Quelques semaines après que l’UE a annoncé que le partage de fichiers protégés ne diminue en rien les ventes d’œuvres de façon légale, voilà que la Hadopi nous dit que la fermeture il y a quelques temps de Zone-Téléchargement n’avait rien changé : le partage de fichiers est toujours là et il n’a pas non plus diminué.

Vous voulez que je fasse une prédiction ?
Le téléchargement illégal ne s’effondrera que lorsque qu’acheter quelque chose soit plus simple qu’utiliser les sites de téléchargements.
Le problème c’est surtout que toutes les solutions « légales » sont une plaie à utiliser, ou alors qu’elles ne sont pas adaptées aux besoins des gens (elles sont juste une projection de ce que les « ayants-droits » souhaitent nous voir s’en contenter).

Et tout ça, ce n’est pas près de changer.

Du coup ben, on voit les artistes qui montent leur propres business (passant en dehors des circuits inadaptés), soit des sites de partage et de téléchargement de musique, financée par la pub et les abonnements.

Perso je vois deux solutions à tout ça.

La première, c’est que les « ayant droits » se sortent les doigts et montent eux-mêmes des sites de téléchargement financé par la pub : les gens veulent ce genre site, c’est pas compliqué à faire non plus et ça rapport pas mal de fric. Et du coup ce fric ira dans leurs poches. C’est pas ce qu’ils veulent ? Ça ne serait pas ce que tout le monde veut ?

Et la seconde, c’est un impôt facultatif appelée « licence globale ».
Dans ce cas, on paye une sorte de « redevance » qui nous permet de télécharger ce qu’on veut, autant qu’on veut, où on veut sans avoir à se soucier du fait que ce soit sur un site légal ou pas. De toute façon, empêcher les sites de partage et de téléchargement d’exister est voué à l’échec. Avec la licence globale : on paye genre 15€/mois et on peut télécharger autant qu’on veut. Ceux qui ne veulent pas payer, c’est pas grave, mais dans ce cas soit faut pas télécharger, soit faut assumer si on se fait prendre.

Je suis plutôt pro-licence globale : premièrement parce que cette idée est relativement simple à mettre en place administrativement (juste une case en plus sur le formulaire des impôts, et il suffira à Hadopi de regarder qui est abonné pour savoir si on chope son IP ou non) et techniquement : y a rien à faire, c’est peut-être ce qui est le plus déroutant, pour les spécialistes du brassage d’air les poches pleines dans l’hémicycle… Par ailleurs, l’argent de la licence globale sera ensuite redistribué aux artistes.

Quant à l’avantage d’une licence globale par rapport à des plateformes comme Google Play ou iTunes, c’est que l’on n’est pas prisonnier d’une plateforme précise. Si je vais chez Google Play et que que ce dernier ferme mon compte de façon arbitraire (comme écrit dans les conditions d’utilisations), alors je n’ai plus rien du tout. Alors qu’avec la licence globale, je paye et j’ai le droit d’aller où je veux tout en sachant qu’on ne viendra pas me faire chier.

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