#19020

Marcel Aiphan sur Twitter : "Les étudiants chiliens se réapproprient la méthode de #HongKong pour éteindre les lacrymogènes.C’est la preuve que les échanges internationaux ont des côtés positifs à l’heure de la mondialisation...#Chile #Santiago #GiletsJaunes #HongKongProstests https://t.co/6809Hiq1Tw"

<3

C’est maintenant que les dirigeants du monde vont voir la puissance du partage sur le net. C’est aussi maintenant qui vont clairement chercher à détruire tout ça, encore plus qu’avant.

J’attends les discours « Internet permet des choses bien, mais […] » et les habituelles excuses du terrorisme/de la pédophilie/du copyreich…

https://twitter.com/AiphanMarcel/status/1185642031504343040

#19019

Digital pollution | Derek Sivers

I prefer coding everything by hand, because I don’t like the huge piles of garbage that the automated generators create. These programs that generate a website, app, or file for you spit out thousands of lines of unnecessary junk when really only 10 lines are needed. Then people wonder why their site is so slow, and they think it’s their phone or connection’s fault.

Pareil.

Je déteste les WYSIWYG précisément parce que leur code est globalement pourri et plein de merde.

Son exemple du SVG est typique : qui au nom de l’univers a besoin d’une précision au milliardième de pixel pour son logo ? Personne ! Mais les éditeurs SVG vont généralement mettre une dizaine de chiffres significatifs dans toutes les valeurs, là où un chiffre ou deux après la virgule suffisent amplement.

Et même chose pour les framework tout fait : les 3/4 du truc ne sert à rien et ne sera jamais utilisé dans le projet… mais sera chargé tout de même.

https://sivers.org/polut

#19018

Ray Ortega ✊ sur Twitter : "RSS = direct connection to a creator.Anything less = someone else controls access to your audience. Podcasts are awesome cause they are inherently 'open.' If your podcast is not accessible via RSS, you don't actually have a podcast. Or ownership."

RSS = une connexion directe avec un créateur.

Tout ce qui est moins que le RSS = quelqu’un d’autre contrôle votre accès à votre audience.

Les podcasts sont géniaux car ils sont naturellement « ouverts ».
Si votre podcast n’est pas disponible via RSS, vous n’avez pas réellement un podcast. Ni la propriété.

Encore faudrait-il que la plateforme proposant du RSS ne filtre pas le flux RSS en amont.
À part ça, ça résume bien la situation : le RSS c’est la liberté, le choix, l’ouverture, le contact, la neutralité.

La liberté : on est libre de l’agrégateur. Pas forcé de se connecté avec les outils imposés par un service (appli spécifique, site web spécifique).
Le choix : on peut choisir qui suivre, qui ne pas suivre, quand arrêter. On peut aussi filtrer des postes, les conserver, etc.
L’ouverture : le RSS est du simple XML. C’est un format ouvert, convertible, transportable… Pas un blob binaire ou une API bridée.
Le contact : ça permet à un créateur de communiquer directement des choses à ses abonnés, sans passer par un système de messagerie tiers.
La neutralité : ce qui passe dans le flux RSS arrive aux abonnés. Il n’y a pas d’algo de filtrage et de ciblage publicitaire comme sur Twitter, Facebook (normalement, et à condition d’utiliser un service digne de ce nom — exit Feedly donc, qui filtre, cible, suggère, monétise les flux).

https://twitter.com/PodcastHelper/status/1185413117380947969

#19017

YUV — Wikipédia

J'ai toujours été fasciné par les jongleries mathématiques et/ou physiques utilisées par les ingénieurs pour résoudre des problèmes concrets.

En prog, l’une d’elles est d’inverser la valeur de deux variables sans passer par une variable intermédiaire, donc en n’ayant toujours que deux espaces mémoires (voir là)

Ici, pour le YUV, c’est un truc similaire, utilisé en colorimétrie.

Sur les premières TV en niveaux de gris, on utilisait une seule information par pixel : son niveau de gris (de 0, noir à 100%, blanc).
Sur les TV couleurs, on doit utiliser trois composantes : son niveau de rouge (de 0 à 100 %), son niveau de vert (idem), son niveau de bleu (idem). On utilise le système RVB.

Dans ces conditions, comment faire pour qu’un signal unique puisse être compatible avec les TV couleurs et les TV noir et blanc ?

On ne peut pas envoyer du RVB, sinon la TV noir et blanc ne comprendra rien.

L’astuce c’est d’utiliser le YUV.

Sur le YUV, le Y contient l’information du niveau de gris (qui est la somme du R, V et B) : sur une télé noir et blanc, seul le signal Y est utilisé.
Sur les télé couleurs, On capte le Y, le U et le V. Ces deux derniers étant là juste pour séparer le Y (somme R+V+B) en trois couleurs.

Côté émission, on transforme le RGB en YUV :

Y ≃ R + G + B
U ≃ B – Y
V ≃ R – Y

Et côté récepteur, on transforme le YUV en RGB :

R ≃ Y + V
V ≃ (–Y – U – V)/2
B ≃ Y + U

Sur une télé noir et blanc, seul le premier signal, le Y, est utilisé, les deux autres ne sont pas pris en compte par la télé car elle n’est pas prévue pour ça.

Quoi qu’il en soit, avec ce système, on utilise un signal pour accommoder à la fois les télé couleurs et les noir et blanc. Genius.

Le Y'UV, quant à lui, est identique dans l’idée, sauf qu’on ajoute des facteurs de pondération sur le R, G et B, afin de tenir compte de la sensibilité du capteur optique (correction gamma), différente pour chaque couleur. Ceci évite par exemple d’avoir une image 100 % rouge de paraître plus sombre qu’une image 100 % verte une fois restituée.

Le YUV, le YIQ, le YCbCr, le YDbDr, YPbPr sont toutes similaires (utilisant le Y pour la somme des couleurs et les deux autres composantes pour retrouver un format R, G, B), ils sont justes utilisés pour des techno différentes, par exemple Pal, Sécam, NTSC, ou selon qu’on soit en analogique ou numérique (HDMI, Péritel…)

https://fr.wikipedia.org/wiki/YUV