Casillic (@Casillic): "The cookie problem" | nitter… / Twitter

Le problème du cookie.

Soit deux cookies.
L'un contient 1 mg de cobalt 54, d'une demie vie de 1,5 minute
L'autre contient 1 mg de cobalt 60, d'une demie vie de 5,2 années

Mangez-en un, jetez l'autre.
Quel cookie mangez vous ?

Ce qu'il faut voir c'est que plus la demie vie est courte, plus la désintégration est rapide et plus l'énergie est libérée vite. La puissance thermique (ou irradiante) émise est donc forte.

Il faut donc manger celui au 60 Co : une journée ou deux n'est rien comparée à 5,2 ans et peu d'énergie sera émise durant ce temps.

Au contraire, toute l'énergie du 54 Co sera libérée durant ces mêmes deux jours.

Dans un des tweets en dessous on donne la puissance rayonnée autour du cookie avec 1 milligramme de 54 Co.

Il tombe sur 163 kilowatts, soit la puissance de 221 chevaux vapeur. Dans un milligramme de matière.

À titre de comparaison , un chauffage rayonnant halogène/infrarouge, dont on sent la chaleur à plusieurs mètres, c'est 1 à 4 kW.

Ce cookie émet donc autant que 40 chauffages rayonnants de 4 000 watts. Être dans la même pièce vous tuerait en quelques instants, autant par la chaleur dégagée que par l'irradiation.

Ce chiffre me semblait ridiculement élevé, mais en refaisant le calcul pour 1 mg de 54 Co, je tombe sur quelque chose du même ordre de grandeur, en tout cas durant la première minute.

Car au fur et à mesure que les demie-vies passent, le nombre d'atomes restants diminue aussi et la puissance décroît très vite. Au bout de 15 minutes, on n'a plus que 163 watts (un petit PC). Au bout 30 minutes, 0,163 watt (la LED sur le chargeur du PC).
Après une heure et 15 minutes, il reste la puissance consommée par une cellule vivante.

L'autre cookie lui, émet une puissance bien plus faible mais nettement plus longtemps (un demi siècle). Cela dit, 1 mg de 60 Co ça doit être assez pour vous tuer tout de même si vous ne vous faites pas vomir immédiatement après avoir mangé le cookie.