Ce matin, la HADOPI annonce qu’elle étudie diverses solutions pour légaliser le partage non marchant.

En gros : au lieu de punir ceux qui ne font que partager des fichiers comme ça se fait actuellement, ils cherchent à trouver un moyen de rendre le partage légal, tout en voulant permettre aux artistes de vivre.

Vu comme ça, cela s’annonce délicat : un partage non marchant ne peut par définition pas rémunérer, vu qu’il n’y a pas d’argent en jeu.

Selon la HADOPI ce sont deux systèmes différents qui sont possibles.
Soit on utilise une « carte de membre » : on fait payer tout le monde une somme fixe et on laisse les internautes télécharger tout ce qu’ils veulent : c’est l’idée de la licence globale ; soit on fait payer les intermédiaires : les sites, plateformes, réseaux qui permettent aux échanges de fonctionner, et qui font bien souvent pas mal d’argent avec des publicités.

Dans les deux cas, l’argent reçu sera reversé aux artistes et producteurs : les artistes beaucoup téléchargés/partagés seront d’avantage rémunérés.

Je trouve très bien que la HADOPI décide enfin d’écouter tout ce que l’internet leur crie depuis des années : juste navrant que ce soit si tard justement, et que la HADOPI va fermer dans quelques temps…

Ce qui suit, sont mes idées pour améliorer tout ça.

Une rémunération plus juste

Déjà, concernant la rémunération proportionnelle : un artiste dix fois plus populaire sera – à la fin – dix fois plus payé. On va se retrouver comme actuellement avec quelques millionnaires et beaucoup d’artistes qui peinent à vivre de leur métier. Ce n’est pas acceptable.

Il faudrait trouver une autre fonction mathématique, qui soit croissante (plus l’artiste est téléchargé, plus il est rémunéré) mais qui évite des disparités trop importantes et donc du même coup qu’un petit nombre d’artistes pompe tout le budget. Une fonction avec une courbe plutôt aplatie.

Richard Stallman, dans son idée de la licence globale avait proposé une courbe selon la racine cubique du nombre de copies téléchargées. Personnellement je propose de prendre la fonction arc-tangente (certains profs utilisaient ça pour arrondir les notes) : cette fonction croît pratiquement aussi vite au début, mais stagne d’avantage pour les valeur plus grandes. Elle permet alors d’équilibrer encore un peu plus pour les très grands nombres de partages :

la rémunération par la licence globale : trois fonctions idées de partage des fonds : linéairement, par une racine cubique, par une fonction arc-tangente
On mérite mieux qu’une taxe pour tous

Ensuite, et même si je trouve l’idée de la licence globale déjà bonne, elle ferait payer également les personnes qui ne téléchargent jamais quoi que ce soit (pas que cela existe, mais bon).
Quelque chose d’encore plus juste et de plus responsabilisant pour l’internaute serait de lui faire payer lui-même un montant de son choix. Soit avec un « budget téléchargement » qu’il choisit chaque mois (budget fixe) soit avec un prix par téléchargement (montant fixe par téléchargement).
Il est important que l’internaute choisisse lui même : je l’ai déjà dit, la culture est quelque chose de subjectif et il est idiot de faire payer tout le monde la même chose alors que chacun en profite différemment.

Les internautes ne sont pas des voleurs : trouver de l’argent n’est absolument pas un problème. Le problème est plutôt le modèle technique et économique à mettre en place pour que l’argent de ceux qui veulent le donner atterrissent dans les poche de ceux à qui il est destiné (et pas dans les poches des PDG de la Sacem).

Comment comptabiliser le nombre de téléchargements ?

Là aussi divers idées sont possible : on peut utiliser (comme cela se fait pour pour les mesures d’audience de la télé) un panel de familles tirées au sort et qui promettent d’aller sur un site prévu par le gouvernement pour dire ce qu’ils ont téléchargé, puis par quelques calculs statistiques on étend cela à tout le monde.
Mais je pense qu’il est possible de faire mieux : le gouvernement peut par exemple mettre en place une plateforme de téléchargement (style Mega) ou de P2P, ou même un site de streaming (beaucoup de Label ont des partenariats avec Youtube) : le comptage du nombre de téléchargement sera ainsi très simple.
Évidemment, il est important que tout ceci soit fait anonymement.

