Ah, La science (3) !

sun corot b Parce que la physique est l’étude de l’infiniment petit à l’infiniment grand, il y a toujours quelque chose entre les deux qui pourra nous émerveiller…
Comme d’hab, quelques nombres insoupçonnés tirés de la physique de « tous les jours ».

1000°C de température et 80 atmosphères de pression. Ce sont les conditions qu’atteignent les gaz dans le moteur Diesel de votre voiture (les conditions sont moins extrêmes dans un moteur essence). Dans ce moteur, la pression passe de 1 à 80 atm et d’environ 70 à 1000°C (et inversement lors de la phase de détente et d’échappement) à chaque tour du moteur, donc quelques milliers de fois par minute.
Si vous n’imaginez pas bien à quoi correspond la pression colossale de 100 atmosphères : un pneu de voiture est gonflé entre 2 et 3 atmosphères ; une bouteille de champagne atteint entre 4 et 6 atmosphères ; une bouteille de propane ne dépasse pas 8 bars.


619 millions de tonnes. Restons au chaud et au Soleil, car ce nombre énorme représente la quantité d’hydrogène que le Soleil transforme chaque seconde en énergie, selon l’équation d’Einstein où masse et énergie sont équivalentes.
Chaque seconde, l’énergie produite est équivalente 2 milliards de fois l’énergie de la « Tsar Bomba », la plus grande bombe (et explosion artificielle) qui ait jamais explosée.
Il ne faut que 15 minutes au Soleil pour envoyer sur Terre l’énergie que l’humanité consomme en une année. Et encore, la Terre ne reçoit qu’une infime partie de l’énergie totale produite par le Soleil.


60 neutrinos. C’est le nombre de ces particules qui traversent par seconde chaque centimètre cube de notre corps.
Les neutrinos interagissent extrêmement peu avec la matière, les rendant aussi très difficiles à détecter. Ainsi, en provenance de l’espace (produit lors du processus de fusion nucléaire dans les étoiles), ils nous traversent et traversent la planète et la matière d’un bout à l’autre sans rien faire.
S’il faut quelques dizaines de centimètres de plomb pour arrêter à coup sûr un rayonnement gamma, il faudrait une épaisseur de plusieurs années-lumières de plomb pour avoir une chance raisonnable d’arrêter un neutrino (et 1 année lumière = 9 400 milliards de kilomètres).
ÉDIT : en fait, ça serait même beaucoup plus que 60.

Image de l’ESO trouvé sur le site de la NASA