Sur Twitter, je vois quotidiennement des messages du style « j’ai trouvé ce téléphone, aidez-moi à retrouver son propriétaire ! », et tout le monde de partager le tweet en espérant que le propriétaire tombe dessus (supposant déjà qu’il soit sur sur le réseau social).

Si le téléphone est déverrouillé (pas de code), on peut chercher dans les contacts ou trouver le compte social de son propriétaire (à faire à bon escient, évidemment).
S’il est verrouillé, c’est plus compliqué.

Sous Android, il y a pourtant une façon relativement simple : il suffit d’afficher un numéro de contact ou un e-mail sur l’écran de verrouillage.

Sur Android 8.1, il faut aller dans les Paramètres et de rechercher « message sur écran verrouillé », ou d’aller dans Sécurité et localisation > Verrouillage de l’écran et d’aller sur les paramètres de cette option.

paramètres d’android
Ensuite, on peut choisir de mettre un message sur l’écran verrouillé :

ajouter une message sur l’écran de verrouillage
Et le résultat :

capture d’écran du message qui s’affiche alors
Voilà !

C’est très rapide à mettre en place, mais pratique : comme ça, si vous perdez votre téléphone et que la personne qui le trouve essaye de vous retrouver, elle aura votre e-mail immédiatement.
Vous pouvez aussi ajouter votre nom, compte handle Twitter ou le numéro d’un proche.

N’y mettez évidemment pas le numéro de portable sur téléphone lui-même.

Pour aller plus loin, Android 7+ permet d’ajouter des informations d’urgence qui pourront être disponibles à quiconque vous « trouverait » en situation de détresse (malaise, évanouis…). Ces informations concernent votre nom, votre groupe sanguin, vos allergies et des personnes à contacter. Ça peut être très pratique pour les secours. Je vous laisse lire ça ici : Android et iOS : Partager des informations d’urgence en cas… d’urgence !.

Cet article traite seulement le sujet des pauvres et des riches, et que s’il n’y a plus de pauvres pour produire ce que les riches ont besoin, ben ça sera fini. Je résume l’article du Point. Ceci est vrai, mais il ne terminera pas notre civilisation. Seulement notre modèle social.

Car pour notre civilisation, ceci ne suffit pas. L’article reste très superficiel. Pourtant, même si on regarde plus largement, la conclusion identique me semble inévitable. Peut-être pas « quelques décennies », mais quelques siècles, très certainement. C’est en tout cas mon avis.

Premièrement, notre civilisation vit grâce au pétrole (pour le transport, la chimie, les médicaments, la bouffe…), aux ressources minières (habitations, technologie…), végétales (bouffe, bois, et surtout la production d’oxygène et la réduction du CO2) et animales (bouffe, pollinisation…).
Les deux premières vont s’épuiser. Il viendra un moment où tout sera utilisé et où il faudra soit faire sans, soit avoir trouvé des alternatives durables et viables. On en est très loin. Par exemple, la voiture électrique c’est sympa pour se passer du pétrole, mais on a besoin de lithium pour les batteries, et ça n’est pas gagné. Aussi, s’il n’y a plus de pétrole, y a plus de plastique. On sera avancé.

Les deux dernières… ben… c’est tout aussi perdu, à ce rythme. Poissons, abeilles, petits oiseaux… toutes les populations sont en chute libre. Quant aux plantes, le fait de ne toujours planter que la même chose, on favorise l’apparition des parasites : on va tout droit vers le scénario d’Interstellar, où un parasite à détruit tout le blé et où le monde survit grâce au maïs. C’est déjà arrivé, à l’échelle d’un pays. Et ça recommencera.

Ensuite, deuxièmement, conséquence de la première : nos émissions polluantes sont trop importantes : déchets plastiques, déchets chimiques et surtout le CO2 tuent d’autres espèces animales et modifient le climat qui permet à TOUS de cohabiter (végétaux, animaux…).