Un système qui doit absolument rester simple et efficace

Les solutions de téléchargement dites « légales » actuelles sont inutilisables : il faut s’enregistrer, installer tout un tas de logiciels, rester connecté à internet, la qualité du média n’est pas bonne, les saisons ne sont pas complètes. L’internet n’a pas besoin d’un autre système pourri comme ça.

Il faut que la solution soit simple et rapide, comme Daylimotion (qui vient de proposer plein de séries gratuites en HD) ou ThePirateBay : un lien magnet et hop on a notre film.

Il ne faut pas de DRM, il ne faut pas de système de frontières sur l’Internet. Il faut que les fichiers soit dans un format lisible partout, téléchargeables rapidement et en un seul clic, que le média soit de bonne qualité et qu’il y ait le choix.

C’est malheureux à dire (ou pas) mais le système actuellement en place qui réunissent toutes ces conditions sont le P2P, les sites de Streaming illégaux et les sites de téléchargement comme 4Shared ou Mega.
Il ne manque qu’un bouton Flattr et le créateur recevra de l’argent à chaque fois qu’on cliquera dessus.

En fait… Tout est déjà là depuis des années créé par les internautes : on n’attend plus que de travailler avec les industriels et les gouvernements pour faire un modèle complet et décent pour la culture.

Bonne chance Hadopi : faites le pour les artistes et pour leur fan, pour une fois. You can do it.

are you fucking kidding me guy C’est indécent : Sarko avait voulu favoriser les chaînes de télé privées rendre plus neutre la télé publique en leur supprimant les publicités, il fallait trouver un moyen de la financer quand même.

C’est qui donc qui s’est vu infliger une taxe pour préserver la propagande télévisuelle publique ? L’internet, bien-sûr : ce sont les FAI (Orange, Free, SFR et les autres) qui doivent payer… Enfin… Eux…

L’Europe s’était plaint de tout ça, mais la Cour de Justice vient de donner raison à la France : les FAI seront bien taxés pour financer la télé.

On va en arriver au même point qu’avec la majors, où les industries du secteur high-tech doivent financer les entreprises restées au milieu du siècle dernier.

Du coup les fabricant de fauteuils et de piles pour télécommandes seront taxées, eux aussi ? C’est vraiment n’importe quoi : pourquoi ils taxent pas les chaînes privées à la place ?

J’ai déjà parlé du système communément nommé « démocratique » mais qui est en réalité républicain et totalement à la ramasse, ainsi que des possibles solutions à cela, tout comme avoir insisté sur le fait que les castes dirigeantes ne seront jamais prêts à accepter ces solutions.

Il y a pourtant un député belge, Laurent Louis, qui a posé le doigt où ça fait mal. Son discourt est disponible sur Youtube, mais je vous l’ai retranscrite ici :


La proposition de résolution pour laquelle je demande aujourd’hui l’urgence est une première en politique.

Comme vous le savez, les citoyens ne font plus confiance aux monde politique, ils se sentent ignorés et méprisés par une classe politique qui se considère comme une élite alors qu’elle devrait se comporter comme un serviteur du peuple.

Notre système démocratique démontre son inefficacité. Malgré les élections ce sont toujours les mêmes élus qui siègent dans cette assemblée.
Certains sont ici depuis plus de trente ans. Il faut donc du changement, un vent de fraîcheur sur ce parlement et c’est pour ça que je souhaite demander l’urgence pour cette résolution qui vous propose de remplacer l’élection par le tirage au sort de citoyens volontaires.

Par ignorance, par lâcheté, par insouciance, ou tout simplement par peur de perdre vos privilèges, aucun autre député que moi n’aurait pu proposer une telle proposition tant vous vous accrochez à votre place.

Pourtant les politiciens ne représentent plus la population, le rôle du citoyen est réduit à son stricte minimum : voter, élire un représentant. Attention : pas ceux qu’il a l’habitude de côtoyer chez le boulanger ou sur la place du village, non, il n’a le droit que d’élire une élite qui squattera une parcelle de pouvoir pendant des années.
Des individus qui feront leur plus beau sourire durant la campagne électorale mais qui renieront toutes leur promesses une fois élus.

