big bang The Big Bang Theory est une série US mettant en scène des geeks (de vrais geeks, fan de sciences, de culture geek et tout le reste). Si les personnages et la série en eux mêmes sont justes excellents, on trouve également des petits clins d’œil sympas au hacking et à la geekerie, qui nous permettent à nous autres de partager la joie des personnages et au non-geek de se "moquer".

C’est dans l’épisode 9 de la saison 1 que ça se passe : Howard (un des personnages) se prépare à lancer une commande sur son ordinateur qui va transiter par un serveur local, passer par leur FAI et faire quelques fois le tour du monde avant d’arriver sur son téléphone qui lui est relié à la lampe de chevet. Deux secondes de suspense plus tard et la lampe s’allume. Les gars sont alors super contents.

C’est à ce moment-là qu’entre Penny, la voisine qui n’a rien d’une geek. Stupéfaite de tout cet enthousiasme, elle demande pourquoi ils font ça alors qu’il existe des moyens plus simples pour allumer une lampe. Les gars lui répondent :

Parce qu’il est possible de le faire.

Je ne sais pas vous (si vous avez vu cet épisode), mais moi ça m’a touché.
Si vous êtes un peu bricoleur, vous avez sûrement déjà fait des trucs totalement inutiles mais dont vous étiez super fiers, et dont il était totalement exclu d’en parler sous peine de se faire moquer par les autres…

C’est ça la beauté du truc, et ça fait à mon avis partie de la « culture geek » : la limite n’est pas fixée par l’utilité, le potentiel commercial, le danger, les règlements ou même parfois la loi : elle est fixée par notre seule imagination, à l’infinie.
Peu importe si c’est beau, utile ou que ça plaise aux autres : vous avez fait quelque chose de brillant et avez utilisé à la fois votre imagination et vos connaissances techniques et théoriques pour réaliser quelque chose et c’est ça qui est magnifique. C’est tout le contraire de ce qu’on nous apprend à l’école !

Si ça fait un moment que je n’ai pas bricolé quelque chose dans le garage, il m’arrive toujours de faire quelques bricolages sur ordinateur. Rien que sur mon site j’ai quelques pages qui n’ont aucune utilité pratique, mais qui ont été sympas à faire :


Tout ça ne sert franchement pas à grand-chose, mais à chaque fois j’ai utilisé divers langages de programmation ou de mise en page, dû faire face à des problèmes, parfois du faire quelques calculs… À chaque fois je me suis amusé à faire ça et c’est bien ça qui compte.

Si un jour vous avez une idée, aussi stupide ou inutile qu’elle puisse sembler, ne la laissez pas tomber. Réalisez-la, c’est amusant, et ça peut en émerveiller d’autres. Ne laissez personne vous dire que c’est pas bien ou sans intérêt, tant que vous le trouvez amusant, c’est tout ce qui compte.

image de Mrs eNil

sun corot b Parce que la physique est l’étude de l’infiniment petit à l’infiniment grand, il y a toujours quelque chose entre les deux qui pourra nous émerveiller…
Comme d’hab, quelques nombres insoupçonnés tirés de la physique de « tous les jours ».

1000°C de température et 80 atmosphères de pression. Ce sont les conditions qu’atteignent les gaz dans le moteur Diesel de votre voiture (les conditions sont moins extrêmes dans un moteur essence). Dans ce moteur, la pression passe de 1 à 80 atm et d’environ 70 à 1000°C (et inversement lors de la phase de détente et d’échappement) à chaque tour du moteur, donc quelques milliers de fois par minute.
Si vous n’imaginez pas bien à quoi correspond la pression colossale de 100 atmosphères : un pneu de voiture est gonflé entre 2 et 3 atmosphères ; une bouteille de champagne atteint entre 4 et 6 atmosphères ; une bouteille de propane ne dépasse pas 8 bars.


619 millions de tonnes. Restons au chaud et au Soleil, car ce nombre énorme représente la quantité d’hydrogène que le Soleil transforme chaque seconde en énergie, selon l’équation d’Einstein où masse et énergie sont équivalentes.
Chaque seconde, l’énergie produite est équivalente 2 milliards de fois l’énergie de la « Tsar Bomba », la plus grande bombe (et explosion artificielle) qui ait jamais explosée.
Il ne faut que 15 minutes au Soleil pour envoyer sur Terre l’énergie que l’humanité consomme en une année. Et encore, la Terre ne reçoit qu’une infime partie de l’énergie totale produite par le Soleil.


60 neutrinos. C’est le nombre de ces particules qui traversent par seconde chaque centimètre cube de notre corps.
Les neutrinos interagissent extrêmement peu avec la matière, les rendant aussi très difficiles à détecter. Ainsi, en provenance de l’espace (produit lors du processus de fusion nucléaire dans les étoiles), ils nous traversent et traversent la planète et la matière d’un bout à l’autre sans rien faire.
S’il faut quelques dizaines de centimètres de plomb pour arrêter à coup sûr un rayonnement gamma, il faudrait une épaisseur de plusieurs années-lumières de plomb pour avoir une chance raisonnable d’arrêter un neutrino (et 1 année lumière = 9 400 milliards de kilomètres).
ÉDIT : en fait, ça serait même beaucoup plus que 60.

