Tiens, marrante cette image, trouvée via le blog de Nono :

troll math

Alors, la réponse : 2 ? ou 288 ?

Même la calculatrice s’y méprendrait méprend.
  • Selon la calculatrice de mon ordinateur : 288.
  • Selon ma Casio fx-92 collège : 2.
  • Selon la calculatrice de la console Python :
    Traceback (most recent call last):
      File "<stdin>", line 1, in <module>
    TypeError: 'int' object is not callable

En fait, la réponse est bien 288.

C’est une question de priorités opératoires, niveau 5e :
Premièrement, on fait les opérations dans les parenthèses : (9+3) = 12.
Ensuite, on fait les multiplications/divisions dans l’ordre d’écriture : 48÷2×12 = 24×12 = 288.

C’est marrant de voir la calculatrice collège se tromper à ce niveau-là. Que je sache, aucune règle ne dicte les priorités opératoires devant une parenthèse. À l’intérieur, oui. Mais pas devant.
L’absence de « × » devant une parenthèse n’est qu’un confort d’écriture. L’opération de la multiplication est toujours là implicitement, comme une multiplication ordinaire.

D’ailleurs, sur ma calculatrice collège :
48 ÷ 2 (9+3) = 2
48 ÷ 2 × (9+3) = 288

Ceci est manifestement une erreur dans le programme de la calculatrice (ce qui n’est pas possible dans la console python, qui oblige — à juste titre — la présence du « × »).

Et n’oubliez pas : il est très facile de tromper un ordinateur, parce qu’il compte en binaire et non en décimal comme nous, mais aussi parce qu’il est très con.

Je suis fan des codes et programmes simples qui font ce qu’on leur demande, tout simplement, sans superflu.

Je cherchais un code pour uploader des fichiers en drag'n'drop (comme dans Drop-Center par exemple), mais ces scripts bien que fonctionnels sont souvent lourds. Oui, 500 Ko pour faire ça, c’est beaucoup trop lourd pour moi. Surtout qu’ils importent bien souvent en plus des scripts externes hébergés sur Google Code ou le plugin JQuery (90 Ko), juste pour le drag-n-drop. Nope, ça ne me va pas.

NOTE : Que les auteurs de Drop-Center ne me prennent pas mal, DropCenter, cité ici comme script d'upload de référence, est juste trop lourd pour moi, qui cherchait un script simple et léger à intégrer dans BlogoText (DC fait le même poids que BT tout entier, ce qui représente la raison pour laquelle je ne peux l'adapter dans mon projet). Si je l'ai mis là, c'est que c'était le premier auquel j'ai pensé jeter un oeil pour le greffer dans mon projet.
Autrement DropCenter n'utilise effectivement pas de fichiers externes, comme le souligne Idleman, et est une solution simple et pratique pour uploader/partager des fichiers sur son serveur : il gère les comptes avec mot de passe, notification d'envoi, gestion de dossiers, plusieurs langues et s'installe en 2 clics.


Hier c’est sur ce code que je suis tombé : un code en moins de 15 ko qui n’utilise que du JavaScript et un peu de PHP. Au diable les scripts avec quinze tonnes de jQuery et AJAX pour les choses triviales !

Je vous laisse lire la page en question, mais le principe est extrêmement simple : JS récupère la liste des fichiers qu’on glisse sur la page, et pour chaque élément il crée une variable de formulaire d’envoi de fichier et fait une requête sur un script PHP. Très simple et magnifique.

Le script d’origine ne permet pas d’uploader les fichiers (les fichiers ne sont pas conservés), mais il suffit d’ajouter ceci dans le PHP :

move_uploaded_file($_FILES['myfile']['tmp_name'], $sFileName);

Pour alléger encore plus le script, je l’ai modifié, épuré et il fait son boulot en un peu plus de 4 ko de code. Voilà ce que j’appelle quelque chose de léger pour une fonctionnalité basique.

Lien : http://lehollandaisvolant.net/files/dnd.zip

Il s’agit donc d’un code minimal qu’il convient d’améliorer pour vos projets et non pas un programme bardé de code inutile qu’il faut nettoyer avant de pouvoir travailler dessus (si vous l’utilisez, n’oubliez pas de linker vers www.script-tutorials.com, le script n’est pas de moi mais à eux).

