Roberta R. Rodrigues 🇧🇷🇺🇸 (@bertacarbene): "This was very sad and unfortunate… it was the first… / Twitter

Photo spectaculaire d’un quench d’une machine IRM. L’effet est assez beau : ça me fait penser à une faille spatio-temporelle au plafond. Une faille potentiellement mortelle ceci-dit.

Ces machines ont de très puissants aimants, à base de supraconducteurs. La supraconductivité, c’est le fait pour un conducteur électrique d’avoir aucune résistance électrique, donc aucune perte Joule.
Ces supraconducteurs sont refroidis à l’azote et à l’hélium liquide pour conserver leur propriétés supraconductrices.

En cas de défaillance (ou de coupure) du système de refroidissement, la supraconductivité diminue et le courant qui traverse le supraconducteur commence à subir la résistance et donc à produire un échauffement. Il en résulte une évaporation, parfois brutale, de l’hélium, qui fuite alors partout.

C’est très dangereux, car l’hélium chasse l’air et on suffoque, s’évanouit, finit dans le coma et on meurt. C’est une question de minutes. La procédure est une évacuation immédiate de tout le bâtiment.

Pire, en cas d’évaporation très rapide, une importante quantité d’hélium, donc un gaz, peut venir envahir la pièce, provoquant une surpression dans la pièce. Et de la même façon qu’il est impossible d’ouvrir une portière d’une voiture qui vient de tomber sous l’eau (la pression de l’eau, de plusieurs tonnes, l’en empêche), il peut être impossible d’ouvrir la porte de la pièce où se trouve l’appareil défaillant, si celle-ci s’ouvre vers l’intérieur.

Ici, l’hélium, léger mais très froid, s’accumule au plafond.
Le froid provoque une condensation de l’humidité de l’air et donc la formation d’un nuage.