Image de l’ESO trouvé sur le site de la NASA

opera soft

Olala…
Opera Software se ferait racheter par Facebook. Pour le moment il n’y a rien d’officiel, mais ça ne présage rien de bon.

Opera dispose évidemment d’un navigateur, le plus complet et l’un des plus rapides du marché, mais aussi de serveurs proxys, de services email et de synchronisation, de publicité ou de cloud. Ils ont aussi le navigateur mobile le plus utilisé au monde (et là aussi sûrement le plus complet et le plus performant de tous – en tout cas, le seul qui soit multiplateforme, étant présent jusqu’à la DS et la Wii de Nintendo, en plus de BlackBerry, iOS, Android, Windows Phone, Linux, Mac, Windows).

Quand on voit ce que Facebook fait de notre vie privée, ça ne présage rien de bon. Traitez-moi de fanboy si vous voulez, mais Opera est sans doute le groupe du secteur qui respecte le mieux ses utilisateurs et leur vie privée.

Son rachat par Facebook serait une perte énorme. Facebook est un mur qui ne dialogue pas (comme Google, MS, etc.) et qui ne respecte pas les utilisateurs. Tout le contraire d’Opera, où même les directeurs et les gens hauts placés sont réputés comme accessibles au dialogue…

Bref, j’espère que ce n’est qu’une rumeur… Ça me fait vraiment chier que de bons services proposés par des boîtes relativement modestes se font peu à peu racheter par des mastodontes qui le plus souvent pillent et détournent ce qu’ils ont achetés (ce fut le cas de Norton, de Delicious, de Flickr, de Skype…).

Opera fut le premier à apporter les onglets dans les navigateurs, à intégrer un proxy HTTP, un serveur web, de supporter le bittorrent, d’intégrer un client email et tchat, navigation gestuelle et vocale et fut aussi le premier à proposer des widgets/modules. Le seul reproche qu’on pourrait lui faire, c’est qu’il ne soit pas libre…

Mise à jour 29/05/12 : un autre lien : http://www.20minutes.fr/ledirect/942901/facebook-pourrait-depenser-milliard-dollars-offrir-opera-selon-analystes

image de DrLaunch

Traditionnellement, il y a deux grands environnements de bureau sous Linux : KDE et Gnome (même si quelques autres comme Xfce, Flubox, ou Enlightenment sont là aussi).
Depuis plus d’un an, Gnome est passé à la version 3 « Gnome Shell » et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont tout chamboulé. Pratiquement tout a été refait. Cela va de l’interface et du design évidemment, mais également à l’ergonomie et à la philosophie du projet.

Si tous ces changements font pas mal de débats (trollesque souvent, et incluant jusqu’à Linus Torvalds en personne), il y a un point où tout ce monde devrait être d’accord, c’est justement que tout le monde n’est pas d’accord avec la tournure de Gnome.
Certaines distributions GNU/Linux ont adopté Gnome Shell depuis le début (Fedora entre autre), d’autres ont préféré faire leurs trucs dérivés :
– Ubuntu a créé Unity, qui reprend le même principe mais à leur sauce, au risque de disperser les efforts
– Mint a créé Cinnamon (basé sur Gnome Shell)
– Des développeurs ont lancé Mate, fork de Gnome 2 et qui prolonge un peu la durée de vie de ce dernier.

Unity

Unity reprend le concept d’« activités » et de tout centraliser de Gnome Shell : plutôt que d’avoir d’un côté les programmes, de l’autre les fichiers et entre les deux les historiques, la bibliothèque musicale, les contacts et tout le reste, ils unifient tout. Si vous connaissez Gnome-Do, imaginez tout un OS fondé sur le même principe.
Unity est très ergonomique : le nombre d’options est réduit (comme sur Android ou iOS), contribuant à la simplicité, mais nuisant la personnalisation et à l’ouverture. Parlant du projet, de son avancement et sa maturation, je pense qu’Unity est plus stable que Gnome Shell.

Mate

Mate est, comme je l’ai dit, la reprise de Gnome 2 sous un autre nom. C’est exactement le même programme ; ils le supportent simplement car la communauté Gnome a décidé de le laisser tomber pour passer à Gnome 3.
Mate est à mon avis une valeur sûre : Gnome 2 ne date pas d’hier et il a eu largement le temps de mûrir et de se stabiliser.

Cinnamon
C’est un environnement créé par/pour Linux Mint et basé sur Gnome 3, mais tendant à diminuer le contraste énorme entre Gnome 2 et Gnome 3. Cinnamon ressemble un peu à Gnome 2 au niveau de l’interface mais les fenêtres et certains comportements de Gnome Shell sont là tout de même. À l’inverse de Mate qui veut rester sur des bases acquises, Cinnamon est un projet embrasant le futur. Il concilie la modernité de Gnome Shell et l’apparence « classe » de Linux Mint.

cinnamon

Cinnamon est plus personnalisable que ne le sont Unity et Gnome Shell. Il permet par exemple de modifier le comportement des effets 3D, de changer le thème de bureau, les polices, d’ajouter une barre de bureau (ce que ne permet pas Unity et ce que ne permettait pas Shell la dernière fois que j’ai essayé).

