Lire : Le couple Macron règle lui-même ses dépenses privées
Visiblement le président Macron paye son dentifrice et les croquettes de son chien et ça fait de lui un président exemplaire.

Mouais… Bon, peut-être que ça fait de lui un président de la république française exemplaire, mais ça ne fait pas de lui un français exemplaire, ni un président exemplaire.

Même si je n’ai pas de papier qui me dit français, je vis ici et devinez quoi ? Je paye aussi mon dentifrice (étonnant quand on est un sans-dent, mais bon), et les croquettes de mon chat, et mon loyer, et ma taxe d’habitation, et ma bouffe, et mes transports, ma lessive, mon électricité, mon eau et tout le reste.

Ça fait de moi quelqu’un d’exemplaire ? Non. Ça fait de moi quelqu’un de normal.

Quant à être un président exemplaire, c’est à dire sur lequel les autres présidents et même ses électeurs devraient prendre exemple humainement, il devrait faire comme José Mujica (président de l’Uruguay jusqu’en 2015), dont j’avais déjà parlé quand François Hollande se disait humble :

Délaissant le palais présidentiel, il habite la petite ferme de son épouse, "au bout d'un chemin de terre" en dehors de Montevideo. Il continue à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucia Topolansky, à des fins commerciales, et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des "petits entrepreneurs", conservant pour lui-même l'équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme. Le patrimoine du couple présidentiel provient pour la majeure partie de madame (Mujica n'ayant comme seul bien qu'une Coccinelle de 23 ans) et est évalué en 2012 à 4,2 millions de pesos uruguayens (environ 170 000 euros).

Son engagement va encore beaucoup plus loin : lors de la vague de froid qu'a subi le pays en juin 2012, il a immédiatement inscrit la résidence présidentielle sur la liste des refuges pour les sans-abris.

En 2014, il est interviewé dans le film Human de Yann Arthus-Bertrand, où il fait un appel à la sobriété et à la décroissance.

Il quitte son poste de président le 1er mars 2015, en laissant l'économie du pays en relativement bonne santé, et avec une stabilité sociale meilleure que celle des pays voisins.

(source)

Voilà un président exemplaire.
Voilà quelqu’un dont on devrait s’inspirer.

Pas un petit monarque qui ne s’est jamais sali les mains et qui vit comme un prince au frais du contribuable entouré de 800 laquais.

Quand Macron empruntera le métro ou le bus, ou payera un taxi et le train, qu’il remplira lui-même son assiette et sa déclaration d’impôts (ou qu’il paye lui-même ceux qui le font lui), là, je pourrais entrevoir la possibilité de commencer à avoir du respect pour lui en tant que président exemplaire. Pas avant.

Ce week-end, ça a parlé migrants : il faut dire qu’un groupe de néo-nazis et autres fasho sont allés faire le cirque dans la montagne pour bloquer la frontière de la France pour empêcher ceux qui fuient la guerre de venir se réfugier sur un bout de notre planète qu’ils appellent « chez nous ».

Je passerai sur ces connards d’extrême droite, ils ne méritent pas que j’en parle d’avantage (j’en reparlerai peut-être quand ils seront tous dérrière les barreaux, mais 1) ça n’arrivera pas et 2) heureusement qu’on a droit de penser et d’avoir les idées que l’on veut dans ce pays qu’est la France — oui, même les nazis ont droit à la tolérance : mon avis est que seuls les paroles et les actes sont condamnables, pas la pensée).

Non, ce qui me fait le plus chier dans l’histoire, c’est qu’on sait d’où viennent les migrants. On sait pourquoi ils viennent ici.

Je pense aussi que personne ne souhaite partir de chez soi, et que si ces réfugiés avaient le choix, ces gens resteraient chez eux. Le problème c’est qu’ils n’ont pas le choix : leur chez eux n’existe plus et leur pays est en feu et en ruines.