Troisièmement, une conséquences davantage politique : les gens deviennent vraiment trop cons. Antivax, anti-science, terre-plate, homéopathie… toutes ces conneries pullulent et font aussi des morts et contribuent à des épidémies.
Un effet de bord, quand des gens parmi ces idiots arrivent au pouvoir, ben… la recherche scientifique stagne : la Nasa qui observe et alerte le monde sur l’état de santé de notre atmosphère est réduite au silence. Les labos de recherche sur les vaccins, contre le cancer, alzheimer, le sida, etc. ne sont plus financés assez (y compris en France)…

Enfin, quatrièmement, quand des têtes de mules comme Trump ou Kim J. Un se disputent, ils mettent l’humanité en jeu en jouant avec leurs missiles.

Bref, voilà juste quatre possibilités de fin de l’humanité. Et au rythme actuel, il n’est qu’une question de temps pour qu’un de ces trucs arrive :

  • épidémie mondiale (accentuée par le tourisme et les flux de population et rendue possible par les anti-vax et le non financement de la recherche)
  • dérèglement climatique total (la suppression du gulf-stream donnerait à l’Europe le climat Canadien, grosso-modo, et desertifirait toute l’Afrique et l’Amérique du Sud…).
  • guerre nucléaire (et avec les alliances dans tous les sens, ça va être mondial : CDN, USA, Chine, Russie…)
  • chaos social et guerres civiles par l’absence de ressources vitales (eau/bouffe, donc famine), ou techniques (pétrole, minerais, métaux…).

Bonne journée :)

En jouant avec mon circuit de Slayer permettant de produire des très hautes tensions (~100 000 V), j’ai grillé le transistor qui se trouve dedans.

Le transistor est un transistor Mosfet W20NM60 de chez STMicroelectronics (specs). Quand il a grillé, ça n’a pas fait d’étincelles ni rien : le circuit a simplement cessé de fonctionner : le transistor a juste grillé silencieusement.

L’apparence extérieure n’a pas changé (pas noirci ni rien), et il m’a fallu apprendre à tester le transistor avec un multimètre, et c’est de ça que je vais vous parler.

Les transistors de puissance, comme ici, sont utilisables avec de fortes tensions. Ceci génère quelques effets parasites indésirables, dont un qui peut rendre le transistor totalement incontrôlable. Une solution à ce problème est de relier la source et le drain par une jonction PN, c’est à dire une diode. Le transistor ne peut maintenant contrôler le passage du courant que dans un seul sens du drain vers la source, mais le problème s’en trouve résolu. Un effet de bord à cela est que le courant allant dans l’autre sens, de la source vers le drain, peut lui toujours passer : c’est le sens passant de la diode :

schéma interne du transistor W20NM60

Méthode de test 1 : test de la diode

Pour vérifier si un transistor fonctionne, on peut vérifier si cette diode n’a pas claquée. Pour cela, il suffit d’utiliser le multimètre en mode « diode ». Or une diode n’est passante qu’à partir d’un certains seuil de tension, même en sens passant : c’est la tension de seuil. Le mode diode du multimètre mesure cette tension :

le mode diode sur un multimetre
Si la diode a claquée, est est totalement passante dans les deux sens : la tension affichée est nulle ou trop basse.
En pratique, il suffit de vérifier que le courant passe entre la source et le drain.

Sur un transistor fonctionnel, la tension est de 0,443 V dans le sens passant (donc avec le fil rouge sur la source (borne 3) et le fil noir sur le drain (borne 2)). Dans l’autre sens, la tension est « OL », ou « out limits », soit hors des limites mesurables par l’appareil. Autrement dit, la diode est bien bloquante dans ce sens.

On peut aussi constater que les tensions entre la grille et le drain, la grille et la source sont toutes « OL ».

