J'ai jamais su d'où venait la dimension des feuilles A4 par exemple, jusqu'à récemment. Ce format de feuille n'a même pas comme rapport le nombre d'Or, mais un fichu 1,414 (le nombre d'or vaut environ 1,618).
En fait, j'avais pas fait gaffe à ce 1,414 : c'est environ racine(2).


Si vous avec un bout de papier qui fait 10×15cm, le rapport largeur/hauteur vaut 2/3 (soit 0,666). Pliez en deux, et la feuille fera 7,5×10cm : la rapport vaut 3/4 (soit 0,75). Le rapport a changé, ce n'est pas pratique.

La particularité du format A, c'est que quelque soit la taille (A3, A4, A5…), le rapport vaut toujours racine(2), soit environ 1,414. C'est pratique : un papier A4 aura les mêmes formes qu'un A3 ou un A6. Les feuilles dont le ratio est de racine(2) sont les seules à avoir cette particularité !

Les formats An+1 sont obtenus en pliant en deux le long coté d'une feuille An. Ainsi, une grande feuille A0 que vous pliez en 2 donnera un format A1. Si vous pliez encore une fois vous aurez un A2, puis un A3 et enfin un A4. Chaque feuille aura les mêmes proportions.

Voila donc pour les dimensions !

Maintenant il reste une question non résolue : pourquoi avoir pris une taille 210×297mm (rapport = 1,414) et non pas autre chose, comme par exemple 251×354 (rapport = 1,414 aussi) ?

La réponse vient de la taille du format A0 : 841×1189mm. C'est grand, mais en calculant l'aire de la feuille, ça fait 1m².
Cette taille a été choisie pour facilement pouvoir peser les feuilles. Pour un papier fin de 80g/m², vu que le A0 fait 1m² il pèse 80g. Le A4 étant 1/16 de A0, il pèse donc 5g.

Dimension et taille, tout est là : 1m² pour l'origine, et un format de papier pratique car plié en deux il conservera toujours la même forme.

J'aime pas avoir des questions qui me trottent dans la tête, et cette question était là depuis longtemps.
Source : www.cl.cam.ac.uk/~mgk25/iso-paper.html


Au fait : saviez vous qu'il n'est pas possible de plier une feuille de papier A4 plus de 8 fois (plier en 2, puis encore en 2, et ainsi de suite) ? Ça paraît peu, mais c'est pourtant bien vrai, essayez ! Et n'essayez pas avec une feuille A3 ou A0 : la limite sera toujours 8 :D.
Certains sont arrivés à 11 pliages, mais ils ont utilisé une feuille de la taille d'un terrain de foot, ce qui est loin du concept de "feuille de papier".

pilice

La police du Net en ce moment, ça y va… Pour faire dans le futile.

Je n’étais pas au courant, mais la web-BD de Pirate-sourcil a été partiellement censurée en novembre dernier par la gendarmerie car jugée « illicite » (sans intervention d’un juge). Déjà, je ne trouve pas que la BD soit plus choquante que ça : c’est de l’humour noir après tout, mais l’histoire ne s’arrête pas avec cette simple demande de mettre l’image « hors ligne ».

Aujourd’hui, les policiers ont déboulé chez l’auteur de la BD, et lui ont raflé tout son matériel informatique, donc aussi son moyen d’expression sur le net.

Tout ça pour une image d’une BD même pas choquante.

Heu… Juste comme ça, une idée pour vous les policiers : ça ne serait pas plus approprié de se concentrer sur l’arrestation de tous les vrais terroristes, néo-nazis et pédophiles ?
Enfin… Si je dis ça c’est parce que voir des pédophiles derrière les barreaux et des attentats évités serait surement plus utile. Plus utile à la société et au peuple, on est d’accord.
Je croyais que les forces de l’ordre étaient là pour le peuple ? À moins que… Ça soit pour le fric ?

C’est scandaleux.

Voici l’appel lancé par l’auteur des Web-BD :

Oyé oyé chers lecteurs, voici un nouveau rebondissement excessivement scandaleux concernant l’histoire de mon blog qui avait été censurée.

Après quelques mois de silence, la gendarmerie a débarqué chez moi AUJOURD’HUi ont pris en otage tout mon matériel, et donc tout mon travail. Sans oublier bien entendu toutes mes informations personnelles.

Je suis convoqué cet après-midi. Vous imaginez à quel point je suis outré qu’une petite BD soit l’objet de telles procédures !

