Sur mon ordinateur portable (Dell XPS 9550), j’utilise le défilement naturel, ça signifie que le scrolling avec deux doigts se fait comme sur un écran tactile : glisser vers le bas tire la page vers le bas, et non vers le haut, comme le fait le défilement par défaut.

On peut changer ce paramètre dans les options de la souris, mais ça ne marche pas toujours :

  • soit parce que le pilote n’est pas pris en charge,
  • soit parce que ça marche dans GTK2 et pas GTK3, ou inversement.
  • soit pour une autre raison

Il y a 3 ans j’avais déjà écrit un article pour Linux Mint 17, mais les choses ont changées depuis : Linux Mint 19 n’utilise plus le pilote synaptics, mais libinput. Les commandes ont donc changées un peu.

Pour commencer, voyons si le touchpad utilise le pilote libinput en fouillant simplement dans les logs :

grep -e "Using input driver 'libinput'" /var/log/Xorg.0.log | grep -i "touchpad"

Si c’est le cas, une ou plusieurs lignes vont ressortir. Dans mon cas :

[  1757.662] (II) Using input driver 'libinput' for 'DLL06E4:01 06CB:7A13 Touchpad'
[  1757.754] (II) Using input driver 'libinput' for 'SynPS/2 Synaptics TouchPad'

Mon touchpad est le premier, le DLL06E4:01 06CB:7A13 (l’autre semble être une émulation du premier avec un autre nom, probablement pour matcher les vieux scripts contenant "synaptics").

C’est donc bon, c’est ce pilote qu’il faut utiliser.

On peut utiliser des commandes à avec xinput et set-prop, mais ça n’est pas permanent. La solution suivante est persistante, même après un redémarrage. On va créer un fichier texte avec les options dedans. Ce fichier sera pris en compte par X automatiquement.

On créer le fichier :

sudo touch /usr/share/X11/xorg.conf.d/60-synaptics-options.conf

On l’ouvre avec Xed, l’éditeur de texte par défaut de LM19 :

sudo xed /usr/share/X11/xorg.conf.d/60-synaptics-options.conf

On ajoute les options :

Section "InputClass"
	Identifier "touchpad natural scrolling settings"
	MatchDriver "libinput"
	MatchIsTouchpad "on"
	Option "NaturalScrolling" "true"
	Option "Tapping" "on"
	Option "TappingButtonMap" "lmr"
EndSection

Explications :

  • Identifier "touchpad natural scrolling settings" : on donne un nom à cette conf (ce qu’on veut)
  • MatchDriver "libinput" : le pilote doit être libinput
  • MatchIsTouchpad "on" : # le périphérique doit être un touchpad
  • Option "NaturalScrolling" "true" # on active le défilement naturel au niveau du système
  • Option "Tapping" "on" : on active le tapping (donc en plus du clicking).
  • Option "TappingButtonMap" "lmr" : on configure le tapping avec 1/2/3 doigts comme devant faire respectivement clic gauche / clic milieu / clic droit (d’où le l (left), m (middle), r (right) : on peut changer cet ordre si l’on souhaite. Par défaut c’est lrm).

Enregistrez le fichier.
Quittez les programmes.
Déconnectez-vous puis reconnectez-vous : ça devrait marcher :).

Source de l’info : libinput - ArchWiki

Dans cet article je reviens un peu sur mes revenus, frais, impôts, etc.

Je suis réellement indépendant (financièrement) vis à vis de ma famille, etc. depuis 2014. Bien que je n’ai plus d’argent de poche ou de revenus de leur part depuis bien avant, j’étais toujours fiscalement domicilié sous un autre nom que le mien. C’est donc depuis 2014 que je paye toutes mes factures moi-même, en fait.