Sur le transistor grillé, maintenant, je constate que la tension précédemment à 0,443 V est passée à 0,005 V, dans un sens ou dans l’autre. Le courant passe très bien, le transistor n’est jamais bloquant et il est donc bien mort…
Je note aussi que le courant passe entre la grille et la source , avec une chute de tension très faible de 0,227 V, là où elle devrait être « OL ». Mon transistor est donc bien mort…

Méthode de test 2 : test de la capacité de la grille

Une autre méthode de mesure consiste utiliser la capacité de la grille : la grille d’un transistor à effet de champ constitue une porteuse de charges électriques. S’il y a des charges sur la grille, le champ qu’il produit permet le passage d’électrons entre la source et le drain.
Vu que le multimètre en mode diode délivre un courant, on peut légèrement charger la grille : il suffit de toucher la grille (la borne 1) avec le fil noir, tout en maintenant le fil rouge sur la source.

La grille légèrement chargée, le transistor est légèrement passant : il existe une petite tension entre le drain et la source. Inversement, la tension de seuil dans le sens de la source vers le drain devrait avoir augmentée.

Dans mon cas, je mesurais 0,443 V entre la source et le drain. Après avoir chargé la grille, cette tension passe à 0,472 V.

Quand je décharge la grille (borne rouge sur la grille et borne noir sur le drain), la tension redescend : je mesure alors 0,442 V : ce transistor répond donc parfaitement et fonctionne normalement.

Cette même manipulation sur le transistor grillé n’a aucun effet : la structure interne du composant étant détruit, la grille ne stocke plus de charges et le courant peut librement passer dans tous les sens : on devrait voir à peu près 0 V entre n’importe quelle borne…

Compléments et info

Voilà donc pour vérifier un transistor Mosfet.
Dans les autres transistors (comme le transistor bipolaire), ils correspondent grosso-modo à deux diodes collées ensembles. Le mode diode du multimètre permet donc de les vérifier également.

Ci-dessous, quelques explications sur les transistors.

Le transistor W20NM60 est de type Mosfet (metal-oxyde seconductor field effect transistor, donc « transistor à effet de champ à structure métal-oxyde-semiconducteur »). Il est donc très légèrement différent au transistor bipolaire classique dont j’explique le fonctionnement dans mon article sur les transistors.

Pour faire rapide, les transistors Mosfet utilisent une grille isolée (un conducteur isolé, donc relié à rien, au sein du composant, et correspondant à une des trois pattes du composant) et des champs électriques (d’où le « à effet de champ ») pour contrôler la circulation d’électrons sous la grille.
La mise sous tension de la grille va produire un champ électrique dans le composant : ce champ va repousser ou attirer les électrons plus ou moins fortement dans un conducteur, et donc contrôler la circulation du courant, un peu comme un robinet plus ou moins ouvert contrôle le débit d’eau (sauf qu’ici, on contrôle le débit à distance avec un champ électrique).

Le problème de ces composants, c’est que si la tension est trop forte, le champ électrique créé est trop intense et les électrons sont forcés à circuler dans les régions isolantes du composant. On assiste dès lors au claquage du composant : les 3 pôles du transistor se trouvent reliés à une même zone devenue entièrement conductrice et le courant peut circuler comme il veut, hors de tout contrôle.

Si vous avez suivi :

  • dans le transistor en bon état : le courant circule dans un seul sens seulement si on met la grille sous tension.
  • dans le transistor grillé : le courant circule comme il veut, l’effet « robinet » ne marche plus et c’est comme si ce dernier était toujours ouvert.

Grâce au multimètre, on vérifie l’état du robinet, en regardant si le courant passe ou non quand on le laisse fermé. Le multimètre constitue ici une méthode bon marché pour tester un transistor. Bien-sûr, il ne permet pas de vérifier le niveau d’usure ou ses paramètres (temps de réponse, tension de claquage, etc.) qui sont présentées dans sa fiche technique (lien donné plus haut).

19982018
ii

… me semble que certains nous demandaient ce que les lois anti-terroristes (soi-disant) allait changer sur nos vies. Bah voilà : nos vies.

