Le Hollandais Volant

Les opérateurs légalement juges de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas voir

Mercredi 29 janvier 2014

Fffuuu, bon ça y est : le gouvernement Français a adopté un texte qui donne aux opérateurs FAI le pouvoir de censurer les blagues sexistes sur le net.

Autrement dit, une simple blague de travers (par exemple sur les blondes, qui sont quand même nombreuses), et hop, c’est tout le site qui risque d’être censuré dans le pays parce que M. Orange ou M. SFR aura décidé que ce contenu dépasse les bornes qu’il aura lui même fixé. Il peut aussi décider d’être plus laxiste pour ses propres sites et forums que pour celui du concurrent, ou alors de choisir les sites en fonction de son auteur, son bord politique, son fournisseur internet…

C’est pas comme si les débordements n’auront pas lieu : le site Linux.com ou celui d’Amnesty International sont bloqués par le filtre anti-porno au Royaume-Uni.


Et pendant ce temps là, les bonbons Haribo de couleur noir (ceux en réglisse) sont interdits au Danemark et en Suède car jugés racistes. Non, ce n’est pas une blague.

Poussez pas, on va l’avoir notre société édulcorée, purifiée de tous les vices à la Demolition Man.

Du pouvoir de la presse et de l’importance de leur neutralité

Dimanche 01 décembre 2013

Voyez cette image (partagée par Daniel Buteau sur Google+) :


L’image en bas et à gauche est prise par un particulier (je présume) et de loin.
L’image en haut à droite a un cadrage différent. C’est l’image de TF1, donc vue par environ 5 millions de personnes.

Cette image ne représente pas la réalité.

Cinq millions de personnes auront donc une information représentant une importante déformation de la réalité.

Si vous doutiez du pouvoir de la presse… Ben le voilà à l’œuvre, ce pouvoir.
Ils peuvent vous montrer ce qu’ils veulent : vrai ou pas vrai, tout passe. L’image n’est pas truquée, mais elle ne représente pas du tout la réalité pour autant.

On peut donc dire clairement que la presse ment.

Oh, et quand je m’insurge contre le fait que Facebook, Microsoft ou Google ainsi que des fournisseurs d’accès internet (Orange, SFR…) se mettent à vous filtrer l’information avec leur critères, sachez que c’est la même chose : des milliards de personnes utilisent les services de ces entreprises pour s’informer, s’instruire et se faire une opinion sur le monde.

Vous voyez l’importance de la neutralité des services en ligne ? Du réseau ? De la presse ?

De la liberté de la presse et de la neutralité du réseau et des services en ligne dépendent la vision du monde par les peuples. Par exemple, c’est grâce aux journaux qu’on sait que les USA sont en guerre au moyen orient.
Le saurions-nous s’ils voulaient le cacher ? Non.

Ils sont donc responsable de l’information du public sur l’état du monde (et parfois du contenu de nos assiettes) et plus largement des droits de l’homme et de la démocratie.

Et la France se trouve à la 40e position dans le monde (selon RSF, sur un total d’environ 170 pays) en ce qui concerne liberté de la presse. Ça vous donne une idée, j’espère.

Je regarde des idées, pas ceux qui les ont !

Jeudi 28 novembre 2013

mac donald ghost witch wtf Parfois on m’a fait la remarque du genre « hé, mais tu as vu qui tu cites ? l’idée que tu propose vient d’un gros faschiste-pédo-tueurs-nazi-pirate-communiste-traître ! ».
On me dit que je cite tantôt le FN, tantôt les Verts, puis les Africains, les Russes, les Aztèques, les pingouins, les Pokémon… que ça ne tient pas la route, qu’il n’y a pas de « logique ».

À ceux qui se demandent à quoi je joue, qui pensent que je me contredis, qui ne comprennent pas pourquoi je change toujours mes sources d’idées (voire d’inspiration), sachez juste que je ne regarde pas qui propose une idée, mais que je regarde l’idée en elle-même.