Du coup je me suis amusé à faire un petit bilan, sur 5 ans de 2014 à 2018, inclus : prix du courant, de l’eau, revenus, impôts… et surtout leur évolution au cours du temps.
On parle souvent (en politique) de pouvoirs d’achat, de baisse des impôts, de hausse de la TVA, de baisse de la CSG… Les prix augmentent également. Mon salaire a également évolué, ainsi que mes aides sociales (APL, PPE, par exemple).

L’un dans l’autre, je me permet donc de regarder :

  • comment a évolué l’argent qui rentre
  • comment à évolué ce qui sort

Le bilan ? Le voilà :

mes revenus
Sur ce graphique, j’ai pris 2014 pour référence et j’ai calculé le pourcentage d’évolution d’une année sur l’autre, en cumulant d’année en année. Les valeurs pour 2018, comme celle de 2017 ou 2016 sont donc à chaque fois une variation par rapport à 2014.

On voit tout de suite que mes revenus ont diminués.

Comment ça se fait ?
Principalement car ma hausse de salaire (10% sur 4 ans : je ne commenterai pas ça) n’est pas suffisant pour compenser ce que j’ai perdu en aides diverses (APL, PPE…). En 2015 et 2014, j’ai peu payé d’impôts (en 2014 pour 2013 je n’en ai pas payé en France, et en 2015 j’en ai pas payé car je n’ai travaillé que 9 mois sur 12 en 2014, je tombais donc juste en dessous du quota). En 2015 j’ai aussi touché des APL (aides au logement), pour les mêmes raison, payant une bonne partie de mon loyer. Dès 2016, je n’ai plus d’APL. En 2015 et 2016 j’avais aussi la « prime pour l’emploi ». Je n’ai jamais vraiment compris à quoi ça servait, toujours est-il que j’ai dû franchir un seuil en 2017 car je ne la touche plus depuis.

Tous comptes faits, donc, mes seul revenu aujourd’hui est mon salaire. Alors certes, je suis content de vivre « comme un grand » (même si je n’ai jamais eu honte de toucher des aides auquel j’avais tout simplement droit, et personne ne devrait non plus), ce n’est pas ça qui paye mes factures : pour EDF, 10 € de mon salaire ou 10 € provenant des APL, c’est le même montant.

Ajoutons quelques précisions :

  • Revenus : les calculs sont fait pour le salaire brut, hors prime (entre 0,5 € et ~35 € par mois environ — ne riez pas pour les 50 centimes que j’ai eu une fois). J’aurais pu prendre le salaire net également, ce qui tiendrait compte des évolutions dans tous les sens qu’il y a eu durant ce temps, mais je ne l’ai pas fait. Mes différents sites internet, bien que visités des millions de fois par mois, ne me rapportent rien.
  • L’eau : c’est la consommation + l’assainissement, le tout hors-taxes.
  • L’électricité : c’est le prix au kWh, hors taxes également. J’exclue également les hausses rétroactives (bienvenue en France pour ça) depuis ~2016 sur les années précédentes et toujours en cours)
  • Internet fixe : le prix n’a pas évolué. Je n’ai pas ajouté mon forfait mobile : les prix n’ont là non plus évolués, mais j’ai changé de forfait entre temps, mais ça, ça relève d’un choix perso.
  • Le timbre poste : prix à l’unité d’un timbre pour envoi en national, en prioritaire d’un pli de 20 grammes (le timbre Marianne rouge, quoi).
  • Les impôts : 0€ pour 2014 et 2015, comme expliqué au dessus. Hors taxe d’habitation (pas encore le montant 2018, mais elle devrait augmenter aussi, si on suit la tendance). Hors redevance audiovisuelle, auquel je ne suis pas soumis. Hors différentes remises d’impôts grâce à mes différents dons à des associations (~50 à 250 € de dons par an, environ, dont 2/3 du montant est déduit de l’impôt).

