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6 Attaques, plus de 120 morts et encore plus de blessés.
C’est le bilan au matin du 14 novembre, lendemain des attentats.


Première chose qui vient : merde. C’est horrible. Qui ? Pourquoi ?

Deuxième chose, venue un peu plus tard, après s’être posé quelques minutes : doit-on remercier Cazeneuve, les caméras de surveillance, les contrôles bancaires, les contrôles sur internet et tout le reste mis en place depuis janvier, pour leur efficacité ? Leurs actions anti-terroristes on bien fonctionné, encore une fois : l'instauration de la terreur a donné le champ libre aux terrorisme. Rentrer dans un Thalys avec une arme, tout ça, autant de choses visiblement si simples qu’une caméra n’empêchera pas.

Troisième chose : on voit que « l’état d’urgence » est mis en place : les frontières sont fermées (ou du moins hautement contrôlées), des écoles et lieux publics sont fermés. Pour les enquêtes, les forces de l’ordre peuvent rentrer chez n’importe qui, n’importe quand. Les médias sont placés au service de la police et l’État. La sécurité passe avant la liberté et la justice.

On se doute déjà d’une chose : l’État va se durcir. La surveillance, les contrôles… Mais aussi les bavures, les restrictions, les immixtions dans la vie privée et la liberté va en prendre un bon coup. Tout ça, évidemment, pour peu de résultats : ça ne tiendra que jusqu’aux prochaines attaques, après quoi ça sera encore pire.
Rappelez-vous que l’endroit le plus sûr est probablement une prison : personne n’entre mais personne ne sort non plus pour « votre bien ». Pourtant, personne ne veut aller en prison. La liberté, c’est ça qui est voulu. C’est elle qui vous donne au contraire le droit de refuser cette « sécurité » bien relative.

Courage.
Aux proches des victimes déjà, mais aussi à tout le monde pour ce qui va arriver, sans en douter, sous peu.


MÀJ du 14/11, 19h : nous y voilà, c’est dit : « Les Français vont devoir sacrifier des libertés individuelles »