Ceux qui me font ces remarques sont — selon moi — ceux qui refusent d’attribuer une bonne idée à un salaud et une mauvaise idée à un génie. Et ça, c’est dommage : car même un crétin peut un jour avoir une idée qui va améliorer la face du monde.

La nature m’a donné un cerveau me permettant de réfléchir par moi-même et d’imaginer des choses d’une grandeur infinie. Et je devrais l’éteindre et suivre les autres aveuglément ? Navré mais non.

Je veux pouvoir être libre de penser par moi-même et pas par les autres. Je veux pouvoir être libre de dire quelque chose sans que l’on me sorte « ah t’as des idées de communistes » ou « ah tes idées sont capitalistes ». Stop ! J’ai des idées à moi, j’ai des idées qui me vont : on s’en fiche si elles ont été émises par untel ou par un autre : je les trouve bonnes.

On ne peut pas créer un monde meilleur en n’écoutant qu’une seule personne, qu’un seul groupe, qu’un seul parti politique ou un seul gourou. Le monde est construit parce que l’humanité toute entière est là ou a été là, parce que chacun peut donner ses idées et parce que le monde conserve celles qu’elle juge bonnes et rejette celles qu’elle juge mauvaises.

Je pense que la société devrait prendre ce qu’il y a de bon de tous les côtés plutôt que de prendre le bien et le mal se trouvant d’un seul côté (en politique, par exemple). La perfection du monde devrait être le but recherché constamment, sans avoir à accepter quelque chose qui ne va pas.

Et c’est bien ce que je fais ici : partager des choses que j’estime être digne d’intérêt pour moi, peu importe leurs origines.

image de Vipez

Et si Google fermait mon compte ?

Lundi 11 novembre 2013

lego starwars google Les services web (Youtube, Gmail, Facebook, Paypal…) sont bien sympa à utiliser, mais ces services peuvent à tout instant fermer, changer leur conditions d’utilisation, exercer un pouvoir sur vous et s’il y a un problème avec votre compte alors vous perdez tout et ils vous laissent crever.

J’ai déjà eu quelques problèmes avec des comptes bloqués ou fermés, mais jamais un compte « important » comme celui de Google ou Amazon.
La fermeture peut-être due à une erreur informatique de leur part, mais aussi une panne de leur serveur, un incendie, un employé de Google qui ne vous aime pas, ou tout simplement la fermeture du service.

Du coup, je me suis posé la question. J’ai réfléchit aux conséquences que pourrait avoir la fermeture de mon compte Google (et d’autres sites). Le constat est assez effrayant, mais d’un côté je suis moins dépendant qu’il y a quelques années.

Si Google fermait mon compte :

  • je ne pourrais plus aller sur Gmail. En notant ça de zéro à cinq, où 0/5 correspond à « je m’en fous » et 5/5 à « je suis vraiment dans la merde », je dirais 4/5. Je ne me sers de Gmail que pour les inscriptions sur les sites, mais tous les sites où je suis inscrit deviendront inutilisables à moins de faire un autre compte… Et ça en fait un paquet. J’ai commencé à changer tout ça et à modifier les adresses emails un peu partout, mais je suis inscrit sur tellement de sites que ça prendra du temps…
  • je ne pourrais plus aller sur Google Plus. Note : 2/5. J’utilise G+ pour trouver des infos intéressantes plus qu’autre choses. Je pourrais m’en passer, même si ce serait dommage.
  • je ne pourrais plus aller sur Google Documents. Note : 1/5. Google Docs est parfois utilisé pour partager des fichiers. Je n’utilise personnellement pas ça, donc à la limite je m’en fous complètement, mais j’ai des contacts qui s’en servent.
  • je ne pourrais probablement plus commenter ou poster des vidéos sur Youtube. Note : 2/5. Ça me gênerait, mais bon, je partagerai ailleurs, y compris ici. Et les commentaires, franchement ne me manqueront pas.
  • je ne pourrais plus utiliser mon téléphone Android. Note : 5/5. Il faut un compte Google pour télécharger des applications sur Google Play et utiliser diverses fonctionnalités d’un téléphone sous Android. On peut trouver un moyen pour obtenir les applications quand même, mais c’est chiant. Je peux aussi utiliser CyanogenMod ou d’autres systèmes alternatifs, mais ils ne seront pas forcément supportés à 100% par mon téléphone, donc oui : ça fait chier.
  • Google Maps, Google Search, Google Traduction : tout ça j’utilise parfois aussi. Mais il n’y a pas (encore) besoin de compte pour utiliser.

