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Alors qu’on l’a demandé, le gouvernement n’inscrira rien dans la loi pour la promotion des logiciels libres dans l’administration et l’éducation (en ignorant donc totalement l’avis du public).
À la place il promet qu’il préfère faire ça sans passer par des mesures légales. Promesses dans le vide, évidemment, vu qu’il n’y a rien d’écrit.

C’est ironique que pendant ce temps, Satya Nadella (PDG de Microsoft) donne des conférences en grande pompes à Paris.

Mais au fond c’est bien connu : faire des économies dans le budget de l’état tout en relançant l’emploi en France, ça passe par la dépense de millions dans du logiciel cher et fabriqué aux USA, plutôt que par l’embauche de gens ici qui payeront des impôts en France.

Pour ceux qui en douteraient encore, ce n’est pas juste pour le mouvement libriste que ça aurait été important d’avoir du logiciel libre dans les écoles et les administrations, en priorité sur les logiciels propriétaires des entreprises (américaines pour la plupart).

Car ça passe aussi par :
  • des économies sur le long terme (plus de licences MS à payer) ;
  • une indépendance vis à vis de Microsoft et des USA ;
  • remettre les emplois et la boucle économique en France plutôt qu’aux USA (le libre étant ce qu’il est, une nouvelle fonctionnalité ou un nouveau système pourra être développé en France par des développeurs locaux) ;
  • de créer une forme de démocratie : le logiciel libre est démocratique dans le sens où tout le monde peut participer s’il veut, sans avoir à subir le choix de quelques-uns. Et aussi, un truc codé par le gouvernement sur les fonds publics pourra être rendu public puis utilisé par tous les citoyens (ce qui est impossible avec le logiciel proprio).

Mais j’ai un certain espoir quand même : certaines universités, parfois, utilisent un système sous Linux de temps en temps. Parfois même dans des salles de classe entières.