Sans matériel , et surtout sans possibilité de communiquer tout ça sur mon blog, j’aimerai appeler à votre sensibilisation, pour faire parler de cette injustice, qui est le reflet d’une oppression faite au droit d’expression !

Merci d’en parler autour de vous, à vos proches, aux médias etc. Faisons bouger les choses !

MISE À JOUR 27/02/2012 :
Suite et fin de l’histoire : http://piratesourcil.blogspot.com/2012/02/une-histoire-de-censure-suite-et-fin.html
Il a donc récupéré son matériel, mais 4 autres BD doivent être auto-censurées. N’importe quoi.

image de Geoffrey Dorne, sur Jaffiche.fr

Bon, un petit retour : j’ai utilisé Gmail depuis début 2008, mais cela fait maintenant quelques mois que je suis passé sur Opera Mail, le nouveau service Mail d’Opera.
J’en suis très content : Opera Mail est très rapide. En tout cas l’affichage, le reste un peu moins (recherche, etc.) comparé à Gmail…

mailopera

C’est encore en phase bêta et rempli de petits bugs (j’en rapporte régulièrement ici et ), même si c’est déjà pleinement fonctionnel. Les options sont peu nombreuses et l’interface est claire. C’est cette clarté qui est rafraîchissante par rapport à Gmail.
Pour le moment il manque deux trucs majeurs : le formatage des mail (couleur du texte, etc.) et qui était là à un moment mais qui a été désactivé à cause d’un souci avec le navigateur Opera, et les filtres pour trier les emails qui est prévu pour bientôt.

L’espace disque est de 1Go (que j’ai déjà rempli à 48%), et concernant les pièces jointes je ne sais pas s’il y a une limite, mais une PJ de 26Mo passe sans problème (c’est le plus gros que j’ai eu à envoyer pour le moment).
Il n’y a pas de publicité dans l’interface non plus : ça c’est bien. Espérons que ça ne va pas changer avec l’acquisition par Opera de deux régies de publicité récemment…

J’ai mon Thunderbird en local et mon iPod qui récupèrent tous les emails, donc l’export Pop/Imap fonctionne bien, et j’importe mes mails Gmail et autres directement dans Opera Mail.

Je n’ai aucun souci d’interopérabilité à utiliser OperaMail : que ce soit sur PC ou sur smartphone. Là où la nouvelle interface de Gmail plante complètement avec Opera : je suis obligé d’utiliser Chromium pour accéder à Gmail, oui ça m’énerve car c’est la même chose à chaque fois avec Google.

Bref, Opera Mail est adopté pour moi. J’ai aussi des comptes email chez Hotmail, Yahoo et ailleurs mais Opera fait du bon boulot. Je reste. Je compte fermer mes boîtes Gmail dès que Opera Mail sera sortie de la phase bêta. Et que les fonctionnalités manquantes citées plus haut seront disponibles.

Oh, et c’est très agréable d’avoir des humains à qui parler : les dev d’Opera sillonnent leur blog ainsi que les forums. C’est très cool.
Chose que ni Google, ni Microsoft, ni Facebook ne font : ces derniers sont des murs, j’ai eu l’occasion de le constater par moi même.

clone-linux

Bien Adobe, bien ! Ça c’est une décision de con.

Adobe va rendre le plugin Flash dépendant de Google Chrome. Donc pas de Chrome = pas de Flash (et tout l’espionnage Google avec).
Et ceci uniquement sous Linux. WTF ??

C’est à la demande de Microsoft ? Ou celle de Google ? Ou alors c’est vraiment qu’ils sont des malades ?
Pourquoi sous Linux seulement ? Pourquoi Google Chrome ?

Je ne sais pas si dans ce cas il faudra installer Chrome absolument ou si Chromium suffira, mais une chose est sûre : qui dit ce genre de choses et vu que Flash est fermé, je vois bien le plugin Flash fournir à Google la liste des sites visités, et tout le reste (après tout même Google ne fait rien s’il n’y a rien à y gagner)…

Heureusement qu’une bonne partie du net commence à passer sous HTML5, pour les vidéos ainsi que pour les jeux et animations. Il est hors de question que je laisse Google s’imposer sur mon système pour que je puisse utiliser une technologie qui n’a rien à voir.

Bah.

PS : j’aime bien ces images avec les Clones de Star Wars.

image de Kalexanderson

marriage

Sarko fait n’importe quoi en ce moment.
Ça devient vraiment inquiétant. D’abord en utilisant l’argent public pour rapatrier son fils, ensuite pour spammer les citoyens

Voilà que ça devient encore plus grave.