Pour tout le reste des produits Google, je ne les utilise pas ou plus (Google Reader, iGoogle, Picassa…).

Comme j’ai dit en intro : le constat est assez effarant. J’utilise encore beaucoup de services de Google. Ce n’est pas un problème en soi pour moi, je peux les utiliser sans problèmes et de façon raisonnée, mais je garde à l’esprit qu’ils ont le pouvoir de fermer mon compte et ainsi m’interdire l’utilisation de ces services à tout instant.

Je ne parle ici que de mon compte Google. Et j’ai un compte Amazon aussi : je n’utilise pas leur service de musique en ligne, ni d’eBooks, mais imaginez : un compte fermé, et hop : plus aucun livre, plus de musique.

Paypal ? Un compte ferme et ce sont des milliers de boutiques qui deviennent inaccessibles, dont surtout eBay.
Microsoft ? Sans son compte on n’a plus accès à sa xBox, son Windows Phone, son ordinateur sous Windows 8, son stockage en ligne SkyDrive.
Yahoo ? Plus d’emails, plus de photos sur Flickr, bientôt plus de blog sur Tumblr non plus.
Facebook ? Plus de discussions avec les amis, plus de photos, plus de news de leur part. Pour ces amis, partir de Facebook correspond d’ailleurs bien souvent à ne plus exister du tout.

Pensez-y, sérieusement. Si Google fermait votre compte, que deviendriez-vous ? Êtes vous à l’abri de perdre l’accès à votre ordinateur, votre blog, vos emails, vos photos de vacances, vos vidéos, vos fichiers dans le cloud ?

image de Kristina Alexanderson

Des technologies utilisées sur le web et pourquoi je refuse de m’en priver

Mercredi 30 octobre 2013

On vient de me faire remarquer — assez justement — que certaines parties du code source des pages de mon site (de BlogoText y compris) ne respectent pas les règles d’accessibilité.
La raison à ces remarque concerne la nécessité d’utiliser un navigateur graphique avec le CSS, le JavaScript et les Cookies activés pour pouvoir utiliser mon site à 100% de ses capacités.

Je passerai sur le fait que ces conditions sont remplies — ou peuvent l’être — sur environ 99,99% des postes informatiques et je vais uniquement me justifier sur mon droit et mon besoin en tant que webmaster/créateur du site d’utiliser ces technologies.

Déjà : si vous lisez mon site dans une console avec le navigateur Links, une partie sera inaccessible et le captcha ne marchera pas. Si vous désactivez le JavaScript, pareil : les boutons de formatage seront désactivés et (jusqu’à encore récemment) vous ne pouviez pas poster un commentaire sans activer les cookies pour l’ensemble de mon site.

Je suis désolé… Ou pas.

Les CSS, les Cookies ou le JavaScript sont des composants des langages utilisés dans l’affichage d’une page web : ce sont des standards très largement répandus et très largement supportés par la très vaste majorité des navigateurs (et parmi eux, la totalité des navigateurs graphiques).

Pourquoi je m’en priverai alors ?

Une page web devrait pouvoir s’afficher uniquement avec du HTML, et devrait être lisible et navigable : je suis d’accord.
Mais quand je veux offrir des fonctions comme les commentaires, le formatage de ces derniers et la protection de mon site contre le spam, le simple HTML ne suffit plus. C’est triste, mais c’est comme ça.

Concernant les commentaires, les cookies ne sont déjà plus nécessaires (j’ai trouvé une parade et ça marche), mais pour le formatage avec des boutons, le JavaScript est obligatoire (à moins de faire ça en Flash/Silverlight :O) et pour la captcha je préfère utiliser diverses astuces CSS/JavaScript qui fonctionneront sur 98% des ordinateurs qu’utiliser une image illisible avec un code à recopier (qui poussera 10% de mes lecteurs à la dépression nerveuse). À un moment il faut bien faire des compromis.