Les politiciens d’aujourd’hui, au lieu d’être des créateurs de solutions, sont des créateurs de problèmes, des créateurs de crise, des créateurs de misère.
En outre, pour être élu aujourd’hui il faut de l’argent : l’argent c’est le nerf de la guerre. Plus vous en avez, plus vous avez d’élus, car plus vous avez les moyens de toucher les citoyens à grand coup de campagne publicitaires comme allo Flahaut. Une telle démocratie dans laquelle seuls les plus fortunés ont accès au pouvoir n’est pas une démocratie.

La population belge ne décide plus de rien, le résultat des élections n’est même plus respecté puisque dans notre pays un parti comme la NVA qui fait 30% des voix, qui est le plus grand parti du pays se retrouve de facto dans l’opposition.
Un pays où les ministres ne sont même pas choisis en fonction de leur compétences mais en fonction des places disponibles et des personnalités des différents partis qu’il faut caser à droite ou à gauche. Il faut que cela cesse.

Il faut que vous ayez enfin le courage mes chers collègues de reconnaitre votre échec et d’en tirer les conclusion.
Vous vous dites tous être de grand démocrates. Dés lors, pourquoi avez vous confisqué le pouvoir au citoyen ?

Croyez-vous que les gens de la rue sont moins capables que nous de faire notre travail ?
Certainement pas, et je peux même vous dire qu’ils feraient preuve d’un meilleur bon sens. Nous ne sommes pas supérieurs au peuple et je vous le dis en ce qui me concerne : je fais confiance au peuple car lui seul est libre alors que vous tous vous êtes avant tout les petites mains de vos partis et des intérêts économiques et occultes qu’ils défendent ; des intérêts qui sont pourtant loin d’être dans l’intérêt des citoyens ; et en ce sens je suis fier et je suis heureux d’être traité par le président de cette assemblée d’accident de la démocratie. C’est vrai : moi qui souhaite véritablement rendre le pouvoir au peuple au sein d’une assemblé dont ses membres font tout pour conserver leurs privilèges. Je suis un accident de la démocratie, de cette fausse démocratie que vous tous vous avez créé.

Aujourd’hui tout évolue dans le monde. Pourquoi notre système électoral et nos institutions ne pourraient t-il pas évoluer ? Puisque nos modèles reposent sur une base inchangés depuis 200 ans. Il est quand même temps d’évoluer.
Parce que le mot démocratie est usurpé : le pouvoir au peuple ça n’existe plus, surtout dans un pays comme le nôtre qui interdit le référendum.

Comme je l’ai dit, l’argent est prépondérant et in individu même s’il a les meilleures idées et le meilleur programme du monde, il ne parviendra jamais seul à concurrencer un parti politique traditionnel : c’est impossible.

Et les médias. Les médias manipulent aussi le résultat des élections en influençant les électeurs et il est prouvé qu’il y a un rapport parfait entre le temps de passage à la télévision et le résultat des urnes. Est-ce là la démocratie ? Je ne le crois pas.

Rajoutons le rôle des partis politiques idéologiquement marqués au point que tous les conduit à refuser l’union. Les partis, vos partis, ils divisent au lieu de rassembler. Et comme chez nous notre système privilégie les lâches coalitions, autant dire que voter ne sert strictement à rien, tant le projet gouvernemental est à milles lieux des promesses électorales. Inutile de revenir sur les innombrables exemples de promesses non tenues, demandons cela à notre premier ministre, il saura mieux vous en parler que moi.

Et enfin vous avez créé des politiciens professionnels, qui parfois se refilent les postes de père en fils alors que cette fonction en devrait pas être un métier mais un service.

Bref, il est temps de proposer une alternative et cette alternative c’est cette résolution qui propose un moyen démocratique de sélection des élus par le billet du tirage au sort. un processus qui est la condition sine qua none pour conférer au citoyen belge une égalité politique parfaite et pour atteindre l’incorruptibilité des dirigeants.