Sur ces images, la vie, la bonne ambiance, la fraternité, l’égalité, l’unité, ont laissé place à l’encadrement policier, la rigidité, la scission. Ces deux photos renvoie une image très forte, qui est simplement le reflet de vigipirate, de l’état d’urgence de ces dernières années.

Ceci n’est qu’un exemple, mais il y en a plein. Vous avez vu la tour Eiffel récemment ? Vous vous souvenez quand on pouvait se promener en dessous librement ?
Ou les commerces : vous vous souvenez quand on pouvait rentrer dans un magasin tranquillement ?
Ou que les parcs et les jeux pour enfants n’étaient pas entourés de grillage (je n’ai pas dit "barbelés" car ça serait faux, mais l’esprit y est) ?
Que la présence de caméras était anecdotique et non systématique (avouez le petit malaise à chaque fois qu’on en croise une, allez-y) ?

C’est drôle, parce tout ça c’est soi disant pour contrer le terrorisme. Pourtant y a jamais eu autant d’attaques que ces 4~5 dernières années, en France. Et à chaque fois la réponse du ministère de l’intérieur a été la même, avec les mêmes résultats : de l’inefficacité, et toujours plus une ambiance de peur, de crainte, de méfiance constante.

Merci Sarkozy, Cazeneuve, Valls pour tout ça. Merci pour le terreurisme.

Sur mon ordinateur portable (Dell XPS 9550), j’utilise le défilement naturel, ça signifie que le scrolling avec deux doigts se fait comme sur un écran tactile : glisser vers le bas tire la page vers le bas, et non vers le haut, comme le fait le défilement par défaut.

On peut changer ce paramètre dans les options de la souris, mais ça ne marche pas toujours :

  • soit parce que le pilote n’est pas pris en charge,
  • soit parce que ça marche dans GTK2 et pas GTK3, ou inversement.
  • soit pour une autre raison

Il y a 3 ans j’avais déjà écrit un article pour Linux Mint 17, mais les choses ont changées depuis : Linux Mint 19 n’utilise plus le pilote synaptics, mais libinput. Les commandes ont donc changées un peu.

Pour commencer, voyons si le touchpad utilise le pilote libinput en fouillant simplement dans les logs :

grep -e "Using input driver 'libinput'" /var/log/Xorg.0.log | grep -i "touchpad"

Si c’est le cas, une ou plusieurs lignes vont ressortir. Dans mon cas :

[  1757.662] (II) Using input driver 'libinput' for 'DLL06E4:01 06CB:7A13 Touchpad'
[  1757.754] (II) Using input driver 'libinput' for 'SynPS/2 Synaptics TouchPad'

Mon touchpad est le premier, le DLL06E4:01 06CB:7A13 (l’autre semble être une émulation du premier avec un autre nom, probablement pour matcher les vieux scripts contenant "synaptics").

C’est donc bon, c’est ce pilote qu’il faut utiliser.

On peut utiliser des commandes à avec xinput et set-prop, mais ça n’est pas permanent. La solution suivante est persistante, même après un redémarrage. On va créer un fichier texte avec les options dedans. Ce fichier sera pris en compte par X automatiquement.

On créer le fichier :

sudo touch /usr/share/X11/xorg.conf.d/60-synaptics-options.conf

On l’ouvre avec Xed, l’éditeur de texte par défaut de LM19 :

sudo xed /usr/share/X11/xorg.conf.d/60-synaptics-options.conf

On ajoute les options :

Section "InputClass"
	Identifier "touchpad natural scrolling settings"
	MatchDriver "libinput"
	MatchIsTouchpad "on"
	Option "NaturalScrolling" "true"
	Option "Tapping" "on"
	Option "TappingButtonMap" "lmr"
EndSection

Explications :