Il n’y a pas :

  • de Gaz (je n’ai pas de gaz)
  • d’essence (je n’ai pas de voiture)
  • le prix des choses courantes (bouffe, produits ménagers, hygiène…) : je n’ai jamais pensé à noter quoi que ce soit, mais si je l’avais fait, on aurait pu rigoler, je pense (comme pour le beurre en 2017/2018).
  • les joints d’étanchéité pour conduit d’évacuation de climatiseur de morgue (je n’ai pas de morgue)

Je suis conscient que d’autres choses ont baissé, à spécificité égales : une clé USB de 32 Go par exemple, a probablement vu son prix beaucoup diminuer en 4 ans. Le problème c’est que 32 Go en 2014, pour faire autant avec en 2018, il en faut une de 128 Go, et donc on paye autant. L’argent « les prix de l’électronique baissent » n’est donc pas vrai. Quand on regarde, finalement, c’est l’inverse : le prix de lancement d’un iPhone, par exemple, monte. Et c’est vrai aussi pour les autres marques, et plein de choses.

Bref, pour conclure, les prix montent, les revenus réels baissent et le pouvoir d’achat diminue. Je n’apprends rien à personne. Et je n’apprendrai rien non plus à personne en disant que ça ne vas changer de si tôt.

ÉDIT : oui cet article reflète le cas particulier d’un internaute. C’est le but.
Si ça ne l’était pas et si c’était représentatif à l’échelle d’un pays, il serait pas marqué mon nom en bas de la page mais « Insee ». Merci.

Par exemple, chez Franceinfo :

On ne dit plus ↓On dit ↓
néo-naziultra-droite
dix terroristesdix personnes
attentatpassage à l’acte violent

Comme ceci :

i
ÉDIT : spécial pour Macron, j’ajoute cette ligne :

On ne dit plus ↓On dit ↓
camp de concentrationcentre fermés sur sol européen

Oh, et je cite Franceinfo parce que c’est le premier que j’ai vu, mais c’est pareil chez Europe1, LeMonde, LePoint, Libération, Sudouest (quoi qu’ils font un brin mieux), LaDépêche, 20Minutes, France24, RTL et sûrement beaucoup d’autres.

J’ai pas été fouiller trop loin non plus :

i

PS : ceci n’y est probablement pas étranger, vu que tous les journaux veulent plaire à leur patron unique et à ses orientations politiques…

ÉDIT : on me signale que c’est surtout parce que tous les journaux reprennent systématiquement les communiqués du gouvernement (dans le cas présent, d’habitude c’est de l’AFP ou d’autres sources). C’est vrai, mais du coup, je me pose des questions :

  • peut-on parler de propagande dans ce cas là ? Si c’est le gouvernement qui choisit ce qui est dit et la façon dont c’est dit dans la presse du pays ?
  • sur la position du gouvernement, obligé d’édulcorer les propos de choses « gênantes » en regard de l’histoire (les camps, les néo-nazis, etc.)
  • sur le métier de journaliste en ligne, qui se contente de faire du copier-coller ?
  • sur à quoi ça sert d’avoir 50 quotidiens différents, si ils disent tous systématiquement la même chose ?

Il y a quelques jours, la Fondation Blender a vu ses vidéos Youtube bloquées. Son fondateur a même mis une capture d’écran où on voit sa vidéo bloquée chez lui…

En fait, il s’agirait de Youtube qui bloque toute la chaîne tant qu’ils ne monétisent pas la vidéo.

Quand on met une vidéo sur Youtube, on peut choisir de la démonétiser : elle ne montrera donc pas de publicités, et ne rapportera donc pas d’argent non plus.
Il faut croire que Blender a fait ça avec toutes ses vidéos.

Comme Youtube gagne aussi du pognon (la majorité du pognon d’une pub, d’ailleurs), et comme la Fondation Blender est relativement connue et ses vidéos très regardées, ça constitue un manque à gagner pour Youtube.

Et ce dernier leur a donc bloqué la chaîne et fourgué un contrat sous le nez.

Les vidéos de Blender sont désormais de nouveau en ligne, et la version officielle est que c’est une combinaison entre « erreurs humaines » et « erreurs informatiques / d’algorithmes ».