En fait, le problème de les accueillir ne se poserait même pas… si on allait simplement péter la gueule à ce salopard d’El Assad, ou l’autre connard de président Turc et bien autres dictateurs ou seigneurs de guerre en Afrique qui ont pour divertissement de lâcher des bombes, de descendre des avions, de gazer ou fusiller des citoyens sur leur temps libre.

Je sais que ça fait un peu « gendarmes du monde », mais à un moment faut arrêter de discuter : ces cons tuent des civils. Leurs propres civils. Ils emprisonnent des innocents, fusillent des reporters… bref, ce sont des dictateurs et des terroristes qui bafouent les droits de l’humain.

On ne va pas me dire qu’on ne peut rien faire, si ? On va pas me faire croire que les civils là-bas veulent rester sous le régime d’un dictateur plutôt qu’on vienne les aider à mettre en place un vrai système "démocratique" (ou au moins respectueuse des gens).

Le truc c’est qu’il y a du pétrole en jeu, et des relations avec la Russie (et l’autre autre con de Poutine, aux méthodes non différentes que les deux précédents).
Ah et y a aussi ceux qui disent que ça fait trop « esprit colonialiste » ; ce qui n’est pas faux dans un sens, mais j’aimerais tout de même avoir l’opinion des civils là-bas : ils préfèrent qu’on les laisse se démerder ou qu’on vienne les aider sur place à leur débarrasser des responsables de leur misère ?

Donc oui, des embarcations de migrants qui coulent, ou des gens qui crèvent de froid, c’est plus que triste. Mais le pays où je vis choisit de laisser faire ça.

Pire, une majorité de gens votent pour des gens payés 15 fois le smic à rester les bras croisés et à lâcher une larme ici ou là quand une caméra les filme. Voilà pourquoi je trouve que tout ça est juste une immense hypocrisie politique. Une hypocrisie qui tue, oui, mais une hypocrisie sans nom quoi qu’il en soit.

C’est ça qui est le plus honteux dans l’histoire.

Les frontières en montagne et les cons qui y vont ne sont pas le problème.

Le problème est en amont. On choisit juste de l’ignorer parce qu’il n’est pas chez nous.

L’autre jour je passe à côté de ça (dans ce tweet) :

un formulaire de mot de passe complètement débile
En gros, pour s’inscrire sur ce site, il faut un mot de passe et un ID. Et comme tous les sites, il y a des règles pour choisir un bon mot de passe et un ID. Sauf qu’ici, les règles sont totalement débiles : l’une d’elle décide que le nom d’utilisateur doit avoir entre 6 et 12 lettres, mais surtout pas 9. Quant au mot de passe, les règles sont totalement à côté de la plaque : pas plus de 4 fois le même chiffre, pas plus de 12 caractères…

Je ne sais pas ce que la personne qui a mis ça a fumé, mais il a vraiment trop dû en prendre, gros.

Qu’on veuille pousser les gens à prendre l’habitude de choisir des mots de passe complexes et surtout longs, c’est une bonne chose. Mais là c’est totalement contre-productif. Généralement, quand on limite la taille d’un mot de passe, c’est parce que le système qui gère les mots de passe et les ID des utilisateurs ne peut pas stocker des chaînes de caractères trop longs. À la base, ces « règles » étaient là pour ça. Donc ajouter une clause « entre 6 et 12 caractères » est d’une absurdité totale.

De plus, dans tous les cas, quand on stocke un mot de passe sur le serveur, quand on sait s’y prendre, ON NE STOCKE PAS LE MOT DE PASSE EN CLAIR. On utilise un algorithme de hashage par dessus le mot de passe. On prend également soin d’ajouter dans l’algorithme de hashage des informations comme un « salt » au d’autres informations (navigateur, IP, date…). Sans entrer dans les détails, il s’agit d’ajouter des informations supplémentaires avec le mot de passe pour augmenter drastiquement sa solidité.