Vous vous souvenez de vos cours d’histoire ? Mais si : avec le méchant chef nazi qui disait que les Juifs étaient responsables de tout le mal du monde ?
Il avait interdit des choses comme le droit de vote aux étrangers, le mariage entre Allemands et Juifs, etc. En même temps il mettait les communistes et les étrangers dans le même panier.

Sarko est en train de faire pareil : les mariages entre étrangers et Français seront régulés : désormais il faudra être riche pour pouvoir se marier avec un étranger. Vous trouvez ça normal ?

Point Godwin ?
GTFO avec vos point Godwin. On y est, dans le point Godwin.


ÉDIT :

image par Kevin Dooley

Combien de fois maintenant (dans le secteur high-tech, mais aussi ailleurs) voit-on des entreprises en racheter d’autres ?

L’exemple qui motive la rédaction de cet article est le rachat de EMI par Universal. Mais c’est bien loin d’être le seul exemple.

En quoi j’y vois un problème ?
Regardez Google : il a la plus grande base de vidéos au monde, il a le site le plus visité du monde, un réseau avec plus de 150 millions de membres, la plus grande plateforme de pub en ligne, un navigateur web des plus utilisé, il a la plus grande banque de livres numérisés du monde…
Google est partout : en ligne, sur les ordi, les téléphones (Android), même IRL avec les voitures qui vous prennent en photo. Ils sont FAI de villes entières et voulaient aussi produire de l’électricité… Google fait tout, veut tout, achète tout, et centralise tout sous le même nom.

L’exemple d’Universal : Universal, c’est Vivendi, Philips, AZ, Polidor, Mercury… La liste est . Un seul groupe à la tête d’environ 40% de la musique/vidéo dans le monde.
Comment un petit label peut s’en sortir dans cette situation ?

Mais pas juste sur internet : d’autres marques que vous ne connaissez peut-être pas : Unilever (qui fait aussi bien de l’icetea, de la moutarde et du dentifrice) ou Danone (idem) ou SEB (=Calor = Moulinex = Tefal = Arno = …), VolksWagen (= Audi = Skoda = Seat = Porsche = Bugati = Lamborghini = …).

On se retrouve avec d’immenses groupes qui dominent le monde sur leurs domaines. Alors quand c’est une voiture, le problème n’est pas encore trop important, mais quand c’est sur le net, avec les soucis de vie privée et tout ça, c’est déjà plus grave : si je visite un site sur le net, il y a 9 chances sur 10 que Google sache que je suis passé par là (Google Analytics est présent sur plus de 80% des sites).
Disposant en plus de cela d’une base de donnée des adresses mac géolocalisées (merci Google Cars + Android qui contacte Mountain View la nuit), ainsi que de Youtube et d’un réseau social, et d’outils de reconnaissance faciale, ils leurs est possible de tout savoir sur nous :
  • où on habite et où on va (IP + gps Android)
  • les centres d’intérêt (les recherches Google, les recherches Youtube, Google Analytics…)
  • tout ce qu’on fait, aime, ce qu’on est : parcourt professionnel/scolaire, photos (Google +)
  • qui on connaît et ce qu’on leur dit (Gmail + Google Plus)

Quand on cherche un peu, c’est effarant. Ce que ce vieil exemple « Marc L*** » du Tigre avait fait est maintenant possible pour presque n’importe quel internaute. Et pas juste avec Google. Et pas juste sur le net…

D’autres problèmes existent aussi : la diversité, l’innovation et les brevets par exemple.
On le voit avec « le culte Apple » : Apple c’est un autre monde où tout est fermé, non sujet à discussions, comme une religion. Un monde où Apple a le dernier mot : aucun développeur ou client n’a le droit de parler sans recevoir un procès dans la tronche.

Les innovations pareil : si l’une des boîtes géantes monopolise une idée (!), ce sera la seule à pouvoir s’en servir (merci les brevets). De quoi évincer tous les concurrents et les start-up (le contraire du principe des brevets en somme).
Une entreprise déjà imposée sera de plus en plus imposante, et il sera de plus en plus difficile pour une start-up de faire quoi que ce soit sans se prendre là aussi un procès, soit carrément se faire racheter.

Sans oublier la concentration des bénéfices : au lieu d’être distribués à plein de petits artisans ou petites entreprises, là ce sont d’énormes capitaux qui sont aux mains de quelques géants (le compte en banque d’Apple dispose d’environ de 100 milliards)…

Tout ce système de capitalisation, OPA et autre économie basée sur le hasard va finir par détruire tout le monde, à commencer par les citoyens lambdas, au profit des PDG milliardaires et surpuissants.