Je suis parfaitement conscient que certains sites abusent des cookies, des scripts, des plugins, des images pour vous espionner ou exécuter des fonctions malveillantes sur votre ordinateur, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
Et si on bloque les script ou les styles (ou même les images) dans les pages web, il faut bien assumer qu’on se prive d’une partie des possibilités offertes par ces pages web. Idem pour les publicités : les bloquer sur les sites qu’on aime, c’est assumer qu’on les réduit à leur perte (et les débloquer, c’est assumer que ce sont les sites qui nous poussent à notre perte, par la vente de renseignements sur nous).

Donc oui : je continuerais d’utiliser des astuces CSS, des scripts JavaScript, des cookies afin que mon site soit fonctionnel pour le plus grand nombre, tout en résistant au mieux aux attaques des spammeurs. Je peux aussi m’en passer, mais dans ce cas je devrai fermer les commentaires, ce n’est pas ce que je veux.

Tant pis pour ceux qui bloquent tout ça, désolé pour ceux qui utilisent un navigateur en mode texte.

Pourquoi l’E-mail est et reste mon moyen de communication numérique préféré

Samedi 12 octobre 2013

Je suis présent sur MSN, disponible par téléphone et par SMS, j’ai une adresse Skype et un compte Facebook… Mais mon moyen de communication numérique préféré reste l’E-mail.

L’E-mail est vieux. D’un point de vu technologique, il est même très vieux, puisque les premiers courriels dateraient de 1966, à l’époque où le nombre d’ordinateurs dans le monde se comptaient sur les doigts d’une main et faisaient la taille d’un étage.
Pourtant l’E-mail fonctionne toujours, très bien même.

Si je préfère l’E-mail à la place des SMS, des messages Facebook ou de n’importe quel autre moyen de communication, c’est parce que c’est un protocole ouvert, fiable, sûr, pratique et complet.

L’E-mail est fait pour envoyer du texte, même formaté (gras, italique, couleur…) ou des fichiers. Les correspondants sont repérés par des noms qu’ils choisissent et pas des numéros attribués de façon arbitraires et on peut envoyer des messages à plein de personnes à la fois.

Mais surtout à l’époque des SMS, de Whatsap et des conversations Skype ou Facebook, l’E-mail est gratuit et illimité en taille et en nombre (seule la connexion Internet est payante) ; l’E-mail est le seul de tout ça qui ne dépend pas de la plate-forme : il existe des applications pour envoyer un E-mail sur toutes les plate-formes : ordinateurs, consoles, téléphones, smartphones… sous GNU/Linux, Windows, Android, iOS, Backberry… Qu’on soit en 4G, 3G ou en 2G et même en Wap, on peut envoyer un E-mail qui arrivera à destination (essayez le tchat Facebook ou Skype en Wap pour voir).
Et les E-mails seront visible depuis partout : un E-mail envoyé depuis un ordinateur arrivera sur un téléphone.

Les E-mails sont fais pour afficher les conversations et être répondues clairement (paragraphe par paragraphe), ce qui n’est pas le cas des SMS.

On est en 2013 et les SMS ne sont toujours pas gratuits ; encore moins quand on est en déplacement dans un autre pays : ils sont facturés pour couvrir un coût artificiel et pas qu’un peu : envoyer une photo de 5 Mo par SMS reviendrait à 35 714 € (à dix centimes les 140 octets).

À l’heure où pratiquement tout le monde dispose d’un téléphone capable de se connecter à l’Internet, il n’y a selon moi aucun avantage à utiliser les SMS limités.
Certains essayent de ré-inventer la roue, comme What'sApp, et c’est pas mal : ça montre qu’on est capable de détrôner ce qui est en place, mais je pense que l’E-mail ne doit pas être enterré pour autant : je pense qu’il devrait être remis au goût du jour, même pour les discussions rapides et courtes : l’E-mail peut tout faire, le SMS non.