Une conséquence du hashage (un algo à sens unique qui offusque le mot de passe de façon irrémédiable), est que quelque soit la longueur du mot de passe (8, 12 ou 4579 caractères), on obtiendra toujours une chaîne de caractères unique d’une longueur bien précise : 32, 64 ou 128 bits caractères. C’est cette chaîne qui est alors stockée (et non pas le mot de passe lui-même).

Avec ceci en tête : expliquez-moi pourquoi mon mot de passe ne peut pas être aussi longue que je le souhaite ?

Par ailleurs, que mon mot de passe contienne des lettres minuscules ou majuscules, des chiffres, des caractères non-alphanumériques ou encore des kanji, de l’hébreu ou même des émoticônes, ça ne devrait jamais poser le moindre problème.

À nouveau : expliquez-moi quel système vous utilisez pour que vous soyez incapables d’accepter des signes de ponctuation ou des caractères inhabituels ? C’est quoi votre problème ?

Laissez les utilisateurs faire : s’ils veulent mettre des smiley dans un mot de passe, c’est leur problème. C’est à eux d’être assez informés pour savoir que les émoticônes c’est la merde et selon les appareils ils sont tous différents. C’est à eux de choisir de mettre des kanji dedans, et de pouvoir les reconnaître (et savoir les lire).

Plutôt que de prendre les gens pour des cons, apprenez leur à être moins cons. C’était pas un des buts d’internet : informer le monde ?

Dans un contexte où la sécurité des données est primordiale, il n’y plus aucune raison pour limiter la complexité et la longueur des mots de passe, si ce n’est votre incompétence technique (à celui qui code, ou plutôt à celui qui donne les ordres à celui qui code, c’est d’ailleurs généralement cette seconde solution…).

ÉDIT : on me fait remarquer qu’il y a un cas où une limite devient acceptable : quand il s’agit de limiter les données transférées au serveur à chaque connexion, et les données qui sont passées à la fonction de hashage. Si on utilise un mot de passe énorme, ces données sont également importantes et il s’agit là d’une faille de sécurité, permettant des attaques DDoS plus faciles.
Si je suis d’accord avec la remarque (il existe effectivement un risque pour le site, pas pour les données), ceci s’applique uniquement dans le cas où le mot de passe est énorme. Même s’il fait 4096 caractères de long, ça ne devrait pas être gênant. On est dans tous les cas loin des « 12 caractères ». De plus, ça n’explique pas pourquoi tant de sites interdisent les caractères dits « spéciaux »…

En fait, tous les fours/horloges/réveils en Europe sont retardés de quelques minutes depuis quelques semaines. La cause est un conflit politico-énergétique en Europe de l’Est.

La raison est que les horloges de ces appareils n’utilisent pas un cristal de quartz (comme les montres) ou le GPS (comme les téléphones) pour rester à l’heure, mais la précision de la fréquence 50 Hz du secteur : ils comptent une seconde qui passe pour chaque cinquante oscillation de la tension.

Or, quand la demande en énergie sur le réseau électrique augmente, la fréquence a une tendance à très légèrement baisser, et comme tout le réseau en Europe est interrelié, une surcharge en Espagne, par exemple, a des répercutions sur la fréquence du signal au Danemark ou en Turquie, et donc une incidence visible sur l’horloge de votre four.

C’est exactement le phénomène qui se produit ici : en l’occurrence, les tensions politiques entre la Serbie et le Kosovo font que le premier qui achète de l’énergie au second s’est vu refuser une partie de son courant.
Du coup, les besoins en énergie de la Serbie ont été « pompées » sur tout le reste du réseau européen, déséquilibrant ainsi tout le circuit et réduisant alors légèrement la fréquence, passant ainsi à 49,9 Hz, par exemple.

Pour ceux que ça amuse : ce lien de SwissGrid montre la fréquence du réseau électrique en Suisse en temps réel, ainsi que le retard (en secondes) que le réseau a accumulé (à cet instant, il est à 49,982 Hz et le retard est de 342 secondes). Il serait marrant de regarde en plein été (quand la demande d’électricité sera moins forte) et voir le si le retard a été rattrapé, voire compensé.