Notons que Shell, Cinnamon et Unity ont besoin de l’accélération graphique pour fonctionner. Mate, comme Gnome 2 n’en ont pas forcément besoin.
Et à l’exception d’Unity (me semble-t-il), tous ces environnements de bureau ne sont pas disponibles seulement pour Linux Mint, mais des dépôts sont là pour tout le monde.

Mon avis et mon choix de rester sous Mate

J’utilise et j’ai toujours utilisé Gnome 2, que ce fut sous Ubuntu, Debian ou Linux Mint. J’étais plutôt enthousiaste à l’idée de quelque chose de neuf quand Gnome Shell est sorti, mais j’ai reçu une bonne douche froide : j’ai testé Gnome Shell en bêta et en version finale et je n’ai pas vu de différence : autant de bugs, aussi peu personnalisable, aussi instable (j’ai des freeze de Gnome Shell, et seul un redémarrage de X permettent de s’en sortir).
Vu que c’était l’an dernier, je m’étais proposé d’attendre un peu et de rester sur Gnome 2 avec Linux Mint 11 (c’est sous Mint 12 que j’ai été dégoûté de Shell et où Mate était seulement un mode « fallback » du système).

Depuis, Mate est devenu un environnement à part entière et Linux Mint l’a adopté pour une des deux branches principales de Linux Mint 13 (l’autre étant avec Cinnamon) et de Linux Mint Debian Edition. Gnome Shell n’ayant pas évolué depuis (toujours instable et à l’aspect aussi « brouillon » chez moi) rendant du même coup Cinnamon instable, je vais rester avec Mate.

Ouvrir les liens Magnet avec votre logiciel de P2P sous Opera

Vu que les fichiers .torrent c’est hasbeen, même TPB les laissera bientôt tomber si ce n’est déjà fait d’ailleurs, voici comment ouvrir les liens magnet:// avec votre logiciel de P2P habituel si vous êtes sous Opera.

Si Opera gère nativement le bittorent, je n’arrive pas à lui faire utiliser les liens magnet:?. Il faut donc lui dire d’ouvrir ce protocole avec un logiciel externe. Sous Linux Mint j’utilise le logiciel Transmission.
Dans Opera faites CTRL F12 > onglet « avancé » > ligne « programmes ». Puis cliquez sur « ajouter » :

capture d’écran préférences opera

En face de « protocole » mettez « magnet » et pour « ouvrir avec une autre application » mettez la commande du programme, donc « transmission-gtk » pour moi.
Sous Windows, vous devez sans doute aller sur « choisir » et parcourir les dossiers pour choisir le programme .exe directement.

capture d’écran opera protocoles réseau

Ensuite validez par « OK ». C’est bon, ça marche :-D.

electronics

Pour les législatives, les 700 000 Français d’outre-mer voteront par voie électronique. Alors qu’en votant normalement les citoyens sont en mesure de vérifier comment se fait le dépouillement et de veiller à la sincérité du scrutin, par voie électronique ça ne sera pas le cas : des membres du Parti Pirate Français se sont vu refuser l’accès au code source des logiciels employés.

En quoi est-ce un énorme danger pour la démocratie et la liberté ?

Imaginez pour une élection « normale » : l’ensemble des inscrits de la commune vote et il est temps de passer au dépouillement. L’élu précédent s’enferme à huis clos avec les bulletins, fait semblant de compter les voix, brûle tous les bulletins et ressort tranquillement au bout de 15 minutes et déclare : « c’est moi qui a gagné ».

Vous allez le croire sur parole ? Si vous répondez oui, allez habiter en Russie, c’est ce qui se passe et ceux qui protestent sont pendus.

Et bien ce que la France fait en refusant de montrer le code source des logiciels de vote électronique, c’est exactement la même chose : le dépouillement se passe à huis clos, sans que personne ne puisse garantir qu’il n’y a pas de trucages :
  • Qui a conçu le logiciel ?
  • Est-il digne de confiance ?
  • Qui a nommé de concepteur/l’agence de conception ?
  • Par qui est-il mandaté, payé ?
  • N’a t’il pas été corrompu ?
  • Comment fonctionne le logiciel ?

Ces principes vont d’ailleurs bien au delà des dangers du vote électronique lui-même. Tout ce qui est électronique est enrayable, piratable, trucable sans que personne ne s’en aperçoive. Surtout quand le climat s’y met également et que les rayons cosmiques faussent les résultats

L’électronique permet des choses absolument magnifique : que ce soit au niveau des sciences, du calcul, des jeux vidéos, des films et effets spéciaux, des logiciels pratiques, de l’email, de la discussion par internet ou de tout le reste. Mais parfois, il faut mieux ne pas l’utiliser. Et quand il s’agit de choisir les personnalités qui vont nous gouverner, je pense justement qu’il ne faut pas lui faire confiance.

Je suis un fan d’informatique et c’est justement pour cela que je n’ai aucune confiance dans le numérique.

image de Geerlingguy

computer rabbit On peste sans cesse contre les logiciels pré-installés sur les PC de grande marque. Ces logiciels sont souvent inutiles, mais ralentissent l’ordinateur de plus de 30% et coûtent souvent également le tiers du prix du PC.

