L’UE ne veut pas mettre l’Open-Source en avant pour le format des données « officielles » à destination de tous (dont les citoyens).

L’Europe avait déjà par le passé imposé un format plus ou moins ouvert, au moins gratuit et sans restrictions, avant de faire quelques pas en arrière (notamment sur la définition d’un format « ouvert » qui n’a pas arrêté de changer) pour décider qu’un format de données suffisant soit qu’il fasse partie des recommandations « FRAND », c’est à dire en gros « pas trop cher ». Oui, c’est très vague et loin du gratuit.

On est loin de l’Open-Data, n’est-ce pas ?
Et ça limite l’accès aux données aux seules personnes capables de débourser quelques euros pour pouvoir acheter un logiciel et un système d’exploitation spécifique, ou un droit d’accès au fichier concerné.

Maintenant je m’adresse à Microsoft : Microsoft, toi qui depuis quelques temps déclare ton « amour » au logiciel libre, à l’open-source, au gratuit et à la transparence, alors que tu as toujours méprisé ça par le passé, c’est le moment d’ouvrir ta gueule et de dénoncer cette décision de l’Europe.

Mais je pense que tu ne feras pas ça.
Un format fermé et payant c’est ton modèle. Et si désormais Windows 10 est « gratuit », ton nouveau modèle économique n’est ce pas — justement — des applications à prix accessible sur ton Windows Store ?

3 commentaires

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HelloWorld a dit :
Ils n'aiment l'OpenSource que pour attirer des gens, comme par exemple avec VSCode pour les devs ;) ( qui je dois l'avouer, est quand même pas si mal que ça :D )
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Gok a dit :
Bonjour,
Ne confondons pas "Opensource" et "Libre". Je pense qu'il faut refuser l'OpenSource, alors qu'il faut encourager le Libre.
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Le Hollandais Volant a dit :
@Gok : l’open-source est déjà un grand pas en avant par rapport à un code totalement opaque.

Je n’obligerai pas les développeurs à céder les droits sur ce qu’ils ont créé. Le Libre doit rester un choix : souhaite-t-on autoriser les gens à modifier le code dont on est l’auteur, ou pas ? En tant qu’auteur moi même, de texte, de code et autres, je n’accepterai pas qu’on m’impose comment je dois distribuer ce que je créé. Je veux être libre d’avoir ce choix moi-même.

Obliger le Libre, c’est supprimer la liberté des développeurs.
Encourager, discuter, essayer de convaincre, oui. Mais obliger, jamais.

Quant à l’open-source, ça me semble être un gage de garantie et de respect vis à vis des utilisateurs de son programme. Si on ne veut pas laisser les gens voir comment on a accompli telle ou telle prouesse technique, je peux comprendre : c’est légitime. Mais ça laisse également à l’utilisateur le doute sur la présence ou non de code malveillant dans le programme. Il faut accepter ça également.

Open-source, Libre, code fermé… tous ont des avantages et des inconvénients, qui pèse plus ou moins pour chaque développeur, et le choix d’un modèle plutôt qu’un autre doit être la liberté du développeur.
Parallèlement, l’utilisateur final doit avoir la liberté de pouvoir dire non à un programme et de refuser son installation en fonction de l’ouverture ou non du code, et dans le cas d’un code ouvert, de son contenu.


Pour en revenir à Microsoft et l’article, ici on a le problème que les administrations et les institution publiques (financées par le contribuable) peuvent choisir d’imposer un format fermé, et donc qui ne sert pas le contribuable mais le créateur du format. Ceci est un problème.
Ce qui est payé par le contribuable doit revenir au contribuable, et la solution à ça passe par un format Libre, exempt de code malveillant et d’intérêts financiers.

Le coder fermé n’est pas un mal en soit, c’est un mal dans l’exemple présent.

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