La chimie et le nucléaire, tout le monde le sait : c’est mal. C’est toxique. Et je vais vous le montrer.

L’air en France ne contient plus que 21% d’oxygène. Le reste c’est le produit d’évaporation à −196 °C de l’azote liquide. Ce gaz (qui est diatomique) vous tuerait si vous ne respiriez que ça.

L’eau du robinet, ainsi que l’eau minérale et l’eau de source ont en moyenne une concentration de 0,03% d’eau-lourde, ainsi que des traces de tritium. Le premier est un produit utilisé dans l’industrie nucléaire et pour la détection des neutrinos. Le second est hautement radioactif et constitue le carburant du futur réacteur à fusion de l’ITER.
Ces deux produits ne sont réglementés dans l’eau de consommation dans aucun pays.

L’eau a un pH de 7, le plus élevé de tous les acides existants, qu’ils soient naturels ou artificiels.

Le chlore est utilisé pour tuer les bactéries. Le sodium est utilisé comme caloporteur dans les centrales nucléaires. À l’état solide, c’est aussi un métal qui flotte sur l’eau et qui explose à son contact. Sodium et chlore sont présents dans le sel, la viande hachée, le poisson fumé, le poisson pané, le lait, les biscuits apéritifs et dans la majorité des plats, qu’ils soient fast-food, bio ou végan.

Les pommes, cerises, pêches, amandes et autres fruits à noyau vendues en grande surface contiennent du cyanure, un poison. Mieux, mêmes s’ils sont bio et ramassées dans votre jardin, ils contiennent toujours du cyanure.

L’argent (le métal) est utilisé dans les bijoux. Associé à l’iode, il est utilisé pour modifier la météo. Projeté dans l’air, il provoque la nucléation des gouttes de pluie et engendre alors les précipitations.

Le sel de substitution, estampillé « sans sodium » correspond au sel de potassium. Premièrement, c’est ce produit qu’ils injectent aux condamnés à mort afin de provoquer un arrêt du cœur. Et deuxièmement, il est radioactif au point d’exciter un compteur Geiger-Müller. Ne mangez pas trop salé, hein.

Bon. Alors il faut faire quoi ? Manger des choses naturelles, pardi : c’est forcément bon : c’est naturel !
Enfin, je vous invite à regarder cette vidéo, extraite d’un reportage télévisé à propos de la présence d’une autre molécule chimique dans notre environnement et notre alimentation.

… et à vous poser deux minutes et repenser à tout ça.

Car « chimique » et « nucléaire » ne sont que deux mots.
Car tout ce qui est chimique n’est pas forcément mauvais.
Car tout ce qui est naturel n’est pas forcément bon.

Et selon les mots choisis, on peut et on veut faire peur.

La conclusion dans la vidéo le dit, mais je vais répéter ici : oui, parfois, même régulièrement, il y a des problèmes sévères de pollution ou d’intoxication à cause d’une fuite d’un produit chimique quelconque quelque part.
Mais ça ne veut pas dire que si on trouve tel ou tel produit ici ou là, il faut tout de suite paniquer. La technologie actuelle permet de détecter tout ce que l’on cherche partout où l’on cherche. Vos cheveux contiennent du cyanure et du benzène. L’air dans votre voiture contient du mercure ou du radon. C’est un fait. Mais en quelles proportions ? Probablement quelques molécules seulement, ce qui est 100% sans danger sur un organisme composé de quelques quadrilliards d’atomes. Et encore : il y a de grandes chances que ces atomes soient associées à d’autres atomes qui le rendent alors totalement inoffensifs (l’exemple du chlore, dans ma liste). Pas la peine de paniquer pour n’importe quoi.

Concernant le nucléaire. Oui, l’état du parc nucléaire en France et en Europe est catastrophique et on risque gros en voulant continuer à payer l’électricité au prix bas et à maintenir ça profitable (donc en faisant l’impasse sur l’entretient). Mais est-ce que ça veut dire qu’il faut se passer de cette énergie ? Le nucléaire tue moins que toutes les autres énergies. Le charbon émet 100 fois plus de radioactivité dans l’air que les centrales atomiques (chiffre et source à confirmer).
Aussi, les centrales nucléaires actuelles (basées sur la filière de l’uranium et du plutonium) sont dangereuses car elles peuvent exploser si on ne fait rien. D’autres méthodes existent pourtant, comme les centrales au thorium (lien avec un reportage intéressant), qui s’éteignent si on ne fait rien et qui ne peuvent pas (par leur principe de fonctionnement même) surchauffer. Oui oui : pas de risque d’emballement du réacteur.
Le côté négatif c’est qu’il ne produit pas de quoi satisfaire la demande en plutonium militaire. C’est dommage hein ?

1 commentaire

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Le Hollandais Volant a dit :

Bon, maintenant j’explique tout ça, quand même :

L’air en France ne contient plus que 21% d’oxygène. Le reste c’est le produit d’évaporation à −196 °C de l’azote liquide. Ce gaz (qui est diatomique) vous tuerait si vous ne respiriez que ça.

Oui, l’air contient 21 % de dioxygène (20,95 % précisément).
Le reste est en majorité du diazote. C’est un gaz inerte (qui ne réagit pratiquement pas chimiquement et n’a donc juste aucun effet sur le vivant).

