93679057_6d10cad27c.jpg L’ami MrKooky a publié un article avec des idées pour partager la culture. Pourquoi cet article ?
Parce qu’actuellement l’industrie de la culture n’est pas adapté au net (mon dernier article est très clair là dessus). L’ennui, c’est que ça fait bien vingt ans que ça dure que personne ne se bouge le cul pour ça.

Du coup, ce sont les internautes qui pensent à la place de ceux qui sont payés pour le faire… Un comble.

Voici un article que j’avais rédigé il y a des mois mais que je n’ai jamais publié, et qui rejoint un peu celui de Mr Kooki :

Question culture, il y a un problème : on a les internautes qui ont une demande en musique et il y a les majors qui sont censés proposer de la musique, mais qui vendent au lieu de cela des morceaux de plastique impossibles à lire…

En somme : il n’y a aucune offre viable destinée à l’internaute qui soit à la fois pratique, financièrement à sa portée, et respectueuse de l’utilisateur et des artistes.

L’ennuie c’est que c’est pas prêt de changer, avec les Majors plus bornés qu’une fonction constante (#privatejoke). Et d’ailleurs, si les Majors étaient tellement « pour les artistes » et « pour la culture », ils se rendraient compte que l’ouverture et l’encouragement du partage est la meilleure forme de publicité qui soit. Et par conséquent aussi un potentiel début de sources de revenus.

C’est en lisant cet article de Gee que j’ai eu l’idée d’un truc qui se fait (je suis sûr) depuis longtemps : faire des sortes de « partages-partys » où chacun arrive avec son ordinateur et ses fichiers, on met un réseau entre tout ça, et tout le monde partage sur le réseau.
En fait, ça se fait déjà avec certains logiciels comme Windows Média ou Rhythmbox qui partager et cherchent le réseau pour ça.

L’idée n’est pas neuve je pense, mais ce qui serait bien, c’est que ce soient les Majors qui organisent ce genre de choses, par exemple lors d’un festival avec divers artistes, courants musicaux, ils font des stands et chacun partage et découvre, gratuitement quelques morceaux.

Je sais que c’est très à l’encontre de ce qui se fait actuellement voire totalement utopique, mais si on arrive à montrer que le partage est bénéfique pour les artistes, la culture et l’industrie du disque, on a peut-être une chance.

L’idée n’est pas de faire payer la consommation d’un bien culturel (comme ça se fait lors de la vente d’un CD), mais de pousser le monde à sortir l’argent de lui même pour ceux qui permettent de faire la musique.
On est tous d’accord sur le fait que la musique, les livres, les jeux, les films, les logiciels sont essentiels pour tout le monde. On est tous d’accord sur le fait que la production de tout cela prend du temps, et que c’est un travail considérable. On est tous d’accord que tout travail mérite salaire. Mais on est pas tous d’accord ni sur le prix, ni sur les modèles utilisés actuellement pour faire tourner l’économie.

Tout le monde ne peux pas se payer tous les albums/films/logiciels qu’il a sur son disque dur (moi le premier), et c’est pour ça qu’on ne peut pas exiger à tous de payer la même somme pour la même chose : surtout que la culture étant quelque chose d’objectif (c’est quoi pour vous « un bon film » ou un « mauvais film » ?).
Une phrase issue du Petit Prince prononcé par le Roi dit « il faut exiger de chacun ce qu’il peut nous donner, sinon il se soulève ». L’idée est un peu là aussi : 10€ pour un bon film c’est pas énorme, mais pour une bouse, c’est beaucoup trop, et ça, ça change en fonction des personnes.

À méditer pour les Majors.

EDIT : 21/10/12 : c’est de ça que je parle : http://lehollandaisvolant.net/img/21.png
Dans un monde adapté à l’ère du numérique, ce genre de messages n’existeraient pas.

image de Envios

Tiens, une journaliste qui a fait un reportage avec des chaînes de TV demande dans une « lettre aux pirates de la toile » de ne plus pirater ses reportages car ça la met en difficulté avec la chaîne de TV (faire un tel reportage, ça coûte cher).

Ok, jusque là, je la soutient (même si je n’ai pas vu le reportage moi-même).

Mais permettez-moi, en tant qu’internaute, de répondre et d’y mettre mon grain de sel aussi : pirates de la toile ? Ok.
Dans ce cas, je vais parler aux véritables « pirates » de cette histoire : les chaînes TV.

Dans sa lettre, elle le dit elle-même : le reportage était géolocalisé, donc disponible seulement dans certains pays.

L’internet permet justement de s’affranchir de tout ce qui est frontières et limitations géographiques. Que ce soit dans la distribution, la diffusion ou la compréhension (laissez faire les internautes et vos reportages seront traduits dans toutes les langues, même en l33t ou en Klingon s’il le faut.

Que font les chaînes de TV et les distributeurs ? Ils appliquent leurs conneries de frontières partout. Ce sont eux les voleurs, qui volent la création culturelle pour la distribuer à la toute petite partie de l’humanité qu’ils nomment « leur audience ».

L’internet permet le partage mondial, rapide, à moindre coût de toute forme d’informations. Et même pour des amateurs, partager du contenu fonctionne. Ça n’est pas une question de payant ou de gratuit. Quand la qualité y est, le prix on s’en fiche, obtenir des fonds, c’est possible aussi.

Le problème des médias traditionnels, c’est qu’ils appliquent des frontières débiles là où il n’y en a pas. Résultat ? L’information et la culture sont restreintes alors qu’elle devraient être diffusés le plus possible.

Dans la lettre, j’ai bien noté le fait que l’auteur comprenait les raisons de ce « piratage », et qu’elle en était — dans un sens — ravie : ça lui fait de l’audience « au noir » si je peux dire, et c’est toujours appréciable de ne pas être traité de voleurs qui volent pour le plaisir de voler.

Mais parfois les internautes n’ont pas le choix de devenir des pirates. Ils feront tout pour accéder à un reportage ou un document (je ne parle pas des documents secrets ou censurés).
Vous appelez ça du piratage, moi j’ appelle ça la justice et la partage. Ce n’est pas juste que certains Hommes ont droit à certaines ressources et d’autres non en fonction de leurs position sur le globe, alors que toute la technologie est justement là pour abolir ces injustices.

Ce n’est pas vraiment de la faute des journalistes ou des artistes, mais pas des internautes non plus. Encore une fois, il y a les intermédiaires, qui en sont restés à une époque où l’Internet n’existait pas, ni la mondialisation de la culture… Avant un reportage était disponible uniquement à un endroit, à un moment pour quelques gens. Maintenant, internet permet de le rendre disponible partout, tout le temps et pour tout le monde, alors pourquoi les chaînes de TV ne font-elles pas de même ? Cela supprimerait le besoin de « pirater »…

* Oui, le titre contient « pseudo réponse » car je me veux plus général que ce cas présenté ici.