La loi permet de se faire rembourser les logiciels, mais cette loi n’est pas respectée en France, ni par les constructeurs, ni les distributeurs, ni Microsoft.

Je parle bien de remboursement : donc pour se faire retirer les logiciels idiots, on reçoit de l’argent (logique : on leurs rend un truc qu’on a pas besoin).
Microsoft ne le voit pas comme ça : ils ont un moyen pour nettoyer votre ordinateur de tous les logiciels de merde, mais ça coûte 100$. Vous avez bien lu.

C’est du gros n’importe quoi. Pourquoi je payerais plus pour qu’on me retire quelque chose ?


À tous les fabricants : je n’achèterai plus vos produits tant que vous ne respecterez pas la loi. La vente liée est illégale. Ne pas respecter le contrat vous liant à Microsoft est illégal.


PS : sinon il y a PC-Decrapifier, pour aider à supprimer la merde des PC de marque. Et c’est gratuit.

image de Toms

no racism

Parfois je me dis qu’on vit vraiment dans un monde de tarés. Et aussi qu’il faut parfois mieux ne pas lire les commentaires des vidéos de Youtube.

Cette magnifique chanson de paix de Scorpions par exemple : Wind Of Change.

Dans les commentaires je lis ça :

Heil Germany!!! Heil National Socialism!!!

Hail Germany

GOD BLESS AMERICA?? Huh? Hope america is runned by americans someday!!! really hope so

Communism, Democracy are diseases. People will realize that National Socialism is the only way.

(Scorpions est un groupe allemand, d’où les références je suppose…)

Purée, mais comment ils osent dire ça ? Sur cette chanson en plus ?
Et des nationalistes qui font des fautes d’orthographe à leur propre langue qu’ils défendent tellement, c’est d’un goût franchement…

C’est dégueulasse.

Et c’est bien à cause des quelques gens qui postent ce genre de commentaires racistes et haineux que les gouvernements arrivent à faire passer tous les internautes pour des pédo/néo-nazis/terroristes/voleurs/pirates dont il faut protéger les chti-nenfants (qui de toute façon, tôt ou tard tomberont dessus et se prendront alors une douche froide)…

Mais bon, encore heureux qu’ils ne sont qu’une minorité à faire ça… Juste con que les gouvernements ne le voient pas de cette façon :-(

image de Calidenims

cat omfg

Wow, Hollande débute fort son mandat.

Alors que l’une des premières décisions de Sarkozy en 2007 avait été de tripler son salaire, voilà que Hollande fait l’inverse : le salaire du président et de tous les ministres seront baissés de 30 %.

Espérons que le reste du quinquennat sera aussi « exemplaire » que ce début, tout comme le quinquennat de Sarko fut déplorable que son début à lui…

image de Marchange

Ça fait un petit moment que je n’ai pas répondu à une question que personne ne se pose. Alors voilà la question : d’où vient cette impression de voir une flaque d’eau au milieu de la route quand il fait chaud ?

Tout le monde a déjà vu ça, quand on regarde sur une longue route droite par un temps où il fait très chaud (plus de 30°C), on croit apercevoir une flaque d’eau :

mirage (source photo)

Ceci n’est pas une illusion inventée par le cerveau ni un de ces effets paranormaux, mais il s’agit d’un phénomène physique bien connu : un mirage.
Il s’agit même d’un mirage dit « inférieur », en référence à sa courbure par le bas et par opposition à un mirage dit « supérieur ».

Quand il fait très chaud, la route et le bitume chauffent (atteignant jusqu’à 70~80°C), et la couche d’air situé dans les premiers centimètres au-dessus est également chauffée à ces températures.
Mais si on monte au plus haut au-dessus du sol, la température chute rapidement aux températures ambiantes (30~40°C), on dit qu’il y a un fort gradient de température (variation importante sur une faible distance).

Ce gradient de température induit un gradient tout aussi brutal dans l’indice de réfraction optique de l’air.

Or, exactement comme il se produit dans une fibre optique (possédant également un gradient de l’indice de réfraction), la lumière est réfractée, non pas en formant un angle de réfraction comme avec un prisme (ci-dessous à gauche), mais avec une courbure lisse et continue (ci-dessous à droite) :

refraction de la lumiere

Pourquoi je vous explique ça ? Parce que c’est la base de ce phénomène ! La lumière change de direction, or c’est elle qui transporte l’image de ce que l’on voit.
Sur l’image ci-dessous, tout devient clair : en fait ce n’est pas de l’eau que l’on voit sur la route, mais une image déviée du ciel (ou des objets se trouvant sur la route comme une voiture) :

pourquoi on voit le ciel

Ce que l’on voit ce sont les rayons de lumière émis par les objets. Et les positions que l’on voit sont les endroits d’où semble provenir la lumière, pas d’où elle est émise.

À gauche, le rayon qui arrive vers l’œil provenant du sol a été émis par la route : on voit la route ! La lumière du ciel est absorbée par la route, et réémise (la température n’est pas suffisante pour affecter la courbure de la lumière).
À droite, le rayon provient du sol, mais il n’est pas émis par la route, il est émis par le ciel puis renvoyé en haut à cause de la chaleur : on voit le ciel !

