est le prix au kWh, hors taxes également. J’exclue également les hausses rétroactives (bienvenue en France pour ça) depuis ~2016 sur les années précédentes et toujours en cours)
  • Internet fixe : le prix n’a pas évolué. Je n’ai pas ajouté mon forfait mobile : les prix n’ont là non plus évolués, mais j’ai changé de forfait entre temps, mais ça, ça relève d’un choix perso.
  • Le timbre poste : prix à l’unité d’un timbre pour envoi en national, en prioritaire d’un pli de 20 grammes (le timbre Marianne rouge, quoi).
  • Les impôts : 0€ pour 2014 et 2015, comme expliqué au dessus. Hors taxe d’habitation (pas encore le montant 2018, mais elle devrait augmenter aussi, si on suit la tendance). Hors redevance audiovisuelle, auquel je ne suis pas soumis. Hors différentes remises d’impôts grâce à mes différents dons à des associations (~50 à 250 € de dons par an, environ, dont 2/3 du montant est déduit de l’impôt).

Il n’y a pas :

  • de Gaz (je n’ai pas de gaz)
  • d’essence (je n’ai pas de voiture)
  • le prix des choses courantes (bouffe, produits ménagers, hygiène…) : je n’ai jamais pensé à noter quoi que ce soit, mais si je l’avais fait, on aurait pu rigoler, je pense (comme pour le beurre en 2017/2018).
  • les joints d’étanchéité pour conduit d’évacuation de climatiseur de morgue (je n’ai pas de morgue)

Je suis conscient que d’autres choses ont baissé, à spécificité égales : une clé USB de 32 Go par exemple, a probablement vu son prix beaucoup diminuer en 4 ans. Le problème c’est que 32 Go en 2014, pour faire autant avec en 2018, il en faut une de 128 Go, et donc on paye autant. L’argent « les prix de l’électronique baissent » n’est donc pas vrai. Quand on regarde, finalement, c’est l’inverse : le prix de lancement d’un iPhone, par exemple, monte. Et c’est vrai aussi pour les autres marques, et plein de choses.

Bref, pour conclure, les prix montent, les revenus réels baissent et le pouvoir d’achat diminue. Je n’apprends rien à personne. Et je n’apprendrai rien non plus à personne en disant que ça ne vas changer de si tôt.

ÉDIT : oui cet article reflète le cas particulier d’un internaute. C’est le but.
Si ça ne l’était pas et si c’était représentatif à l’échelle d’un pays, il serait pas marqué mon nom en bas de la page mais « Insee ». Merci.

Par exemple, chez Franceinfo :

On ne dit plus ↓On dit ↓
néo-naziultra-droite
dix terroristesdix personnes
attentatpassage à l’acte violent

Comme ceci :

i
ÉDIT : spécial pour Macron, j’ajoute cette ligne :

On ne dit plus ↓On dit ↓
camp de concentrationcentre fermés sur sol européen

Oh, et je cite Franceinfo parce que c’est le premier que j’ai vu, mais c’est pareil chez Europe1, LeMonde, LePoint, Libération, Sudouest (quoi qu’ils font un brin mieux), LaDépêche, 20Minutes, France24, RTL et sûrement beaucoup d’autres.

J’ai pas été fouiller trop loin non plus :

i

PS : ceci n’y est probablement pas étranger, vu que tous les journaux veulent plaire à leur patron unique et à ses orientations politiques…

ÉDIT : on me signale que c’est surtout parce que tous les journaux reprennent systématiquement les communiqués du gouvernement (dans le cas présent, d’habitude c’est de l’AFP ou d’autres sources). C’est vrai, mais du coup, je me pose des questions :

  • peut-on parler de propagande dans ce cas là ? Si c’est le gouvernement qui choisit ce qui est dit et la façon dont c’est dit dans la presse du pays ?
  • sur la position du gouvernement, obligé d’édulcorer les propos de choses « gênantes » en regard de l’histoire (les camps, les néo-nazis, etc.)
  • sur le métier de journaliste en ligne, qui se contente de faire du copier-coller ?
  • sur à quoi ça sert d’avoir 50 quotidiens différents, si ils disent tous systématiquement la même chose ?