MISE À JOUR 26/04/2012 : voilà de quoi je parle : http://i.imgur.com/k0pv0.jpg

donkey

Google Chrome veut faire un système pour générer, retenir et cacher les mots de passe des sites, pour faciliter la vie des utilisateurs.

« Bien qu'il soit généralement préférable qu'un utilisateur ne connaisse pas ses mots de passe, dans certains cas ils en auront besoin, par exemple lorsqu'ils ne seront pas en mesure d'utiliser Chrome » est-il expliqué sur le site réservé aux développeurs. Google propose alors de mettre en place un site sur lequel l'utilisateur sera en mesure de s'identifier puis de retrouver l'intégralité de ses identifiants/mots de passe, voire de les exporter.

Ouais cool, mais non en fait pas du tout.

D’une part ça revient à donner l’intégralité de ses mots de passe à Google (pour moi c’est non direct). Et d’autre part c’est vraiment pas comme ça que les utilisateurs vont devenir moins cons.
Il y a quand même une différence entre « simplifier les choses » et « prendre l’utilisateur pour un idiot ».

C’est trop dur de retenir des mots de passe franchement ? Un mot de passe comme B0nj0ur_L3_Sit3 ? C’est simple non ?
Suffit d’avoir une méthode. Ici : 3 mots, la première lettre de chaque mot est en majuscule, et les voyelles O et E sont remplacées par des chiffres 0 et 3. Changez la phrase pour chaque site et voilà. C’est pratiquement inviolable techniquement mais aussi pour un humain de deviner ça.

En fait, je crois que les gens ne veulent effectivement « pas comprendre » et rester bêtes : au moins, si ça ne marche plus, ce sera la faute « de ce putain d’ordinateur ».
Je suis désolé, mais j’estime qu’on ne peut pas utiliser un ordinateur sans savoir un minimum à quoi ressemble un disque dur ou savoir ce qu’est un cookie.
Franchement, au permis de conduire, il me semble qu’on nous apprend pas seulement à tourner le volant et à changer les vitesses ? Mais aussi vérifier la pression de l’air dans un pneu ou le niveau d’huile dans le moteur, non (mais je sais pas, je l’ai pas passé encore) ?


HS : sinon, une vidéo que je veux vous partager.

image de christianmeichtry

copyright
Voici deux vidéos que je voudrais vous passer, et qui montrent quand même en quoi tout ce brouhaha autour de la protection des droits d’auteurs est un faux problème, et pourquoi la protection des droits d’auteurs qu’on prétexte aujourd’hui est un foutage de gueule.

Les deux vidéos sont de Jérémie Zimmermann (LQDN) et de Benjamin Bayard (FDN).

De quoi ça parle ? Du droit d’auteur, et de sa lente dérive, qui a fait qu’il passe du « droit d’auteur » à un « droit commercial » qui ne protège en rien l’auteur.
Le droit d’auteur a été inventé pour que l’auteur d’une œuvre (pièce de théâtre, livre, peinture…) perçoive une partie de la recette perçue lors de son exploitation (respectivement : représentation de la pièce par une troupe, vente d’un livre par le libraire, exposition de la peinture par un musée…).

En effet, l’imprimeur imprime le livre sur du papier, c’est pas l’auteur qui fait ça, mais l’imprimeur. Il n’y a aucune raison pour qu’il reverse de l’argent à l’auteur. Le droit d’auteur est donc là pour que la vente d’un livre rapporte à son auteur.

Le droit d’auteur a été inventé pour protéger l’auteur contre l’exploitant de l’œuvre : le libraire, le musée, la troupe de théâtre. Pas contre le public. Jamais contre le public.
Le droit d’auteur n’a jamais été inventé dans un but de pénaliser le public.