On va s’en tenir à ça, même si on peut faire quelques remarques quand-même :

  • Les réseaux sociaux qui se contentent d’un « oops, désolé » à chaque fois qu’il arrive quelque chose de relativement louche et surtout très ciblé, ça commence à faire là…
  • Youtube héberge et diffuse vos vidéos. Il ne serai pas étonnant qu’ils demandent une contrepartie à ceux qui uploadent des vidéos. Ça semble très logique, et c’est même étonnant qu’ils proposent de désactiver la publicité pour une vidéo qu’on met sur leur plateforme… Ça ne m’étonnerait pas, donc, si dans le futur les pubs sur les vidéos deviennent obligatoires.
  • Youtube a une puissance phénoménale. De très grosses chaînes ont déjà eu des problèmes ou râlent parce que les revenus baissent, pourtant tout le monde reste sur Youtube parce que c’est ce qui rapporte le plus. Du coup, les créateurs sont obligés de passer par eux s’ils veulent avoir de l’audience, et sont donc en quelque sorte « piégés » (alors que Vimeo et Daylimotion proposent eux aussi une solution de monétisation des vidéos). Faites donc attention…

Il semble que Blender l’a compris et s’essaye actuellement à Peertube, qui est une solution décentralisée alternative à Youtube. Par contre, c’est à héberger soi-même, et donc forcément ça demande de sacrées ressources quand on a une grande audience. À voir si ça persiste dans le temps, je le leur souhaite.

Oh tiens, un article qui, d’après son titre, va nous parler des différentes implémentations de la GDPR, et nous parler de ces gros popup à la con qui emmerdent le monde.

Je clic donc sur le lien pour lire ça.

Et là, c’est le drame :

i

Précisément un-de-ces-gros-popup-à-la-con-qui-emmerdent-le-monde.

Pas pour la GDPR, mais pour nous demander l’accès à nos comptes sociaux et pour nous dire qu’ils vont vendre les informations piquées sur ces comptes en se connectant.

Ouuaaaais, je sais que c’est que l’auteur du popup et l’auteur de l’article sont différents. Mais l’ironie est là tout de même et ça fait chier.

Bienvenu en 2018 sur le web : un monde de popup s’ouvre à nous…

ÉDIT : et c’est encore plus marrant quand on lit l’article :

They don’t care about your privacy. At all!

338 clicks taught me a very important lesson.

Whenever someone says:

We care about your privacy.
you know they don’t care about you at all. It’s just deception.

Never register to their services. Never trust their TOS.
Never click their Ads. Never accept defaults.
Never.

If they manipulate you to get your consent, what they will do with it?

Ok.

Je comprends le combat de certains contre les Gafam. Ouiiiii, Google c’est le mal, etc. etc.
Il est absolument nécessaire d’avoir des alternatives plus respectueuses, et d’en faire la promotion.

MAIS EST-CE QUE VOUS POURRIEZ RECENTRER VOS EFFORTS POUR FAIRE LA PROMOTION DE VOS OUTILS, PLUTÔT QU’ESSAYER DE FOURRER DES BÂTONS DANS LES ROUES DES AUTRES ?

Pour commencer, ceci emmerde les utilisateurs.

J’explique : je viens de mettre à jour Firefox sous Linux Mint, en utilisant le canal normal de mises à jours, c’est à dire les dépôts Apt de Linux Mint.
Et bien, à chaque fois cette mise à jour efface le moteur de recherches Google de la liste des moteurs de recherche. Yahoo est là, Wikipédia est là, DDG est là, StartPage est là, Ixquick est là. Mais Google est supprimé. À chaque putain de fois.