Il y a quelques jours, la Fondation Blender a vu ses vidéos Youtube bloquées. Son fondateur a même mis une capture d’écran où on voit sa vidéo bloquée chez lui…

En fait, il s’agirait de Youtube qui bloque toute la chaîne tant qu’ils ne monétisent pas la vidéo.

Quand on met une vidéo sur Youtube, on peut choisir de la démonétiser : elle ne montrera donc pas de publicités, et ne rapportera donc pas d’argent non plus.
Il faut croire que Blender a fait ça avec toutes ses vidéos.

Comme Youtube gagne aussi du pognon (la majorité du pognon d’une pub, d’ailleurs), et comme la Fondation Blender est relativement connue et ses vidéos très regardées, ça constitue un manque à gagner pour Youtube.

Et ce dernier leur a donc bloqué la chaîne et fourgué un contrat sous le nez.

Les vidéos de Blender sont désormais de nouveau en ligne, et la version officielle est que c’est une combinaison entre « erreurs humaines » et « erreurs informatiques / d’algorithmes ».

On va s’en tenir à ça, même si on peut faire quelques remarques quand-même :

  • Les réseaux sociaux qui se contentent d’un « oops, désolé » à chaque fois qu’il arrive quelque chose de relativement louche et surtout très ciblé, ça commence à faire là…
  • Youtube héberge et diffuse vos vidéos. Il ne serai pas étonnant qu’ils demandent une contrepartie à ceux qui uploadent des vidéos. Ça semble très logique, et c’est même étonnant qu’ils proposent de désactiver la publicité pour une vidéo qu’on met sur leur plateforme… Ça ne m’étonnerait pas, donc, si dans le futur les pubs sur les vidéos deviennent obligatoires.
  • Youtube a une puissance phénoménale. De très grosses chaînes ont déjà eu des problèmes ou râlent parce que les revenus baissent, pourtant tout le monde reste sur Youtube parce que c’est ce qui rapporte le plus. Du coup, les créateurs sont obligés de passer par eux s’ils veulent avoir de l’audience, et sont donc en quelque sorte « piégés » (alors que Vimeo et Daylimotion proposent eux aussi une solution de monétisation des vidéos). Faites donc attention…

Il semble que Blender l’a compris et s’essaye actuellement à Peertube, qui est une solution décentralisée alternative à Youtube. Par contre, c’est à héberger soi-même, et donc forcément ça demande de sacrées ressources quand on a une grande audience. À voir si ça persiste dans le temps, je le leur souhaite.

Oh tiens, un article qui, d’après son titre, va nous parler des différentes implémentations de la GDPR, et nous parler de ces gros popup à la con qui emmerdent le monde.

Je clic donc sur le lien pour lire ça.

Et là, c’est le drame :

i

Précisément un-de-ces-gros-popup-à-la-con-qui-emmerdent-le-monde.

Pas pour la GDPR, mais pour nous demander l’accès à nos comptes sociaux et pour nous dire qu’ils vont vendre les informations piquées sur ces comptes en se connectant.

Ouuaaaais, je sais que c’est que l’auteur du popup et l’auteur de l’article sont différents. Mais l’ironie est là tout de même et ça fait chier.

Bienvenu en 2018 sur le web : un monde de popup s’ouvre à nous…

ÉDIT : et c’est encore plus marrant quand on lit l’article :

They don’t care about your privacy. At all!

338 clicks taught me a very important lesson.

Whenever someone says:

We care about your privacy.
you know they don’t care about you at all. It’s just deception.

Never register to their services. Never trust their TOS.
Never click their Ads. Never accept defaults.
Never.

If they manipulate you to get your consent, what they will do with it?

Ok.

Je comprends le combat de certains contre les Gafam. Ouiiiii, Google c’est le mal, etc. etc.
Il est absolument nécessaire d’avoir des alternatives plus respectueuses, et d’en faire la promotion.

MAIS EST-CE QUE VOUS POURRIEZ RECENTRER VOS EFFORTS POUR FAIRE LA PROMOTION DE VOS OUTILS, PLUTÔT QU’ESSAYER DE FOURRER DES BÂTONS DANS LES ROUES DES AUTRES ?

Pour commencer, ceci emmerde les utilisateurs.