  • Identifier "touchpad natural scrolling settings" : on donne un nom à cette conf (ce qu’on veut)
  • MatchDriver "libinput" : le pilote doit être libinput
  • MatchIsTouchpad "on" : # le périphérique doit être un touchpad
  • Option "NaturalScrolling" "true" # on active le défilement naturel au niveau du système
  • Option "Tapping" "on" : on active le tapping (donc en plus du clicking).
  • Option "TappingButtonMap" "lmr" : on configure le tapping avec 1/2/3 doigts comme devant faire respectivement clic gauche / clic milieu / clic droit (d’où le l (left), m (middle), r (right) : on peut changer cet ordre si l’on souhaite. Par défaut c’est lrm).

Enregistrez le fichier.
Quittez les programmes.
Déconnectez-vous puis reconnectez-vous : ça devrait marcher :).

Source de l’info : libinput - ArchWiki

Dans cet article je reviens un peu sur mes revenus, frais, impôts, etc.

Je suis réellement indépendant (financièrement) vis à vis de ma famille, etc. depuis 2014. Bien que je n’ai plus d’argent de poche ou de revenus de leur part depuis bien avant, j’étais toujours fiscalement domicilié sous un autre nom que le mien. C’est donc depuis 2014 que je paye toutes mes factures moi-même, en fait.

Du coup je me suis amusé à faire un petit bilan, sur 5 ans de 2014 à 2018, inclus : prix du courant, de l’eau, revenus, impôts… et surtout leur évolution au cours du temps.
On parle souvent (en politique) de pouvoirs d’achat, de baisse des impôts, de hausse de la TVA, de baisse de la CSG… Les prix augmentent également. Mon salaire a également évolué, ainsi que mes aides sociales (APL, PPE, par exemple).

L’un dans l’autre, je me permet donc de regarder :

  • comment a évolué l’argent qui rentre
  • comment à évolué ce qui sort

Le bilan ? Le voilà :

mes revenus
Sur ce graphique, j’ai pris 2014 pour référence et j’ai calculé le pourcentage d’évolution d’une année sur l’autre, en cumulant d’année en année. Les valeurs pour 2018, comme celle de 2017 ou 2016 sont donc à chaque fois une variation par rapport à 2014.

On voit tout de suite que mes revenus ont diminués.

Comment ça se fait ?
Principalement car ma hausse de salaire (10% sur 4 ans : je ne commenterai pas ça) n’est pas suffisant pour compenser ce que j’ai perdu en aides diverses (APL, PPE…). En 2015 et 2014, j’ai peu payé d’impôts (en 2014 pour 2013 je n’en ai pas payé en France, et en 2015 j’en ai pas payé car je n’ai travaillé que 9 mois sur 12 en 2014, je tombais donc juste en dessous du quota). En 2015 j’ai aussi touché des APL (aides au logement), pour les mêmes raison, payant une bonne partie de mon loyer. Dès 2016, je n’ai plus d’APL. En 2015 et 2016 j’avais aussi la « prime pour l’emploi ». Je n’ai jamais vraiment compris à quoi ça servait, toujours est-il que j’ai dû franchir un seuil en 2017 car je ne la touche plus depuis.

Tous comptes faits, donc, mes seul revenu aujourd’hui est mon salaire. Alors certes, je suis content de vivre « comme un grand » (même si je n’ai jamais eu honte de toucher des aides auquel j’avais tout simplement droit, et personne ne devrait non plus), ce n’est pas ça qui paye mes factures : pour EDF, 10 € de mon salaire ou 10 € provenant des APL, c’est le même montant.

