photo d’une annexe du palais de versailles

photo d’une annexe du palais de versailles
L’impôt tire son nom du fait qu’un peuple « s’impose » le fait de donner une partie de son revenu à l’État, en échange de quoi l’État s’occupe de la maintenance des infrastructures qui profitent à tout le monde : écoles, routes, hôpitaux, services publics, pompiers, police…

Avec les taxes, l’impôt constitue une rentrée d’argent pour l’État, qui sert ensuite à faire fonctionner tout le pays. Je pense que tout le monde sait ça, ou au moins peut le comprendre.

Vu tout ce qui se passe en ce moment (gilets jaunes, etc.) on peut penser que les gens ne veulent plus payer tout ça. Du moins, il s’agit de l’image que les médias à la con nous montrent, et celui que les politiciens veulent nous donner du mouvement contestataire.

À mon avis (toujours), personne ne voudrait retirer leur salaire :

  • aux agents municipaux
  • au personnel hospitalier
  • aux enseignants, profs, chercheurs
  • aux pompiers
  • aux militaires
  • même aux policiers et gendarmes
  • et beaucoup, beaucoup d’autre monde.

Ni qu’on retire le financement :

  • des ponts et des routes
  • de l’entretien des villes, des parcs
  • de celui des bâtiments publics
  • de celui des institutions publiques
  • etc.

Bref, au fond, l’impôt est basé sur un consentement à participer, selon ses moyens à maintenir le pays dans un bon état.

Personne ne peut être contre ça sans également être pour l’idée de ne plus profiter de tout ce que l’État fournit en retour.

Non. Le problème n’est pas l’impôt.

Mais…

Quand certains, sous prétexte qu’ils touchent des milliards, se permettent de ne pas payer leurs impôts grâce à l’évasion fiscale (100 milliard par an) et que l’État en est complice par son inaction, on peut, sous ces conditions, se demander si tout le monde est bien soumis à l’impôt et aux mêmes lois.

Le problème est là.

Quand on voit, par ailleurs, les élus toucher des salaires annuels à 6 chiffres, défiscalisés, tout en dormant sur leur lieu de travail où ils vont et d’où ils partent quand ils veulent, le tout avec chauffeur, logement, avion, hôtel, secrétaire payés sur les fonds publics, on se demande si ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres, alors qu’en bas, le moindre centime est précieux.

Le problème est là.

Quand on voit que les mêmes élus cités plus haut se plaignent de ce même salaire à 6 chiffres défiscalisé (trop faible selon eux), et qu’ils sont obligé de manger des pâtes plusieurs fois par mois — entre deux pains aux chocolats à 0,10 € – ou qu’ils n’arrivent plus à payer la garde de leur enfants sans une augmentation de 25 % après seulement 1 an de travail (tel que décrit plus haut) alors que les gens normaux sont parfois au même salaire de misère depuis 30 ans à travailler de 7h à 19h tous les jours, on se demande sur quelle planète ils vivent, ces élus.

Le problème est là.

Quand on voit que la République dépense des millions d’euros pour que sa majesté le Sir Macron puisse offrir un service en porcelaine, des rideaux et un tapis à sa majesté Dame Macron, alors que des dizaines de milliers de personnes dorment dehors sur un bout de carton, on se demande pourquoi on appelle ce type encore « notre représentant ».

Le problème est là.

Quand on voit que certains députés, toujours les mêmes, sont en grande partie sous le coup d’une poursuite judiciaire, n’arrivent pas à justifier des dépenses, mentent, insultent, menacent ou juste tabassent des gens, on se demande si le prérequis pour être député est le CV ou le casier judiciaire.

Le problème est là.

On est gouverné par des gens qui ne savent pas vivre. Qui ne connaissent pas la vie des français « moyens ». Qui vivent dans leur monde, d’or et de diamants, un monde où ils ne payent rien. Qui n’ont jamais eu un autre travail que celui d’élu payé par le contribuable (et qui viennent ensuite faire des leçons aux soi-disant « assistés »).
On est gouverné par des gens qui laissent passer 100 milliards d’euros et ferment les yeux dessus, mais qui continuent quand-même de taper sur les plus pauvres (chômeurs, etc.), de faciliter le licenciement, de détruire le service public, de défoncer nos droits et acquis sociaux qui permettent justement aux plus pauvres de parfois — non pas vivre — mais survivre.
On est gouverné par des gens qui considèrent l’argent comme illimité et pour laquelle la réponse est systématiquement « le contribuable ».