L’azote liquide est du gaz « diazote » liquéfié. Ce simple fait lui abaisse sa température jusqu’à −196 °C. C’est donc très froid et il est utilisé dans les méthodes faisant appel à la cryogénie. Si d’avantage de froid est nécessaire, on utilise de l’hélium liquide (−269 °C). Si un peu moins de froid est nécessaire, on utilise de la glace carbonique (−78,5 °C).

L’azote pur ne contient pas d’oxygène et vous suffoqueriez en ne respirant que ça. Heureusement l’air n’est pas de l’azote pur, donc.

L’eau du robinet, ainsi que l’eau minérale et l’eau de source ont en moyenne une concentration de 0,03% d’eau-lourde, ainsi que des traces de tritium. Le premier est un produit utilisé dans l’industrie nucléaire et pour la détection des neutrinos. Le second est hautement radioactif et constitue le carburant du futur réacteur à fusion de l’ITER.
Ces deux produits ne sont réglementés dans l’eau de consommation dans aucun pays.

Une molécule d’eau sur 6 400 contient un atome d’hydrogène qui n’est pas comme les autres : il possède un neutron en trop. On parle d’un isotope d’hydrogène. Avec un seul neutron en trop, on parle de deutérium. Avec deux neutrons en trop, on parle de tritium.
De l’eau contenant ces isotopes d’hydrogène est appelée « eau lourde » (le neutron en trop apportant une masse non négligeable à la molécule d’eau).

Le deutérium est toxique.
Le tritium est instable et radioactif.

Les deux sont présents en quantités suffisamment faibles pour ne constituer absolument aucun danger quelqu’il soit. De toute façon, la vie s’est adaptée à un environnement où l’eau contient 0,03 % de deutérium et ça fait donc partie de ce que la vie gère très bien toute seule.

Plus d’informations sur mon article « qu’est-ce que l’eau lourde ? ».

L’eau a un pH de 7, le plus élevé de tous les acides existants, qu’ils soient naturels ou artificiels.

Le pH est une échelle qui va de 1 à 14.
1 c’est acide (très corrosif)
14 c’est basique (très corrosif)
7 est neutre. (absolument pas corrosif)

L’eau est neutre. Et non corrosive (même elle reste un catalyseur pour certaines réactions, comme la rouille).

Le chlore est utilisé pour tuer les bactéries. Le sodium est utilisé comme caloporteur dans les centrales nucléaires. À l’état solide, c’est aussi un métal qui flotte sur l’eau et qui explose à son contact. Sodium et chlore sont présents dans le sel, la viande hachée, le poisson fumé, le poisson pané, le lait, les biscuits apéritifs et dans la majorité des plats, qu’ils soient fast-food, bio ou végan.

Le sel de table est une molécule. Le sel est du chlorure de sodium.
Si le chlore est dangereux, et que le sodium est dangereux, le chlorure de sodium est stable (les deux atomes sa stabilisant mutuellement).

Les pommes, cerises, pêches, amandes et autres fruits à noyau vendues en grande surface contiennent du cyanure, un poison. Mieux, mêmes s’ils sont bio et ramassées dans votre jardin, ils contiennent toujours du cyanure.

Le cyanure est une molécule et certaines plantes la synthétisent naturellement. D’autres plantes synthétisent d’autres molécules.
Parfois ces molécules sont toxiques pour l’être humain et c’est pour ça qu’on s’abstiendra de manges les plantes qui les produisent.

Les pommes et les cerises (et autres) produisent un peu de cyanure, mais il suffit de ne pas manger leur pépins pour ne rien risquer du tout. Et même si par malheur vous avaleriez un pépin ou un noyau, voire deux, ou même 3, 4…, vous ne risqueriez pas grand chose avec des doses considérées comme normales.
Il faudrait manger un rayon de supermarché entier de pommes pour parvenir à mourir avec le cyanure des pommes.

L’argent (le métal) est utilisé dans les bijoux. Associé à l’iode, il est utilisé pour modifier la météo. Projeté dans l’air, il provoque la nucléation des gouttes de pluie et engendre alors les précipitations.

On utilise parfois l’iodure d’argent pour provoquer les pluies de façon artificielle, réduisant ainsi l’humidité des nuages et empêchant ceux-ci de se transformer en orages violents avec des grêlons qui traversent les tuiles de votre maison. Ceci est donc plutôt une bonne idée.

Le sel de substitution, estampillé « sans sodium » correspond au sel de potassium. Premièrement, c’est ce produit qu’ils injectent aux condamnés à mort afin de provoquer un arrêt du cœur. Et deuxièmement, il est radioactif au point d’exciter un compteur Geiger-Müller. Ne mangez pas trop salé, hein.

Le sel de potassium a un effet sur le cœur. À faible dose, il augmente son rythme de battement. À haute dose il peut l’emballer au point de le faire lâcher. Tout est une question de dose, donc, et il faudrait avaler un gros pot de sel pour arriver à en sentir les effets.

Le potassium (comme l’hydrogène vu plus haut) existe également en plusieurs variantes. L’une d’elle, le potassium 40 est radioactif. Il se trouve parmi les atomes « normaux » de potassium.
En principe, il n’y a pas de problèmes avec ça : la radioactivité est naturelle et le corps sait parfaitement se défendre contre ça. D’ailleurs, certains atomes de votre corps se désintègrent également : environ 8 000 atomes font ça, chaque seconde qui passe. C’est normal.

Voilà.

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