Ceci est un cas très intéressant sur les causes de certains phénomènes et les conséquences des conflits politiques.

On dit qu’il faut toujours différentier la causalité de la corrélation, et c’est vrai : certains phénomènes peuvent être liés, mais ça ne veut pas dire que l’un est la cause de l’autre.
Ici, le phénomène de causalité est assez improbable : je suis en admiration sur le fait qu’un conflit politique entre le Kosovo et la Serbie arrivent à retarder des horloges au Danemark…

Un autre exemple (personnel) qui me vient en tête sur ce genre de causalité improbable, c’est quand j’ai eu un gros pic de visites sur mon article « Pourquoi se déshydrate-t-on en buvant de l’eau de mer ».
En fait, suite à un épisode d’un sorte de "Koh-Lanta" où des participants s’étaient déshydratés alors même qu’ils avaient de l’eau de mer à disposition, les téléspectateurs avaient recherché en masse pourquoi il ne fallait pas boire l’eau salée sur les moteurs de recherche et un grand nombre de personnes étaient arrivés sur mon blog.

Évitement fiscal.
Ça y est, c’est le nouveau terme qu’ils emploient.

Évitement.

ÉVITEMENT.

Je rêve.

Aux journalistes, médias, politiciens, ministres et tous les autres : quand on parle des rapaces qui planquent leurs thunes dans les paradis fiscaux pour ne pas avoir à contribuer aux dépenses nécessaires au fonctionnement de la société dont ils profitent, la moindre des putains de choses serait de ne pas minimiser leur action qui pourrit la vie des gens.

MERDE.

Merci.

Certains voulaient une définition du #copyreich il n’y a pas si longtemps. En voilà une.

Getty Image n’est pas content avec la façon dont Google indexe et rend accessible son contenu.
Getty Image aurait très bien pu interdire à Google d’indexer son site : ça se fait en 20 secondes et c’est radical.

Sauf que dans ce cas Getty Image n’aurait plus eu la visibilité offerte par Google.

Du coup qu’a fait Getty Image ?

Ben ils ont invoqué le sacro-saint droit d’auteur, afin de continuer à recevoir la visibilité offerte par Google, tout en empêchant ce dernier d’offrir aux internautes une fonction bien pratique.

Plutôt que de régler ça normalement, comme le feraient deux sites web de grande envergure quelconques sur un internet civilisé, ils sortent les avocats, traînent tout ça en justice et forcément obtiennent gain de cause (je l’ai dit : le droit d’auteur est intouchable).

C’est ça, la dictature du droit-d’auteur, ou Copyreich : user du droit d’auteur pour avoir le beurre et l’argent du beurre (et au passage envoyer chier tous les internautes du monde).

Oh, je viens d’apprendre la disparition de J. P. Barlow. Il était un co-fondateur de l’EFF et notamment connu pour avoir rédigé la célèbre Déclaration d’Indépendance de l’Internet (traduction ici et version originale là).

:-(

Barlow’s lasting legacy is that he devoted his life to making the Internet into “a world that all may enter without privilege or prejudice accorded by race, economic power, military force, or station of birth . . . a world where anyone, anywhere may express his or her beliefs, no matter how singular, without fear of being coerced into silence or conformity.”
(source)

Thank you, Sir…

We will create a civilization of the Mind in Cyberspace. May it be more humane and fair than the world your governments have made before.
— J. P. Barlow

Selon l’Open-Source Initiative :

Open source doesn't just mean access to the source code.

… avec en dessous la liste des libertés qu’un logiciel « OSI » doit avoir — liste copiée d’un document sur le Libre, btw, c’est écrit en toute lettres tout en bas).

Bravo les gars !