Dans ces conditions là, le problème n’est pas l’impôt et les taxes : c’est ce qui en est fait.

Si on ne dilapidait pas des milliards en salaires honteusement élevé pour des gens qui ne savent rien de la France et de ses habitants, si l’État appliquait à lui-même les « efforts » qu’il demande de faire à chacun, si sa majesté le Sir Macron cessait de nous prendre pour des cons et commençait par donner l’exemple de ce qu’est la vie en 2019 en France dans un contexte d’austérité, d’efforts pour l’économie et le climat, on n’en serait peut-être pas là.

Et si il s’avère que le gouvernement demande, dans ce contexte, encore une fois de plus, aux gens plus honnêtes, plus économes, plus responsables et plus pauvres qu’eux de devoir s’acquitter d’une nouvelle taxe, oui, le vase déborde et c’est normal.

Références :

image d’en-tête de Eos Clio

1 commentaire

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Le Hollandais Volant a dit :

Quelques calculs, pas forcément pour donner des idées, mais pour se rendre compte du « pognon de dingue » que le gouvernement jette par les fenêtres :

Coût de l’Assemblée, par an : 565 M€ [1]
Coût du Sénat par an : 320 M€ [1]
Coût de l’Élysée par an : 100 M€ [1]
Ces trois institutions totalisent donc déjà presque 1 milliard d’euros (et ça, ça date de 2017 : en 2018, le budget aurait explosé [2]).

Ensuite, une idée avait circulé de réduire le salaire (non imposable, hors autres avantages) des députés / sénateurs de 1 000 €.

Si on fait ça, on gagne 11,5 M€ par an sur les députés / sénateurs.

N’oublions pas que les députés et les sénateurs touchent en indemnité 7 200 €/mois (brut) [3] (sauf les présidents, touchent (en plus ?) 12 k€ et 20 k€ [3]

Ensuite, car ce n’est pas terminé, on peut aussi économiser sur le reste du personnel des cabinets ministériel : les consultants, le personnel d’intendance, les chauffeur, la sécurité, tout ça. Au total, on est à 2 300 personnes, et le salaire moyen y est de 9 200 €/mois (oscillant entre 6 200 et 11 600) [4].

On réduit de 1 000 € ? On gagne là 27 M€ par an sur le personnel ministériel.

Et si on limitait les dépenses tierces ? Tout ce beau monde est logé, déplacé au frais du contribuable. Si on prend un exemple (le premier qui m’est venu dans un moteur de recherche), je tombe sur le cabinet du premier ministre.
Il dépense 19 M€ par an, dont 4,4 M€ rien qu’en transport[5] (perso j’achète mon village rien que pour ce prix, mais bon). À coup de voyage en avion à 300 k€, ça va vite.

Et ça c’est un cabinet. Il y en a 17. [6]
Je ne pense pas qu’on puisse dire que tous les cabinets sont à 19 M€, mais ça donne une idée. Je ne sais pas combien on peut économiser là-dessus, mais même un peu, ça serait beaucoup.

--

Je pense que j’oublie tout un tas de trucs : autres haut fonctionnaires, et autres dépenses inutiles (vous vous souvenez du site web France.fr à 500 000 € ? Un site, c’est ~2 000 €. Soyons gentils : 10 000 €. En tout cas, jamais 500 000 €).

À coup de 10 M€ par-ci et 10 M€ par-là, on atteint bien notre « pognon de dingue », tout en laissant au députés et autres des salaires plus qu’indécents (hors autres avantages : transport, etc.).

Alors oui, je maintiens : des efforts ? Ok, mais commencez par vous-mêmes.

[1] http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/11/08/25001-20171108ARTFIG00266-le-cout-de-fonctionnement-de-l-assemblee-nationale-fait-polemique.php
[2] https://www.lesechos.fr/28/09/2018/lesechos.fr/0302322783029_le-budget-de-l-assemblee-nationale-explose.htm
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9mun%C3%A9ration_des_acteurs_institutionnels_en_France
[4] https://fichiers.acteurspublics.com/redac/pdf/02_11_2017_16_39_29Do0iere.pdf
[5] https://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-edouard-philippe/video-une-deputee-passe-au-crible-les-depenses-du-cabinet-du-premier-ministre_3010745.html
[6] https://www.gouvernement.fr/composition-du-gouvernement

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