J’explique : je viens de mettre à jour Firefox sous Linux Mint, en utilisant le canal normal de mises à jours, c’est à dire les dépôts Apt de Linux Mint.
Et bien, à chaque fois cette mise à jour efface le moteur de recherches Google de la liste des moteurs de recherche. Yahoo est là, Wikipédia est là, DDG est là, StartPage est là, Ixquick est là. Mais Google est supprimé. À chaque putain de fois.

Vous vous abaissez au niveau de Microsoft qui remet Edge (et Bing) en navigateur par défaut à chaque mise à jour du système. C’est exactement la même chose, et l’on sait combien ça énerve tout le monde…

Que VOUS préférez utiliser DDG à la place de Google, c’est une chose.
Mais respectez que ce ne soit pas le cas de tout le monde. De quel droit vous permettez-vous d’imposer des choix à vos utilisateurs et de modifier la configuration d’un PC qui n’est pas le vôtre ? Si je veux avoir Google dans ma liste de moteurs de recherche, c’est mon droit, non ? Si ! Alors foutez-moi la paix.

Ensuite, ceci désert votre cause.

En agissant contre le choix des utilisateurs, vous les faites chier. L’utilisateur il fait quoi à votre avis ? Il râle que votre produit c’est de la merde car il n’arrive pas à faire ce que LUI il veut. Pire, dans le cas de Firefox, il va de passer à Chrome ou Vivaldi ou un autre navigateur.

Je ne dis pas que le fait que Firefox soit passé de Google à Bing, puis à Yahoo pour ensuite revenir à Google avec une option DDG soit la raison de son déclin, mais je suis certain que ça n’a pas aidé. De plus, si vous défendez des projets comme DDG, ces projets deviennent associés à cette colère en héritant de votre connerie.

Alors bon, ajouter Google et d’autres moteurs de recherches (non approuvés par la Bienveillance Toute Puissante) reste possible : il faut aller sur le site de Linux Mint et cliquer sur un des boutons dans la liste tout en bas.

Il y a une raison à ça : le fric. Linux Mint fait ça parce qu’ils ne touchent pas d’argent quand vous faites une recherche Google.
C’est une raison valable pour défendre ses idéaux, mais pas pour l’imposer partout au détriment des utilisateurs. Dans ce cas, mettez en avant le fait qu’on peut également vous soutenir en faisant un don : Donations - Linux Mint. Les utilisateurs vous remercieront.


Et ceci est valable pour toute cause que vous défendez.

Si vous devez attaquer les idées des autres plutôt qu’argumenter pour défendre les vôtres, c’est que votre combat n’en vaut pas la peine. C’est tout.

Cherchez les atouts de vos causes et vos idées et placez votre énergie dans la défense de celles-là. N’attaquez pas les causes des autres en pensant que la perte de leur cause fera remonter la vôtre. Au mieux, vous perdrez juste votre énergie, au pire vous passerez simplement pour un trou du cul.


Du coup, et je fais ça pour moi mais aussi pour qui voudra, pour ajouter Google à votre navigateur, cliquez là : Ajouter Google.

Et cliquez là pour ajouter Bing ou Qwant.

Dans la série « #LesMathsCaSertARien »…

… y a mème qui traîne en ce moment, où une personne a laissé sa carte bancaire avec un petit mot à sa moitié, et où c’est écrit que le code de la carte est le résultat d’une équation à l’apparence très compliquée :

le message avec l’équation
Pour ceux qui veulent, le code est 2981.

Et pour ceux qui veulent savoir pourquoi, on dit merci à Wolfram Alpha.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas cet outil en ligne, il permet de répondre à peu près à n’importe quelle question (en anglais). Il est utilisé dans le cadre de Siri, Bing ou encore DDG. Et bien-sûr, il permet de résoudre des équations.

logo youtube
Avant, Youtube permettait de suivre les publications d’une chaîne directement par RSS.
Aujourd’hui, la fonction n’est plus proposée : il n’y a plus d’icône RSS nulle-part. La fonction n’a pourtant pas disparue : elle est toujours là, c’est juste difficile à trouver.

C’est pour ça que je vous propose un petit outil (en JavaScript) de trouver l’URL du flux RSS à partir de l’URL de la chaîne :






Pour récupérer l’URL de la chaîne YouTube, il suffit de cliquer sur l’auteur d’une vidéo. L’URL qui s’affiche est celle qu’il faut utiliser.