Or, aujourd’hui on a droit à ça (une œuvre pouvant également être un film, une image, un parfum, une recette de cuisine, un code d’un programme ou un design automobile) :
  • la littérature que les exploitants veulent nous interdire de prêter ou de lire ailleurs que chez eux (e-book acheté qu’on nous vole, et même pdf…)
  • de la musique qu’il est impossible de lire sans payer et re-payer (merci les DRM, les logiciels fermés…), et qu’on a même pas le droit de chanter (écoutez la citation de l’auteur de l’idée du droit d’auteur dans la première vidéo).
  • des films qu’on nous oblige à visionner dans les 24h, sous peine de devoir payer encore (merci les DRM – bis –, les locations de VOD) et seulement après 15 minutes de pub et d’avertissements du FBI (voir ceci)
  • des jeux vidéos auquel on ne peut plus jouer (protections anti-copies, activation à distance, prise d’otage du matériel…)

Qui est emmerdé ? Les clients, le public et les auteurs.
Qui ne gagne pas plus et perd son public à cause de ces désagréments ? Les auteurs, les programmeurs, les musiciens.
Qui s’en met plein les poches ? Les distributeurs, les majors, les éditeurs.


Manifestement, les majors et les éditeurs nous emmerdent, nous et les auteurs des œuvres. Ils ne remplissent plus leur rôle de diffuser la culture : ils la restreignent.

Le problème des droits d’auteur n’existe pas. Les utilisateurs ne sont pas des voleurs (s’ils payent les plateformes de partage et les VPN, c’est qu’ils sont prêt à payer, non ?), les artistes veulent toucher le public (certains agissent très bien en ce sens), mais les intermédiaires sont devenus inutiles et se sentent menacés avec l’Internet. Pas de bol pour les citoyens : ils ont de l’argent, et les politiciens aiment l’argent.
Du coup, ils se mettent à nous voler (100 millions, le vol, et ça continue) : la taxe pour « copie privée » sur les baladeurs, les autoradios et les GPS j’appelle ça du racket (copie privée qu’on nous a amputée avec les DRM), et à faire du lobbying pour forcer des lois partiales, absolument inutiles et chères.
Tout ça pour des mensonges : les ventes ne sont pas en baisse, faits par des gens qui pillent eux-mêmes les œuvres.

Non, vraiment : le problème n'est pas les auteurs (producteurs d’art), ni les internautes (consommateurs d’art). Ce sont les intermédiaires (profiteurs, voleurs, saboteurs d’art). C’est pour ça que des gens prennent la décision de ne plus consommer la culture de la même façon. Et c’est bien ce que je vais faire aussi, de plus en plus.

image de MikesBlog

science

Mon premier article de ce genre commençant à dater, en voici un autre avec quelques valeurs numériques étonnantes en science.
Remarquez qu’il n’y a pratiquement que des éléments issus de la thermodynamique, peut-être pour ça que j’aime cette matière.


1 000 000 000. Il s’agit du nombre de molécules d’air qui heurtent chaque millimètre carré de notre peau, et par microseconde.
Dans un gaz, les molécules ou atomes sont en perpétuelle agitation. La pression du gaz résulte des chocs de molécules sur la paroi (un ballon par exemple). Et bien, le nombre de ces chocs par unité de surface et par unité de temps est donné ici.
Ce nombre augmente avec la pression et avec la température, aussi cette valeur est donnée à la pression atmosphérique et à 0°C (conditions réunies, en gros, dans la pièce où vous vous trouvez).
Le nombre suivant enchaîne sur une conséquence de ces chocs : la pression.


1,6 tonne. C’est la force de pression qui s’exerce sur notre cage thoracique à cause de la pression atmosphérique (cage thoracique de 40 cm × 40 cm).
Bien sûr, nous ne sentons rien car cette énorme force est aussi exercée depuis l’autre côté et de l’intérieur de notre corps, donc ça s’équilibre naturellement. Toujours est-t-il que dans l’absolu, la force est bien présente.
Ceci nous amène au troisième chiffre : les conséquences de cette force, de ce poids d’air.


2 à 5 centimètres. C’est la différence de notre taille entre le soir et le matin.
Durant la journée, l’atmosphère pèse sur la tête et les épaules, avec le poids de l’ordre de grandeur donnée ci-dessus (environ 1kg/cm2). Ce poids se répercute sur les disques intervertébraux qui s’aplatissent au cours de la journée (quand nous sommes en position debout) et reprennent leur taille normale durant notre sommeil (quand nous sommes en position couchée).
La différence de taille entre le matin et le soir n’est pas négligeable, pour l’avoir mesurée moi-même.


Je sais que ce 3e chiffre avait déjà été donné dans un des commentaires du précédent article de ce genre, mais c'était l’occasion de la ressortir (l’enchaînement se faisait bien). Voici donc un autre nombre, inédit sur ce blog.

10 microgrammes. C'est la quantité d’or qui se trouve dans notre corps.
Notre corps est composé à 65% de l’élément oxygène (en masse), 18% de carbone, 10% d’hydrogène et de quelques autres éléments (azote, calcium, phosphore, …) et de traces d’autres éléments, dont bien sûr, l’or mais aussi du thorium, du nickel ou du vanadium.