Maintenant une question se pose : pourquoi voit-on le ciel (l’effet mouillé) au loin, et plus quand on s’en approche ?
En fait, il faut bien voir que sur mon dessin, la courbure est très importante. Dans la réalité, la courbure est présente, mais son rayon de courbure est très grand : il faut bien 100 mètres pour que la lumière arrivant à l’horizontale sur le sol parvienne de nouveau à hauteur d’homme pour qu’on la voie.
De plus, si l’angle est trop grand entre la route et le rayon venant vers vous, il ne peut pas être un rayon dévié, mais seulement émis par le sol (à cause de l’existence d’un angle limite de réflexion totale séparant les rayons réfléchis et absorbés)

Bon ben voilà :-)
Maintenant vous savez !

Au passage, une forte variation de température qui distord les rayons lumineux est visible dans 3 cas simples (on a tous vu ça, au moins les deux derniers) :

  • Les mirages supérieurs : le gradient de température se situe en haute altitude, et les rayons partant d’au-delà l’horizon sont renvoyés en bas vers nous : on voit donc un objet situé plus loin que l’horizon.
  • Quand on a une flamme : les gaz très chaud ont un indice de réfraction différent de l’air ambiant, et au-dessus de la flamme on observe des distorsions du paysage.
  • Quand on verse de l’eau froide (~0°C) dans notre thé chaud (100°C) : on voit très bien là aussi des sortes de « nuages ». Ce sont des mini-mirages également.

Cette fois c’est X3N qui m’envoie un email pour signaler un tweet de son opérateur mobile : en effet, il dispose d’un abonnement avec Internet sur son téléphone, mais son opérateur lui fait facturer les emails sortant en plus.
La réponse de l’opérateur : « l’email et l’Internet sont deux choses différentes ».

bouygues
Que des gens dont ce n’est pas la passion ni le métier fassent cette confusion, ok. Mais quand c’est l’un des quatre gros opérateurs Internet/téléphone français, là ça fait vraiment tache (et ça commence à buzzer…).

Vu que ça n’est pas une erreur (ils ont visiblement des offres « email ») ça promet un service mobile encore plus fragmenté à l’avenir.

En effet, si Bouygues (et les autres) veulent véritablement différencier l’email des autres protocoles Internet, on est mal : ils nous feront payer des options email, msn, web, VoIP… Quand certains n’iront pas carrément jusqu’à nous faire payer à part chaque site (twitter, facebook, google…).

Internet regroupe tout ce qu’il est possible techniquement de faire entre deux ordinateurs du réseau.

Si on vous refourgue de l’Internet illimité et que l’un des éléments vous fait défaut :

  • le P2P est bloqué ou bridé ;
  • certains autres protocoles sont bloqués ou bridés, peu importe lesquels (email, irc…) ;
  • les emails, tweets, messages telnet ou autres transmissions sont facturés en plus du reste ;
  • certains sites sont bloqués ou bridés ;
  • certains sites sont détournés ou modifiés par votre opérateur ;
  • certains sites/services ne sont pas accessibles à cause de votre situation géographique ;

Alors on ne vous vend tout simplement pas de l’Internet illimité !


C’est comme si un vendeur de vélo vous vendait 4 vélos : un pour faire un tour dans votre village de 8 h à 20 h, un pour les vacances d’été, un qui ne roule que du 1er au 15 du mois et une qui ne roule que si vous portez un pull en laine de bison bleu à rayures.

Ce genre de débilités, on est en train de mettre les deux pieds dedans avec les opérateurs (pas seulement en France, on est d’accord). Mais bizarrement, dès que ça concerne le numérique et l’Internet, ça ne dérange pas et tout le monde trouve ça normal.

Ce doit être parce que l’intelligence normale et l’intelligence nécessaire pour utiliser un ordinateur sont deux choses distinctes… #troll.

facepalm statue

Le titre est une citation de Gilbert Babinet, le président du Conseil national du numérique (CNN), fondé par Sarko l’an dernier pour faire du numérique un sujet politique.

L’interview par Chalenges est là : www.dailymotion.com/video/k65hcwwDdkGnJO32yG3.

Ça veut tout dire : la France est un pays qui a pas mal raté le virage du numérique. Pour le gouvernement, l’Internet reste « le grand méchant » et un repère de « terroristes/pédophiles/nazis/voleurs/asociaux ». Ils ne voient pas le potentiel de celui-ci, et le laissent complètement de côté, y compris à l’école…
Le potentiel en matière de créativité, d’éducation, de publicité (quel candidat a réellement utilisé le Web pour sa campagne, comme l’a fait Obama ? Personne), d’économie, d’emploi (voir aussi), de partage, de communication…

Les politiciens se croient geek avec un iPad ou viennent sur le net pour ensuite repartir parce que l’ambiance n’est pas pareille qu’un plateau TV…

Non, aucun ne prend le numérique vraiment au sérieux. Et après on s’étonne que la part de l’économie basée sur le numérique en France est si faible ? Non, faut arrêter les conneries. On est plus en 1950. On est en 2012, le monde a changé, et le numérique est un point central maintenant.

image de Cesarastudillo

tux neige Selon Red Hat (l'une des plus grosses boite travaillant dans l'Open Source*), la France serait championne du monde de l'Open Source.
Cela comprend l'utilisation des outils à code ouverts ainsi que l'investissement fait dans le domaine.

