Opera a annoncé ce matin que la plateforme MyOpera va fermer : les blogs, les comptes, les emails.
On a jusqu’au 01.03.2014 pour partir.

Et merde.

Comme dit Seb, c’était la seule webmail qui était utilisable et qui ne faisait pas chier son monde avec des publicités, des options farfelues ou d’autres conneries.

Va falloir trouver autre chose maintenant… Et changer d’adresse email, évidemment.

Je pense que je vais installer quelque chose sur mon hébergement personnel.

On vient de me faire remarquer — assez justement — que certaines parties du code source des pages de mon site (de BlogoText y compris) ne respectent pas les règles d’accessibilité.
La raison à ces remarque concerne la nécessité d’utiliser un navigateur graphique avec le CSS, le JavaScript et les Cookies activés pour pouvoir utiliser mon site à 100% de ses capacités.

Je passerai sur le fait que ces conditions sont remplies — ou peuvent l’être — sur environ 99,99% des postes informatiques et je vais uniquement me justifier sur mon droit et mon besoin en tant que webmaster/créateur du site d’utiliser ces technologies.

Déjà : si vous lisez mon site dans une console avec le navigateur Links, une partie sera inaccessible et le captcha ne marchera pas. Si vous désactivez le JavaScript, pareil : les boutons de formatage seront désactivés et (jusqu’à encore récemment) vous ne pouviez pas poster un commentaire sans activer les cookies pour l’ensemble de mon site.

Je suis désolé… Ou pas.

Les CSS, les Cookies ou le JavaScript sont des composants des langages utilisés dans l’affichage d’une page web : ce sont des standards très largement répandus et très largement supportés par la très vaste majorité des navigateurs (et parmi eux, la totalité des navigateurs graphiques).

Pourquoi je m’en priverai alors ?

Une page web devrait pouvoir s’afficher uniquement avec du HTML, et devrait être lisible et navigable : je suis d’accord.
Mais quand je veux offrir des fonctions comme les commentaires, le formatage de ces derniers et la protection de mon site contre le spam, le simple HTML ne suffit plus. C’est triste, mais c’est comme ça.

Concernant les commentaires, les cookies ne sont déjà plus nécessaires (j’ai trouvé une parade et ça marche), mais pour le formatage avec des boutons, le JavaScript est obligatoire (à moins de faire ça en Flash/Silverlight :O) et pour la captcha je préfère utiliser diverses astuces CSS/JavaScript qui fonctionneront sur 98% des ordinateurs qu’utiliser une image illisible avec un code à recopier (qui poussera 10% de mes lecteurs à la dépression nerveuse). À un moment il faut bien faire des compromis.

Je suis parfaitement conscient que certains sites abusent des cookies, des scripts, des plugins, des images pour vous espionner ou exécuter des fonctions malveillantes sur votre ordinateur, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
Et si on bloque les script ou les styles (ou même les images) dans les pages web, il faut bien assumer qu’on se prive d’une partie des possibilités offertes par ces pages web. Idem pour les publicités : les bloquer sur les sites qu’on aime, c’est assumer qu’on les réduit à leur perte (et les débloquer, c’est assumer que ce sont les sites qui nous poussent à notre perte, par la vente de renseignements sur nous).

Donc oui : je continuerais d’utiliser des astuces CSS, des scripts JavaScript, des cookies afin que mon site soit fonctionnel pour le plus grand nombre, tout en résistant au mieux aux attaques des spammeurs. Je peux aussi m’en passer, mais dans ce cas je devrai fermer les commentaires, ce n’est pas ce que je veux.

Tant pis pour ceux qui bloquent tout ça, désolé pour ceux qui utilisent un navigateur en mode texte.

earth
On m'a dit un jour que la science physique était l'art de prouver des principes un jour et de démontrer le contraire le lendemain.

J'ai récemment acquis un bouquin vieux d'un siècle intitulé « Éléments de Physique et de Chimie à l'usage des Candidats aux Écoles Nationales d'Arts-et-Métiers » (édition de 1908).

Le livre de 700 pages trace l'ensemble du programme de physique et de chimie que les candidats à ce qui deviendra — je crois — l'ENSAM devaient maîtriser. On y trouve presque tout, et quasiment en partant de zéro. C'est magnifique à lire et d'un style qui rendrait toutes les notions de physique et de chimie accessibles à presque n'importe qui.