Et pour finir, une belle citation que j’ai trouvée récemment. Elle est de Marie Curie :

Je suis de ceux qui pensent que la science est d’une grande beauté. Un scientifique dans son laboratoire est non seulement un technicien : il est aussi un enfant placé devant des phénomènes naturels qui l’impressionnent comme des contes de fées. […] Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.

image de woodleywonderworks

tv

Ces shows télévisés sont apparus au début des années 2000 en France : Star'Ac, Koh-Lanta, Nouvelle Star, Secret Story, etc.

Qu’ont-ils en commun ? Pourquoi ça marche ? Pour qui sont-ils importants ?

Ces émissions débiles mettent en acteurs des gens comme tout le monde : des gens issus de tous les milieux et représentant à peu près « le peuple ». Au fil des épisodes, on découvre leur famille, leur vie de tous les jours, et on suit leur progression dans le « jeu ». Le spectateur finit par se reconnaître dans les personnages et/ou s’attacher à eux.

Ce qu’ont ces émissions de plus que les séries TV, c'est que la progression d'un candidat est censée être décidée par les spectateurs, au moyen de votes par SMS surtaxés.
C’est le premier point important : le semblant d’interaction avec l’émission de télé.

L’autre point important, c’est l’argent que le gagnant est supposé remporter (auquel il faut bien sûr déduire taxes et impôts en tout genre qui pillent parfois jusqu’à 50% des sommes remportées).
Dans ces émissions, ce sont donc des gens ordinaires qui gagnent d’un coup d’importantes sommes d’argent. D’où évidemment les devises de ces émissions « cela peut vous arriver ». En disant ça, le téléspectateur est hameçonné pour le faire rêver, oubliant le malheur et les tracas de la vie de tous les jours. Cet effet est fortement accentué quand le téléspectateur est invité à sauter sur son téléphone pour participer à un tirage au sort avec lequel il espère partager les gains du candidat.

Cela donne confiance au téléspectateur : il peut être pauvre et avoir une situation de vie mauvaise, peu importe : l'important c'est d’espérer et de rêver.

Enfin, un troisième point vient s’ajouter à cela : la compétition. Dans tous les jeux, il y a un gagnant. C’est comme l’esprit de compétition instauré à l’école : « fais mieux que ton voisin, sinon tu mourras ».
Le téléspectateur se retrouve dans cet esprit là, à toujours vouloir faire mieux, toujours plus. « Travailler plus pour gagner plus », ça vous dit quelque chose ?

À qui peuvent bien servir ces émissions ?

Au premier abord, on pourrait penser que le téléspectateur est le premier gagnant : il est diverti par ces émissions. Viendraient ensuite les chaînes de TV elles-mêmes, qui évidemment se remplissent les poches avec la publicité engendrée par la forte audience de ces émissions.

En songeant un peu, on s’aperçoit que les gagnants sont ceux qui contrôlent les chaînes de TV : les gouvernements. Reprenons les points ci-dessus et plaçons-nous d’un autre point de vue : celui où la télévision n’est plus un divertissement mais un moyen de contrôler les masses.

Point 1 : le téléspectateur a l’impression de contrôler le déroulement du jeu qu'il regarde à l'aide des votes qu’on lui propose de faire par SMS. L’impression pour le spectateur d’agir quelque part dans sa société. De pouvoir enfin décider un paramètre dans une routine où tout est formaté « métro, boulot, dodo ».

En politique, décider comment va se dérouler la vie dans un pays ça se nomme la démocratie, la république : c'est le peuple qui décide qui va les servir et les représenter.

Le peuple a la force : aucune armée ne pourra venir a bout du peuple. Jamais.
Actuellement, elle a une voix et si les gouvernements ne les écoutent pas, ils tombent : combien de dictatures (d’apparentes démocraties) sont tombées récemment ? Lybie, Tunisie, Côte d'Ivoire, le Sénégal en ce moment, etc. C’est bien.
Mais est-ce encore possible dans les pays dits « riches » ? Comme la France ? N'est-il pas trop tard ?

Je l'ai dit : la république permet au peuple de choisir ses serviteurs (le gouvernement). Mais depuis quelque temps, ces serviteurs ne servent plus les citoyens. Ils ne les écoutent même pas : les grèves à répétition, les manifestations dans les rues (Lyon en 2010, Londres en été 2011, New York en décembre, et un peu partout actuellement…), sont un signe que le peuple n'est pas content et qu’on ne l’écoute pas. Les gouvernements ne sont plus des serviteurs, mais des maîtres, et nous sommes devenus ses esclaves.

