Deux Ioniq
Ça y est, je commence à regarder la présence de bornes de recharge pour savoir où je vais aller.

Même si je ne suis pas à quelques dizaines de kilomètres près, mais pouvoir recharger sa voiture pendant qu’on se balade à pied, qu’on boit un verre, qu’on fait ses courses, qu’on mange, qu’on dort à l’hôtel a quelque chose de satisfaisant.

Les bornes payantes avec tarification à la minute ne sont pas attractives pour une PHEV (qui chargent lentement et donc longtemps), mais le restent pour les EV. Vu que j’ai une PHEV, je reste donc uniquement sur les bornes gratuites quand il y en a.

Quoi qu’il en soit, je ne pense pas être le seul.

Et tant que les bornes sont rares, c’est un point d’intérêt pour ceux qui roulent en électrique. C’est aussi toujours une bonne surprise quand il y a une borne là où on va alors qu’on ne le savait pas, d’autant plus quand elle est gratuite.

Les aires d’autoroute ont désormais souvent des points de charge rapide, mais dès qu’on en sort, particulièrement à la campagne, c’est moins courant : il faut les chercher. Heureusement qu’il y a des applications comme ChargeMap, ou Alizée pour nous aider avec ça.

Y a 15 jours, j’en ai fait l’expérience : il restait un peu de temps et je voulais me balader, donc j’ai regardé les villages et activités alentour. Et j’ai donc choisi d’aller au seul village avec une station de charge, (qui était gratuite) pour aller voir.
Samedi dernier, je suis resté un peu plus longtemps dans un autre village, juste pour finir la charge et on a bu un verre.

Peut-être vous voyez où je veux en venir : installez une borne, et les gens viendront, et les gens dépenseront.

Le village où j’étais indiquait être excédentaire énergétique (c’est écrit sur la borne, avec un message du prestataire du service, etc.) : a priori donc, j’ai chargé ma voiture sur de l’énergie qui serait autrement parti « à la poubelle » ou dans du pompage hydraulique (et donc utilisé de façon moins efficiente).

Si je ne l’avais pas fait, j’aurais probablement brûlé un peu d’essence pour rentrer, ou j’aurais chargé ma voiture ailleurs, ni gratuitement, ni sur du courant excédentaire.

Un autre point, et ce n’est pas un mystère : les voitures électriques sont encore chères. Proposer un point de charge, c’est donc potentiellement attirer des personnes qui ont des moyens de dépenser. Y compris des touristes. Et un touriste qui vient dans un village il repart généralement avec des souvenirs, après un restau ou une nuit à l’hôtel du coin, bref, quelqu’un qui y injecte du pognon.

Sur les bornes de proximité, la recharge prend facilement une heure ou deux, c’est donc l’occasion de passer à table entre-temps.
Je sais que les points de charge coûtent cher (on parle de 3 000 à 6 000 € pour une borne de deux places), mais si ça s’amortit parce que ça attire du monde, pourquoi pas. Comme j’ai dit plus haut : ça attire une clientèle capable de dépenser.

D’un point de vue technique, une borne de 22 kW suffit pour la charger complètement une voiture de 50 kWh (soit une EV moyenne) en 2 heures, soit le temps d’un restau. Installez ça sur le parking du village, et on peut être sûr que celui qui passe pour charger viendra boire un verre ou casser la croûte sur place.

Dans le cas d’un hôtel, une borne 11 kWh ou 7 kWh suffiront amplement si le client y passe sa nuit. Ça rechargera la voiture tranquillement pendant qu’il dort. Et même sans ça, une prise murale renforcée (32 A) suffirait si le client a son chargeur avec lui (c’est le cas généralement).

Pour info, une borne 7 kW, c’est du 32 ampère monophasé (donc une ligne similaire à une ligne de camping « prise bleue », ou P17).
Le 11 kW, c’est du 16 A triphasé. Enfin, le 22 kW, c’est du 32 A triphasé : ça reste accessible techniquement, il faut juste le demander à EDF.

En tout cas, ce n’est pas du 50, 150 ou 300 kW qui demandent effectivement des installations (postes de transformation) très coûteuses, et qui ne sont utiles que pour les charges rapides, donc réservées pour les aires d’autoroute ou les stations EV à grand volume.