Bref, si j'en parle ici, c'est à propos des changements qui se font dans les sciences : les principes sont vrais un jour, puis on en trouve un autre qui est mieux, et ainsi de suite. L'un deux concerne l'éther, et voici ce qu'on peut lire dans le bouquin de l'époque :

Hypothèse de l'éther. — On admet actuellement qu'il existe un fluide impondérable répandu à travers tous les corps solides, liquides, gazeux, ainsi qu'à travers le vide : c'est l'éther. Ce fluide existe de manière continue dans l'espace, et il possède une élasticité très grande, en vertu de laquelle il transmet les vibrations des corps lumineux, calorifiques, électriques. […] Ainsi, on dit aujourd'hui que la lumière d'un corps se transmet […] grâce à un mouvement vibratoire […] du corps lumineux ; et comme il faut un milieu ne se déformant pas sous l'effet de ces vibrations, c'est à dire un milieu élastique, ce milieu ne peut être l'air, puisque, si nous considérons la lumière solaire, celle-ci a dû traverser les espaces où règne le vide avant de se propager à travers l'atmosphère. Cette nécessité d'un milieu élastique servant à la propagation de la lumière […] a fait songer à l'éther.

L'éther a en effet été « imaginée » comme un support des ondes électromagnétiques, dont fait partie la lumière. Sur terre, le son (onde acoustique) et les vagues sur l'eau (une onde également) ont besoin d'un support : sans air, pas de son et sans eau, pas de vagues. À l'époque on imaginait donc que les ondes électromagnétiques découvertes seulement peu auparavant avaient également besoin d'un support : l'éther.

Un peu plus loin, on peut lire ceci :

Cette hypothèse de l'éther est universellement admise aujourd'hui par cette raison indiscutable qu'elle a mis sur la voie de certaines découvertes intéressantes qui ont montré que les phénomènes électriques se transmettent comme les phénomènes lumineux par un mouvement vibratoire de l'éther.

Ce que je trouve marrant là dedans, c'est qu'aujourd'hui, cette « hypothèse indiscutable » est totalement abandonnée. Des expériences (par exemple celle de Michelson) qui voulaient prouver sa présence ou ses caractéristiques ont échouées (et ont même prouvé son absence). Einstein a donc dit que puisqu'il n'y avait aucune preuve de son existence, c'est qu'il n'existait tout simplement pas (ce qui était pour l’époque une déclaration à contre courant du monde scientifique, surtout pour l’employé de bureau de 26 ans inconnu de tout le monde qu’il était).

On sait maintenant que les ondes électriques et magnétiques sont couplées et se transmettent sous la forme d'une onde électromagnétique : il s'agit d'une propagation où les deux ondes s'entretiennent mutuellement en se propageant, sans aucun support.

Bref, récemment avec les neutrinos, la théorie de la relativité aurait pu tomber, et/ou ne plus suffire à son tour, donc ça montre bien que ce qui est vrai un jour, peut ne pas être vrai le lendemain… Et comme disait Einstein (merci Céline pour m'avoir donné cette citation, corrigée au passage) : « cent mille expériences ne prouveront pas que j'ai raison, une seule prouvera que j'ai tort. ». Et elle s'applique à toutes les sciences…

image de Alles-Schlumpf

nsa guy lego
Alors que le monde s’offusque toujours un peu plus de la surveillance du monde effectuée par les américaine, c’est la France elle-même qui vient d’ouvrir les vannes de la surveillance généralisée.

Alors qu’avant il fallait demander l’autorisation pour espionner un suspect à une commission qui vérifiait la légalité de la demande, bientôt il sera possible aux autorités d’espionner n’importe qui hors de tout contrôle : la commission ne vérifiera qu’après (si la vérification a lieu, bien-sûr).

En somme : on tire d’abord et on pose les questions après.

Les données dont on parle comprennent la liste des communications, des connexions (pages visitées), la géolocalisation des appareils et leur identification.