Pourquoi personne ne réagit plus que ça alors ? C'est là qu'interviennent les médias et la télé-réalité. Souvenez-vous : les votes par SMS. Le peuple vote. Le peuple choisit. Pour lui, c'est une façon de faire la démocratie et la liberté.

Alors que d'un côté, les gouvernements nous privent des libertés fondamentalement importantes, ils nous en proposent d'autres, totalement dérisoires et inutiles de tous les points de vue, mais qui suffisent pour maintenir le calme au sein du peuple. De toute façon, coincé dans son canapé, il n'ira pas non plus protester dans la rue.

Le système et l’ordre mondial peuvent être en train de s’effondrer, tout le monde s’en fout, du moment qu’il y a la Nouvelle Star. « Laissons à nos élus le soin de résoudre la crise qui nous paraît si loin, ils nous l’ont promis avant les élections ». Et nul ne penserait que ces élus sont des égoïstes et des assoiffés de pouvoir : ça serait admettre que les électeurs se sont trompés, ce qui est impensable : « vous ne pouvez pas dire que c’est un mauvais président, car c’est vous qui l’avez choisi », c’est ce que l’on nous enseigne à l’école après tout (oui, on nous a dit ça une fois en classe, au collège)…

Point 2 : l’argent.
Pendant que la presse « people » et les émissions avec les stars millionnaires nous sont balancées partout à la télé ou dans les maisons de la presse, au point de ne voir plus que ça, le peuple est pauvre, et certains ont toujours faim et froid.
Solution traditionnelle : le gouvernement doit se sortir les doigts du cul pour égaliser les salaires, supprimer la pauvreté, construire des logements pour les sans-abris.

Solution donnée par les gouvernements : envoyer un SMS pour tenter de gagner de l’argent et ne plus être pauvre. De l’espoir. Au lieu d’agir, ils nous vendent de l’espoir.
Et ceux qui nous le vendent sont les mêmes qui triplent leurs salaires et vivent entourés de laquais et ont un pays pour terrain de jeu.

D’ailleurs, tout est question d’argent aujourd’hui. Les publicités ne parlent plus que de banques, d’intérêts, d’assurances moins chères. Les magasins jouent avec les chiffres pour qu’on ait l’illusion de payer moins cher. L’argent est devenu la priorité numéro un de tout le monde. Peu importe ce qu’on mange, ce qu’on fait.
Tant qu’il y a de l’argent à la clé, alors ils peuvent nous supprimer des droits, à tel point que la liberté va finir par être payante (après tout, l’accès au droit est payant). Un peu avec l’esclave qui se faisait affranchir, la noblesse qui votait et avait les droits et le tiers état qui bossait et payait des impôts. Voilà où on en est actuellement.
C’est devenu du gros n’importe quoi.

Point 3 : le chacun pour soi.
Exactement le contraire d’un peuple uni, l’esprit dans lequel on vit est celui où l’on se bat et on doit enfoncer son prochain. Diviser pour mieux régner. Ils peuvent bien faire leurs discours à la télé : « une France unie, etc. », mais en présentant des programmes TV basés soit sur le compétition, soit sur la violence, soit avec des JT montrant la France d’en bas qui brûle, ça ne va pas le faire.

Conclusion

La télé n’a jamais atteint une aussi si grande place dans les outils de manipulation de masse. Avec l’Internet, on pourrait croire que ça a changé, mais non : d’un côté il y a les geeks qui savent que l’internet d’aujourd’hui est ce qu’était la télé autrefois : un moyen d’informations ; de l’autre côté, il y a les sceptiques qui ont compté sur la télé pour savoir ce qu’est le net : un repère à pirates et à pédophiles, donc (c’est bien connu).

La télé-réalité n’est pas un divertissement. C’est un outil pour faire espérer le peuple d’une vie meilleure, et l’occuper à autre chose pendant que dehors les gouvernements font n’importe quoi, mais qui passe inaperçu dans une hypnose donnant l’idée que le monde il est méchant mais qu’heureusement les gouvernements sont là pour nous sauver dans notre ensemble.