Maintenant « open source » ne désigne pas un logiciel aux sources ouverts, mais il désigne les logiciels libres tout comme « logiciel libre ».

La confusion était déjà pas mal avant, maintenant elle est totale.

Pourquoi faut-il toujours qu’on utilise des mots bien précis pour désigner quelque chose d’autre ?

Pourquoi « Open Source » ne peut-il pas désigner juste des logiciels open-source, et laisser le terme « Logiciel Libre » désigner les logiciels libres ?

C’est trop demander ça ?
C’est trop demander que d’utiliser des mots correctement ?

Parce que si je dis « le chat est sur le toit », je désigne un chat, un toit, et un chat qui se trouve sur le toit.
J’imagine qu’il y a tout un tas de monde qui, à la lecture de la phrase, se dit « ça veut dire quoi “il met de la cannelle sur l’escabeau de son équinoxe” ? ». On ne le saura jamais, vu que les mots désigne tout et n’importe quoi.

image de la déclaration des droits de l’homme
Friends es tune série des années 1990, et en 2018, les nouveaux jeunes adultes qui débarquent ne l’ont pour la plupart jamais connu. En 20 ans, quoi qu’on en dise, le monde a changé et ceux qui se sont mis à cette série la trouvent visiblement sexiste, homophobe et grossophobe.

Oui c’est vrai.
La série est parsemée de blagues dénigrantes, de moqueries envers les femmes, les homosexuels et les gros.

Et ?

Oui, et alors ?

Parce que premièrement, avant toute chose, ce ne sont pas les seules blagues qui sont présentes (résumer la série à juste celles-là serait aussi mensonger que de les ignorer totalement).

Et ensuite, et c’est le fond de ce que je vais développer, cette série se replace dans son époque (comme toute œuvre, texte, citation) : ce genre de blagues en faisaient rire beaucoup, pleurer certains. Ce n’est pas forcément bien, dans certains cas c’était même très mal.
Mais c’était l’époque des années 90 (j’imagine que c’était pire avant, et moins pire après : on appelle ça le progrès).

Ça n’a pas de sens d’en vouloir — aujourd’hui — aux acteurs, aux créateurs et même au public de la première heure de cette série : l’époque était ainsi.

Les séries, les livres, les BD, les jeux vidéos (oui oui, il y en avait déjà) étaient basés sur des idées et des blagues similaires. Elles étaient le reflet de la société de l’époque, comme les séries, les livres, les BD et jeux vidéos d’aujourd’hui sont le reflet de notre époque, et comme les œuvres de demain refléteront la société et l’époque de demain aussi.

Et puis, quand-même, disons le : si certains sont traumatisés par Friends, qu’ils regardent un film des années 1970, voire d’avant. Je me demande s’ils vont tout simplement survivre à ce terrible visionnage (dont ils ne manqueront pas, je suis sûr, d’en demander la censure immédiate).

Le reproche fait aujourd’hui à la série rejoint exactement le reproche que certains font à Victor Hugo pour un discours qui date de 1879 :

Quelle terre que cette Afrique! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer; et, quand elle s’est crue délivrée de l’Afrique, Rome a jeté sur cette morte immense une de ces épithètes qui ne se traduisent pas: Africa portentosa! (Applaudissements.)

(le reste est sur l’article initial)

Oui, Victor Hugo a écrit un discourt raciste.
Oui, le monde de Victor Hugo était un monde raciste.
Oui, Victor Hugo était probablement aussi raciste.

Un autre exemple : cette fois concernant l’antisémitisme dont fait preuve un autre « grand homme », Voltaire :

Ainsi, l'idée que tous les hommes sont issus d'un même père et d'une même mère, Adam et Eve, est fausse. Les races humaines n'ont rien à voir entre elles. Elles ont des origines différentes.
La religion chrétienne est mauvaise dès le départ. En effet, elle prolonge la religion juive, qui est celle d'une nation odieuse et ennemie du genre humain. La religion chrétienne a hérité des tares du judaïsme.