Tout ça n’est évidemment rien à côté de ce que font les entreprises privées comme Facebook ou Google (qui aspirent toute votre vie en continu), mais ici on parle d’un droit légal et sans consentement du citoyen (la seule solution serait de s’exiler) : une surveillance généralisée, de plus en plus complète et qui va de plus en plus à l’encontre du citoyen, donc.

image de Regonold

Il y a des tonnes de pages comme ça, mais je tiens à y ajouter la mienne.

Le principal truc c’est de limiter le nombre d’applications qui tournent, de limiter l’utilisation des ressources logicielles, réseau et matérielles.

Si vous avez un logiciel pour limiter les permissions des applications, vous devriez vous en servir (à défaut de pouvoir faire ça dans les applications elles-mêmes pour désactiver les connexions data pour le plus de logiciels possibles et ne laisser que le Wifi au besoin. Désactivez aussi le démarrage en même temps que le téléphone pour les logiciels dont ce n’est pas un besoin.

N’utilisez pas d’applications qui tuent les processus en arrière plan : ces processus redémarreront tout seuls après et ça consomme des ressources en plus au lieu d’en économiser.

Désactivez les fonctions réseau inutilisées

Désactivez le bluetooth, le Wifi, le GPS, la 3G/4G quand vous ne vous en servez pas. C’est souvent possible d’un seul clic.

Désactivez les fonctions secondaires

Votre téléphone se déverrouille quand vous le regardez ? Quand vous fermez le clapet de sa pochette ? Sachez que ces options demandent une mise en marche et une alimentation constante des détecteurs de proximité et de la caméra faciale, qui sont très gourmandes en ressources.
Désactivez également le vibreur : le vibreur, c’est un petit moteur électrique dans votre téléphone : et ça consomme beaucoup plus de courant qu’un petit bip sonore, qui lui-même est plus gourmand d’un simple clignotement de la DEL de notification.

Limitez aussi la luminosité quand vous pouvez, mais ne vous privez pas d’un confort de lecture quand même.

Désactivez les accès réseaux inutiles et les synchronisations abusives

Rapport d’erreurs dans les programmes, mise à jour automatique des timelines sur les réseaux sociaux, push email, synchronisation automatique et constante : tout ça consomme des ressources réseau également.
Pour la synchronisation de base dans Android, ça serait plus simple si il pouvait ne synchroniser les contacts ou le calendrier qu’un fois par jour.

Désactivez la recherche de mise à jour

Sur mon Wiko, le processus de recherche de mise à jour système était marqué comme consommant 35% de la batterie. C’est beaucoup trop : il y a au maximum une mise à jour par mois : pas la peine de vérifier tous les quarts d’heures.
J’ai du coup carrément interdit l’accès réseau à ce processus.

Désactivez la mise à jour de l’heure

Par défaut, Android est configuré pour mettre à jour l’heure du téléphone constamment, en recherchant sur le réseau. On peut désactiver ça aussi.

Il faut aller dans les options de Date et Heure et décocher la case « Fuseau horaire automatique ». Si vous voulez pousser, cliquez sur « Date/Heure automatique » puis choisissez « désactivé » au lieu de « heure du réseau/GPS ».

Désactivez le Wi-Fi durant la veille

Ça me semble être l’option qui améliorera le plus l’autonomie, mais au coût d’un accès réseau qui n’est pas activé 24/7.
Allez dans « Wi-Fi » cliquez sur le bouton d’Android « options » puis « options avancées » et sur le menu « Wi-Fi actif en veille » choisissez « Uniquement si l’appareil est branché ».

Quand l’écran s’éteint, le téléphone se met en veille (délai de veille dans l’affichage). C’est après ce délai que le Wi-Fi sera désactivé automatiquement. Le Wi-Fi se réactivera et le téléphone se connectera à un réseau connu dés qu’il sera déverrouillé de nouveau.

Utilisez un bloqueur de publicités

Les pubs utilisent le processeur graphique et le réseau, donc pas mal de ressources et donc de l’énergie de la batterie.
En revanche, le bloqueur de publicités peut lui, consommer des ressources en grande quantité, ce qui peut au final être mauvais. Je privilégie ainsi les applications sans publicités et au besoin je débourse 1€ pour la version payante si c’est vraiment une app que j’utilise beaucoup : ça vaut bien 1~2 h sur l’autonomie de mon téléphone.