J'avoue être plutôt surpris par ce résultat (au vu de la politique actuelle). En revanche j'aimerais bien savoir ce qu'il est du Libre, car une œuvre peut être Open Source mais pas Libre.
(Et je ne parle pas que de logiciels libres, mais aussi d'œuvres libres (musique, photo, etc.) ou tout autre chose, comme ce site, par exemple. 
 

*Red Hat, l'une des plus grosse entreprises dans l'Open Source… Derrière Google en terme de nombre de lignes de code, et de loin !

Mise à jour du mercredi 12 mai : tiens, le piratage semble diminuer, lui. Même si je ne sais pas à quoi correspond le "pourcentage de piratage", je trouve le 1% de baisse reste bien faible… Est-ce en relation avec la hausse de l'utilisation des alternatives Open Source aux gros logiciels payants ? En tout cas, les solutions Open Sources et/ou libres sont de plus en plus crédibles, désormais on n'a plus d'excuse pour avoir des logiciels piratés comme Photoshop ou Word sur son ordinateur !

image de notfrancois
(lien trouvé chez Sebsauvage)

phone

Ça vous est sûrement déjà arrivé avec votre portable, quand vous utilisez des cartes prépayées, de vous retrouver avec un crédit téléphonique énorme (à cause de sans cesse ajouter de l’argent pour éviter de tout perdre).

Il existe des services qui proposent de vous prendre tout le crédit de votre téléphone, et de les reverser sur votre compte bancaire, ou votre compte Paypal. Certains de ces sites prélèvent une commission au passage, d’autres non.

En voici quelques-uns, que je n’ai pas testés, mais que j’ai trouvés sur le forum de Korben, et que je partage :

D’autres ici.

Ça peut servir, même si je ne comprends pas comment ça marche.

image de Leeks

ubuntu on laptop

Oh, voilà une bonne nouvelle : Canonical annonce que d’ici l’an prochain 5 % des ordinateurs vendus seront fournis avec Ubuntu !

Ok, ce n’est qu’Ubuntu, bla bla, mais c’est déjà une très bonne chose : ça ouvrira les yeux de tous ceux qui sont sous Windows et qui payent leur ordinateur 30 % trop cher à cause des logiciels payants qui sont dessus. Et une hausse des parts de marché de GNU/Linux sur le desktop ne pourra qu’avoir de bonnes répercussions sur sa couverture médiatique et par la suite sur les logiciels et les pilotes de périphériques qui viendront peu à peu aussi se pointer sous GNU/Linux, comme Steam par exemple.

On peut dire ce qu’on veut de Canonical, même moi qui n’approuve pas trop la fermeture d’Unity et son côté plus adapté au tactile qu’à autre chose, mais ils savent fournir des outils beaux, simples, qui marchent bien et que les utilisateurs veulent. Pas étonnant que ça marche donc.

image de Ghindo

Certains se plaignent encore et encore (et encore) de la baisse des ventes des DVD & Blu-Ray en France.

Ils ne comprendront jamais ou quoi ? On en veut plus de vos disques en plastique !
C’est pas le DVD qu’on veut : mais le film qu’il y a dessus ! Rien à foutre du disque moi ! La dernière fois que j’ai acheté un DVD, je l’ai ripé et mis sur mon disque dur et le DVD est en train de pourrir derrière le placard.

Sérieux : qui veut des trucs qui sont :
  • fragiles ;
  • rayables ;
  • prenant de la place ;
  • polluant ;
  • s’usant à la lumière ;
  • dans ces emballages débiles ;
  • bourrés de publicités ;
  • remplis de messages anti-piratages destinés aux gens honnêtes (alors que ceux qui partagent sur le net ne les subissent pas) ;
  • chers à produire et à transporter ;
  • qu’il faut aller acheter au magasin alors qu’on dispose d’un truc appelé « connexion internet » qui permet de transférer les données sans se bouger le cul.

Le CD et le DVD sont morts ! Alors, arrêtez de vous plaindre que personne n’en veut ! Proposez-nous ce qu’on veut, plutôt que de pleurer !

Si vous ne savez pas ce qu’on veut, alors voilà :
  • on veut le film qu’il y a sur vos vieux Blu-Ray sans le Blu-Ray, dans un format lisible partout (y compris les smartphones qui font tout) téléchargeable ;
  • sans DRM, qu’on puisse lire quand on veut (pas juste « 48 h après l’achat ») et même quand on est pas connecté au Web ;
  • à un prix raisonnable : produire le disque coûte cher. Un fichier AVI a un coût de production nul, je ne vois rien qui justifierait que des films téléchargés aient le même prix qu’un objet en plastique.

Bref : je veux ce que proposait Mégaupload, quitte à ce que votre site soit bourré de publicités, tant que j’ai on a quelque chose de simple et pas trop cher (je veux ça : c’est la demande) et que vous vous remplissiez les poches (c’est ce que vous voulez, non ?).

