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Je n’ai jamais bien aimé la licence GPL : elle est contraignante, pour tout ceux qui bossent sur des projets qui ne sont pas sous GPL. Cette licence est tout sauf interopérable donc.

Je le dis tout de suite : j’ai un immense respect pour Richard Stallman (père du « Libre »), et je sais très bien que s’il n’avait pas été là à temps comme il l’a été toutes les technos actuelles n’auraient jamais évoluées aussi vite et aboutir par exemple à l’Internet et le Web que nous avons (sans lui, on en serait encore au Minitel et au papier en fait) ; mais je le trouve que sa façon de décrire le « Libre » comme l’unique solution viable est trop renfermée. Fasciste, même. Ça en devient religieux, où tout ce qui est différent doit être interdit.
GNU fait la même chose : « le non-libre, cay le mal » !

Déjà, je ne trouve pas la GPL pratique (et il semble que je ne sois pas le seul), parce que je n’ai pas le droit d’en faire ce que je veux : je n’ai pas le droit d’en faire un logiciel propriétaire. Il est donc Libre mais pas libre d’utilisation (notez la majuscule). L’utilisation est peut-être libre, comme l’étude du code source et son adaptation, mais pas encore sa redistribution.

En quoi c’est un problème ? Le Libre est censé faciliter l’utilisation et le partage des bouts de codes, des scripts, des programmes et leur adaptation par tout le monde. Alors pourquoi j’ai du contacter un par un tous les créateurs de bouts de code que j’ai voulu utiliser dans mes programmes sous une licence autre chose que GPL ? Ce n’est pas simple… Surtout quand le projet est mort depuis des années, comme le lien de contact de l’auteur…

Un logiciel sous GPL interdit certaines choses : elle interdit d’en faire un logiciel non-libre. Alors certes, ça permet la survie du logiciel en question, mais ça peut rebuter certains à l’utiliser, dans le cas de projets commerciaux et fermés par exemple.

Le Libre n’est pas gratuit non plus : le prix à payer pour avoir le droit d’utiliser ou adapter un logiciel étant de fournir ses améliorations à la communauté. Ok, ça semble logique. Mais… On n’est donc pas libre de faire ce qu’on veut avec notre propre code ? Est-ce toujours aussi libre maintenant, logique ?

Je n’utilise pas la licence GPL quand je peux l’éviter.
Je préfère la licence CC-BY : tout est possible avec le programme/œuvre, à condition d’en citer le nom de l’auteur. BlogoText est en effet sous Licence CC-BY-NC qui en interdit la revente (j’autorise l’utilisation pour une application commerciale), mais la licence était déjà attachée au projet dés le départ donc bon (j’ai pu retirer la clause ND ce qui n’est pas mal déjà).

Pour mes projets perso, je préfère utiliser la licence WTF-PL. La licence, elle, est claire :

 * This piece of software is under the WTF Public Licence. 
 * Everyone is permitted to copy and distribute verbatim or modified 
 * copies of this program, under the following terms of the WFTPL :
 *
 *            DO WHAT THE FUCK YOU WANT TO PUBLIC LICENSE 
 *   TERMS AND CONDITIONS FOR COPYING, DISTRIBUTION AND MODIFICATION 
 *
 *  0. You just DO WHAT THE FUCK YOU WANT TO.

Vous faites donc ce que vous voulez avec le programme. Vous voulez la réutilisez ? la copier ? la vendre ? l’imprimer pour le brûler ? le fumer ? la manger ? Faites, c’est possible !

Ce n’est pas forcément du désintéressement ou de l’indifférence : je le considère plutôt comme une autorisation d’en faire ce qu’on veut, y compris changer la licence de son œuvre dérivée. Cela n’a pas d’importance puisque de toute façon mon code source, la première version dans la nature, elle, sera toujours là et utilisable par n’importe qui.
Je trouve qu’un licence ne doit s’appliquer qu’à l’œuvre elle-même, et qu’une fois modifiée, c’est à l’auteur des modifications de choisir sa licence, pour les modifications. La GPL va à l’encontre de ce principe précis.
On doit pouvoir être libre de choisir d’être non-libre, autrement le choix n’existe plus et la liberté non plus.

La paternité de l’œuvre, elle n’a pas besoin d’être mentionnée : elle est implicite dans l’existence même de l’œuvre.

image de David d’O