Utilisez moins de widgets

Comme les pubs : les widgets sont très gourmands en ressources en tout genre. J’aurais tendance à utiliser un widget tout en un plutôt que plusieurs widgets monofonctions.

Désactivez les animations et le fond d’écran animé

Tout ça aussi consomme constamment des ressources graphiques et CPU : les animations sont jolies mais les réduire permet d’augmenter l’autonomie ; pour les fond d’écrans animés c’est encore pire : ce sont des vidéos affichées en arrière plan et qui consomment beaucoup d’énergie.

Fermez les programmes au lieu de les masquer

Android gère très bien le multitâche. Trop bien même : beaucoup d’applications restent en cache, pour être opérationnels directement quand on reclic dessus.
C’est très bien, mais ça consomme de la mémoire et ça donne au système plus de travail concernant la gestion des processus, qui n’est pas forcément rentable si l’application en question est bien codée et rapide à se lancer (Opera Mobile par exemple).

Certains programmes peuvent être fermés en un clic quand on ne s’en sert pas (il y a un bouton pour ça : le cas d’Opera, Memrise et d’autres). J’ai tendance à quitter mes applications de cette manière si je ne m’en sers pas pendant un moment.

Enfin…

Évitez de maltraiter votre téléphone : températures trop froides, trop chaudes : ces changements sont assez mauvais à long terme pour la batterie. Évitez aussi de descendre sous les 15%.

Retirez (ou désactivez) la carte SD ou une des deux cartes SIM (sur un dual-sim) si vraiment vous manquez de batterie.

blackboard Je n'ai pas beaucoup parlé de mon parcours étudiant, et donc pas non plus du DUT Mesures Physiques (DUT MP). Il me semble important de publier un petit billet pour en parler, histoire de vous donner une petite idée de ce qu'est le DUT, et éventuellement orienter ceux parmi vous qui seraient tentés de choisir l'IUT dans le futur.

Il se trouve que j'ai fait un peu tous les parcours : je suis passé par la classe prépa, puis par l'IUT et maintenant je suis en licence de physique. Je suis en licence que depuis juste quelques semaines, donc je ne pourrais pas vous en parler beaucoup, mais je peux tout de même comparer les 3 voies.

Ceci n'est pas un article pour vous pousser à aller en DUT MP, il vous faut choisir la voie qui vous intéresse, pas vos profs, ni vos parents, et ni moi, mais un billet expliquant dans les grandes lignes pour qui est le DUT MP et ce qu'on y fait.

Le programme

La prépa physique-chimie s'adresse clairement à la tête de classe. C'est un programme lourd qui teste d'avantage notre capacité à mémoriser les cours plutôt que notre capacité à raisonner face à un problème concret. S'il est bien-sûr possible de réussir en CPGE, il faut beaucoup de boulot, de l'organisation et de la volonté. Outre le fait que j'ai rapidement été débordé, le système « j'apprends, je récité » n'était clairement pas mon truc, et au bout d'un an j'ai été contraint d’arrêter.

Le DUT MP c'est différent : le diplôme forme des techniciens de niveau universitaire qui manipulent les appareils et qui savent ce qu'ils font. Il y a suffisamment de théorie pour comprendre la pratique (ou l'inverse à vous de voir, pour moi c'est dans ce sens).

L'enseignement en DUT MP est très pluridisciplinaire et on a autant de cours que de travaux pratiques, ce qui est à mon avis sa plus grande force.

Les matières sont : l’électricité, l'électronique, l'électromagnétisme, la mécanique du solide et du point, l'optique, l'optronique, le traitement du signal, l'acoustique, la mécanique vibratoire, la thermodynamique, la chimie, la chimie organique, la RMN, la cristallographie, les semi-conducteurs, un peu de math, de l'anglais, l'informatique (programmation), le dessin industriel, la métrologie. On a aussi des cours de communication et un peu de législation du travail.

On fait aussi des projets tuteurés avec un rapport à présenter et – surtout – un stage en entreprise de 2~3 mois, là aussi avec un rapport à rendre et à présenter.

