On m’a demandé une fois pourquoi certaines flammes étaient bleues (gazinière) et d’autres oranges (bougie, briquet…). Voici une explication.

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(images : gazinière et bougie)

Les flammes d’un briquet et d’une bougie d’abord : elles sont rouges/oranges. Ceci est dû à des particules de carbone chauffées au rouge, comme de l’acier que l’on forge. Ce sont bien des particules et non des molécules ici : elles sont formées à cause d’une combustion incomplète.
La couleur rouge/orange est issue de l’échauffement et non de la combustion : tout corps chauffé à une certaine température émet un rayonnement de longueur d’onde directement lié à la température, ici : du rouge/orange. De même, le corps humain ayant une température de 37°C, émet un rayonnement dans l’infrarouge à 10 µm. De l’acier chauffé autour de 1000°C émet dans le rouge et s’il est chauffé à 1300°C il émet du jaune/blanc.


Les flammes bleues ensuite : la couleur provient du rayonnement de fluorescence émis par les électrons des atomes. Elle est visible grâce à la combustion complète, ne laissant donc pas de place pour la flamme rouge/orange de tout à l’heure.
La chaleur produite par la combustion excitent les électrons, qui retournent alors à un état stable en émettant une lumière, ici, bleue.

Si vous changez de combustible pour ce genre de combustion, vous aurez d’autres couleurs : du cuivre produit une flamme bleue-verte, du sodium (du sel) une flamme jaune, du potassium (sel de régime) une flamme rose.
Selon les ions présents dans le combustible, les électrons auront des niveaux d’excitations différents et émettront donc de la lumière de couleur différente, comme sur cette vidéo :

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Ce phénomène, expliqué par la physique quantique, est mis à profit dans les feux d’artifices où les couleurs différentes sont émises par différents éléments de la table périodique.

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À chaque fois que je vais au supermarché, ce qui arrive environ une fois par semaine, je me vois proposer la « carte de fidélité du magasin ». Et à chaque fois je la refuse.

La carte promet de faire des réductions de 5%, voire plus pour les étudiants. C'est pas négligeable. La raison pour laquelle je ne la veux pas est simple : 1) c'est mauvais pour les liberté individuelle, 2) ce sont des fausses économies et 3) je ne suis pas dupe.

EDIT : on me dit dans l'oreillette que les vendeurs (et hôtesses de caisses) reçoivent une prime à chaque client auquel ils refourguent une carte.

1) c'est mauvais pour ma liberté

On va me dire paranoïaque, sur ce qui se trame dans notre dos, toussa. Je ne suis un mouton, mais quelqu'un qui pense.
Accepter une carte de fidélité, c'est accepter que l'on regarde, fiche, et traite de manière informatisée ma listes de courses : c'est du fichage. Avec suffisamment de courses enregistrées dans leurs bases de données, il savent ce que je vais acheter, ce que je veux et peuvent vendre ces informations (régies de publicité ciblée, organismes de fichages, gouvernements…).

Je refuse qu'une marque puisse me profiler, avec au final les moyens d'exercer un pouvoir sur moi : si je cherche telle ou telle chose, ils savent qu'ils peuvent augmenter les prix sans craintes : si j'en ai besoin, j'achèterais.
Maintenant, appliquez ceci à des millions de clients d'une grande enseigne : un produit très demandé spécifique à une chaîne de magasins pourra voir ses prix monter, il se vendra dans tous les cas.

Je refuse qu'on fasse des statistiques sur moi, qui au final vont m'entuber.

De plus, si je suis dans « fidèle » à un supermarché c'est pas pour eux, mais parce qu'ils sont à proximité ou sur mon passage et ce n'est pas parce que je vais chez une marque aujourd'hui que je n'irais pas ailleurs demain. J'en ai rien à faire moi. Eux, en revanche, si. D'où le nom de cartes de « fidélité ».

2) ce sont des fausses économies

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5% d'économies, c'est cool. Mais sur quoi ?

En y regardant de plus près, on s'aperçoit que ce sont des produits spécifiques, dont d'une part je n'ai pas forcément besoin et d'autre part qui même déduits des 5% sont plus chers que mon produit habituel. Au final, au lieu de dépenser 1,5 € pour un produit non réduit, je dépense 2 € sur un produit en promo – 5% = 1,90 €.
Qui c'est le perdant dans l'histoire ? Moi. Je ne rentrerais pas de ce jeu.

Et c'est pour ça pour tous les articles : 30% gratuit sur un lot de sac de chips ? Mon cul ! Si je veux un sac de chips, je vais pas en acheter six simplement pour en avoir un de gratuit : j'ai pas besoin des cinq autre, mais je dois tout de même les payer.
Au final, je dépense mon argent sur des choses que je n'ai pas besoin, et avec les chips, c'est pas spécialement bon pour ma santé.

