#22606 - Aide à mourir : les personnes handicapées réclament plutôt une aide à vivre – Libération
Mouais, donc encore une fois, pendant que certains se félicitent d’être de grands humanistes, quand on demande aux [potentiels] [futurs] concernés ce qu’ils en pensent, on se rend compte que c’est très loin d’être ce qu’ils espéraient.
Je suis totalement pour la possibilité de demander à mourir dignement plutôt qu’attendre la mort dans la souffrance. Par contre, je ne peux m’empêcher de dire qu’il ne faudrait quand-même pas que la mort devienne l’issue par défaut vers laquelle on pousserait ceux qui pèsent un peu trop dans les dépenses de la sécu.
Il y a une différence entre aider quelqu’un à faire ce qu’il veut, et lui inculquer des idées qu’il n’a pas demandé. J’ai cru lire qu’un soignant ne pouvait pas dissuader quelqu’un qui demande l’aide à mourir. Par contre est-ce que les mêmes soignants peuvent être poursuivis pour avoir incité « un peu trop fort » cette solution à leurs patients ?
En vrai, ce n’est pas tellement des soignants que j’ai peur que cela vienne, mais plutôt des têtes dirigeantes de la sécu, eux-mêmes sous les ordres des ministères de la Santé et du Budget, qui pourraient vouloir économiser du pognon en incitant (via des primes par exemple) des soignants, ou encore des directeurs d’hôpitaux à pousser des malades vers l’aide à mourir quand ils commencent à coûter trop cher trop longtemps.
Oui il faut être un sacré salaud pour faire à ça, mais hé, on parle de ministres macronistes : la compatibilité est totale.
Quant à être assez tordu pour imaginer un tel schéma, je n’ai aucun crédit : ce n’est pas bien difficile à imaginer, car c’est déjà un petit peu le système avec lequel tourne Pôle Emploi, pardon, France Travail, qui radie à tour de bras des bénéficiaires légitimes (quitte à les mettre à la rue) juste pour réduire artificiellement le nombre d’inscrits et pour que Manu puisse se féliciter des bons chiffres du chômage.
Donc oui, je m’attends totalement à voir un jour des scandales éclater de soignants ou directeurs d’hôpitaux payés par Bercy pour pousser vers la mort des gens très malades en vue de faire des économies.