En fait, avec le DUT MP on peut poursuivre dans presque tous les secteurs de la physique appliquée : plus de 95% des étudiants poursuivent leurs études quand même. Même si ce qui plaît aux entreprises, c'est le fait qu'on ait effectué un stage en entreprise.

Vu que le DUT forme des techniciens, on ne passe pas seulement notre temps en cours ou à faire des exercices, mais au moins 50% du temps sont des travaux pratiques (avec des comptes rendus à rendre). Que ce soient des TP de thermodynamique, l'acoustique, l'électromagnétique ou d'optique, on voit et on apprend à manipuler toute sortes d'appareils ou des processus. L'avantage par rapport au BTS, c'est qu'on voit également toute la théorie qui va derrière.

Les épreuves sont réparties entre examens de cours, de TD et de TP. Il est donc possible de se rattraper si on ne s'est pas levé du bon pied un jour de partiel, mais faut pas abuser non plus.

Quand je vois le programme qu'on à en licence se physique, je dirais qu'on voit globalement les mêmes choses, mais sous un angle et un objectif différent : le DUT c'est pour manipuler et à voir des applications pratique de la théorie. On ne manipule pas pour manipuler ni simplement pour voir ce qui se passe quand on appuie sur un bouton, mais pour voir comment on fait, comment ça marche et quelles applications il y a derrière ce qu'on fait.

Oh, et le niveau des cours n'est absolument pas « basique » ni « low-level » comme on l'entend parfois. Je pense que ce qu'on apprend en DUT est d'un niveau tout à fait correcte, même bon. C'est juste le but du DUT qui diffère de la fac ou de la prépa, et donc les enseignements dans leurs ensembles ne sont pas les mêmes.

L'encadrement

Jusqu'à maintenant, en Licence les cours se sont fait en amphi, les TD dans les salles de classes normales. Personne ne fait l'appel pour savoir qui vient ou qui sèche, et si un étudiant arrive trois quart-d'heure après le début du cours, ça ne choque personne (sauf moi : ça ne serait pas du tout toléré à lgIUT). En fac, si on ne vient pas en cours c'est pas du tout le problème du prof. À la limite, quelqu'un qui ne se présenterais qu'aux examens mais qui sait déjà tout pourrait très bien réussir.

À l'IUT, c'est pas du tout ça : l'appel est fait et les retards ou absences non justifiées sont pénalisées (avec possibilité d'invalidation du diplôme). Les cours sont obligatoires et les TD et les TP également.
Je sais pas trop quoi ajouter sur « la vie à l'IUT », ce détail par rapport à la fac est vraiment le plus important.

Pour qui ?

Une chose est sûre ici : si vous ne voulez pas être encadrés ou si vous comptez ne pas venir en cours, alors le DUT n'est pas fait pour vous.

L'IUT c'est pour les gens un minimum sérieux et motivé. Les deux années sont encadrés : régulièrement il y a des speech des profs : soit pour faire le point, soit pour mettre au point ; il y a des rendez-vous individuels entre les étudiants en difficultés ou simplement pour discuter des poursuite d'études.
Bref, on n'est pas lâché dans la nature.

Sur le contenu, je pense qu'il faut aimer le coté multi-disciplinaire et les TP de 4 heures.

Il n'y a pas besoin de venir d'un Bac S option sciences physique-chimie : beaucoup d'étudiants de ma promo étaient arrivés d'un bac STI, où même d'ailleurs. La seule chose qui manquaient était à mon avis les maths, mais ce qu'on voit en DUT ne sont que les bases servant aux autres matières, et le programme de math tient compte de cela.
À l’IUT, on ne fait pas des math pour le plaisir des math, mais on voit les bases servant à la physique (matrices, développements limités, intégrales, dérivées…).

Je pense que n'importe qui ayant été accepté à l'IUT pour un DUT MP peut réussir, que ce soit au niveau du parcours scolaire (bac S, bac STI…) ou sur le plan des notes. Plus ou moins facilement, certes, mais c'est possible. Il n'y a pas de capacités particulières à avoir, juste de la rigueur et un minimum de sérieux, et évidement être intéressé et fournir du travail.