Ce qu’il permet de faire :
  • envoyer jusqu’à 500 fichiers d’un coup par glisser-déposer (de 20 Mo chacun – défini dans le fichier JS, 20 étant la limite par défaut d’upload en PHP).
  • marche parfaitement dans Firefox, Opera (Windows seulement) et Chrome. (Sous Opera Linux : l’envoi de fichiers multiple ne marche pas (ça vient d’Opera). Par ailleurs, si le nom du fichier contient un espace, ça ne marche pas non plus.
  • ne marche pas dans IE (z’avez vu les pubs pour IE à la TV ??) mais on s’en fout.
  • pour chaque fichier envoyé, il affiche un message (succès/erreur) et un lien en cas de succès.
  • il n’y a pas de barre de progression (j’ai viré l’existant avec le <canvas>) mais un décompte en JS.
  • les fichiers sont enregistrés dans le dossier « files ».

(Remarque : si après le glisser-déposer ça ne démarre pas tout de suite, attendez un peu.)

Ce code sera intégré dans le futur Blogotext avec l’autorisation des auteurs, conformément à leur licence :-).

Le droit d’auteur devait à l’origine protéger les artistes contre les éditeurs.

Mais maintenant, tout comme l’histoire des brevets, ça devient du gros n’importe quoi qui n’a plus aucun sens. C’est devenu une excuse pour faire chier les gens, rien de plus, rien de moins.

Qu’on retire une chanson de Youtube parce que c’est le clip officiel d’un artiste et qu’il a été diffusé sans son accord, mouais, ok.
Qu’on retire un montage vidéo dont la trame sonore utilise une chanson, je suis pas d’accord perso. Mais à la limite ça pourrait – au terme d’un effort de compréhension ou d’un abaissement de son QI à celui des PDG de Majors préhistoriques et bornés – se comprendre. Ni qu’on interdit les remix, reprises, etc.

Mais, que les chaînes de TV fassent retirer les vidéos amateurs d’évènements, comme le Tour de France (ou les JO) , alors là non.

Attendez : on a plus le droit d’utiliser notre propre caméscope et notre propre appareil photo pour s’exprimer ? Puis partager ça avec tout le monde ? Visiblement pas… ?

C’était d’ailleurs pour ça que ces gogos avaient pondu ACTA. Avec ACTA, prendre une photo où apparaissait un élément protégé par droit d’auteur (une voiture dont le design est protégé par exemple) faisait de vous un dangereux terroriste à mettre derrière les barreaux.

Mais tout ça n’est qu’une chose de plus dans ce gros merdier : entre instaurer des frontières virtuelles, se voir se faire censurer sa propre musique, j’ai même eu droit à ça l’autre jour : une vidéo interdite sur les mobiles, mais pas sur PC. WTF ?
youtube bloque sur les mobiles

À ce stade ça n’est plus protéger qui que ce soit, c’est uniquement faire chier le monde. Faut y arrêter, on est pas con non plus.

pirate

C’est assez étrange de parler de son pseudo du net : je l’utilise pratiquement tous les jours, et en ligne beaucoup de monde me connaît sous ce pseudo, plutôt que sous mon nom (même IRL on m’a déjà appelé ainsi).

« Le Hollandais Volant » est un surnom que quelques potes m’avaient donné au lycée, quand on sortait au « play ground » pour jouer au basket ou au foot.
À l’époque, c’était la sortie du (très bon) film « Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit », et dans le film, le navire fantôme « Le Hollandais Volant » y joue le rôle du méchant de l’histoire.
On m’a donc donné ce surnom vu qu’on avait tous vu le film et que mon nom est (et sonne) Hollandais aussi.

Peu après, j’ai gardé ce pseudo sur le forum de discussion du lycée et également sur les différents sites et forums du net où je me suis inscrit par la suite et finalement aussi comme nom de mon site et partout sur le net. Il arrive que j’utilise « The Flying Dutchman » sur des sites anglophones, mais c’est rare et je garde plutôt mon pseudo français.

Il n’y avait aucun blogueur de ce nom, et ça me plaisait bien (il existe un site, lehollandaisvolant.com, mais ce n’est pas moi) : ça donne quelque chose d’unique et original :-).