Vous vous abaissez au niveau de Microsoft qui remet Edge (et Bing) en navigateur par défaut à chaque mise à jour du système. C’est exactement la même chose, et l’on sait combien ça énerve tout le monde…

Que VOUS préférez utiliser DDG à la place de Google, c’est une chose.
Mais respectez que ce ne soit pas le cas de tout le monde. De quel droit vous permettez-vous d’imposer des choix à vos utilisateurs et de modifier la configuration d’un PC qui n’est pas le vôtre ? Si je veux avoir Google dans ma liste de moteurs de recherche, c’est mon droit, non ? Si ! Alors foutez-moi la paix.

Ensuite, ceci désert votre cause.

En agissant contre le choix des utilisateurs, vous les faites chier. L’utilisateur il fait quoi à votre avis ? Il râle que votre produit c’est de la merde car il n’arrive pas à faire ce que LUI il veut. Pire, dans le cas de Firefox, il va de passer à Chrome ou Vivaldi ou un autre navigateur.

Je ne dis pas que le fait que Firefox soit passé de Google à Bing, puis à Yahoo pour ensuite revenir à Google avec une option DDG soit la raison de son déclin, mais je suis certain que ça n’a pas aidé. De plus, si vous défendez des projets comme DDG, ces projets deviennent associés à cette colère en héritant de votre connerie.

Alors bon, ajouter Google et d’autres moteurs de recherches (non approuvés par la Bienveillance Toute Puissante) reste possible : il faut aller sur le site de Linux Mint et cliquer sur un des boutons dans la liste tout en bas.

Il y a une raison à ça : le fric. Linux Mint fait ça parce qu’ils ne touchent pas d’argent quand vous faites une recherche Google.
C’est une raison valable pour défendre ses idéaux, mais pas pour l’imposer partout au détriment des utilisateurs. Dans ce cas, mettez en avant le fait qu’on peut également vous soutenir en faisant un don : Donations - Linux Mint. Les utilisateurs vous remercieront.


Et ceci est valable pour toute cause que vous défendez.

Si vous devez attaquer les idées des autres plutôt qu’argumenter pour défendre les vôtres, c’est que votre combat n’en vaut pas la peine. C’est tout.

Cherchez les atouts de vos causes et vos idées et placez votre énergie dans la défense de celles-là. N’attaquez pas les causes des autres en pensant que la perte de leur cause fera remonter la vôtre. Au mieux, vous perdrez juste votre énergie, au pire vous passerez simplement pour un trou du cul.


Du coup, et je fais ça pour moi mais aussi pour qui voudra, pour ajouter Google à votre navigateur, cliquez là : Ajouter Google.

Et cliquez là pour ajouter Bing ou Qwant.

Dans la série « #LesMathsCaSertARien »…

… y a mème qui traîne en ce moment, où une personne a laissé sa carte bancaire avec un petit mot à sa moitié, et où c’est écrit que le code de la carte est le résultat d’une équation à l’apparence très compliquée :

le message avec l’équation
Pour ceux qui veulent, le code est 2981.

Et pour ceux qui veulent savoir pourquoi, on dit merci à Wolfram Alpha.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas cet outil en ligne, il permet de répondre à peu près à n’importe quelle question (en anglais). Il est utilisé dans le cadre de Siri, Bing ou encore DDG. Et bien-sûr, il permet de résoudre des équations.

logo youtube
Avant, Youtube permettait de suivre les publications d’une chaîne directement par RSS.
Aujourd’hui, la fonction n’est plus proposée : il n’y a plus d’icône RSS nulle-part. La fonction n’a pourtant pas disparue : elle est toujours là, c’est juste difficile à trouver.

C’est pour ça que je vous propose un petit outil (en JavaScript) de trouver l’URL du flux RSS à partir de l’URL de la chaîne :






Pour récupérer l’URL de la chaîne YouTube, il suffit de cliquer sur l’auteur d’une vidéo. L’URL qui s’affiche est celle qu’il faut utiliser.