Les URL prises en charges sont au format suivant suivant :

https://www.youtube.com/channel/UCENv8pH4LkzvuSV_qHIcslg
https://www.youtube.com/user/cestpassorcierftv/featured

Tout comme la fois où l’Europe a voulu bien faire en forçant les sites web à nous prévenir qu’ils utilisaient la technologie des « cookies » (des petits fichiers enregistrés dans le navigateur par les sites web), et que ça a été implémenté par les sites comme un popup de merde qui prend la moitié de la place de l’écran et qu’on n’a d’autre choix que d’accepter pour continuer sur le site, l’Europe est allé beaucoup plus loin cette fois.

Désormais, le site doit explicitement demander l’autorisation avant d’exploiter tout donnée. Si ça signifie par exemple que Facebook ne peut plus revendre nos données sans notre accord explicite.

Il va de soi que, du coup, Facebook nous demande notre accord. Ou plutôt… nous affiche un message pour nous dire que nos données sont exploitées (un point c’est tout). Comme ceci :

i
(image parodique, mais fidèle, par Jean-François Pillou)

… et que si on n’est pas content, ben on n’a qu’à fermer notre compte.

Facebook n’est pas le seul.
En fait, tous les sites le font, et à chaque fois ils nous envoient un email :

i
Quelle charmante attention <3

Mais ce n’est pas tout !
Ça, c’est pour les sites qui ne veulent pas perdre tous leurs utilisateurs ! Dans les faits, on a eu aussi d’autres cas.

Comme ceci ne concerne que l’Europe, les sites n’envoient ces emails ou n’affichent ces popups à la con que pour les utilisateurs européens. Les sites web de news américain qui s’en foutent des européens, eux, ne vont pas jusque là : certains sites ont carrément bloqué l’accès à toute l’Europe :

i
Le site KTLA (un site de news de Los Angeles) bloque toute l’Europe

D’autres sites, par exemple Tumblr poussent le vice tellement loin qu’ils demandent sur toutes leurs pages qu’on accepte leur captation de données. Y compris le flux RSS.
Or comme les lecteurs RSS ne peuvent pas accepter quoi que ce soit, ce sont 400 millions de sites qui ne sont plus lisibles par RSS depuis le vieux continent.

Un site web a même été créé pour dénoncer tout ce brodel : « GDPR Hall of Shame »…

Et puis, n’oublions pas, surtout, qu’une fois qu’on a accepté leur « nouveau » règlement (un pour chaque site web), ils peuvent continuer à capter / revendre / exploiter / … nos données comme ils l’ont toujours fait.

C’est donc bien comme je le disais : ça part d’une bonne intention, mais ça ne changera rien… Dommage…

Comme d’hab, on a donc :

  • les utilisateurs qui sont emmerdés (spammés, aggressé à coup de popup, refusé sur certains sites…)
  • les sites qui continuent ce qu’ils faisaient
  • les députés qui vont pouvoir s’accorder une prime d’argent public pour payer le travail bien fait.

Nickel.

Alors que… Tout ce que nous demandons, c’est que les géants du net ne nous prennent pas nos données alors que ça n’est pas nécessaire. Ainsi, si je trouve normal qu’une application « météo » demande un accès à internet ou au GPS, il n’est pas normal qu’un OS nous demande les métadonnées de tous nos fichiers.

Dire qu’hier je plaisantais sur mon malheur d’utiliser le site d’EDF…

Hier et aujourd’hui, ce sont 400 000 étudiants qui galèrent avec le nouveau site pour s’inscrire dans les filières post-bac : ParcoursSup.
Comme on pouvait s’y attendre d’un site made in nation française et qui ne soit pas le site des impôts : c’est un bordel monstre, la moitié des étudiants sont dans la merde, il y a des incohérences partout et le site est down la moitié du temps.

Bon courage à tous ceux qui sont dans la galère avec ce site… En attendant, j’espère que le côté humoristique de ces quelques posts de Twitter détende un peu l’atmosphère :

tweets parcourssu

Enfin, un thread qui explique rapidement la procédure de l’autre côté du site : chez les profs dans les établissements

EDF, premier fournisseur d’électricité au monde ne sait pas faire un site web, voilà mon histoire (sortez les pop-corn, c’est long).