(source)

Bien-sûr, aujourd’hui ce discours est choquant ! (tout autant que les agissements d’Israël envers la Palestine, mais c’est autre chose… tra lala lala)
Bien-sûr que Voltaire avait des idées profondément antisémites que dans son projet d’encyclopédie il a probablement contribué à partager.
Bien-sûr, il a probablement fait beaucoup de mal au monde avec tout ça.

Mais là encore, qui est responsable de tout ça : Voltaire en personne ? Ou l’époque, la société, les idées et les coutumes qui lui étaient contemporaines ?

Les exemples ne manquent pas. Certains parlent des discours racistes de Lincoln, d’autres s’offusquent des noms présents sur la Tour Eiffel, où ne figure pas une seule femme parmi 72 hommes. Ils ont raison de s’offusquer, mais c’est se tromper d’époque !

Le sexisme, le racisme, l’antisémitisme étaient considérés comme normaux.
Tout comme, en science, il était normal, de penser que le Soleil tournait autour de la Terre. Après tout, c’était ce que tout observateur terrestre voyait de ses propres yeux quand il levait la tête au ciel. Il a fallu attendre Léon Foucault en 1851 pour démontrer avec son célèbre pendule, le pendule de Foucault, que la Terre est bien en rotation sur un axe (et ce n’est qu’un seul exemple…).

Le monde fonctionnait ainsi : tout ça n’était que normalité pour n’importe quelle personne vivante à ce moment là. Ceux qui remettaient tout ça en cause étaient alors des illuminés, des révolutionnaires, voire des fous qui finissaient arrêtés par la police (comme par exemple Rosa Parks) !

Heureusement, ce sont bien leurs idées qui ont réussi à trouver la place dans le monde actuel, et c’est grâce à eux que l’esclavage n’est plus aujourd’hui (il n’est plus légal, en tout cas…) et le racisme étatique a également disparu (là aussi, sur le papier, du moins). Le monde n’est pas encore parfait, c’est clair, et il ne le sera sûrement jamais, mais on on peut affirmer qu’il est de moins en moins imparfait. Et c’est ça qui compte !

Critiquer les erreurs faites par les gens du passé, c’est facile. Tout le monde peut le faire, même les « millénials » manifestement, mais ça ne sert à rien car le passé ne changera pas. L’histoire ne peut pas être remise en cause. L’histoire ne doit pas servir comme argument envers et contre les gens et les époques, il doit servir de leçon pour pour ne plus répéter les mêmes erreurs à l’avenir. Car c’est l’avenir qui compte ! Or, personne ne dira le contraire là aussi : interroger l’avenir et proposer des solutions, ça, c’est beaucoup plus difficile. Et c’est aussi pourquoi bien moins de monde n’est là pour le faire…

Pour la raison que c’est facile, tout le monde se plaint que les actions négatives du passé ont des répercutions sur le présent. Mais personne ne se réalise qu’il est tout aussi facile de réaliser que ses actions aujourd’hui auront des répercutions dans le futur ! Et ça, ça passe par ce qu’on fait dans la vie au jour le jour : le choix du futur, notre futur, réside entre nos mains aujourd’hui. Alors on continue de faire les cons, ou on arrête ? Ou bien pour le dire : voulons nous un futur de merde, ou souhaitons nous qu’il soit digne de ce que l’être humain sait faire de plus beau ?

Le futur s’écrit aujourd‘hui, mais pitié, laissez le passé tranquille : il n’est pas possible de le changer. Ne l’ignorons pas, mais soyons indulgent avec lui : il n’avait pas encore l’expérience de ses erreurs pour se corriger. C’est nous, aujourd‘hui, qui l’avons. Alors servons nous en.


Et, puisqu’il faut tout de même le souligner : si aujourd’hui certaines séries, films, œuvres choquent parce qu’elles sont sexistes ou racistes, c’est bien un signe que la société a évolué dans le bon sens. Et ça c’est tout de même quelque chose de magnifique qu’il faut à tout prix continuer.