Voilà ce qui reflète un peu ma vision du DUT-MP et de l’IUT.
J'oublie sûrement des trucs, mais je les rajouterais dans les commentaires au besoin.

image de kharied

Je suis présent sur MSN, disponible par téléphone et par SMS, j’ai une adresse Skype et un compte Facebook… Mais mon moyen de communication numérique préféré reste l’E-mail.

L’E-mail est vieux. D’un point de vu technologique, il est même très vieux, puisque les premiers courriels dateraient de 1966, à l’époque où le nombre d’ordinateurs dans le monde se comptaient sur les doigts d’une main et faisaient la taille d’un étage.
Pourtant l’E-mail fonctionne toujours, très bien même.

Si je préfère l’E-mail à la place des SMS, des messages Facebook ou de n’importe quel autre moyen de communication, c’est parce que c’est un protocole ouvert, fiable, sûr, pratique et complet.

L’E-mail est fait pour envoyer du texte, même formaté (gras, italique, couleur…) ou des fichiers. Les correspondants sont repérés par des noms qu’ils choisissent et pas des numéros attribués de façon arbitraires et on peut envoyer des messages à plein de personnes à la fois.

Mais surtout à l’époque des SMS, de Whatsap et des conversations Skype ou Facebook, l’E-mail est gratuit et illimité en taille et en nombre (seule la connexion Internet est payante) ; l’E-mail est le seul de tout ça qui ne dépend pas de la plate-forme : il existe des applications pour envoyer un E-mail sur toutes les plate-formes : ordinateurs, consoles, téléphones, smartphones… sous GNU/Linux, Windows, Android, iOS, Backberry… Qu’on soit en 4G, 3G ou en 2G et même en Wap, on peut envoyer un E-mail qui arrivera à destination (essayez le tchat Facebook ou Skype en Wap pour voir).
Et les E-mails seront visible depuis partout : un E-mail envoyé depuis un ordinateur arrivera sur un téléphone.

Les E-mails sont fais pour afficher les conversations et être répondues clairement (paragraphe par paragraphe), ce qui n’est pas le cas des SMS.

On est en 2013 et les SMS ne sont toujours pas gratuits ; encore moins quand on est en déplacement dans un autre pays : ils sont facturés pour couvrir un coût artificiel et pas qu’un peu : envoyer une photo de 5 Mo par SMS reviendrait à 35 714 € (à dix centimes les 140 octets).

À l’heure où pratiquement tout le monde dispose d’un téléphone capable de se connecter à l’Internet, il n’y a selon moi aucun avantage à utiliser les SMS limités.
Certains essayent de ré-inventer la roue, comme What'sApp, et c’est pas mal : ça montre qu’on est capable de détrôner ce qui est en place, mais je pense que l’E-mail ne doit pas être enterré pour autant : je pense qu’il devrait être remis au goût du jour, même pour les discussions rapides et courtes : l’E-mail peut tout faire, le SMS non.

Pour l’instant on ne peut que fantasmer sur des idées de forfaits téléphoniques téléphonique/SMS/3G mondial, mais ce n’est pas pour demain, tant que ça rapportera de l’argent en masse (Free a montré qu’ils pouvaient faire de la marge avec un forfait à 2€)…

Je pense que l’E-mail, comme le RSS ou le peer-to-peer, sont de ces technologies super pratiques, pensées pour le mieux depuis des décennies et qui sont largement sous-utilisés. Le Minitel-2.0 que représente les réseaux (as)sociaux n’aident pas à vouloir attirer tout le monde vers eux au lieu de laisser les gens créer leur petit réseau libre et personnel.

affiche banania y a bon
Rhââaaa®, que je déteste cette mentalité où l’on ne peut plus rien dire sans être fiché soit raciste, soit sexiste, soit homophobe, soit n’importe quoi d’autre considéré comme socialement pas bien.

Aujourd’hui, un député fait le poulet à l’assemblé, alors qu’une députée parle et tout de suite : « sexisme à l’assemblée ».

Qu’ils fassent le con avec l’argent public, c’est une chose, ils sont là pour ça et tout le monde trouve ça normal. Mais faut-il toujours que n’importe quelle action soit sexiste/raciste/homophobe ? Et si c’était juste une moquerie sans aucune raison (sinon la connerie de ceux qui votent les lois) ?