Pas étonnant que les gens ont peur de sortir de chez eux, et que le front national en est à 30%, si dehors c’est dangeureux, et que le seul refuge est le repli sur soi…

image de Viktor Hertz

say-no

ACTA est la loi votée en secret par un grand nombre de gouvernements sur l’excuse éternelle de la protection des droits d’auteurs.
Évidemment, ça concerne la musique et les films, mais aussi d’autres trucs :

  • les médicaments génériques distribués au tiers monde (qui violeraient les brevets des industriels pharmaceutiques) seront interdits, quitte à ce que des gens crèvent ;
  • les images ou mentions de marques (si je cite par exemple une marque A, la marque peut m’attaquer) ;
  • les mentions indirectes de choses sous copyright : sur une photo de moi on voit une voiture de marque B, et je suis hors-la-loi ;
  • etc.

Par ailleurs, ce genre de photos (où on voit une « marque »), vidéos, images, articles, se retrouvent évidemment partout sur le net : à commencer par Youtube, Facebook, Wikipédia (et 99% des sites web en fait), et même partout ailleurs que sur le net aussi.
Mais pas de panique : Youtube, Facebook, Wikipédia, etc. seront simplement illégaux.

Vous voyez la merde dans laquelle nos gouvernements nous mettent.

Voici quelques liens en rapport, faute de faire mieux moi-même :

Quoi faire ? Contacter vos députés, par téléphone, par email par courrier, n’importe, mais contactez-les, de façon à ce qu'ils comprennent qu'ils sont sont bien là pour nous, et que pour une fois, le peuple dit NON.

Lien pour trouver les coordonnées de vos élus : sur le site du Parlement Européen.
À nous tous maintenant.

image de Gaptone

physics

Aujourd’hui, c’est l’ami Nicolas qui m’envoie ce lien : Minecraft Physics, une vidéo qui explique le calcul de l’accélération de la pesanteur dans le monde de Minecraft.
Si les calculs me semblent tout à fait corrects (c’est du niveau première ou terminale S), le résultat est surprenant : l’accélération de la pesanteur dans Minecraft est deux fois plus grande que sur Terre.

Rien d’anormal en soit : c’est possible, par exemple sur la Lune, l’accélération de la pesanteur est 6 fois moins grande que sur Terre. Mais si Minecraft était réellement basé sur de la physique, alors, nombre d’œuvres architecturales qu’il est possible de faire dans ce jeu ne pourraient pas exister : elles s’effondreraient sous leurs propre poids par exemple. Ce type de calculs est donc sans réel intérêt, même si c’est assez fun à faire, vous allez voir.

Problème posé : dans Pokémon : est-ce que les proportions « poids » / « dimensions » des Pokémon sont réalistes ?
Réponse : non (avec comme hypothèse que la pesanteur dans Pokémon est la même que sur Terre).

Prenons le plus grand et l’un des plus lourds pokémon de la première génération : Onix.
Il mesure 8,80 mètres et a une masse de 210 kilogrammes (d’après le Pokédex).

Calculons son volume et sa masse volumique, que nous comparerons ensuite à quelques valeurs de masse volumique pour différents matériaux.
D’après les quelques images qu'on a de Pierre et de son Onix dans la série, j’estime le diamètre moyen d’Onix à environ 60cm (hypothèse plausible (et sous estimée), vu qu’il s'agit d’une moyenne).

Donc, son volume est à peu près celui d'un cylindre :
Volume = Aire de la base × hauteur = (Pi × 0,30^2) × 8,80 = 2,48 mètres cubes.

Calculons alors la masse volumique et la densité d'Onix :
Masse volumique = masse / volume = 210 / 2,48 = 85 kilogrammes par mètre cube.

Densité = masse volumique d’Onix / masse volumique de l’eau = 85 / 1000 = 0,085.

À quoi ça correspond ?
On peut comparer la densité d'Onix à celle de l'eau ou d'autres trucs : la densité de l'eau est de 1.
Donc Onix est 11 fois moins dense que l'eau.

Donc, en théorie Onix flotterait sur l'eau. Il flotterait mieux que le bois de sapin (5 fois mieux), la cire (10 fois mieux).

Quelques autres exemples :
  • un mètre cube d'eau pèse 1 000 kg.
  • un mètre cube d'or pèse 19 300 kg
  • un mètre cube d'huile pèse 800 kg
  • un mètre cube de bois de sapin (très léger comme bois) pèse 400 kg
  • un mètre cube d'Onix pèse 85 kg

Donc voilà : chez les Pokémon, on peut être de roche, faire presque 9 mètres de long et mieux flotter sur l'eau que la plupart des matériaux.

image de Mr. Velocipede