Ajoutons quelques précisions :

  • Revenus : les calculs sont fait pour le salaire brut, hors prime (entre 0,5 € et ~35 € par mois environ — ne riez pas pour les 50 centimes que j’ai eu une fois). J’aurais pu prendre le salaire net également, ce qui tiendrait compte des évolutions dans tous les sens qu’il y a eu durant ce temps, mais je ne l’ai pas fait. Mes différents sites internet, bien que visités des millions de fois par mois, ne me rapportent rien.
  • L’eau : c’est la consommation + l’assainissement, le tout hors-taxes.
  • L’électricité : c’est le prix au kWh, hors taxes également. J’exclue également les hausses rétroactives (bienvenue en France pour ça) depuis ~2016 sur les années précédentes et toujours en cours)
  • Internet fixe : le prix n’a pas évolué. Je n’ai pas ajouté mon forfait mobile : les prix n’ont là non plus évolués, mais j’ai changé de forfait entre temps, mais ça, ça relève d’un choix perso.
  • Le timbre poste : prix à l’unité d’un timbre pour envoi en national, en prioritaire d’un pli de 20 grammes (le timbre Marianne rouge, quoi).
  • Les impôts : 0€ pour 2014 et 2015, comme expliqué au dessus. Hors taxe d’habitation (pas encore le montant 2018, mais elle devrait augmenter aussi, si on suit la tendance). Hors redevance audiovisuelle, auquel je ne suis pas soumis. Hors différentes remises d’impôts grâce à mes différents dons à des associations (~50 à 250 € de dons par an, environ, dont 2/3 du montant est déduit de l’impôt).

Il n’y a pas :

  • de Gaz (je n’ai pas de gaz)
  • d’essence (je n’ai pas de voiture)
  • le prix des choses courantes (bouffe, produits ménagers, hygiène…) : je n’ai jamais pensé à noter quoi que ce soit, mais si je l’avais fait, on aurait pu rigoler, je pense (comme pour le beurre en 2017/2018).
  • les joints d’étanchéité pour conduit d’évacuation de climatiseur de morgue (je n’ai pas de morgue)

Je suis conscient que d’autres choses ont baissé, à spécificité égales : une clé USB de 32 Go par exemple, a probablement vu son prix beaucoup diminuer en 4 ans. Le problème c’est que 32 Go en 2014, pour faire autant avec en 2018, il en faut une de 128 Go, et donc on paye autant. L’argent « les prix de l’électronique baissent » n’est donc pas vrai. Quand on regarde, finalement, c’est l’inverse : le prix de lancement d’un iPhone, par exemple, monte. Et c’est vrai aussi pour les autres marques, et plein de choses.

Bref, pour conclure, les prix montent, les revenus réels baissent et le pouvoir d’achat diminue. Je n’apprends rien à personne. Et je n’apprendrai rien non plus à personne en disant que ça ne vas changer de si tôt.

ÉDIT : oui cet article reflète le cas particulier d’un internaute. C’est le but.
Si ça ne l’était pas et si c’était représentatif à l’échelle d’un pays, il serait pas marqué mon nom en bas de la page mais « Insee ». Merci.

Par exemple, chez Franceinfo :

On ne dit plus ↓On dit ↓
néo-naziultra-droite
dix terroristesdix personnes
attentatpassage à l’acte violent

Comme ceci :

i
ÉDIT : spécial pour Macron, j’ajoute cette ligne :

On ne dit plus ↓On dit ↓
camp de concentrationcentre fermés sur sol européen

Oh, et je cite Franceinfo parce que c’est le premier que j’ai vu, mais c’est pareil chez Europe1, LeMonde, LePoint, Libération, Sudouest (quoi qu’ils font un brin mieux), LaDépêche, 20Minutes, France24, RTL et sûrement beaucoup d’autres.

J’ai pas été fouiller trop loin non plus :

i

PS : ceci n’y est probablement pas étranger, vu que tous les journaux veulent plaire à leur patron unique et à ses orientations politiques…

ÉDIT : on me signale que c’est surtout parce que tous les journaux reprennent systématiquement les communiqués du gouvernement (dans le cas présent, d’habitude c’est de l’AFP ou d’autres sources). C’est vrai, mais du coup, je me pose des questions :

  • peut-on parler de propagande dans ce cas là ? Si c’est le gouvernement qui choisit ce qui est dit et la façon dont c’est dit dans la presse du pays ?
  • sur la position du gouvernement, obligé d’édulcorer les propos de choses « gênantes » en regard de l’histoire (les camps, les néo-nazis, etc.)
  • sur le métier de journaliste en ligne, qui se contente de faire du copier-coller ?
  • sur à quoi ça sert d’avoir 50 quotidiens différents, si ils disent tous systématiquement la même chose ?