À titre d’exemple, Tesla est le seul constructeur qui possède son propre réseau de charge. C’est ce qui fait sa force devant tous les autres constructeurs (ces derniers ayant refusé de s’allier avec lui). Et peut-être remarquerez-vous qu’une grande partie des points de charge Tesla sont situés dans ces cours d’hôtels : ce n’est pas un hasard !
Tesla a créé des partenariats avec ces chaînes d’hôtels. Les conducteurs vont là-bas, boivent un café à la cafétéria de l’hôtel et après 20-40 minutes, la voiture est chargée et c’est bon.

Donc oui : si vous êtes Maire ou conseiller municipal en zone rural, et si votre village a un café, un restau ou 2-3 petits coins à visiter dans la ville, et si la question est sur la table : n’hésitez pas ! La borne sera rapidement visible dans les applications mobiles et on y voit aussi s’il y a des commodités (restos, etc.) à proximité.

Peut-être que je ne suis pas l’utilisateur moyen d’une EV, mais je ne suis sûrement pas le seul à aller à des endroits selon la possibilité d’y charger la voiture : entre deux villages inconnus à visiter, j’aurais bien plus tendance à aller explorer celui qui possède une borne pour EV…

Je suis webdev à mes heures. Une partie du boulot consiste à savoir quels éléments utiliser dans l’interface des pages web pour avoir une interaction simple entre l’humain et la machine.

Pour une action « A », est-ce qu’il vaut mieux :

  • utiliser une interface style « menu » ?
  • utiliser une interface style « champ de texte » ?
  • utiliser une interface style « bouton » ?
  • ne pas proposer l’option ?

Tous les développeurs d’interface graphique font face à ça.

Exemples d’interfaces et comment choisir la bonne

Parfois, les choix sont simples. Par exemple, pour proposer de choisir un pseudo, il serait malvenu de proposer 15 menus déroulants de A à Z où l’utilisateur choisit son nom :

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Cela serait la galère, non ? Oui, on est d’accord.

Maintenant, imaginez, vous avez question : « Que voulez-vous sur votre sandwich ? »

Lequel de ces sélecteurs est plus pratique :

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Évidemment, il s’agit du second. Pourquoi ? Parce qu’il reflète la vraie vie. Dans une sandwicherie, un dialogue se passerait typiquement comme ça. Prenez l’exemple de chaîne « subway », où ça se passe exactement de cette façon :

« je vous met du fromage ?
— oui
— de la salade ?
— oui
— du jambon ?
— non merci
— du beurre ?
— non merci »

Il est donc normal qu’on fasse une interface qui retranscrive tout ça. L’interface humain-machine (IHM) doit idéalement refléter une interaction humain-humain.

Laissez-moi redire ça : une interface humain-machine n’est bien faite que si elle reflète une interaction naturelle entre deux personnes. Autrement, votre interface peut-être considérée comme globalement merdique. Point.

À l’inverse maintenant, s’il n’était pas possible de combiner les ingrédients, mais qu’on était limité à un choix unique, on aurait eu le dialogue suivant :

« je vous met du fromage, de la salade, du jambon, ou bien du beurre ?
— du fromage, s’il vous plaît ! »

… et dans ce cas, l’élément d’interface appropriée aurait été le menu déroulant à choix unique (ou bien une interface à bouton « radio »), mais sûrement pas les cases à cocher qui sont — par nature — à choix multiple.

Ça peut sembler simple, tout ça. Probablement trop. Pourtant, créer des interfaces permettant une expérience utilisateur convenable, c’est un métier, et ce n’est pas pour rien.

Dans les faits, c’est dingue comme il existe des cas d’interfaces tellement pourries qu’on se demande ce qui est passé par la tête de leur concepteurs… et dans celui des managers qui ont embauché ces personnes, et aussi dans celui des chefs de projets qui vont validé ça au cours de réunions « café-croissants-cravates »

Cas d’une interface limitée par contrainte

Parfois, les limitations techniques empêchent de prendre l’interface approprié et on doit faire au mieux.

Ainsi, une guirlande de noël « RGB » qui n’a qu’un seul bouton poussoir, propose les combinaisons « R », « G », « B », « RG », « RB », « GB », « RGB ». Cela correspond à une interface style « menu déroulant » cyclique, en bouclant sur toute les possibilités avant de revenir à la première. À l’utilisateur de s’arrêter à la combinaison qu’il souhaite.

