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Parfois, en ligne, on voit des choses qui nous déplaisent. Et parfois, on aimerait aussi voir ces choses disparaître.

En tant qu’éditeur d’un site web, j’ai déjà eu des demandes (très rares) de personnes qui voulaient que je supprime des choses de mon site. Généralement ça se passe bien : la personne utilise mon formulaire de contact (ou un autre biais), se présente, pose sa demande et la motive, et j’avise si je considère que la demande est légitime.

Par exemple, il m’est arrivé, une fois, de retirer une capture d’écran d’une page web tierce à propos d’un fait divers. Dans cette capture apparaissait la photo de quelqu’un. Cette personne, m’a dit que c’était elle, et je l’ai supprimé (droit à l’image, etc.).

Une autre fois, par contre, un vendeur en ligne qui m’a demandé de retirer un avis que j’avais mis sur mon site. Je démonte rarement les gens, et jamais gratuitement. Aussi, en l’occurrence, ledit vendeur m’avait arnaqué, insulté, menacé de mort, usurpé mon identité et ça a fini en plainte. L’arnaque, elle, a été réglée au tribunal (avec 30 pages de parties civiles parmi les plaignants, dans le compte rendu de l’audience).

Cet avis, pour le coup, est toujours en ligne. Je n’ai pas cédé. Je n’ai pas à céder. Je ne céderais pas devant ce genre de requêtes.

Sur un site web, je dis ce que je veux, du moment que c’est dans la loi.

Ça ne vous plaît pas ? Ne lisez pas.

Ouvrez un blog vous-même et dites que vous n’aimez pas ce que j’écris : je vous y encourage. Tant que c’est fait dans le respect, je n’aurais rien à dire non plus : vous avez les mêmes droits que moi, et que tout le monde
Si vous m’insultez de tous les noms, par contre, attendez-vous à recevoir une convocation par la justice pour injure ou diffamation.

Mais ne venez pas me dire ce que je dois écrire ou non sur mon site web.

ÇA JE NE LE TOLÉRERAIS PAS.

En l’occurrence, aujourd’hui, on vient me demander de retirer un lien vers un tweet. C’est un lien dans mes liens « au fil du web ».

Le tweet est une vidéo humoristique. Notez que je ne fais qu’un lien vers le tweet. Je n’ai pas recopié la vidéo, pas recopié ni intégré, ni fait de capture d’écran du tweet.

Pourquoi je devrais retirer ce post ?

En l’absence de raison que je juge valable, et malgré avoir en demandé une, je refuse : mon post n’est qu’un lien. Twitter non plus n’interdit pas (encore) de faire des liens vers les tweets. Par ailleurs, rien n’indique que la vidéo appartienne à la personne qui est venue me demander de la retirer.

Ce que j’ai fait, du coup, c’est un retweet du tweet « incriminé » et je change le lien sur mon site vers le lien de mon retweet. La seule raison pseudo-valable que je pouvais voir, c’est une altération des stats sur le tweet… J’ai donc jugé que cette solution solutionnerait le problème : plus de référer provenant de mon site.

Résultat ?
La personne inquisitrice m’insulte.

Là autant vous dire que c’est mort : je ne supprimerai pas mon post. Raison valable ou pas ; et ça pour trois raisons :

  1. je n’ai aucune obligation de faire quoi que ce soit ;
  2. si vous voulez supprimer un tweet, supprimez le tweet. Ne venez pas nous faire chier avec un lien vers un tweet (et juste un lien) ;
  3. si vous ne voulez pas qu’une vidéo soit en ligne, ne la mettez pas en ligne pour commencer.

Il y a une raison pour laquelle je parle de « mon site » : car c’est justement « MON site ». J’y mets ce que je veux et seule la loi est la limite de ce qui peut m’être reproché.

Pour tout le reste, si vous n’aimez pas : tant. pis. pour. vous.
Dîtes-le si ça vous chante, faites le savoir, mais ne me le reprochez, et ne me demandez pas de le supprimer.

1 commentaire

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John Doe a dit :

Une demande abusive, mise en demeure non justifiée ou poursuite-baillon peut être sanctionnée par la Loi.

Le point 4 (alinéa 7) de l’article 6 de la LCEN :

Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2 [les hébergeurs de sites Internet] un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d’en obtenir le retrait ou d’en faire cesser la diffusion, alors qu’elle sait cette information inexacte, est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 Euros d’amende



Voila un truc retenu des procès de Nova SEO (Cometik Sarl)

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