(Après ses cinq minutes de temps de parole furent écoulés, on n’entent plus ce qu’il dit, mais on peut noter la brève discussion qui s’en suit : l’argument final de Louis est excellent quand il regrette que les politiciens considèrent la démocratie véritable comme quelque chose d’abusif).

Édit : le résultat : 1 voix pour et 149 voix contre.
Vous vous dites tous être de grand démocrates. Dés lors, pourquoi avez vous confisqué le pouvoir au citoyen ?

(source)

pirate en légo sur un banc
Télécharger une œuvre pour son usage personnel n’est pas illégal. Où que ce soit, c’est au fournisseur du fichier de faire le nécessaire pour être en règle.

Il reste quand même quelque chose, et c’est ce pourquoi la HADOPI est là (officiellement) : l’éducation de l’internaute, le faire se sentir coupable et arriver à faire comprendre que télécharger est mal pour ceux qui détiennent les droits d’auteurs, car ça leur fait un manque à gagner.

Et ben tu sais où je le te mets, le sentiment de culpabilité ?

Je me fiche complètement de télécharger un épisode d’une série ou un CD. Je n’en ai plus rien à faire. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas à avoir honte de partager.

[b]Partager l’art ne nuit pas à l’art.[b]

Acheter un CD n’aidera pas un artiste. La majorité des artistes ne reçoivent rien de toute façon, les associations de majors gardent tout pour eux.

Il faut mieux partager soi-même la culture, de préférence par une manière qui n’est pas encore fliquée : clé USB, par email, Youtube… Partagez son nom, ses clips, construisez une page Wikipédia, créez un blog de fans.
Je pense que ce qui permet à un groupe ou un artiste de vivre et de perdurer c’est la communauté de fans qu’il y a autour : ces derniers sont toujours prêts à acheter un billet de concert, un produit dérivé (du moment que le nom du groupe n’est lui non plus pas pillé par ayants-droit).

Partager une œuvre, la rendre connue, c’est cela qui permet à cette œuvre de vivre, et qui l’a toujours permis depuis des siècles. Pourquoi vous pensez qu’ils font autant de pub à la télé pour le nouveau CD du dernier groupe à la mode ?
Je l’ai déjà expliqué : l’admirateur d’une œuvre n’est pas le problème. Le problème réside avec les intermédiaires, et ça depuis la création de la notion de « droit d’auteur ».

Quand je télécharge une œuvre sous label je ne porte donc pas de préjudice à l’artiste, mais à des rapaces néfastes pour la pérennité de la culture. Rapaces qui n’hésitent pas à faire n’importe quoi pour du fric, y compris demander des royalties sur une chanson libre de droits telle que Happy Birthday To You sur laquelle ils n’ont aucun droit ou encore profiter de la disparition des artistes pour faire de la publicité : c’est pour protéger les artistes, ça peut-être ?
Ce n’est pas plus mal, en tant que citoyen, de combattre ces rapaces.

Et pour finir : ce n’est d’ailleurs pas comme si je ne payais rien : en France en 2011, c’est presque 1 milliard d’euros de taxes en tout genre qui sont là pour les majors.
Ces taxes sont là parce que pour eux, nous sommes des voleurs. Selon eux, quand on achète un support de stockage c’est pour y mettre de la musique piratée dessus, donc ils se permettent une taxe sur cette base là. Idem pour votre téléphone, votre ordinateur, votre téléviseur, votre GPS, votre clé USB, votre autoradio ou votre disque-dur externe. Pour un disque dur de 320 Go, c’est 45€ qu’il faut débourser en plus !

Et tant mieux si télécharger justifie cette taxe, c’est en gros la licence globale et je suis pour (même si l’idée d’une licence globale stipule que l’argent soit réparti de façon juste, ce qui n’est pas le cas ici). Mais si je paye déjà, faut alors arrêter de nous fliquer derrière aussi.

Quelques liens en plus :

image de Pasukara76

M6 il y a 3 mois, TF1 et les autres maintenant.
La chaîne de TV prend des illustrations sur le net, comme ça, sans aucune mention de crédit, sans demander la permission à l’auteur de la photographie (Florian Si, qui m’a contacté).

La photo originale, en grand est sur Facebook.