Il y a quelques jours, la Fondation Blender a vu ses vidéos Youtube bloquées. Son fondateur a même mis une capture d’écran où on voit sa vidéo bloquée chez lui…

En fait, il s’agirait de Youtube qui bloque toute la chaîne tant qu’ils ne monétisent pas la vidéo.

Quand on met une vidéo sur Youtube, on peut choisir de la démonétiser : elle ne montrera donc pas de publicités, et ne rapportera donc pas d’argent non plus.
Il faut croire que Blender a fait ça avec toutes ses vidéos.

Comme Youtube gagne aussi du pognon (la majorité du pognon d’une pub, d’ailleurs), et comme la Fondation Blender est relativement connue et ses vidéos très regardées, ça constitue un manque à gagner pour Youtube.

Et ce dernier leur a donc bloqué la chaîne et fourgué un contrat sous le nez.

Les vidéos de Blender sont désormais de nouveau en ligne, et la version officielle est que c’est une combinaison entre « erreurs humaines » et « erreurs informatiques / d’algorithmes ».

On va s’en tenir à ça, même si on peut faire quelques remarques quand-même :

  • Les réseaux sociaux qui se contentent d’un « oops, désolé » à chaque fois qu’il arrive quelque chose de relativement louche et surtout très ciblé, ça commence à faire là…
  • Youtube héberge et diffuse vos vidéos. Il ne serai pas étonnant qu’ils demandent une contrepartie à ceux qui uploadent des vidéos. Ça semble très logique, et c’est même étonnant qu’ils proposent de désactiver la publicité pour une vidéo qu’on met sur leur plateforme… Ça ne m’étonnerait pas, donc, si dans le futur les pubs sur les vidéos deviennent obligatoires.
  • Youtube a une puissance phénoménale. De très grosses chaînes ont déjà eu des problèmes ou râlent parce que les revenus baissent, pourtant tout le monde reste sur Youtube parce que c’est ce qui rapporte le plus. Du coup, les créateurs sont obligés de passer par eux s’ils veulent avoir de l’audience, et sont donc en quelque sorte « piégés » (alors que Vimeo et Daylimotion proposent eux aussi une solution de monétisation des vidéos). Faites donc attention…

Il semble que Blender l’a compris et s’essaye actuellement à Peertube, qui est une solution décentralisée alternative à Youtube. Par contre, c’est à héberger soi-même, et donc forcément ça demande de sacrées ressources quand on a une grande audience. À voir si ça persiste dans le temps, je le leur souhaite.

Oh tiens, un article qui, d’après son titre, va nous parler des différentes implémentations de la GDPR, et nous parler de ces gros popup à la con qui emmerdent le monde.

Je clic donc sur le lien pour lire ça.

Et là, c’est le drame :

i

Précisément un-de-ces-gros-popup-à-la-con-qui-emmerdent-le-monde.

Pas pour la GDPR, mais pour nous demander l’accès à nos comptes sociaux et pour nous dire qu’ils vont vendre les informations piquées sur ces comptes en se connectant.

Ouuaaaais, je sais que c’est que l’auteur du popup et l’auteur de l’article sont différents. Mais l’ironie est là tout de même et ça fait chier.

Bienvenu en 2018 sur le web : un monde de popup s’ouvre à nous…

ÉDIT : et c’est encore plus marrant quand on lit l’article :

They don’t care about your privacy. At all!

338 clicks taught me a very important lesson.