Le surnom de « Hollandais Volant » n’est pas très rare, surtout dans les médias qui font souvent référence à la nationalité de la personne pour lui attribuer ce surnom fantomatique (le joueur de foot des Oranjes Robin Van Persie, ou plus récemment un inventeur d’ailes motorisées hollandais ont reçu ce pseudonyme).
C’est sur CCM qu’on m’a fait la remarque une fois : « ton pseudo, c’est pas un personnage de Bob l’Éponge ? ». Oui aussi, mais c’est pas de là qu’il vient. Un explorateur légendaire du XVIIe siècle, c’est quand même plus classe qu’un personnage de Bob l’Éponge, même si j’aime beaucoup le dessin animé :-).

flying dutchman spongebob

Mais ce que l’on sait moins, c’est que le Hollandais Volant est à l’origine le nom du navire fantôme légendaire, ce n’est qu’après qu’il a commencé a faire référence aussi à son capitaine maudit.
La légende dit que le capitaine du Hollandais Volant, perdu dans une tempête en mer aurait juré sur les Dieux et les aurait défiés à venir le faire chavirer. Il passa ensuite un pacte avec le Démon pour éviter qu’ils ne chavirent.
Pour le punir, les Dieux le condamnèrent à une errance éternelle en mer (oui, dans POTC l’histoire est un peu différente)…

J’aime les histoires et les films de pirates et même si je ne crois pas aux fantômes, j’aime bien cette légende. C’est un peu comme la légende du Loch Ness : tout le monde se doute bien que c’est un fake, mais en même temps, ça ne coûte rien de rêver et de retomber dans les contes, juste pour le plaisir.
C’est pas seulement un pseudo qui va bien avec mon nom ou mes origines, mais l’histoire et le contexte épique me fascine également. Surtout maintenant, où le terme de « pirate » refait surface sur l’océan d’Internet, etc.
On a parfois comparé le logo de mon site à celui de The Pirate Bay, ça montre que les gens font la comparaison (même si les deux logos n’ont rien à voir), et ça me plait : je suis un blogueur résistant et rebelle qui préfèrerait montrer la faiblesse de règles injustes pondues par des incapables (Hadopi par exemple) plutôt que de causer du tort, un peu comme les hackers ou certains pirates :-)

En Bref, ce pseudo est un peu plus qu’un simple identifiant sur le net. Il fait non seulement référence à mon nom, mes origines, mais aussi à une légende de fantômes plutôt cool ainsi qu’à cet esprit hacker/geek/pirate qui est en moi.

Oh, et @Julien : le Hollandais Volant est insubmersible et immortel hahaha :-D.

Pour terminer, voici un petit lien si ça vous intéresse, sur la légende fantôme du hollandais volant. Et si ça vous intéresse pas, voici quelques liens quand même, vous n’aurez juste à ne pas cliquer dessus.

image de Daniel Ferenčak

censored vituvia

L’ACTA, INDECT et tous les autres traités et lois liberticides montrent une chose : la liberté d’expression sur Internet n’est pas la bienvenue, même dans nos pays « libres ».
En fait, la liberté sur Internet n’est même pas innée au yeux des gouvernements, et il faut que ça change : la liberté doit être la norme, pas l’exception, y compris en ligne.

Rappelons-nous ceci, en 1948 : la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, signée par un grand nombre de pays dont la France et faisant partie de la constitution :

Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Soixante ans plus tard, Internet permet de chercher, recevoir, répandre les idées et les informations, sans frontières.
Le « quelque moyen d'expression que ce soit » qui permet à quiconque de « chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées » est devenu une réalité.

Si la TV, les journaux et la radio étaient des moyens de recevoir l’information et sont restés sous la coupe des gouvernements durant quelques décennies, l’Internet ne l’est pas ! Internet permet de lire, mais aussi d’écrire. Et c’est cela qui gène les gouvernements : c’est un médium hors de leurs contrôle. Internet est fait par les internautes, tous les internautes, les gens contents, mais aussi les gens mécontents.

Les lois comme ACTA, SOPA, LOPSSI, ARJEL et tout le reste sont là pour nos empêcher de continuer à parler au monde entier, à coup de coupure du net pour des prétextes débiles, à censurer tout et n’importe quoi (merci, par exemple, Facebook de censurer gratuitement le peuple qui gueule contre Mac Do).

C’est donc aux internautes de s’organiser, de partager tant que c’est encore possible et autant que possible des informations qui permettent de faire face à ces gouvernements et à ces entreprises.