Voici ce qu’on pouvait voir sur le site de TF1 :

(ÉDIT : image supprimée sur demande de la personne qui y apparaissait.)

Florian est capable de prouver que c’est son image (il a les données EXIF de la photo), mais TF1 lui a répondu que l’image illustrait le reportage et que les journalistes ne pouvaient pas faire le lien avec leur source (ici), donc en gros : TF1 se fiche du droit d’auteur et leur journalistes n’ont pas besoin de faire leur boulot journalistique de remonter à la source de leur infos.

C’est bien TF1, c’est bien. Continue tes conneries, mais ne viendra pas pleurer quand tes œuvres seront dans la nature aussi. Quand on bafoue le droit des autres, faut pas s’étonner après qu’on te manque aussi du respect.

Quant au journaliste qui a fait cette erreur sans savoir ce qu’il faisait : si tu veux des images réutilisables gratuitement et sans risque de te prendre un procès ou des insultes dans la gueule, ben il y a des solutions : suffit de chercher dans Google Images avec l’option de recherche pour les images en Creative Common (une licence permissive). avec les mêmes options. Dans tous les autres cas, il faudra demander la permission à l’auteur avant de partager publiquement, et au minimum mettre la source. C’est trop demander ?

On va vraiment finir par croire que je suis à la solde des industriels du nucléaire et je vais finir par perdre tout crédibilité, mais je m’en fiche : j’en remets une couche.

Alors ok, l’industrie du nucléaire a divers inconvénients :
  • les matières premières sont radioactives, y compris dans les mines ;
  • les déchets le sont encore plus (et il y a un problème de stockage) ;
  • quand ça pète, ça pète ;
  • les centrales consomment une part très importante de l’eau douce ;
  • les centrales rejettent une eau réchauffée (mais pas radioactive, comme j’ai entendu) dans les rivières (ce qui n’est pas bon pour la faune et la flore) ;
  • les centrales rejettent de la vapeur d’eau dans l’atmosphère (gaz à effet de serre aussi).

Je ne parlerais pas plus des avantages comme le rendement gigantesque, la possibilité d’adapter la production à la demande à chaque instant et l’indépendance de toute variable climatique : personne à part les pro-nucléaires cinglés et payés par les lobbies du nucléaire ne voit ces avantages-là.

Bien. Je crois que tout le monde veut s’en passer.
Qui a des solutions ?

Le renouvelable vous dites ? Voyons voir…

Le solaire photovoltaïque n’est pas possible partout ni tout le temps (météo oblige) et la production de panneaux est loin d’être propre. Il ne faut peut-être que 5 ans pour compléter le bilan énergétique mais pas au niveau des polluants émis, comme les vapeurs d’acides et autres composés aluminés ou soufrés de la production du bore ou de l’arsenic utilisé dans ces cellules, et les quantités importantes de di- et monoxyde de carbone rejetées dans la préparation du silicium et du phosphore seul.
Il reste cependant le solaire thermique pour chauffer de l’eau mais c’est quand on en a le plus besoin qu’il est le moins productif (en hiver).

Les éoliennes ? On me parle dans mon précédent article de l’impact sur le paysage des fils électriques reliant les centrales nucléaires très productives qu’ils pourraient remplacer par plusieurs petites centrales de renouvelables moins éloignées des consommateurs. N’étaient-ce pas les mêmes qui râlaient tout le temps de l’impact d’une éolienne sur le paysage ? Et les mêmes que ceux qui se plaignent du bruit des éoliennes (ces derniers n’ont manifestement jamais vu une éolienne en vrai) ?
Et là encore : quelles zones habitées sont susceptibles de recevoir des champs entiers d’éoliennes qui tourneront toute la journée, tous les jours, de façon régulière ? Même question pour les petites éoliennes individuelles ?

La géothermie ? Excepté l’Islande qui est un exemple magnifique d’exploitation de la géothermie (>90% de l’énergie produite par l’île), les zones comme ça ne sont pas nombreuses. De plus, les zones où la géothermie est réellement exploitable ne sont pas les zones habitables (souvent des zones à forte activité volcanique) donc il faut toujours transporter l’électricité avec des câbles…
Ou alors il faudrait les utiliser pour produire de l’hydrogène (selon moi une énergie d’avenir pour le transport routier et pas assez exploitée, mais ce sont d’autres lobbies cette fois).