Les URL prises en charges sont au format suivant suivant :

https://www.youtube.com/channel/UCENv8pH4LkzvuSV_qHIcslg
https://www.youtube.com/user/cestpassorcierftv/featured

Tout comme la fois où l’Europe a voulu bien faire en forçant les sites web à nous prévenir qu’ils utilisaient la technologie des « cookies » (des petits fichiers enregistrés dans le navigateur par les sites web), et que ça a été implémenté par les sites comme un popup de merde qui prend la moitié de la place de l’écran et qu’on n’a d’autre choix que d’accepter pour continuer sur le site, l’Europe est allé beaucoup plus loin cette fois.

Désormais, le site doit explicitement demander l’autorisation avant d’exploiter tout donnée. Si ça signifie par exemple que Facebook ne peut plus revendre nos données sans notre accord explicite.

Il va de soi que, du coup, Facebook nous demande notre accord. Ou plutôt… nous affiche un message pour nous dire que nos données sont exploitées (un point c’est tout). Comme ceci :

i
(image parodique, mais fidèle, par Jean-François Pillou)

… et que si on n’est pas content, ben on n’a qu’à fermer notre compte.

Facebook n’est pas le seul.
En fait, tous les sites le font, et à chaque fois ils nous envoient un email :

i
Quelle charmante attention <3

Mais ce n’est pas tout !
Ça, c’est pour les sites qui ne veulent pas perdre tous leurs utilisateurs ! Dans les faits, on a eu aussi d’autres cas.

Comme ceci ne concerne que l’Europe, les sites n’envoient ces emails ou n’affichent ces popups à la con que pour les utilisateurs européens. Les sites web de news américain qui s’en foutent des européens, eux, ne vont pas jusque là : certains sites ont carrément bloqué l’accès à toute l’Europe :

i
Le site KTLA (un site de news de Los Angeles) bloque toute l’Europe

D’autres sites, par exemple Tumblr poussent le vice tellement loin qu’ils demandent sur toutes leurs pages qu’on accepte leur captation de données. Y compris le flux RSS.
Or comme les lecteurs RSS ne peuvent pas accepter quoi que ce soit, ce sont 400 millions de sites qui ne sont plus lisibles par RSS depuis le vieux continent.

Un site web a même été créé pour dénoncer tout ce brodel : « GDPR Hall of Shame »…

Et puis, n’oublions pas, surtout, qu’une fois qu’on a accepté leur « nouveau » règlement (un pour chaque site web), ils peuvent continuer à capter / revendre / exploiter / … nos données comme ils l’ont toujours fait.

C’est donc bien comme je le disais : ça part d’une bonne intention, mais ça ne changera rien… Dommage…

Comme d’hab, on a donc :

  • les utilisateurs qui sont emmerdés (spammés, aggressé à coup de popup, refusé sur certains sites…)
  • les sites qui continuent ce qu’ils faisaient
  • les députés qui vont pouvoir s’accorder une prime d’argent public pour payer le travail bien fait.

Nickel.

Alors que… Tout ce que nous demandons, c’est que les géants du net ne nous prennent pas nos données alors que ça n’est pas nécessaire. Ainsi, si je trouve normal qu’une application « météo » demande un accès à internet ou au GPS, il n’est pas normal qu’un OS nous demande les métadonnées de tous nos fichiers.

Dire qu’hier je plaisantais sur mon malheur d’utiliser le site d’EDF…

Hier et aujourd’hui, ce sont 400 000 étudiants qui galèrent avec le nouveau site pour s’inscrire dans les filières post-bac : ParcoursSup.
Comme on pouvait s’y attendre d’un site made in nation française et qui ne soit pas le site des impôts : c’est un bordel monstre, la moitié des étudiants sont dans la merde, il y a des incohérences partout et le site est down la moitié du temps.

Bon courage à tous ceux qui sont dans la galère avec ce site… En attendant, j’espère que le côté humoristique de ces quelques posts de Twitter détende un peu l’atmosphère :

tweets parcourssu

Enfin, un thread qui explique rapidement la procédure de l’autre côté du site : chez les profs dans les établissements