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Vol en zéro-G (feat. Veritasium & Physics Girl) - 39 - e-penser - YouTube - Le Hollandais Volant

Ok c’est bon, je me suis décidé sur les termes à choisir entre « apesanteur », « 0-G », « micro-gravité », etc.

En ce qui me concerne, basé sur leur définition, les termes suivants sont faux :
– micro-gravité
– zéro-gravité
– 0-G

Tout simplement parce que la gravité n’a rien a voir dans tout ça. Le champ gravitationnel de la Terre est pratiquement identique à la surface de la Terre qu’à bord de l’ISS. La différence est mesurable, certes, mais infime et dans tous les imperceptible.

Le « 0 G » n’est pas correcte : G correspond à la constante de gravitation universelle. Elle est constante, justement, et non égal à 0. Parler de 0 G est un non-sens.

Les termes qui suivent sont justes à mes yeux :
– impesanteur (ou apesanteur, que je vois comme synonymes, la première étant juste plus intelligible à l’oral, à cause de la confusion « l’apesanteur » et « la pesanteur »)
– micro-pesanteur
– 0 g (avec le « g » en minuscule)

Ils n’ont rien à voir avec la gravité, mais avec une force : la force de pesanteur, lié au poids. Or il est possible d’avoir un poids sans champ de gravité : une accélération suffit. C’est pour ça qu’on pèse plus lourd dans un ascenseur montant (au moment où il se met à monter) et moins lourd dans un ascenseur descendant (au moment où il amorce sa descente) : vous pouvez essayer avec un pèse personne, ou un dynamomètre.

Or, quand on est en « 0 g » (vol parabolique dans un avion, ou à bord de l’ISS), tout est en effet une question de forces : notre corps est alors soumis à aucune autre force que le poids : on est en chute libre et on ne ressent plus aucune résistance ou réaction du sol ou des parois.

Si on montait sur un pèse-personne, ce dernier afficherait « 0 » : on ne pèserait plus rien, d’où la notion d’impesanteur (ou « micro-pesanteur », qui est variante dans le cas non idéal).
La notion de « 0 g » correspond au « g » utilisé dans l’aéronautique, quand on parle de l’accélération subie : si on est en chute libre, on ne ressent plus aucune accélération, donc 0 g.

Ce qui m’a permis de réaliser tout ça et mettre un terme à ce débat intérieur que je n’arrivais pas à conclure c’est cette application sur mon téléphone. Il permet de mesurer les “g” subis.

En temps normal, ça me donne 1 g. Normal, c’est la résistance de la table alors que la Terre tire le téléphone vers le bas avec une force égale à 1 g × masse du téléphone.
Quand je fais tomber mon téléphone (sur un coussin), il indique 0 g : la table n’est plus là pour empêcher le téléphone de se diriger vers le centre de la Terre et le téléphone chute librement.
Enfin, lorsque le téléphone heurte le coussin violemment le coussin, la vitesse qu’il a acquise passe rapidement à 0 km/h : la variation de vitesse, donc son accélération, est brutale et importante : on monte jusqu’à ~9 g.

Promis, la prochaine fois que je vais à Disneyland, j’apporte le téléphone et je regarde ce qu’on peut bien subir comme “g” dans leur attractions :).

ÉDIT :
Je viens de réaliser que le poids est la force qui est définie par le produit du champ de pesanteur par sa propre masse. Dans un avion « 0-g » ou dans l’ISS, ces deux choses ne changent pas (ou très peu). Donc le poids ne change pas non plus.

Impesanteur est donc faux : la force "poids" ne disparaît pas, elle est juste constamment compensée par l’inertie, ou « force centrifuge ».

Pareil pour "micro-pesanteur".
Le "0 g" également, donc, si on considère "g" comme l’accélération de la pesanteur.

En fait, en vol parabolique, tout est simplement une question de ressenti plus qu’autre chose.

https://lehollandaisvolant.net/?mode=links&id=20170503190706

#16629

A RIVER ON FIRE! Gas explodes from Australian river near fracking site. - YouTube

Une des conséquences inattendue de l’extraction du gaz de schiste : de grandes quantités de méthane remontent à la surface sans être captées.

Ici c’est dans une rivière et on peut allumer les bulles pour littéralement mettre le feu à la rivière. C’est presque amusant (sauf pour les poissons qui vont respirer le méthane).

Maintenant si les failles de méthane se retrouvent en pleine forêt et qu’une étincelle passe par là (orage, électricité statique, etc.), c’est toute la forêt qui crame.

Ils voulaient pas procéder à l’extraction de ce gaz dans le sud de la France ? Bonne chance aux pompiers, donc.

(PS : les lacs normaux aussi produisent du méthane, en particulier à cause de la décomposition anaérobique (sans O2) des végétaux au fond de l’eau : il suffit de remuer un peu le fond pour faire remonter des bulles en grande quantité. Mais le flux de gaz n’est pas illimité et après quelques secondes, ça s’arrête. Ce que montre la vidéo, c’est un flux continu de gaz, qui peut durer des heures, des jours ou même des années : https://fr.wikipedia.org/wiki/Porte_de_l%27Enfer_(Turkm%C3%A9nistan))

https://www.youtube.com/watch?v=NvJAKVnK4qM