Voici quelques liens.
Ils expliquent comment construire un internet plus libre et indépendant, comment faire face à un site qui est censuré, comment utiliser les technologies qui sont de plus en plus simples pour rester anonyme même si on a rien à cacher et pour pouvoir accéder à l’information quand on nous l’interdit :

N’oubliez pas : partagez les liens, astuces, infos, tutos partout : que ce soit sur un blog, sur youtube, sur facebook, sur twitter, à l’oral, sur papier ou dans un bouquin… Le but est que tout le monde apprenne, que l’information et la technique se propagent !

Et il y a toujours les Piratebox, pour partager des données, infos, fichiers sans compter ni s’embêter.

image de Mr Enjoy

apple android steve jobs

Les gueguerres de brevets sont de plus en plus ridicules, et celle entre Apple et Samsung pour savoir si oui ou non l’un a copié l’autre l’est particulièrement.

Un juge britannique a donc trouvé la réponse appropriée : Apple doit écrire sur son site que Samsung ne l’a pas copié.

Excellent !

Je ne vois rien sur le site d’Apple là et peut-être ne pouvons nous voir ça uniquement depuis le Royaume-Uni, mais certains semblent déjà s’éclater avec de trollesques parodies.
On verra bien, peut-être que la pomme fera Apple de cette décision :D.

image de Jesus Bellzunce

piraten partei flag

Bien hein, l’ACTA étant rejeté, voilà les nouvelles menaces pour les peuples et contre lesquelles ils faut se battre :

  • INDECT : un système européen de surveillance générale des réseaux pour traquer les citoyens de façon automatique ;
  • SYSSEC : un peu la même chose : pour prévenir le terrorisme quitte a bafouer la vie privée ;
  • CETA : un clone d’ACTA sous un autre nom (on a beau dire « non », certains n’ont pas compris le principe d’un vote) ;
  • CISPA : loi visant à permettre aux autorités US d’accéder aux informations personnelles numériques des citoyens (historiques internet, etc.) de façon très simple et rapide sans recourir à un mandat, et court-circuitant la justice (évidemment pour la sacro-sainte excuse du terrorisme) ;
  • IPRED : encore une directive anti-contrefaçon numérique pour les copyright-nazis.

Et toujours, évidemment HADOPI, LOPSSI2…

image de Cybriks

Cet article-ci est en réponse à Joël (de www.scout123.net) qui s’amusait avec des lunettes 3D devant un écran d’ordinateur et constate qu’un des deux verres était totalement noir devant l’écran, et m’avait demandé des explications !
J’espère que cet article te permettra de comprendre :).

lunettes 3D devant ecran ordi

Comment se fait-ce ? La réponse réside dans le caractère polarisé de la lumière.

Lumière polarisée

La polarisation de l’onde lumineuse indique la direction selon laquelle l’onde oscille. Avec la lumière du jour (soleil ou une lampe), des ondes de tous les plans de polarisation sont entremêlés. Avec un projecteur de cinéma 3D, seuls certains plans de polarisation bien précis sont émis.
Notez que le plan de polarisation n’est pas à confondre avec le sens de propagation de la lumière. Sur l’image qui suit, les deux ondes se propagent dans le même sens, mais ont des plans de polarisation différents.

principe de la polarisation de la lumiere

Lumière polarisée et verres polarisants

Les lunettes 3D portent des verres dits « polarisants ». Cela veut dire que ces verres sont des filtres qui ne laissent passer la lumière contenue que dans un seul plan de polarisation.
Si on imagine une fourchette de cuisine et une pièce de monnaie : pour que la pièce puisse « traverser » la fourchette, elle doit être dans le même sens que les piques de la fourchette.
Ici, c’est la même chose : un verre polarisant verticalement ne peut laisser passer que les ondes polarisées verticalement et un verre polarisant horizontalement ne laissera lui aussi que passer la lumière horizontalement.