Sur la guirlande avait eu un petit écran tactile pour choisir, il aurait pu proposer des cases à cocher pour permettre de cocher/décocher les couleurs voulues.

Ici, évidemment, on ne va pas mettre un écran tactile sur un câble de guirlande. Donc on fait au mieux.

Sur un appareil plus gros par contre, où l’on n’est pas limité à un seul bouton et qu’on peut virtuellement en mettre autant qu’on veut, on doit en mettre autant qu’il en faut, ni plus, ni moins.

Dans les exemples qui suivent, ce principe n’est pas respecté.

L’interface du système de chauffage d’une voiture

Le sélecteur de chauffage dans sa voiture permet de choisir où l’on envoie l’air chaud (ou froid) :

  • les vitres (désembuage)
  • le haut de l’habitacle
  • les pieds

Et l’on a donc trois boutons bien séparés pour choisir :

  • vitres : on/off
  • haut : on/off
  • pieds : on/off

Imaginez un peu la galère en revanche si on avait un sélecteur circulaire qui boucle entre « haut », « vitres », « haut + vitres », « pieds + vitres », « vitres + haut + pied », etc..

Comme ça :

Interface chauffage voiture.
Heu… mais c’est ce que font toutes les voitures !

Et oui, et je trouve que c’est du gros n’importe quoi.

Comment faire si je veux les vitres et le haut ? On peut pas.
Par contre, je peux avoir les vitres et les pieds. C’est à rien n’y comprendre.

Va-t-on me faire croire que ce n’est pas possible — techniquement — de faire 3 boutons on/off pour choisir où envoyer l’air ? Surtout dans les voitures actuelles qui ont des climatisations bi-, tri- voire quadri-zone, où l’on peut envoyer l’air chaud à gauche, l’air froid à droite, ou vice-versa et la même chose à l’arrière au gré de chacun des passagers.

Je ne connais pas une seule @#%µ& de voiture qui propose une interface correcte pour ce système.

La mienne, qui date de 2020, et qui a plus d’options que je n’utilise, a ce style de sélecteur merdique ! Pire, il s’agit même d’un bouton tactile cyclique qui empêche de voir où on en est dans la boucle et où les autres sélecteurs — clim, désembuage auto, bi-zone — entrent en conflit ou réinitialisent ce premier sélecteur.

C’est absolument ridicule, mais ce n’est pas un cas isolé.

L’interface des fours électriques

Dans ma cuisine j’ai un four électrique avec une grille en haut, une grille en bas et un ventilateur pour faire circuler la chaleur.
Pensez-vous qu’ils auraient fait trois boutons ?

  • haut : on/off
  • bas : on/off
  • ventilateur : on/off

Bien-sûr que non :

Interface bullshit de four.
Et je passe sous silence les interfaces abominables des fours à micro-ondes avec « réchauffer », « cuisson », « décongélation », et tout un tas de pré-réglages à la con qui ne suffisent qu’à 0,3 % des cas et qui ne fonctionne que 5 % du temps.

En règle général, pour ce genre d’appareil, on devrait se contenter de deux choses :

  • la puissance
  • la durée

La chauffe d’un plat est conditionné par l’énergie thermique qu’elle reçoit de l’appareil.

Or vous savez-quoi ? L’énergie est le produit de la puissance par la durée d’exposition à cette puissance : E = W×t.
Deux boutons suffisent donc pour un four à micro-ondes, un four, une chauffe biberon, une plaque chauffante…

Les machines à laver

Et sur les machines à laver ?

Pourquoi devrait-il être simple de constituer son propre programme avec pré-lavage (oui/non), lavage (oui/non), essorage (oui/non) ?

Est-il écrit quelque part qu’il doit y avoir systématiquement un bouton circulaire avec N choix parmi toutes les possibilités, qui plus est sans ordre logique, et de surcroît où il en manque toujours une ou deux ?

Interface machine à laver.

Là aussi, de façon général, réservez les boutons circulaires à un choix qui permette de graduellement changer un paramètre : température, vitesse d’essorage… N’utilisez pas ça pour des options décorrélées entre-elles.

ÉDIT : quelques autres problèmes d’interface

Dans ma Hyundai Ioniq, il y a une multitude d’options, mais tous ne sont pas configurables au même endroit.

