#19127

Russian police raid NGINX Moscow office | ZDNet

La police russe a effectuée une perquisition chez NGinx (un logiciel équivalent à d’Apache 2, très à la mode).
La raison ? Des patent-trolls.

Comme ils disent sur LinuxFR : https://linuxfr.org/users/glandos/journaux/perquisition-chez-nginx-a-moscou-igor-sysoev-arrete

C’est un peu débile d’avoir attendu 17 ans après le début du projet, qu’ils soit valorisé 670 M$ et utilisé sur des millions de site pour faire valoir ses droits dessus -_-

https://www.zdnet.com/article/russian-police-raid-nginx-moscow-office/

#19126

Student uses light on phone to charge portable solar battery so that he can charge his phone... : facepalm

Un chargeur solaire chargeant un téléphone qui éclaire le chargeur solaire.

À première vous je me suis dit que c’était encore un guignol d’énergie libre.

Et puis…

… et puis…

… peut-être pas.

Je le vois avec mon propre chargeur solaire : ma batterie charge même quand le soleil est faible. Pas mon téléphone.
On dirait que la batterie peut charger à une très faible puissance (0,2 A, peut-être ?), alors que le téléphone a besoin de plus (0,5 A minimum, 1 A quand on l’utilise).

Il n’est pas impossible que l’éclairement donne par exemple 0,45 A à la batterie. Trop peu pour charger le téléphone.
Utiliser alors la lumière du téléphone pour fournir les 0,05 A qui manquent devient alors rentable ! Le téléphone perd bien ses 0,05 A, mais il peut dès lors recevoir 0,50 A et charger.

En gros, la faible lumière du téléphone suffit à débloquer la lumière du soleil sur le chargeur.

Ce principe n’est pas inédit.
Par contre, certains feux ont besoin d’une flamme externe constante pour exister. Apporter une petite flamme permet alors d’avoir un gros feu. Ça arrive quand le produit que l’on brûle est à une température située entre le point de flash et le point d’inflammation.

Le point d’inflammation, c’est la température au dessus de laquelle un produit peut brûler seul, une fois qu’on l’a allumé.
Le point éclair c’est la température où le produit peut brûler avec une flamme extérieure. Si on retire la flamme, ça s’éteint.

La raison à ça, c’est que la combustion libère de la chaleur. Cette chaleur vaporise le combustible, et la vapeur peur alors brûler. Pour un feu normal, notre allumette produit la vapeur de départ. Ensuite, le feu obtenu à un temps T suffit à vaporiser ce qui va brûler à T+1.

Juste au niveau du point éclair, l’allumette produit les vapeurs et les brûle, mais la combustion du combustible ne permet pas, seule, à vaporiser la suite du combustible.

On a un peu la même chose ici avec le téléphone;

Bon, très honnêtement, je doute que tout ceci soit utilisé ici : une lampe LED est très visible, mais produit très peu de lumière exploitable par un panneau solaire, qui a plutôt besoin d’un spectre continu.
De plus, avec un si petit panneau solaire, on n’arrivera jamais à charger un téléphone. C’est pour ça qu’ils viennent souvent avec une batterie, ces chargeurs solaires de poche : la batterie peut se charger avec une intensité plus faible. En revanche, une fois pleine, elle peut produire assez de courant pour charger le téléphone.
Une conséquence notable est alors que la batterie met beaucoup plus de temps à charger qu’elle ne peut recharger un téléphone.

Enfin, j’ai moi même mon installation solaire pour mon smartphone. On est mi-décembre, et cela suffit toujours : https://lehollandaisvolant.net/?d=2019/10/07/18/49/04-mon-installation-de-chargeur-solaire-pour-telephone

https://www.reddit.com/r/facepalm/comments/e9uxnp/student_uses_light_on_phone_to_charge_portable/

#19125

Mes zamis juristes préciseront - Refuser de fournir le code de verrouillage de son téléphone à la police est interdit, rappelle la justice - Arfy'z tranche du Net

On lit tout et n'importe quoi sur la question.

ici on lit ceci :

Si un code de déverrouillage d’un téléphone portable d’usage courant, permet d’accéder aux données du mobile et donc aux éventuels messages qui y sont contenus, il ne permet pas de déchiffrer des données ou messages cryptés et, en ce sens, ne constitue pas une convention secrète d’un moyen de cryptologie.

(cette analyse repose sur un avis du conseil constitutionnel, quand-même)

De ce que j'en comprends, tu dois donner ta clé GPG si on la demande. Mais dans le cas d'un smartphone, ton code pin n'est pas la clé de chiffrement (que seul Google/Apple connaît (ou pas)) et il n'est donc pas exigible par la police.

Enfin, d'après l'article, encore, déverrouiller son tel ne constitue pas un aveux on peut donc à la fois "garder le silence" et leur déverrouiller le téléphone.

Des photos compromettantes sur votre téléphone ne seraient alors que des indices ou des preuves, pas un aveux.

Après, le problème est toujours le même : il y a une latitude importante entre les textes de lois et ce qu'en comprennent les flics, les avocats ou les juges, qui ne sont pas systématiques formés sur la question du numérique, ni sur la technicité de la chose.

Dans tous les cas, je pense que le mieux est encore de demander un avocat systématiquement.

https://www.arfy.fr/dotclear/index.php?post%2F2019%2F12%2F13%2FMes-zamis-juristes-preciseront-Refuser-de-fournir-le-code-de-verrouillage-de-son-telephone-a-la-police-est-interdit--rappelle-la-justice