L’hydraulique ? Les barrages ? Encore une fois : les écologistes — premiers à prôner l’usage du renouvelable — sont aussi les premiers à râler contre les barrages et leur impact sur la nature (blocage des rivières, zones à inonder, etc.). Faudrait savoir ce que l’on veut.
Sans compter les quantités énormes de béton utilisées pour construire ces barrages (la production de béton libère dans le monde 4 à 5 fois plus de CO2 que l’aviation civile, chaque année). Mais ça tout le monde s’en fout : c’est re-nou-ve-lable et tu peux pas test !


L’un dans l’autre ça donne à mon avis quelques sujets de réflexions : ok le nucléaire cay-le-mal, mais aucune des formes d’énergie renouvelable n’est propre non plus à la construction (hydraulique, photovoltaïque), ni sans impact physique sur l’environnement (barrages hydrauliques, centrales hydrauliques marémotrices), ni toujours envisageable à proximité des zones habitées (toutes) et possibles tout le temps de façon indépendante de la météo (toutes sauf les centrales hydrauliques marémotrices et la géothermie).
Et ne me parlez pas de stocker l’électricité dans des batteries : c’est encore plus polluant que n’importe quoi d’autre.

Alors quoi faire ?
Couper le courant partout et se passer d’électricité totalement ? Se tourner vers le charbon ? Vous n’êtes pas sérieux j’espère ?

Non, je pense que le nucléaire est, à défaut d’avoir autre chose de crédible, une solution d’avenir à condition de trouver d’autres méthodes comme la technologie au Thorium, qui reste du nucléaire mais beaucoup moins polluante. Les réacteurs à fusion sont encore à étudier. Et la recherche sur le traitement des déchets n’est pas fermée non plus, je présume.

Fukushima, deux ans après et réflexion sur le nucléaire
Beaucoup sont devenus complètement fous contre le nucléaire depuis l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi, parlant d’une contamination mondiale, de malades, de cancers pour tout le monde.

Cet article remet les pendules à l’heure
 : nous voilà deux ans après la catastrophe.
Y a-t-il eu des morts liés à la radioactivité ? Non, aucun.
Va-t-il y avoir des morts liés à la radioactivité ? Probablement aucun. Les mesures appropriées ont été prises à temps pour les civils, et aucun des travailleurs n’a été exposé à plus de la dose cancérigène.

Ce n’est pas rien, ok. Mais ce n’est certainement pas la catastrophe écologique ou sanitaire dont tout le monde parle.

À noter aussi que ce qui s’est déroulé était voué à produire une catastrophe :
Fukushima a été frappée par le 5e plus puissant séisme depuis l’année 1900, un tsunami deux fois plus haut que ce que la centrale devait pouvoir résister, et des séismes secondaires d’une magnitude de 7,1 et de 6,3 […].
La centrale vieille de 50 ans a été frappé par une « tempête parfaite » et personne n’est mort.


Je vous l’avais dit : le Japon en 2011 est autrement plus évolué que l’Ukraine des années 80. Les mesures de protection et des évacuations ont été prises à temps.
Notons aussi que l’article parle des émissions radioactives d’iode 131 (principale cause du cancer de thyroïde) : en un mois, 94% de l’iode radioactive a déjà disparu. Et le mois suivant, c’est donc 94% des 6% qui restent. Et nous sommes plus de deux ans après.

Enfin, et l’article en parle et je pense qu’ils ont raison de le faire : certes, le nucléaire fait très peur. Mais c’est sans oublier que l’extraction du charbon minier tue près de 6000 personnes par an, et que les régions voisines de ces mines ont un taux de mortalité 10% plus élevé que partout ailleurs. Sans compter l’effet de serre.