Pour ma part, je pense qu’il y a plusieurs types de fonctions :

  • les options de préférences, accessibles très rarement et réglable dans les écrans tactiles, quand on est arrêté. Pas besoin d’un bouton physique dédié pour cela, ce qui surchargerait l’interface. Ce ne sont pas options à changer souvent. Exemple : le réglage de la luminosité de l’interface, de la position des sièges.
  • les options qu’on bidouille tout le temps selon la situation : chauffage, volume radio… Au même titre que les clignotant ou l’essuie-glace, ces boutons doivent être accessibles rapidement et à tout moment.
  • les options occasionnels (activation ou non du radar de recul, de la caméra, de l’assistance de maintient de voie). Je ne pense que pas qu’il y ait besoin d’un bouton physique pour ça, mais pouvoir y accéder en roulant est essentiels, donc via des menus dans le système d’infotainment me semble utile.

Dans la Hyundai, tout est mélangé. Certains boutons physiques ne servent jamais. Pire, l’assistance de maintient de voie est accessible via un bouton ET via les menus.

Aussi, les boutons sont en on/off. Normalement leur état est enregistré quand on éteint la voiture. Certains oui. D’autres non, comme le auto-hold du frein. C’est incompréhensible. Ça c’est typiquement l’option qui devrait être dans la catégorie « accessible très rarement » : c’est une préférence de l’utilisateur, pas une option qu’on change tout le temps.
De même que l’assistance au maintient de voie et le détecteur d’angle mort : pas besoin de boutons physique pour ça.

Tesla la bien compris : tout est dans le système d’infotainment, et dans deux sections : les fonctions accessibles très vite, et les options de préférences. Pas de mélange.

Et, toujours dans la Hyundai, je ne parle pas des la disposition des boutons : il y en a au volant, dans le compteur (menus virtuels), sur la portière, sur la console centrale, autour du levier de vitesses, en bas à gauche du volant, en bas à gauche du volant mais un peu plus bas… Y en a partout. C’est pauvrement étudié.

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Ça fait quelques semaines que j’utilise Vivaldi en navigateur principal sur mon ordi.

J’avais changé, car j’étais lassé de Firefox et quelques-unes de ses options qui partent, viennent, repartent, et de divers choix incompréhensibles faites par Mozilla sur ce navigateur, et dans l’espoir de trouver une solution plus « future-proof » que Firefox qui est virtuellement mourant et que Mozilla considère comme un fardeau plutôt qu’un fer de lance.

Vivaldi n’est pas officiellement libre, mais tous leurs composants le sont, même si en partie c’est porté par Google.
Vivaldi est le navigateur plein d’options pratique et qui reste utilisable. Du génie. Je n’ai rien à reprocher au travail que Vivaldi a fait avec ce navigateur : il est complet et pratique.

Juste un truc.
Blink.

Blink c’est le moteur de rendu (à l’origine un fork de Webkit) : le sous-programme du navigateur responsable de l’affichage des pages. C’est le même moteur de rendu que Chrome, Edgium, Chromium, Opera…

Ce qui différencie ces navigateurs, c’est tout le reste qui n’est pas le moteur de rendu, c’est-à-dire la partie visible du navigateur (menus, disposition, couleurs…).

Or :
Blink est lent.
Blink est mauvais.
Blink est lourd.
Mais Blink est utilisé par 80 % des navigateurs.

En bref, Blink c’est le nouveau IE6.

Pour l’affichage des pages, Firefox est plus fidèle aux standards.
Pour l’exécution des programmes web, Firefox est plus rapide.
Pour la gestion des ressources, Firefox est moins gourmand.

Firefox n’utilise pas Blink, mais Gecko/Servo (projet Quantum). Ce moteur est rapide, efficace, léger. Y a pas à dire. Ça n’a plus rien à voir avec le Firefox de 2015 où c’était un gros patapouf hyper-lent.

À ce jour, c’est la seule alternative au monstre Blink. Et c’est bien dommage, car même Mozilla semble délaisser le truc pour se lancer dans ses projets commerciaux (à coup de licenciements et plans de restructuration).

À l’époque d’Opera 12 (ancêtre spirituel de Vivaldi), Opera n’utilisait pas Blink/Webkit mais leur propre moteur de rendu : Presto. Il était plus rapide que Gecko et Webkit, mais Opera l’a laissé tomber pour se tourner vers Webkit (devenu Blink ensuite).