Ma situation actuelle fait que règle beaucoup de factures pour toi, EDF, en ce moment :
– suite au décès de ma mère, je dois m’occuper de payer les dus (électricité + gaz).
– en plus de ça, et depuis 2 ans, je règle aussi les factures EDF de ma tante, habitant aux P-B mais ayant une maison en France.

Concernant ma tante, c’est simple : son compte client n’a jamais fonctionné. Peu importe le nombre de fois qu’on appelle, les heures passés au téléphone, les multiples échanges sur Twitter : tu n’as jamais été capable de réparer le compte.

Du coup pour payer ses factures, ma tante passe par moi : je paye par carte au téléphone et elle me rembourse.

Pourquoi elle ne le fait pas elle même ? Ravi que tu poses la question !

  • Premièrement, elle ne peut pas payer sur son compte en ligne : son compte ne marche pas ! Bien que son email figure sur les factures que tu envoies, ça ne marche pas : toujours et constamment des erreurs.
  • Deuxièmement, elle ne peut pas payer par chèque, car dans tous les pays sortis du moyen-âge, les chèques (sources de problèmes et de fraude) n’existent plus. Ça ne se fait tout simplement plus.
  • Troisièmement, ton système de « TIP SEPA » où le client doit donner son RIB et où tu contacte ensuite la banque pour qu’ils t’autorisent un prélèvement, ne semble pas marcher avec les banques étrangères. SEPA étant pourtant une norme européenne, tu sembles t’y refuser… Aussi, pourquoi tu ne donnerais pas ton RIB à toi, pour que le client t’envoie l’argent ? Parce que c’est trop simple ? C’est pourtant ce que font tous les commerces en lignes, y compris à l’étranger.
    C’est comme ça que je paye mon hébergeur web (en Belgique), c’est comme ça que j’ai déjà payé sur LDLC, ou sur le site de Dell. Bref.
  • Quatrièmement, ton système de paiement par téléphone fonctionne bien en France (50% du temps, ce qui n’est pas mal : le reste du temps tu « ne comprend pas mon numéro de client » — ah et faudra songer à ne pas mélanger « numéro de compte » et « numéro client » : c’est pas pareil, pourtant ton serveur vocal parle des deux de façon indifférente, c’est « confusant » comme ils disent les jeunes du digital nowadayz)… Bref, j’en étais où ? Ah oui : ton système de paiement par téléphone ne marche pas depuis l’étranger.
    Je ne sais pas si c’est que tu détecte le pays d’origine par le numéro ou par la provenance géographique, mais ça marche pas : impossible de payer. Par ailleurs, si en France on utilise des cartes de crédit, en Hollande (et sûrement ailleurs aussi) on utilise des cartes de débit, avec des numéros un peu différents, sans code de sécurité. Faudra penser à les inclure dans ton système.
  • Cinquièmement, on peut également payer dans un bureau de poste, mais il faut avoir un compte bancaire en France, ce que ma tante n’a pas.

Pour ces raisons, donc, c’est moi qui paye ses factures.

M’enfin.
Mais ça, c’était pour ma tante. Concernant ma mère maintenant…

… le compte en banque de ma mère a été bloqué après son décès. C’est normal.
Mais du coup, tes prélèvements ont échoués. Comme il faut résilier ses abonnements, tu nous envoie des factures de résiliation. Normal également.

Ta première facture était de 200 € (et des poussières). J’appelle donc le serveur vocal : 305 €. Bon… Je regarde en ligne sur le compte : 305 €, pas d’explications. Je vais donc demander à ton CM sur Twitter : il semble que le montant de régularisation de 200 € se voit augmenté d’un prélèvement mensuel qui a échoué. Ok, je paye les 305 €.

Deux jours après, je reçois la même facture, mais pour le gaz cette fois. Il y est inscrit le montant du prélèvement qui n’a pas marché, en plus du montant du gaz. Re-belote, go Twitter pour demander qu’est-ce que le fuck et que j’ai déjà payé ce prélèvement échoué… J’apprends alors que le prélèvement pour avril n’a pas marché non plus.

