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Voici deux vidéos que je voudrais vous passer, et qui montrent quand même en quoi tout ce brouhaha autour de la protection des droits d’auteurs est un faux problème, et pourquoi la protection des droits d’auteurs qu’on prétexte aujourd’hui est un foutage de gueule.

Les deux vidéos sont de Jérémie Zimmermann (LQDN) et de Benjamin Bayard (FDN).

De quoi ça parle ? Du droit d’auteur, et de sa lente dérive, qui a fait qu’il passe du « droit d’auteur » à un « droit commercial » qui ne protège en rien l’auteur.
Le droit d’auteur a été inventé pour que l’auteur d’une œuvre (pièce de théâtre, livre, peinture…) perçoive une partie de la recette perçue lors de son exploitation (respectivement : représentation de la pièce par une troupe, vente d’un livre par le libraire, exposition de la peinture par un musée…).

En effet, l’imprimeur imprime le livre sur du papier, c’est pas l’auteur qui fait ça, mais l’imprimeur. Il n’y a aucune raison pour qu’il reverse de l’argent à l’auteur. Le droit d’auteur est donc là pour que la vente d’un livre rapporte à son auteur.

Le droit d’auteur a été inventé pour protéger l’auteur contre l’exploitant de l’œuvre : le libraire, le musée, la troupe de théâtre. Pas contre le public. Jamais contre le public.
Le droit d’auteur n’a jamais été inventé dans un but de pénaliser le public.

Or, aujourd’hui on a droit à ça (une œuvre pouvant également être un film, une image, un parfum, une recette de cuisine, un code d’un programme ou un design automobile) :
  • la littérature que les exploitants veulent nous interdire de prêter ou de lire ailleurs que chez eux (e-book acheté qu’on nous vole, et même pdf…)
  • de la musique qu’il est impossible de lire sans payer et re-payer (merci les DRM, les logiciels fermés…), et qu’on a même pas le droit de chanter (écoutez la citation de l’auteur de l’idée du droit d’auteur dans la première vidéo).
  • des films qu’on nous oblige à visionner dans les 24h, sous peine de devoir payer encore (merci les DRM – bis –, les locations de VOD) et seulement après 15 minutes de pub et d’avertissements du FBI (voir ceci)
  • des jeux vidéos auquel on ne peut plus jouer (protections anti-copies, activation à distance, prise d’otage du matériel…)

Qui est emmerdé ? Les clients, le public et les auteurs.
Qui ne gagne pas plus et perd son public à cause de ces désagréments ? Les auteurs, les programmeurs, les musiciens.
Qui s’en met plein les poches ? Les distributeurs, les majors, les éditeurs.


Manifestement, les majors et les éditeurs nous emmerdent, nous et les auteurs des œuvres. Ils ne remplissent plus leur rôle de diffuser la culture : ils la restreignent.

Le problème des droits d’auteur n’existe pas. Les utilisateurs ne sont pas des voleurs (s’ils payent les plateformes de partage et les VPN, c’est qu’ils sont prêt à payer, non ?), les artistes veulent toucher le public (certains agissent très bien en ce sens), mais les intermédiaires sont devenus inutiles et se sentent menacés avec l’Internet. Pas de bol pour les citoyens : ils ont de l’argent, et les politiciens aiment l’argent.
Du coup, ils se mettent à nous voler (100 millions, le vol, et ça continue) : la taxe pour « copie privée » sur les baladeurs, les autoradios et les GPS j’appelle ça du racket (copie privée qu’on nous a amputée avec les DRM), et à faire du lobbying pour forcer des lois partiales, absolument inutiles et chères.
Tout ça pour des mensonges : les ventes ne sont pas en baisse, faits par des gens qui pillent eux-mêmes les œuvres.

Non, vraiment : le problème n'est pas les auteurs (producteurs d’art), ni les internautes (consommateurs d’art). Ce sont les intermédiaires (profiteurs, voleurs, saboteurs d’art). C’est pour ça que des gens prennent la décision de ne plus consommer la culture de la même façon. Et c’est bien ce que je vais faire aussi, de plus en plus.

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