Dans des lunettes 3D avec deux verres on trouve un verre polarisé verticalement et un verre polarisé horizontalement (ceci est faux avec les verres récents, voir plus bas).

lumiere polarisee et filtre polarisant

Sur un écran LCD, la lumière qui nous arrive est aussi polarisée (la technologie LCD est faite ainsi à cause des cristaux liquides justement et ceci n’est qu’une conséquence sans intérêt pour l’utilisateur).
C’est donc quand on regarde un écran LCD avec des lunettes polarisées que les choses deviennent intéressantes : la lumière émise étant polarisées, seul l’un des deux verres laissera passer la lumière, l’autre la bloquera.
Si on tourne les lunettes de 90° sur le côté sans bouger l’écran, alors le verre précédemment transparent devient bloquant et le verre précédemment bloquant devient transparent :

lunettes 3D devant ecran dordi 2

Notez que ceci marche avec tous les écrans LCD et surtout avec les petits écrans à cristaux liquides à cellules comme ceux des calculatrices ou de compteur de vélos.

Polarisation plane, polarisation circulaire

Pour aller plus loin, j’avais proposé à Joël de regarder un miroir au travers des lunettes. Le résultat est particulièrement spectaculaire : l’image d’un verre (le gauche par exemple) devient opaque quand on le regarde au travers du même verre (le gauche).

Ceci ne peut pas s’expliquer avec la lumière polarisée selon un plan (horizontal/vertical), mais s’explique par la polarisation circulaire (avec un sens de rotation horaire/anti-horaire) de la lumière. Les lunettes 3D actuelles n’utilisent plus la polarisation plane mais une polarisation circulaire, qui possède pas mal d’avantages, comme le fait de pouvoir tourner la tête tout en conservant l’impression 3D).

Le principe de filtre à polarisation circulaire fonctionne alors un peu comme le principe vis/écrou : une vis ne rentre que dans un écrou qui a le même sens que lui. Il n’entre pas dans les écrous inversés (écrou de sécurité par exemple). Ici, la lumière ne traverse qu’un polariseur dont le sens de polarisation est le même que le sien.

Donc à priori, la lumière issue d’un verre de gauche ne traverse qu’un autre verre gauche. Seulement nous avons un miroir, et comme le sens du pas de vis semble inversé dans un miroir, la lumière réfléchie a son sens de polarisation inversé. La lumière traversant un verre de gauche, s’inversant sur le miroir ne peut donc passer qu’au travers d’un verre droit ensuite.

La polarisation de la lumière est un phénomène qui est utilisé ici avec des filtres polarisants (les verres) afin de projeter une image différente à chaque œil au cinéma (stéréoscopie). Mais elle est aussi utilisée en cristallographie ou en analyse physico-chimique pour identifier très rapidement des minéraux, cristaux, substances, qui ont chacun leur "signature" au travers de polariseurs.

Les photos ont été fournies par Joël

Coder y u no code

Ceux qui ont un smartphone ont dû déjà le constater : les « app stores » regorgent de jeux et autres « applications » utiles.
Perso j’aime beaucoup les app du style Shaazam (retrouve le titre d’une chanson à l’écoute) ou les app comme DTC, XKCD, QDB (qui ont tout en offline) ou les convertisseurs d’unités ou de devises.

Mais heu… Pourquoi ça n’existe pas sur PC ?

On est d’accord, il existe souvent des alternatives ou des scripts un peu louches, mais ça n’est jamais bien pratique, et rarement ce n’est par les sites officiels des éditeurs des applications… À croire que le PC va vraiment disparaître prochainement…

Par ailleurs, on voit un autre problème qu’on retrouve entre PC/tablettes : je sais pas vous, mais les applications pour smartphones sont largement plus simples à configurer que les logiciels pour PC. Idem pour les sites mobiles.

Pourquoi les applications et sites sur PC n’ont-elles pas non plus des interfaces plus simples, avec juste ce qu’il faut comme options ? Ne serait-ce que pour permettre à l’utilisateur de savoir où cliquer quand il cherche quelque chose : je ne compte plus le temps perdu à chercher du regard un lien « plan du site » ou un bouton pour telle ou telle chose dans un logiciel (parfois c’est vraiment la galère).

Certains logiciels (Firefox, VLC, Opera…) utilisent deux interfaces pour configurer : une simple, et une complète. C’est bien, mais pour un novice, même l’interface simple est à mon avis beaucoup trop compliquée. Alors que les versions mobiles d’Opera ou de Firefox par exemple sont très rapides et simples à configurer et ont en plus une interface complète (opera:config dans la barre d’adresse).