Pour l’instant on ne peut que fantasmer sur des idées de forfaits téléphoniques téléphonique/SMS/3G mondial, mais ce n’est pas pour demain, tant que ça rapportera de l’argent en masse (Free a montré qu’ils pouvaient faire de la marge avec un forfait à 2€)…

Je pense que l’E-mail, comme le RSS ou le peer-to-peer, sont de ces technologies super pratiques, pensées pour le mieux depuis des décennies et qui sont largement sous-utilisés. Le Minitel-2.0 que représente les réseaux (as)sociaux n’aident pas à vouloir attirer tout le monde vers eux au lieu de laisser les gens créer leur petit réseau libre et personnel.

Le web reviendrait-il un peu aux internautes ?

Samedi 05 octobre 2013

porte monnaie en forme de pierre avec des pièces Tiens tiens, un blog que je suis pas mal, Hackaday, demande gentiment aux internautes de désactiver le bloqueur de publicité.
Ils sont très loin d’être les seuls : que ce soient les forums d’entre-aide, blogs, grands sites… ils passent pratiquement tous par un article pour demander la désactivation des bloqueurs de publicité disant que bloquer les pubs car ça tue leur économie.

Comme c’est mignon.

Pendant des années ils ont maltraité les internautes avec des publicités clignotantes, des gifs, des liens vérolés et des popup intrusifs…
Maintenant qu’Ad-Block est très connu et disponible pour pratiquement tous les navigateurs et toutes les plates-formes, ils se rendent compte que ce sont les internautes qui leurs donnent leur pain et ils nous supplient de les respecter ?

J’aime bien Hackaday, et j’aime ce qu’ils font, et je veux qu’ils continuent. Donc je ferais un effort de laisser quelques pubs, mais si c’est trop intrusif, je m’en irai : le contenu compte, mais le respect des internautes également.

Oui, c’est bien qu’ils se rendent compte que ce sont les internautes qui posent les règles. Au moins ils comprennent maintenant qu’un site dépend de ses lecteurs quand il s’agit des revenus publicitaires, et qu’ils faut mieux respecter un maximum ceux qui les font vivre.

(Oui je sais, le principal problème des pubs sur les pages web ce n’est plus trop le dérangement visuel, mais le tracking, et ça c’est un autre problème, résoluble autrement.)

image de Aaron Shumaker

Quelques astuces utilisées par les supermarchés pour nous pousser à consommer

Lundi 26 août 2013

apples in supermarket C’est bien connu : le but des vendeurs, c’est de vendre… Ou plutôt nous pousser à acheter tout et n’importe quoi. On estime que 30 à 40% des achats sont des achats faits sans besoin, sous l’effet de l’émotion. Imaginez donc, si vous dépensiez 40% de moins à chacune de vos sorties au supermarché…
Évidemment, les clients ne se mettent pas à acheter n’importe quoi comment ça. Non, tout est calculé, et il y a des techniques pour nous pousser à dépenser notre argent.

Commençons par entrer dans le supermarché : vous prenez un cabas à roulette. Mhh… le cabas qu’il fallait porter à la main n’existe plus ? Normal : le client passait à la caisse quand il était trop lourd. Avec les roulettes, on continue de le remplir et on ne se rend plus compte de rien…

Avançons dans le magasin : tout de suite sur la droite (ou même directement à l’entrée), vous trouverez le rayon de l’électronique et l’informatique. Hasard ? Non : ces produits sont les plus chers. En entrant dans le magasin, le client (et son chariot encore vide) a une tendance naturelle à aller sur sa droite : là déjà, le client est forcé à aller là où il n’avait pas prévu d’aller.

Continuons un peu dans le magasin, et nous arrivons au rayon des fruits et légume frais… Vous avez peut-être vu la couleur des lampes : ils sont souvent orangés/jaune, alors que le reste du magasin est éclairé avec des néons blancs. La raison ? Le jaune est une lumière qui se rapproche le plus de la lumière naturelle, et donc font ressortir des couleurs plus naturelles des légumes : ces derniers ont l’air plus frais et donc meilleurs.