Trouvé ce matin dans mon flux Twitter, et comme ça m’intrigue et que c’est frustrant de ne pas trouver, je partage ce casse tête :

i
Le fil Twitter est ici.

Ce site en parle aussi (tout aussi récemment) : lune.space. Mais son explication ne marche que pour un seul nombre, pas tous les autres.

On y trouve que les chiffres sont comme ça :

i

Sur Twitter, Tom a résumé ce qu’on sait pour l’instant :

  • 4 faces, 40 nombres
  • somme totale 860 (233+ 239+197+191)
  • nombres de 1 à 49 sauf : 31;32;34;35;38;39;43;44;45;47;48
  • répétition des nombres 30 et 41

Pour ma part, j’ai noté ça (je quote mes différents tweets) :

Il y a certaines régularités quand on additionne ou soustrait les nombres, mais pas de façon systématique. Tous les chiffres n'y sont pas, ça va jusqu'à 49.
Vous dites qu'elle est en plâtre. C'est étonnant car les chiffres semblent poinçonnés dessus, ce qui n'est pas possible sur le plâtre. Aussi la dorure me semble étrange sur cette matière. Pour moi le truc en laiton, au moins en surface (minimum 2~3 mm, donx ca exclu l'or).
Si c'est un objet de calcul, il ne peut être antique (à cause des chiffres) ni très récent (ça serait gravé autrement). Peut-être est-ce une clé pour décoder des messages cryptés durant la 2e Guerre M. Si c'est ça, nul besoin de chercher des calculs : c'est aléatoire.
Ça serait trop facile de dire ça, oui, mais d'un côté Google est relativement silencieux à propos de l'objet, donc ça montre une certaine rareté de l'objet.
Peut-être aussi c'est un objet personnel pour décoder des messages entre deux amis. Ça explique le côté rare, aléatoire, et la conception rustique.
Les nombres ne sont pas non plus alignés proches des bords. Vu que c'est systématiquement, il y a une raison : soit pour son fonctionnement, soit à cause de sa fabrication, mais c'est un point intriguant.
Il n'y a pas non plus de zéro. Ça me permet d'exclure une table pour retrouver les cosinus, sinus, des angles ou les décimales de pi/phi/e/... Car certaines suites de chiffres sont alors impossibles (comme la suite "6-0")

Autrement :

  • j’exclue une table de multiplication ou autre : il manque des nombres.
  • ça ne semble pas lié au tableau périodique non plus.
  • ce n’est pas lié au calendrier occidental non plus (ça monte à 49, et là encore, il manque des nombres, et d’autres sont en double)
  • ce n’est pas si ancien que ça : comme j’ai dit, ça ne peut pas être lié à l’Égypte antique (nos nombres n’existaient pas) et vu que ça a été poinçonné avec des caractères contemporains, je dirais que ça n’est pas plus vieux que 2 ou 3 siècles.

Ça peut, selon moi, être :

  • comme j’ai dit, un outil pour décoder un message chiffré : les chiffres permettent, selon un certain ordre (éventuellement celui que la pyramide), de retrouver des chiffres, lettres.
  • une abaque pour quelque chose : certains parlent d’un outil de charpentier, peut-être aussi pour trouver un diamètre de perçage en fonction d’un autre paramètre, ou peut-être une résistance électrique…
  • une carte qui mène à un trésor (bon ok, c’est hautement improbable, il faudrait demander à Indiana Jones ou à Benjamin Gates, mais ça ne peut pas être exclu pour l’instant)
  • un hoax : un objet soi-disant mystérieux qui en fait n’est là pour rien.

Je continue de chercher…

ÉDIT :

  • ils en parlent également ici, sur un forum de math, également très récemment, mais le fil de discussions se concentre sur l’orthographe plutôt que sur le vrai problème.
  • et sur Reddit aussi.