Aussi, depuis qu’il y a les OS mobiles (Android, iOS, Windows Phone…) j’ai cette impression que tout le monde qui a une idée de logiciel, la met tout simplement en œuvre et sort son programme. C’est bien sûr quelque chose de très bien : chacun crée un programme qui répond à ses besoins et tout le monde en profite.
Je ne sais pas comment on fait une application pour mobile, mais pourquoi cet engouement pour le code et le développement n’arrive-t-il que maintenant ? Pourquoi pas avant sur PC ?

Tous le monde pense que les tablettes vont remplacer les PC, mais que la vraie raison n’est pas une volonté des constructeurs, mais vraiment l’utilisateur/éditeur, qui est en train de délaisser de plus en plus le PC.
Pourtant, je sais pas vous mais vu comme je galère ne serait-ce qu’à sélectionner du texte avec un écran tactile je ne m’imagine pas une seule seconde réaliser une présentation ou document texte avec des images et des couleurs sur une tablette… Lire oui ok, mais produire, non. Impossible.
Pour moi, le PC est loin d’être mort, mais s’il venait à disparaître, il faudra vraiment quelque chose de plus ergonomique qu’un iPad pour la production.

infected computer Il faut toujours télécharger un logiciel sur le site officiel. Ceci est particulièrement vrai pour les logiciels libres/open-source sous Windows, car rien n’empêche quiconque de rajouter un virus dedans.

On est arrivé à un stade où l’on ne peut même plus faire confiance aux sites de téléchargement comme 01net ou Download.com, qui intègrent des malwares bourrés de pub dans leurs installateurs, et comme ces sites sont les premiers dans les résultats de Google, beaucoup de monde tombe dans le piège…
Je vous conseille de chercher vos logiciels avec DuckDuckGo, qui affiche un bouton « site officiel » en face du lien, quand vous cherchez un logiciel.
Vous pouvez aussi utiliser Ninite, qui télécharge et installe tous les logiciels d’un coup. Sans publicité et les téléchargements proviennent des sites officiels.

Voilà donc une liste non exhaustive des sites officiels de quelques logiciels très connus. Certains installateurs de logiciels proposent tout de même des « toolbars » pourries. N’oubliez pas de décocher la case dans ces cas-là :).

Navigateurs :

Vidéo / Audio :

Antivirus gratuits :

Autres :

image envoyée par 4chan

solar flares

Début mars dernier, on a eu droit de la part du Soleil à quelques éruptions solaires d’une rare intensité. Les médias qui ont alors rapporté le phénomène ont parlé de risques de pannes des appareils électroniques, mais sans vraiment dire pourquoi (ça aurait pu risquer d’être intéressant, sûrement).

Il y a deux genres d’effets que ces éruptions solaires peuvent avoir sur l’électronique : une à très petite échelle (échelle atomique), une autre à très grande échelle (échelle d’un continent ou d’un pays).

Les éruptions solaires sont dues à la brisure de lignes de champs magnétiques dans la photosphère solaire. Le long de ces lignes de champs circulent des particules chargées (protons, électrons, ions…). Les cassures de ces lignes se font un peu comme lorsque l’on tord une poignée de spaghettis crus : plein de petits morceaux sont éjectés. Pour le Soleil, il s’agit de l’éjection d’une énorme quantité de particules à haute énergie.

Lorsque ce nuage de particule arrive au niveau de la Terre à très grande vitesse, il est normalement dévié par le bouclier magnétique terrestre. Certains protons arrivent cependant à s’infiltrer entre les lignes de champs magnétique terrestre et réagissent avec les particules de l’atmosphère qui émettent alors un peu de lumière : ce sont les aurores polaires. Si ce sont d’autres particules non-chargées mais très énergétiques, elles peuvent arriver jusqu’à la surface et interagir avec la matière solide, dont les ordinateurs par exemple. C’est là qu’elles peuvent causer des dégâts, comme par exemple changer l’état logique de quelques bits dans la mémoire, provoquant des pannes et des bogues. C’est un effet à petite échelle : seuls quelques bits sont modifiés.
Notez que ces effets n’ont pas forcément pour cause une éruption solaire. Les particules à haute énergie peuvent venir d’ailleurs dans l’univers.