Enfin, troisième système à la con inventé pour nous soutirer de l'argent : les bons de réduction personnalisés. Oh, que c'est cool : 10% de réduc sur une boîte de glaces ; 20% sur telle ou telle machine à café (alors que j'aime pas le café).
C'est de l'incitation à l'achat. Est-ce que j'aurais acheté la machine à café ? Non. Les glaces : non plus. Sans oublier le fait que ces bons de réduction ne sont souvent valables qu'à partir d'un certain montant (30 €, 50 €…), qui m'incitent à acheter 3 tonnes de choses inutiles simplement pour que j'ai l'impression de faire des économies.

S'ils voulaient vraiment aider le peuple à faire des économies, qu'ils baissent les prix sur l'ensemble du magasin. Après on verra. S'ils veulent m'aider faire en sorte que mes courses me rapportent de l'argent, qu'ils me filent du cash au lieu de bons de réduction sur des choses dont je me fout totalement.

Je ne suis pas dupe.

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Comment ça : « dommage » ?

S'ils nous font croire qu'on fait des économies, c'est bien qu'il y ont un profit à soutirer et il se trouve dans notre porte monnaie.

Vous pensez vraiment qu'une entreprise dont le but premier est le profit ferait quoi que ce soit qui ne soit pas rentable ?

Voici pour finir quelques exemples sur les absurdités dans la distribution, la publicité et autres attrapes-couillons :

  • les imprimantes : 40€ pour une imprimante, c'est peu. Oui, mais c'est sur l'encre et autres consommables qu'ils font des bénéfices.
  • Les piles. Les piles dites rechargeables sont plus chères, mais ils sont largement plus économiques (et écologiques) que des piles normales. Pourtant, à la télé on ne voit jamais de publicité pour les accumulateurs : uniquement des piles « jetables ». Pareil en magasin : j'ai jamais vu de promos sur des piles rechargeables. Étrange ? Non, manque à gagner. Ah, et si vos piles (non rechargeables) d'appareils photos ou autre sont vides : ne les jetez pas ! Ils ont encore assez d'énergie pour alimenter votre télécommande TV ou une horloge, moins gourmands en électricité). Dans l'industrie, les bonnes tomates sont vendues tel quels, les tomates abimées servent à faire du ketchup ou de la sauce. Y'a pas de raison qu'on ne fasse pas pareil chez nous. (Oui, je l'ai dit : je suis un mauvais consommateur).
  • Même chose pour tous ces produits miracles : Actimel par exemple. Le « yahourt pour gogo ». Mouhahaha. Ou bien toutes ces eaux « minceurs » (Contrex et compagnie) : gné. L'eau du robinet n'est pas mauvaise, hein. Ah, mais elle est moins chère, désolé pour vous…
  • Les médicaments : je n'en prend jamais. Faut avouer que je ne suis jamais malade non plus. Vous n'avez jamais remarqué que les médicaments pour telle mal de ventre donnait mal à la tête ? Et du coup, on retourne chez le médecin, et que les trucs contre les maux de tête donnaient mal aux ventre ? Gné. Comme disait je-sais-plus-qui « la grippe, c'est une maladie qui se soigne en 5 jours tout seul ou en 7 jours avec des médicaments. ».

images de joeri-c, ceoln et max braun

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Les journaux veulent que les agrégateurs de news se fassent taxer, parce qu’ils considèrent que les citer c’est de la violation de propriété intellectuelle.

C’est le même bordel qu’avec Hadopi et la musique : les journaux ont peur d’internet, n’arrivent pas à s’adapter et veulent donc percevoir l’argent de ceux qui réussissent dans le domaine.

Là où c’est encore plus marrant, c’est que les mêmes journaux veulent aussi une taxe sur les ordinateurs et les tablettes. Pourquoi ? Je n’en sais rien, peut-être parce que les ordinateurs permettent de lire les journaux en ligne…

Outre la mode de « taxer les outils informatiques », qui semble le Graal de toute l’industrie de la culture, ça ferait quand même double taxe : certains journaux en ligne sont payants : il faudrait donc payer une fois lors de l’achat d’un ordinateur, et une autre fois pour lire l’article ? Et ceux qui ne lisent pas de journaux en ligne, il faut qu’ils payent quand même ? Sûrement que oui…

On va encore payer pour que les dinosaures de l’économie puissent survivre encore un peu…
Un conseil : n’achetez plus vos disques durs, ordinateurs ni même votre musique en France. C’est d’ailleurs ce que font les vendeurs de musique en ligne : leur système est opérationnel partout dans le monde, sauf en France où c’est bloqué… Ils ont bien raison : j’aurais fait la même chose avec un état anti-progrès…

image de Philip Taylor