Bref, le nucléaire n’est pas tout propre, mais c’est loin d’être la pire des sources d’énergie, il faut arrêter de raconter n’importe quoi, donc.
On parle du stockage des déchets, mais on continue de balancer 30 milliards de tonnes de déchets de la combustion du pétrole dans l’atmosphère chaque année. Et ces déchets y restent eux aussi durant des milliers d’années. En quoi est-ce mieux que le nucléaire ? Le fait que c’est invisible et que personne n’en parle, sûrement…

(source du lien : https://links.gatitac.eu/?V1x1QQ)

image de Julius Dillier

pourquoi bloguer Bleiddwn a traduit le texte « I hate the news » d’Aaron Swarz. Je ne peux qu’approuver : au début la presse était une bonne intention : partager l’information au gens et gagner sa vie de cette manière.

Maintenant ce n’est plus une bonne intention : La presse n’est plus libre.
Elle est liée par l’argent à ceux qui lui donnent de quoi exister. Voici un exemple récent, en voilà un autre qui l’est un peu moins démontrant pourquoi la télévision publique en France n’osera plus diffuser d’émissions dérangeant les grand groupes industriels (ici, Coca-Cola).

Alors quoi faire pour s’informer ? Il faut multiplier les sources. Lire les avis des gens. Lire des blogs personnels.

Je suis pour les blogs. Les blogs sont le reflet de ce que le blogueur pense et a envie de partager.

Les blogs, contrairement à ce que doivent être les journaux, sont subjectifs et c’est bien.
Cela a selon moi plus qu’un simple média d’expression : cela doit également pousser le lecteur à analyser ce qu’il lit. Et c’est là le problème principal que rencontrent les gens avec les blogs : un blog n’est pas un journal.

Pour que les blogs deviennent un média influent pour le grand public, il faut juste que le public soit avisé de ce fait. Il faut l’éduquer à la lecture des avis personnels des autres, et non plus juste la lecture de faits relatés.
Avec la TV ou les médias traditionnels, le public a tendance à tout prendre comme vrai car c’est fait par des professionnels qui font leur métier.
Le public doit réapprendre à se faire sa propre opinion sur les faits de première main au lieu de tout gober comme il le fait avec les journaux « objectifs ».
Les médias traditionnels ne sont plus dignes de confiance. Alors on a créé des blogs, mais ce n’est pas la même chose, et le lecteur doit s’adapter à ça.

Tenir un blog va bien plus loin que juste donner son avis : cela doit permettre aux autres de se forger une capacité à séparer le pour du contre, à analyser, à vérifier les sources, à se faire sa propre opinion, à ne plus suivre le troupeau.
Il en va de la liberté d’expression de celui qui parle, mais aussi de la liberté d’information et de la liberté de penser de celui qui lit.

Oui, un blogueur fait parfois des erreurs : on est des humains, qui interprètent, et partagent ces interprétations. Mais nous, on ne vous force pas à croire tout ce qu’on dit. Avec un blog, il est très simple de trouver un autre blog avec d’autres sources, d’autres idées, d’autres interprétations.
C’est en lisant de tout que l’on arrive à se faire une idée globale sur un sujet, et que l’on peut prendre parti.

J’avoue que quand mes lecteurs sont en parfait accord avec ce que je dis sur un sujet, je suis rassuré : au moins je ne suis pas le seul à trouver que le sujet mérite une discussion ; mais je suis également très avide de savoir tout ce que pensent ceux qui ont d’autres avis : ça permet de découvrir d’autres idées et de débattre. Ça évite un enfermement de type religieux avec un gourou qui parle et tous les partisans qui gobent tout.

Enfin, et ce n’est pas forcément le plus important ici mais je l’ajoute tout de même parce que c’est une différence notable entre les blogs et les journaux : la subjectivité des blogs permet de rendre les faits beaucoup plus réels, plus touchants, plus vrais que s’ils étaient froids et objectifs. Certes, c’est un moyen pour faire passer un message plus facilement (je ne le cache pas), mais c’est aussi un moyen de partager ce que l’on ressent réellement en plus des faits, et donc de voir l’impact réel que cela peut avoir sur quelqu’un ou sur un peuple entier.

image de Icedsoul

Taxe sur l’eau de pluie Le facepalm du jour : Lypik, un lecteur, m’envoie un lien vers l’article de loi intitulé décret relatif à la taxe pour la gestion des eaux pluviales urbaines

Comme c’est expliqué sur cette page, ce décret permet à toute commune de taxer les propriétaires de terrain sur lequel tombe l’eau de pluie afin de financer la collecte (!) et le traitement (!) des eaux de pluie.