Autre tromperie : les magasins de vêtements placent des miroirs bombés dans les cabines d’essayage. En effet, ces miroirs vous donnent l’impression d’être plus minces et donc que le vêtement vous va beaucoup mieux.

La vue n’est pas le seul sens qui est trompé, loin de là.
Certains magasins diffusent également des musiques lentes, pour pousser le client à ralentir sa marche et à regarder partout. Parfois ce sont même des sons en boucles, qui lancent une ambiance de calme et de « zen » qui nous pousse à acheter car on se sent bien.

Côté odeurs, c’est pareil : les magasins diffusent des parfums. Parfum de café vers les cafetières, odeur de « propre » vers les lave-linges, odeur de fruits, de chocolat, parfums marin l’été vers les jouets de la plage ou parfum de sapin à Noël…
On retrouve également souvent les chariots de pain frais, en plein milieu du magasin, juste à côté du pain emballé. Coïncidence, vous pensez ?

Continuons… Le lait, le vin et l’eau par exemple, des produits très communs… Vous n’avez jamais remarqué qu’ils sont toujours placés tout au fond du magasin ? Ça c’est pour que vous traversiez tout le supermarché (aller et retour) en passant devant toutes les têtes de gondoles et leur « promos » qui n’en sont pas.
En parlant de ça, ce sont systématiquement des piles, des stylos, des post-it qui sont en tête de gondole. Pourquoi ? Parce que ce sont des trucs dont on a toujours besoin, et il est donc presque certain que le client en mette dans son chariot.

En rayon, les produits les plus chers sont toujours placé à hauteur d’homme et les produits « premiers prix » tout en bas donc chiants à atteindre.
D’ailleurs, un autre truc : la différence de prix entre le produit et le consommable : une imprimante ne coûte pas cher, par contre les cartouches
Même chose pour les cartouches d’encre, le ruban adhésif (scotch®) ou les mines de porte-mines (criterium®) : il m’est déjà arrivé de voir un set de mines plus cher qu’un lot de portes-mines + mines (au prix de la mine, hein — surtout que sur une mine y’en a toujours le quart qui termine à la poubelle). À la fin je me retrouve avec 20 porte-mines, contenant chacun 5 mines pour moins cher que les recharges. Faites-y gaffe pour la rentrée scolaire et munissez-vous d’une calculatrice ;-).

À la caisse : celles-ci ne sont jamais vides, il y a toujours une queue. Ça, c’est pour faire attendre le client et pour qu’il achète un dernier truc avant de sortir : un paquet de chewing-gum ? Une boite de bonbons ? Un magasine ? Bien-sûr, les enseignes vous diront qu’on attendra jamais plus de 10 minutes… Mais qui vérifie ? Et surtout… qui se plaint de devoir attendre 5 minutes devant tout plein de bonbons ?

Enfin, quand on sort il n’est pas rare de recevoir une liste de coupons de réductions (surtout quand on a les cartes de fidélité). En général, ils incident souvent à acheter des produits qu’on achèterait pas en temps normal, et toujours des produits de grande marque, qui plus est.

Et je ne parle même pas de l’obsolescence programmée, des phénomènes de modes, des publicités qui flashent ou qui restent dans la tête, de la culture de marques…

D’autres astuces utilisés par les magasins sont listés ici (avec un reportage d’une heure) : Courses au supermarché, les pièges à éviter pour économiser votre argent.

image de David Schofield

Feriez-vous confiance à une voiture piratable ?

Jeudi 01 août 2013

route déserte photo avec un panneau On a déjà vu des cas de certains voitures qui étaient bloqués à 200 km/h sans pourvoir les arrêter, et ben tout ça ne va pas s’arranger. Certaines voitures sont maintenant totalement électroniques et évidemment hautement piratables :

« Et le pire, c’est la possibilité de désactiver complètement les freins durant la conduite ! Vous pouvez bien appuyer sur la pédale, mais cela n’a plus aucun effet sur les freins du véhicule en mouvement. »

Utiliser ces voitures revient dès lors à mettre son intégrité physique entre les écrous de la machine et sa vie dans la confiance de ceux qui l’ont conçus. Une voiture contient autant de programmes qu’un ordinateur, et si l’ordinateur ne peut pas passer une journée sans subir un bug quelconque, une voiture non plus.