Whenever someone says:

We care about your privacy.
you know they don’t care about you at all. It’s just deception.

Never register to their services. Never trust their TOS.
Never click their Ads. Never accept defaults.
Never.

If they manipulate you to get your consent, what they will do with it?

Ok.

Je comprends le combat de certains contre les Gafam. Ouiiiii, Google c’est le mal, etc. etc.
Il est absolument nécessaire d’avoir des alternatives plus respectueuses, et d’en faire la promotion.

MAIS EST-CE QUE VOUS POURRIEZ RECENTRER VOS EFFORTS POUR FAIRE LA PROMOTION DE VOS OUTILS, PLUTÔT QU’ESSAYER DE FOURRER DES BÂTONS DANS LES ROUES DES AUTRES ?

Pour commencer, ceci emmerde les utilisateurs.

J’explique : je viens de mettre à jour Firefox sous Linux Mint, en utilisant le canal normal de mises à jours, c’est à dire les dépôts Apt de Linux Mint.
Et bien, à chaque fois cette mise à jour efface le moteur de recherches Google de la liste des moteurs de recherche. Yahoo est là, Wikipédia est là, DDG est là, StartPage est là, Ixquick est là. Mais Google est supprimé. À chaque putain de fois.

Vous vous abaissez au niveau de Microsoft qui remet Edge (et Bing) en navigateur par défaut à chaque mise à jour du système. C’est exactement la même chose, et l’on sait combien ça énerve tout le monde…

Que VOUS préférez utiliser DDG à la place de Google, c’est une chose.
Mais respectez que ce ne soit pas le cas de tout le monde. De quel droit vous permettez-vous d’imposer des choix à vos utilisateurs et de modifier la configuration d’un PC qui n’est pas le vôtre ? Si je veux avoir Google dans ma liste de moteurs de recherche, c’est mon droit, non ? Si ! Alors foutez-moi la paix.

Ensuite, ceci désert votre cause.

En agissant contre le choix des utilisateurs, vous les faites chier. L’utilisateur il fait quoi à votre avis ? Il râle que votre produit c’est de la merde car il n’arrive pas à faire ce que LUI il veut. Pire, dans le cas de Firefox, il va de passer à Chrome ou Vivaldi ou un autre navigateur.

Je ne dis pas que le fait que Firefox soit passé de Google à Bing, puis à Yahoo pour ensuite revenir à Google avec une option DDG soit la raison de son déclin, mais je suis certain que ça n’a pas aidé. De plus, si vous défendez des projets comme DDG, ces projets deviennent associés à cette colère en héritant de votre connerie.

Alors bon, ajouter Google et d’autres moteurs de recherches (non approuvés par la Bienveillance Toute Puissante) reste possible : il faut aller sur le site de Linux Mint et cliquer sur un des boutons dans la liste tout en bas.

Il y a une raison à ça : le fric. Linux Mint fait ça parce qu’ils ne touchent pas d’argent quand vous faites une recherche Google.
C’est une raison valable pour défendre ses idéaux, mais pas pour l’imposer partout au détriment des utilisateurs. Dans ce cas, mettez en avant le fait qu’on peut également vous soutenir en faisant un don : Donations - Linux Mint. Les utilisateurs vous remercieront.


Et ceci est valable pour toute cause que vous défendez.

Si vous devez attaquer les idées des autres plutôt qu’argumenter pour défendre les vôtres, c’est que votre combat n’en vaut pas la peine. C’est tout.

Cherchez les atouts de vos causes et vos idées et placez votre énergie dans la défense de celles-là. N’attaquez pas les causes des autres en pensant que la perte de leur cause fera remonter la vôtre. Au mieux, vous perdrez juste votre énergie, au pire vous passerez simplement pour un trou du cul.


Du coup, et je fais ça pour moi mais aussi pour qui voudra, pour ajouter Google à votre navigateur, cliquez là : Ajouter Google.

Et cliquez là pour ajouter Bing ou Qwant.