Raz le bol, de devoir faire le boulot des industries de la culture à leurs places car ils ne sont pas fichus de voir ce que veulent leurs clients.
Tant qu’ils ne changeront pas, je prendrais même plaisir à télécharger illégalement un film en VO avec un VPN ou des proxys, juste par principe car ils le cherchent, même si le film je l’ai vu – ou irai le voir – au ciné quoi qu’il arrive.

source de l’image

Je suis un fan des vidéos de Youtube ou Daylimotion. Certes, il y a pas mal de merde, mais il y a également beaucoup, beaucoup de trucs bien.
Voici donc, plus ou moins triées, des chaînes vidéo sur le net qui valent le détour.

Pour la science, la découverte, l’information :

  • Periodics Videos : vidéos sur la chimie, autant en labo que dans la vie de tous les jours. Fait par le département de chimie de l’Université de Nottingham. Très intéressant, même pour les non scientifiques : certaines vidéos sont parfois juste jolies à voir.
  • Sixty Symbols : la même chose qu’au-dessus, mais pour la physique et l’astrophysique. Le niveau est un peu plus haut : certes la vulgarisation y est, mais ce sont des vidéos aussi bien adaptées pour découvrir ou apprendre que pour illustrer les cours donnés à l’école. J’ai personnellement compris beaucoup de choses avec les centaines de vidéos disponibles.
  • How Stuff Works et The Engineer Guy : pas mal d’explications courtes pour expliquer comment tel ou tel appareil de la vie de tous les jours marche : un détecteur de fumée, une cafetière ou la fibre optique, etc.
  • The Minute Physics : des concepts physiques expliqués en une ou deux minutes. C’est ultra vulgarisé, mais ça permet de très bien comprendre.
  • L’enfant du big bang : des vidéos très intéressantes sur tous les sujets, parfois délicats (le big bang, les templiers, les volcans…). Les vidéos sont souvent celles d’Arte (chaîne de TV franco-allemande). De cette liste, c’est la seule chaîne qui est en français, les autres sont toutes en anglais.

Section humour, wtf et autres trucs « pour le fun » :

  • Mamadou Seydou Koulibali : c’est assez drôle au début. Après je me lasse un peu, mais parfois c’est tellement du n’importe quoi que c’en est excellant.
  • Norman fait des vidéos : un blogueur par vidéo devenu rapidement assez populaire, mais le contenu n’en est pas moins excellent et tellement vrai. Du très bon.
  • Rémy Gaillard : on ne le présente plus : le premier « amateur » a avoir franchi le milliard de vues pour ses vidéos complètement déjantées. Là aussi, il faut oser faire ce qu’il fait, mais c’est tout à fait réussi.
  • Les Points Culture : vidéos de 10~15 minutes sur un sujet : le métal, les pokémon, la mort, les chats… Là encore, il est possible de tout prendre au premier degré pour avoir une vidéo culturelle et tout de même informative, ou alors passer un bon moment et le prendre avec le côté humoristique. Tout comme Norman, je tire mon chapeau à Links pour cet art.

Section divers et concernant tout :

  • Ted Talks : des vidéos de conférences sur absolument tout. Une grande source d’inspiration pour toute l’humanité.
  • Les LIDD : les « liens idiots du dimanches », sur PcINpact : tous les dimanche une sélection de liens, jeux, et vidéos WTF du moment. Il y a des choses très cool parfois, dimanche dernier j’ai beaucoup aimé cette vidéo de trucs filmés au ralenti.

... mais jusqu'où ?

En informatique, les vitesses et les puissances des appareils sont toujours plus rapides : rapidité d'exécution, vitesse de transfert, taille des disques durs… Mais jusqu’où peut-on aller, avant d’arriver aux limites de la physique ?

le Processeur

cpu

Le cœur de l'ordinateur. C'est lui qui fait les calculs. Les calculs sont effectués à une cadence précise, en Hertz (Hz). Depuis quelques années je constate que la vitesse en GHz cesse de croitre comme avant : on n'augmente plus vraiment la vitesse de calculs, mais on augmente le nombre de processeurs : avec les bi-cœur, quadri-cœur, etc.

Le nombre de transistors continue tout de même d'augmenter (suivant la loi de Moore), et c'est là la limite. On ne pourra pas réduire indéfiniment l'espace entre chaque transistor, qui est aujourd'hui déjà de quelques nanomètres.
Le problème c'est que cette dimension correspond à la taille de seulement quelques atomes !
Au final si la taille est trop petite, ce sont des effets d’origine quantique qui commencent à interférer avec le courant électrique, comme l'effet tunnel : les électrons (le courant) : il passe au travers de l'atome, sans être traité.

Pour pallier à cela, on envisage diverses solutions, comme la gravure en 3D (les transistors sont assemblés en structures 3D au lieu d’une structure 2D classiques).
La recherche se penche également sur des technologies totalement différentes du silicium, comme des processeurs à nanotubes de carbone ou des processeurs quantiques, voire même des photo-processeurs, où ce n’est plus le courant électrique (lent) qui transporte des informations, mais des photons (la lumière, rapide)…

Les vitesses de transfert

optic fiber

L'informatique consiste en un traitement de 0 et de 1, des tensions basses et hautes qui sont appliquées sur des composants électroniques. Pour pouvoir être utilisée, cette information est envoyée entre les périphériques de l'ordinateur au moyen de courants électriques, ondes radio ou fibre optique. Les bits dans les ordinateurs se suivent à des nanosecondes d'intervalle.