Je me demande si ceux qui ont participé à la conception de ces voitures choisiraient leur voiture si on leur en laissait le choix. Je connais d’autres exemples où les employés d’une marque te disent d’entrée de jeu que jamais ils n’achèteraient ce qu’ils fabriquent.

L’électronique qui nous assiste dans une voiture est bien sympa, mais elle a des limites. Certains arrivent par exemple à spoofer des signaux GPS, la voiture qui pense vous conduire au boulot pourrait très bien à la place vous conduire dans un ravin ou sauter d’un pont sans que vous ne puissiez rien faire : ni freiner, ni éteindre le moteur, ni même ouvrir la porte ou retirer la ceinture.
Le monde n’est pas un monde de poney tout roses, et il y aura des malades pour tirer un plaisir malsain à mettre les autres en danger par des inventions de ce genre.

Un hacker a récemment découvert un moyen de déverrouiller des voitures de luxe. On lui a répondu de la fermer. La faille, qui ne sera probablement jamais corrigée profitera donc aux pirates : ceux qui voudront tuer des gens au hasard avec un simple clic.

Pirater le réseau téléphonique avec un sifflet était peut-être innocent et sans danger. Pirater des millions de voitures avec un smartphone, c’est déjà beaucoup plus dangereux.

image de Zaqi

Bye bye Opera…

Dimanche 21 juillet 2013

Il y a 3 ans je disais « Bye Bye Firefox ». Maintenant c’est Coucou Firefox !

En effet, depuis l’annonce d’Opera Soft de passer du moteur Presto à Webkit, j’avais eu peur qu’il n’allait plus être le navigateur complet et rapide que j’avais… Les premières versions d’Opera 15 ont confirmé mes craintes : il n’y a plus rien. Opera n’est plus rien. Je ne dis pas l’abandonner pour toujours, mais actuellement il ne vaut pas le coup : beaucoup trop jeune encore.

Hier, un vieux bug non corrigé a terminé de me pousser sous Firefox.

Opera a été un bon navigateur, avec plein de bonnes d’excellentes choses dedans. J’ai déjà tenté d’en porter quelques unes sous Firefox, comme la barre de signet verticale.

J’ai aussi tous mes addons, qui soit remplacent les même qu’avait Opera, soit remplacent une fonction native : VideoDownloaded (pour télécharger des vidéos flash), AdBlock (bloquer des pubs), Ghostery (bloquer les spywares dans les pages), Omnibar (unifier la barre d’adresse et la barre de rechercher), Scrapbook (sauvegarder des pages web), UserChromeJS (faire des user-JS pour l’interface de Firefox, WOT (voir la réputation des sites), GreaseMonkey (faire des scripts pour chaque site).

Je constate que depuis 3 ans, Firefox a intégré diverses choses sympas : un bloqueur de Flash, un système de synchronisation des signets, des moteur de recherche pour chaque site, un speed-dial (encore totalement bugué, mais bon je m’en passe), un moyen pour grouper des onglets et les mettre en petit.

Il reste cependant certains trucs que Firefox n’a pas : la réactivité d’Opera. Le passage d’un onglet à un autre, par exemple : il reste un petit délai, que seul l’habitude d’Opera me permet de déceler. Même chose pour le défilement vertical et le chargement des formulaires.
Autre chose : quand je reviens en arrière dans l’historique d’un onglet, Opera mettait la page en cache (et donc aussi le contenu des formulaires qu’on venait de remplir). Firefox ne le fait pas, et c’est mal. Opera mémorisait également la position de défilement dans la page.

Firefox ne permet pas non plus de régler chaque site individuellement. Et évidemment pas de lecteur RSS intégré :(.

Image de Mozilla