L’effet à grande échelle est provoqué par le nuage de particules chargées arrivant sur le bouclier magnétique terrestre : le bouclier se déforme et il oscille, comme poussé par le nuage. De ce fait, le champ magnétique perçu à la surface de la Terre varie le temps que le nuage de particules nous balaye.
La surface de la Terre est recouverte de fils électriques installés par l’homme, que ce soit dans la maison, mais aussi des centaines de kilomètres de lignes électriques traversant des pays entiers.
Or, un champ magnétique variable induit dans les conducteurs autour un courant électrique. Donc il y a dans les fils électriques des surtensions ou des sous-tensions dues à l’oscillation du champ magnétique terrestre (jusqu’à 15% de variation). Les conséquences peuvent être des pannes de courant dans des villes ou des régions entières. C’est ce qui s’est passé par exemple au Canada et aux États-Unis en 1989, où une éruption solaire importante a coupé le Québec et une partie du nord-est des États-Unis d’électricité pendant plusieurs heures.

ÉDIT : oh, voilà une image de XKCD que j’avais oublié de mettre, et qui parodie ce phénomène d’induction de courant à cause de l’oscillation du champ magnétique terrestre : xkcd.com/509.

Image de Nasa Goddard project

speech lego

Je lis, sur cette affaire d’un juge qui demande la liste de tous les tweets d’un utilisateur :

« Si on poste un tweet, c'est comme si on crie à la fenêtre, l'objectif n'est pas de garder cela privé », a-t-il [le juge, ndt] dit dans une décision de 11 pages.

Je suis d’accord avec lui quand il dit que l’objectif n’est pas de garder ça privé. Mais je ne suis pas d’accord sur la comparaison de crier à la fenêtre.

Que l’on tienne un blog ou un fil Twitter, sur le net le discours public est écrit et non pas oral. Or « les écrits restent » et ceci est particulièrement vrai sur le net : les données et les pages web sont recopiées partout, sur les ordinateurs des internautes, mais aussi dans les archives du net et dans les moteurs de recherche comme Bing, Google ou même les Autoblogs. Une fois écrite sur le net, une phrase restera en ligne.

De plus, un tweet n’est pas uniquement lu (et lisible) par les gens en présence lors de son écriture, mais sont lisibles (et lus) par ce qui peut potentiellement être des dizaines de millions de personnes, y compris des journalistes, des chefs d’États, votre voisin ou votre pire ennemi.

C’est ce point en particulier qui est à mon avis très mal compris par beaucoup de monde, aussi bien les auteurs que les lecteurs.

Par exemple : est-ce qu’un professeur peut punir son élève pour les propos qu’il tient sur son blog personnel ou sur son fil Twitter (ÉDIT en dehors de propos insultants/dénigrants/diffamants je parle) ? À mon avis non. Si c’est un blog personnel, bien que lisible par tout le monde, alors personne n’a de droit de regard là-dessus. Si le professeur n’est pas content, c’est son problème et il doit accepter que les élèves usent de leur liberté d’expression. Nous sommes en 2012 et chacun peut parler maintenant, c’est un fait. Point.

C’est ensuite à l’auteur de faire attention à ce qu’il écrit (une insulte orale en face d’une personne n’a pas la même portée – ni légale, ni psychologique – qu’une insulte en public, par écrit et sur internet) ; ainsi qu’au lecteur de respecter le fait que tout le monde dispose de droits élémentaires, dont l’un garantit à tout le monde le droit de s’exprimer librement.

image de Alice Bartlett

Le traité anti-contrefaçon mondial est rejeté par l’Europe, par 479 voix contre 39.

fuck yea

(voilà la réaction d’un autre grand personnage anti-ACTA français : Jérémie Zimmermann :-))

Pour rappel, voilà pourquoi ACTA est un danger : ACTA, s’informer et agir et

Ajoutons que ce rejet n’aurait pas eu lieu sans la mobilisation massive, partout en Europe et dans le monde, dans la rue, les écoles ou sur le net, de tous les citoyens soucieux de leur liberté.
Ceci n’est qu’une étape, car les lobbies reviendront à la charge avec des traités encore pires… Restons vigilants !

EDIT : comme le fait remarquer un internaute sur Twitter : « ACTA est mort le 4 juillet, jour de l'indépendance des USA. Le 4 juillet peut devenir la fête de l'indépendance des Internautes ». Une indépendance, auto-gouvernée de l’Internet, ça serait bien.