Putain…

C’est pas parce que je gueule sur un noir qui manque de m’écraser que je suis raciste !
C’est pas parce que j’insulte un handicapé dans un fauteuil roulant parce qu’il fonce dans mon vélo que je suis intolérant¹ !
C’est pas parce que je dis à une femme d’aller se garer ailleurs qu’en plein milieu du chemin que je suis sexiste !

Sérieux les gars, arrêtez de raconter n’importe quoi.

Oh et pardon hein, j’ai dit « noir » au lieu de « personne de couleur » ? Allez-vous faire foutre aussi avec votre politiquement correcte à la con. C’est pas parce que j’emploie l’un ou l’autre des termes que ma pensée varie et la vôtre non plus, vous le savez très bien.

Et laissez-nous nous insulter sans que ça fasse la une du canard à chaque fois.

(¹ : j’avais mis « homophobe » au début, mais on me fait remarquer que sa définition actuelle ne désigne que le rejet des homosexuels, ce qui n’est pas le sens que je voulais lui donner ici)

image de just.luc

Le flat design dans les interfaces des sites-web, des logiciels et même ailleurs, c’est assez à la mode en ce moment.
Ça consiste tout simplement à supprimer les dégradés, les arrondis et bien souvent aussi à l’usage d’icônes monochromes et sans détails, purifiés :

Par exemple, depuis peu, le logo de Google a changé pour du flat :

logo de google avant et après flat design
Et dans Android, entre la version 2.3 de 2010 et 4.1 de 2012 :

comparaison entre android 2.3 et 4.1
À première vue, c’est joli : on a droit à une suppression du bruit visuel, celui apporté par les dégradés, arrondis, détails, ombres et bordures.

Sauf que… Pour l’interface d’Android, on a un design « flat » utilisé sur un téléphone dont la coque est arrondie, avec des reflets brillants et des dégradés, des dessins et des bordures partout.
Au final : ça loupe tout : une interface flat-design dans un appareil au look fancy. Et c’est moche.

Pour moi, dans le design, il faut que tout suive. Autrement, ça donne des contrastes visuellement contestables. Regardez par exemple le design entre le Samsung Galaxy S3 et le Sony XPeria S : le premier est arrondi avec une interface flat, et le second est flat avec une interface flat. Je ne possède aucun des deux téléphones, mais visuellement parlant, je trouve quand même le Sony est beaucoup plus adapté à son interface logicielle.

Pour une interface flat, il y a aussi le Nokia Lumia et il aurait pu y avoir l’Ubuntu Edge, que je trouve très classe.

Il y a des choses qui ne vont pas ensemble, et parmi ça il y a le design fancy et le flat qui donnent quelque chose d’horrible quand on les mélange.

Pour les interfaces sur ordinateurs, il n’y a rien à faire : entre une interface flat et une interface plus classique, je préfère largement le deuxième. L’autre me donnant toujours cette impression de travailler sous Windows 95.

porte monnaie en forme de pierre avec des pièces Tiens tiens, un blog que je suis pas mal, Hackaday, demande gentiment aux internautes de désactiver le bloqueur de publicité.
Ils sont très loin d’être les seuls : que ce soient les forums d’entre-aide, blogs, grands sites… ils passent pratiquement tous par un article pour demander la désactivation des bloqueurs de publicité disant que bloquer les pubs car ça tue leur économie.

Comme c’est mignon.

Pendant des années ils ont maltraité les internautes avec des publicités clignotantes, des gifs, des liens vérolés et des popup intrusifs…
Maintenant qu’Ad-Block est très connu et disponible pour pratiquement tous les navigateurs et toutes les plates-formes, ils se rendent compte que ce sont les internautes qui leurs donnent leur pain et ils nous supplient de les respecter ?

J’aime bien Hackaday, et j’aime ce qu’ils font, et je veux qu’ils continuent. Donc je ferais un effort de laisser quelques pubs, mais si c’est trop intrusif, je m’en irai : le contenu compte, mais le respect des internautes également.

Oui, c’est bien qu’ils se rendent compte que ce sont les internautes qui posent les règles. Au moins ils comprennent maintenant qu’un site dépend de ses lecteurs quand il s’agit des revenus publicitaires, et qu’ils faut mieux respecter un maximum ceux qui les font vivre.