Sérieusement ? La nature a créé des rivières, le politicien a créé une taxe. C’est quoi ces loi débiles encore ?

Vous allez voir : bientôt on nous taxera aussi la respiration. Consommant de l’oxygène et rejetant du dioxyde de carbone, notre organisme contribue au réchauffement climatique, poussant les espace publics à investir dans des climatiseurs qu’il faut payer.

Vous verrez.

Après tout, la bouffe est déjà privatisée par Monsanto et l’eau de pluie par l’État. Il ne manque plus que l’oxygène.

ÉDIT : ah, ben… les élus américains y pensent déjà : taxer la respiration (merci karchnu dans le premier commentaire ci-dessous).

image de Evan Leeson

Je ne regarde pas la TV, mais visiblement ceux que j’ai questionnés ne savaient pas ce qu’était Monsanto, donc je pense que les journaux n’en ont jamais parlé ces 15 derniers jours.

En fait, le 25 mai dernier il y a eu plus de 450 manifestations dans les rues de plus de 250 villes et mobilisant plus de 2 millions de personnes partout dans le monde, pour protester contre le géant américain de l’agroalimentaire Monsanto, et le fait que l’administration d’Obama lui a donné pratiquement les pleins pouvoirs sur la nutrition des êtres humains.


Pourquoi les @#%$µ! médias ne font pas leur @$*%&/! de boulot qui est d’informer le peuple ? Pourquoi cette réaction citoyenne face à l’injustice ne fait-elle pas la une de tous les journaux ?

Monsanto est un géant de l’agroalimentaire sans lois qui n’hésite pas à faire des raids chez les fermiers et tout saccager (sans mandat) pour protéger leur économie. Ils font aussi pressions (y compris en Europe et en France) sur les gouvernements pour imposer leurs semences partout.

Pour ceux qui se demandent pourquoi Monsanto fait seulement maintenant l’objet de marches de protestation un peu partout : la cour suprême aux USA a (en gros) donné la possibilité à Monsanto de breveter le vivant de lui-même, mettant le monde à ses genoux et empêchant l’homme de se donner la possibilité de subvenir seul à son besoin le plus vital, le plus premier : celui de se nourrir.
Oui, maintenant pour se nourrir il faudra passer par Monsanto : semer son propre potager sera bientôt illégal, l’UE va tout faire pour.

On comprend tout de suite mieux pourquoi les USA étaient le seul pays au monde à ne pas vouloir d’un droit universel à la nourriture en 2008.

1984, c’est le titre du roman de George Orwell et décrivant une société futuriste (pour l’époque où il a été écrit) où la société est ordonnée en une petite classe dirigeante et d’un peuple totalement soumis, aussi bien physiquement qu’intellectuellement.
L’ensemble sous les yeux de « Big Brother » qui surveille tout et contrôle tout.

Malheureusement, certains semblent véritablement penser que ce roman est un guide à suivre, un tutoriel.

S’il est déjà possible de repérer n’importe qui par son téléphone mobile et suivre ses déplacement avec les caméras partout, les dépenses bancaires, etc. c’est encore Google et quelques autres entreprises (Motorola, Philips…) qui veulent aller plus loin : avec l’authentification électronique d’une puce plantée dans la peau ou d’une gélule électronique d’authentification à distance.
Ceci va beaucoup trop loin pour moi : imaginez qu’on soit numériquement traçable où qu’on aille, que nos moindres déplacements, faits, paroles et visions, soient tous envoyés à une entreprises privée* et de plus être identifiable de façon certaine, partout et constamment ?

J’ai pourtant l’impression que tout ça ne soit en train de devenir une norme…

Richard M. Stallman n’a peut-être pas totalement tord de refuser d’avoir un téléphone portable, de refuser de payer par carte bancaire, de refuser de fréquenter les hôtels où il faut décliner son identité sur les registres…

Perso je préfère encore le bon vieux mot de passe. Oui, je suis sûrement vieux jeu.

* En fait c’est déjà le cas avec les smartphones :-/