  • Première remarque : vous pouvez pas être plus clair sur les factures et indiquer précisément ce qu’on vous doit et pourquoi ?
  • Seconde remarque : pourquoi les montants sont sur une facture et pas l’autre ? C’est pas logique…
  • Troisième remarque : ça ne gène pas que, ayant un site web vous même, le seul moyen efficace de vous contacter soit de passer par une plateforme américaine (Twitter) ? En 2008, personne ne vous aurait vu résoudre les problèmes des gens sur MSN, je pense… Pourtant 10 ans plus tard, nous y voilà…

Bon, il faut donc payer la facture de résiliation de gaz…

Je m’en vais donc sur ton site… impossible de me connecter : « une erreur est apparu, appelez un conseiller au 09… bla bla bla ». J’essaye sur un autre navigateur : idem. J’essaye sur mon compte EDF à moi : ça marche pourtant bien.

J’essaye par téléphone (sur votre serveur vocal) : c’est à ce moment que le numéro de compte n’est pas reconnu « désolé, je n’ai pas compris bla bla bla ». J’essaye une seconde fois, une troisième : nope, ça ne marche pas.

À ce moment là je commence à désespérer de vous : comment le numéro un mondial de l’électricité arrive avoir un système aussi merdique, aussi bancal, aussi cassé, aussi impraticable, aussi fermé, aussi inutilisable ?

Et c’est à ce moment là que, dans un moment d’égarement sans doute (probablement le « confusant » de tout à l’heure qui m’a « confusé ») : je décide d’installer l’application « EDF et Moi » sur mon téléphone. Je me connecte avec le compte de ma maman…

Il faut par contre valider son compte avec un code envoyé par SMS. Ouais, sauf que — gros malin — le contrat chez Orange de ma mère est résilié : je n’ai plus son SMS ni son numéro. Je clique (machinalement) sur « je n’ai pas reçu le code ». Ô miracle : on me propose l’envoie sur l’email (dites, vous auriez pu le dire, au lieu de cacher ça !). Il se trouve que ma mère (prévoyante, et je la remercie infiniment pour ça) avait écrit tous ses codes, donc j’ai accès à son email !
Je valide l’envoie du code par email et j’attends.

J’attends 5 minutes.

J’attends 1 heure, 2 heures.

Toujours rien.

J’imagine que ça non plus ça ne marche pas… Tant pis…

Et là, plus tard dans la soirée, je reçois un email. Il aura fallu 5 heures pour que l’email transite d’EDF à Gmail avec le code !

Alors soit c’est un code avec un octillion de chiffres (d’où le temps de transfert), soit votre système a un sérieux coup de mou : ce sont les ondes du Linky qui font ça ?

Hein ? C’est Enedis ça, c’est pas vous ? Ah pardon. Confusé je fus. Me pardonnez vous demande je.

Donc 5 heures après, j’ai mon code à usage unique.
En fait, c’était seulement 4 heures après : j’ai vu l’email sur le téléphone de ma maman environ 1 heure après qu’il soit reçu. Je me dis donc « merde » car normalement, ces codes expirent très vite (pour des raisons de sécurité) : on parle de 15 minutes, parfois.

Malgré tout, j’essaye de le taper (oui, je suis parfois entêté, mais plein d’espoir, donc vraiment très con).

Et bien mesdames et messieurs, chez EDF, les codes de sécurité à usage unique ont une durée de vie qui excède 5 heures : j’ai pu me connecter en utilisant l’application. J’ai même pu payer la facture !

Par contre, je ne peux pas me connecter sur le site : toujours la même erreur.

Bref, j’ai payé ma facture EDF.

Ça m’a pris 4 appels, 24 tentatives sur le site, dans 2 navigateurs sur 3 jours, 2 séances discussions sur Twitter, 2 installations de ton application (oui, vu que ça marchait pas après l’envoie de l’email, j’ai viré l’appli), et j’ai appris qu’un email mettait environ 5 heures pour arriver avec un code à 6 chiffres qui n’expire pas.

Je ne sais pas ce que tu comptes faire avec tes 300 euros, mais paye toi un stagiaire de classe de troisième : n’importe lequel d’entre-eux sera capable de faire un site web avec une interface client qui soit moins bordélique que ce que tu as maintenant. Pitié. En plus (merci tonton Macron), tu auras juste à donner un bol de riz et une pause pipi, tu n’auras même pas besoin de le payer, je suppose.