(Oui je sais, le principal problème des pubs sur les pages web ce n’est plus trop le dérangement visuel, mais le tracking, et ça c’est un autre problème, résoluble autrement.)

image de Aaron Shumaker

Adobe et son cloud se sont fait pirater : trois millions de comptes sont compromis.

Le cloud c’est cool, hein ? Tellement « cool » que ça me refroidit toujours plus dans l’idée de laisser mes fichiers sur les serveurs d’une grande entreprise bien souvent américaine.

La solution est pourtant très simple : prendre un service d’hébergement en ligne (plus simple et coûte quelques euros par mois) ou installer votre propre serveur à la maison (plus sûr, plus libre, mais faut le laisser tourner 24/7 et la maintenance est pour vous).

Tous les services d’hébergement proposent un accès FTP (protocole de transfert de fichier) : c’est la base de la base, ils ont tous ça.
Tous les systèmes d’exploitation « desktop » on nativement un client FTP : que ce soit Gnome, KDE, Unity, Windows ou OSX. Idem pour Android : les clients FTP ne manquent pas (pour iOS, un jour ou l’autre il faudra bien assumer qu’Apple vous prive de votre liberté).

Ce client FTP vous permet d’avoir accès à vos fichiers distants comme si ils étaient dans un dossier normal :

capture client FTP Mate
Avec votre propre espace d’hébergement, vos fichiers sont accessibles n’importe où, n’importe quand, sans limite ni de nombre d’accès ni de type de fichier, ni de moyen d’organiser vos fichiers, ni de moyen d’y accéder : que ce soit via un autre serveur (en PHP), vie un script (Batch, Bash, Python, C…) ou n’importe quel programme : ça marchera tout le temps.
Et vu qu’il est visible comme un simple dossier, il est même possible de configurer son lecteur multimédia pour qu’il aille chercher sur les fichiers hébergés ailleurs.

Si vous le voulez, vous pouvez chiffrer les fichiers avant (avec l’algorithme de chiffrement de votre choix), manuellement ou à la volée via un script.
Pour partager un fichier il suffit simplement de partager son lien (fichier public) ou le lien avec un couple identifiant/mot de passe (fichier privé).

Un simple service d’hébergement (ou un serveur d’auto-hébergement) basique comme tout vous permet d’avoir votre cloud personnel illimité en fonctionnalités. Plus personne ne vous fera chier pour quoi que ce soit.

Que demander de plus ? Franchement ?

La ministre de la culture pense que « adapter l’économie au numérique » c’est équivalent de « tout taxer ». Et par dessus, elle nous dit que ça va rendre les gens heureux.

Je vois que les drogues sont déjà légalisées en France : même les ministres sont complètement défoncés.
C’est bien : les drogues sont bonnes pour l’économie, enfin une idée raisonnable pour pomper de l’argent et la mettre dans les caisses (vides) de l’État.

Ah pardon, j’ai dit quelque chose de mal ?

Pourtant quand je lis que « taxer les gens va les rendre les gens heureux » j’ai plutôt l’impression qu’on se fout légèrement de ma gueule et qu’il s’agit d’une mauvaise blague, faite sous le coup de l’alcool ou des stupéfiants.

Taxer la connerie, c’est pas possible ? Ça me semble l’avenir !
Au moins il y aura 577 + 348 contribuables, plus une autre trentaines, plus leur président : ça profiterait à tout le monde.

Oh et comme j’aime les calculs : si on place le salaire des députés, sénateurs, des ministres et du PDF de la France au Smic, alors ça libérerait légèrement plus de 2€ par français par an.

Ça ne semble pas beaucoup, pourtant il y a plus de 60 000 000 de Français et moins de 1 000 gogos payés à dix fois le Smic, sans compter les autres avantages bien acquis — y compris fiscaux (par exemple, les ex-président sont payé environ 20 K€/mois + protection + transport + …) — dont ces bons-gens disposent.

Ça parle plus, là ? 120M d’euros chaque année, qu’ils nous coûtent, uniquement en salaires.

Je crois que certains ont parlé d’économies à faire et de temps difficiles ? Qu’ils nous montrent comment faire.