Là encore, on peut essayer d'envoyer les données à des intervalles encore plus faibles, mais des limites vont apparaître : la durée de transition d'un état "0" à un état "1" risque de s'approcher de la durée entre deux bits et au final le signal envoyé est trop déformé pour être utilisé. Sur de très longues distances, il y a aussi un effet de dispersion dans le temps, d'atténuation et de perturbations électromagnétiques externes ce qui nous empêche d’envoyer les informations encore plus vite.

Je ne pense pas qu’il soit possible d’augmenter la fréquence des ondes radio (ils deviendraient dangereux et moins puissants), mais peut-être qu’on en viendra à transmettre plusieurs ondes à la fois, un peu comme des canaux parallèles, pour augmenter les débits. Une autre idée serait de transmettre des ondes superposées se basant sur la polarisation de l’onde (utiliser plusieurs plans d’ondes simultanément)…

Les disques durs

hard drive

Là aussi, bien que la capacité des disques augmente sans cesse (on trouve désormais des disques de plusieurs téraoctets facilement), la vitesse de transfert joue aussi un rôle dans les performances.

Un disque dur tourne et la tête de lecture lit les bits les uns à la suite des autres sur le disque : pour avoir plus de bits lus par seconde, on doit réduire la taille des bits (qui sont des particules magnétisées) et au final se retrouver au problème précédent : une particule magnétique et son champ peuvent interférer avec la particule voisine.
On peut aussi augmenter la vitesse de rotation (qui peut atteindre 20 000 tours par minute) mais ça augmente les contraintes mécaniques (chauffe, frottements, vibrations...).
Certains ont aussi peut-être trouvé un moyen d’utiliser des transitions de température plutôt que des transitions de champs magnétiques pour inscrire des données sur un disque. Cela serait une centaine de fois plus rapide et moins gourmand en énergie, mais il resterait toujours un plateau mécanique bruyant qui tourne…

Les disques durs SSD, sans plateaux sont constitués de mémoire flash, très rapide d'accès, mais qui ne sont pas aussi fiables que les disques durs à surface magnétique (nombre de cycles de lecture/écriture limitée pour les SSD).

Les disques durs sont aujourd'hui les composants le plus lents d'un ordinateur, mais ils offrent une capacité de stockage pratiquement illimitée. Pour pallier à cette lenteur, je me demande si on ne peut pas par exemple utiliser un système d'exploitation "all-in-ram" : tout est en mémoire (très rapide) et les données ne sont écrites sur le disque qu'à la fermeture du système (au risque de tout perdre en cas de panne de courant, évidemment…). Mais ça ne fera que repousser le problème et n’est pas très innovant.

Il me semble que certains labos font de la recherche sur du stockage en 3D de la lumière avec la mémoire holographique. Les hologrammes (et les holographies) sont juste des photographies à base laser prenant en compte non seulement la couleur, mais également la phase et la polarisation de la lumière. Et à terme, pourquoi pas la mémoire holographique électronique, stockant les longueurs d’onde des électrons (principe de De Broglie), donnant des densités de stockage encore plus énormes.

Les lecteurs optiques

cd

Malgré l’acharnement à rester dans les technologies du passé des seuls utilisateurs de CD/DVD/BRD, les éditeurs de musique, vidéo et jeux vidéos utilisent encore cette vieille technologie. Je pense que c’est totalement dépassé. Ces disques sont lents, gros, fragiles, chers.
L’avenir est à mon avis aux cartes mémoire comme les micro-SD : la densité d’information est bien plus grande (680 fois plus importante que les DVD) et ils sont pratiquement indestructibles (on peut les passer à la machine à laver sans soucis), voire même au 100 % dématérialisé : on paye, on télécharge un fichier ISO et hop.

Outre les inconvénients cités plus haut, la technologie derrière se heurte aussi à des limites : les lasers. Ils sont plus difficiles à fabriquer pour des longueurs d’onde plus courtes. Les Lasers bleus des Blu-Ray sont chers et faire encore plus bas le serait sûrement trop pour être commercialisable. Sans compter les bits sur les disques, dont la taille se réduit de plus en plus et la méthode de gravure ne pourra là non plus pas se miniaturiser à l’infini, ni la pérennité : un CD se raye et s’use au fil du temps.

Pour conclure

Toujours plus petits, les composants élémentaires d'un ordinateur sont désormais de la taille de quelques atomes et il arrivera un moment où l'on ne pourra plus aller plus bas avec les technologies actuelles (puces de silicium).

Aussi, tant que tout n'augmentera pas à la même vitesse les performances d'un ordinateur se cantonneront globalement à celle du composant le plus lent, donc rien à faire si vous avez un processeur à 12 GHz et 16 Go de mémoire, si vous avez un disque dur merdique, les performances ce votre ordinateur seront merdiques aussi. Pour avoir moi même testé à un moment : rien ne vaut une mise à jour d’un disque dur (j’étais passé d’un 4200 tpm à un 5400 tpm, et le changement est flagrant).

On devra donc passer dans le futur à d'autres technologies, qui sont encore en cours d’invention, si l'on veut continuer d'accroitre la puissance des ordinateurs…

images de Olivander, Rq?, Limaoscarjuliet et Cobalt123