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Tiens, une journaliste qui a fait un reportage avec des chaînes de TV demande dans une « lettre aux pirates de la toile » de ne plus pirater ses reportages car ça la met en difficulté avec la chaîne de TV (faire un tel reportage, ça coûte cher).

Ok, jusque là, je la soutient (même si je n’ai pas vu le reportage moi-même).

Mais permettez-moi, en tant qu’internaute, de répondre et d’y mettre mon grain de sel aussi : pirates de la toile ? Ok.
Dans ce cas, je vais parler aux véritables « pirates » de cette histoire : les chaînes TV.

Dans sa lettre, elle le dit elle-même : le reportage était géolocalisé, donc disponible seulement dans certains pays.

L’internet permet justement de s’affranchir de tout ce qui est frontières et limitations géographiques. Que ce soit dans la distribution, la diffusion ou la compréhension (laissez faire les internautes et vos reportages seront traduits dans toutes les langues, même en l33t ou en Klingon s’il le faut.

Que font les chaînes de TV et les distributeurs ? Ils appliquent leurs conneries de frontières partout. Ce sont eux les voleurs, qui volent la création culturelle pour la distribuer à la toute petite partie de l’humanité qu’ils nomment « leur audience ».

L’internet permet le partage mondial, rapide, à moindre coût de toute forme d’informations. Et même pour des amateurs, partager du contenu fonctionne. Ça n’est pas une question de payant ou de gratuit. Quand la qualité y est, le prix on s’en fiche, obtenir des fonds, c’est possible aussi.

Le problème des médias traditionnels, c’est qu’ils appliquent des frontières débiles là où il n’y en a pas. Résultat ? L’information et la culture sont restreintes alors qu’elle devraient être diffusés le plus possible.

Dans la lettre, j’ai bien noté le fait que l’auteur comprenait les raisons de ce « piratage », et qu’elle en était — dans un sens — ravie : ça lui fait de l’audience « au noir » si je peux dire, et c’est toujours appréciable de ne pas être traité de voleurs qui volent pour le plaisir de voler.

Mais parfois les internautes n’ont pas le choix de devenir des pirates. Ils feront tout pour accéder à un reportage ou un document (je ne parle pas des documents secrets ou censurés).
Vous appelez ça du piratage, moi j’ appelle ça la justice et la partage. Ce n’est pas juste que certains Hommes ont droit à certaines ressources et d’autres non en fonction de leurs position sur le globe, alors que toute la technologie est justement là pour abolir ces injustices.

Ce n’est pas vraiment de la faute des journalistes ou des artistes, mais pas des internautes non plus. Encore une fois, il y a les intermédiaires, qui en sont restés à une époque où l’Internet n’existait pas, ni la mondialisation de la culture… Avant un reportage était disponible uniquement à un endroit, à un moment pour quelques gens. Maintenant, internet permet de le rendre disponible partout, tout le temps et pour tout le monde, alors pourquoi les chaînes de TV ne font-elles pas de même ? Cela supprimerait le besoin de « pirater »…

* Oui, le titre contient « pseudo réponse » car je me veux plus général que ce cas présenté ici.