Quand Vivaldi est né, quelque temps après, ils ont fait le choix de prendre Blink et non Gecko.
Je ne suis pas là pour dire qu’il s’agisse d’une erreur, mais pour moi, ça reste un défaut et un reproche technique.

Après un mois sous Vivaldi, je le vois tous les jours : un clic droit dans un champ texte sous Vivaldi prend plusieurs secondes (c’est instantané sous Firefox). Les outils de dév sont bien plus complets et orientés utilisateur dans Firefox que dans Blink. Les éléments d’interface (input number/date/…) sont mieux pensés dans Firefox que dans Vivaldi/Chrome. Sans compter l’affichage des pages, les rendus graphiques…

Bref, Vivaldi est bon, vraiment très bon…
… si vous venez de Chrome/Opera/Edgium. Vraiment : essayez-le, vous ne verrez pas ces défauts et vous aurez un navigateur mieux foutu et mieux pour votre vie privée.

Mais si vous arrivez de Firefox, vous aurez un truc plus lent, plus lourd et les contrôles dans les pages seront ce que Firefox avait il y a 10 ans.

Si vous êtes web-dév, oubliez les outils de dév de Chrome/Vivaldi/Blink : c’est de la vraie merde. Ceux de Firefox sont plus complets, plus pratiques, même si un point plus bugué.


@Vivaldi : le jour où vous passez de Blink à Gecko, vous aurez le meilleur navigateur du monde.
En attendant, vous avez la meilleure interface avec le pire moteur de rendu.


ÉDIT : je dis bien qu’ici tout ça concerne mon ressenti après une utilisation représentative de mon usage, avec les modules, ma configuration… bref, des conditions réelles ; soit tout le contraire d’une « fresh-install » habituellement utilisée lors des benchmark et des tests journalistiques.

Ah et aussi sous Linux (Linux Mint).

Imposer un mouchard gouvernemental et rentabiliser ça, en 7 étapes, sous couvert de crise sanitaire et « pour notre bien ».

Étape 1

Gouvernement : “Faisons une application anonymisée qui regarde si l’on a croisé quelqu’un touché par le Covid. Ça n’enregistre rien, juste le fait que le porteur de l’appli ait ou non eu le virus. L’ensemble est centralisé pour coordonner les notifications”

Les geeks paranos : “Mouais, ok.”

La CNIL : *Zzzz… Zzzz…*

Étape 2

Gouvernement : “En fait, regardez, vous pouvez faire vos attestations avec l’application. Faut juste mettre votre nom, votre adresse, etc.”

Les geeks paranos : “C’est bon, je désinstalle.”

Les gens : “rhoo, tu vois le mal partout.”

La CNIL : Zzzzzzzzzz… Zzzz…*

Étape 3

Gouvernement : “et on va inclure un QRCode nominatif, en clair dedans. Il sera scannable avec une autre appli privatrice.”

Les geeks paranos : “Heu… c’est normal que l’autre appli ait besoin du réseau ? Et fasse des requêtes qui incluent les coordonnées GPS ? C’est chelou, ça sera sans moi.”

Les gens : “oh, les restos sont ouverts ! Serveur, une bière s’il vous plaît !”

La CNIL : Zblblbl…*

(source)

Étape 4

Gouvernement : “En fait, ça serait bien que nos appli récoltaient toutes les données sur tous les téléphones, pour pouvoir cibler les personnes fragiles.”

Les geeks paranos : “vous voulez siphonner tous les téléphones, en fait, maintenant que l’appli est installée partout ?”

Les gens : “Serveur, une autre bière !”

La CNIL : *Zzzzzz*

(source)

Étape 5

Gouvernement : “L’appli est désormais obligatoire pour faire vos courses, c’est pour votre bien. Et vous scannerez le ticket de caisse en sortie avec l’appli.”


Les geeks paranos : “Ah carrément ? Et si j’ai pas de téléphone ?”

Les gens : “Tout le monde a un téléphone, fais pas le con !”

La CNIL : *a fusionné avec le CSA*

Étape 6

Gouvernement : “Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de ces données ? On pourrait les vendre !”

VOUS ÊTES ICI ↑ (mis à jour le 23/08)
Les geeks paranos : “comme les anglais ?”

Les gens : “Osef, j’ai rien à cacher.”

Le CSA : “$$$”

(source)
(source, pour la France, le début en tout cas)