Le Hollandais Volant

Quelques astuces pour l’autonomie sous Android (sans applications spéciales)

Mercredi 16 octobre 2013

Il y a des tonnes de pages comme ça, mais je tiens à y ajouter la mienne.

Le principal truc c’est de limiter le nombre d’applications qui tournent, de limiter l’utilisation des ressources logicielles, réseau et matérielles.

Si vous avez un logiciel pour limiter les permissions des applications, vous devriez vous en servir (à défaut de pouvoir faire ça dans les applications elles-mêmes pour désactiver les connexions data pour le plus de logiciels possibles et ne laisser que le Wifi au besoin. Désactivez aussi le démarrage en même temps que le téléphone pour les logiciels dont ce n’est pas un besoin.

N’utilisez pas d’applications qui tuent les processus en arrière plan : ces processus redémarreront tout seuls après et ça consomme des ressources en plus au lieu d’en économiser.

Désactivez les fonctions réseau inutilisées

Désactivez le bluetooth, le Wifi, le GPS, la 3G/4G quand vous ne vous en servez pas. C’est souvent possible d’un seul clic.

Désactivez les fonctions secondaires

Votre téléphone se déverrouille quand vous le regardez ? Quand vous fermez le clapet de sa pochette ? Sachez que ces options demandent une mise en marche et une alimentation constante des détecteurs de proximité et de la caméra faciale, qui sont très gourmandes en ressources.
Désactivez également le vibreur : le vibreur, c’est un petit moteur électrique dans votre téléphone : et ça consomme beaucoup plus de courant qu’un petit bip sonore, qui lui-même est plus gourmand d’un simple clignotement de la DEL de notification.

Limitez aussi la luminosité quand vous pouvez, mais ne vous privez pas d’un confort de lecture quand même.

Désactivez les accès réseaux inutiles et les synchronisations abusives

Rapport d’erreurs dans les programmes, mise à jour automatique des timelines sur les réseaux sociaux, push email, synchronisation automatique et constante : tout ça consomme des ressources réseau également.
Pour la synchronisation de base dans Android, ça serait plus simple si il pouvait ne synchroniser les contacts ou le calendrier qu’un fois par jour.

Désactivez la recherche de mise à jour

Sur mon Wiko, le processus de recherche de mise à jour système était marqué comme consommant 35% de la batterie. C’est beaucoup trop : il y a au maximum une mise à jour par mois : pas la peine de vérifier tous les quarts d’heures.
J’ai du coup carrément interdit l’accès réseau à ce processus.

Désactivez la mise à jour de l’heure

Par défaut, Android est configuré pour mettre à jour l’heure du téléphone constamment, en recherchant sur le réseau. On peut désactiver ça aussi.

Il faut aller dans les options de Date et Heure et décocher la case « Fuseau horaire automatique ». Si vous voulez pousser, cliquez sur « Date/Heure automatique » puis choisissez « désactivé » au lieu de « heure du réseau/GPS ».

Désactivez le Wi-Fi durant la veille

Ça me semble être l’option qui améliorera le plus l’autonomie, mais au coût d’un accès réseau qui n’est pas activé 24/7.
Allez dans « Wi-Fi » cliquez sur le bouton d’Android « options » puis « options avancées » et sur le menu « Wi-Fi actif en veille » choisissez « Uniquement si l’appareil est branché ».

Quand l’écran s’éteint, le téléphone se met en veille (délai de veille dans l’affichage). C’est après ce délai que le Wi-Fi sera désactivé automatiquement. Le Wi-Fi se réactivera et le téléphone se connectera à un réseau connu dés qu’il sera déverrouillé de nouveau.

Utilisez un bloqueur de publicités

Les pubs utilisent le processeur graphique et le réseau, donc pas mal de ressources et donc de l’énergie de la batterie.
En revanche, le bloqueur de publicités peut lui, consommer des ressources en grande quantité, ce qui peut au final être mauvais. Je privilégie ainsi les applications sans publicités et au besoin je débourse 1€ pour la version payante si c’est vraiment une app que j’utilise beaucoup : ça vaut bien 1~2 h sur l’autonomie de mon téléphone.

Utilisez moins de widgets

Comme les pubs : les widgets sont très gourmands en ressources en tout genre. J’aurais tendance à utiliser un widget tout en un plutôt que plusieurs widgets monofonctions.

Désactivez les animations et le fond d’écran animé

Tout ça aussi consomme constamment des ressources graphiques et CPU : les animations sont jolies mais les réduire permet d’augmenter l’autonomie ; pour les fond d’écrans animés c’est encore pire : ce sont des vidéos affichées en arrière plan et qui consomment beaucoup d’énergie.

Fermez les programmes au lieu de les masquer

Android gère très bien le multitâche. Trop bien même : beaucoup d’applications restent en cache, pour être opérationnels directement quand on reclic dessus.
C’est très bien, mais ça consomme de la mémoire et ça donne au système plus de travail concernant la gestion des processus, qui n’est pas forcément rentable si l’application en question est bien codée et rapide à se lancer (Opera Mobile par exemple).

Certains programmes peuvent être fermés en un clic quand on ne s’en sert pas (il y a un bouton pour ça : le cas d’Opera, Memrise et d’autres). J’ai tendance à quitter mes applications de cette manière si je ne m’en sers pas pendant un moment.

Enfin…

Évitez de maltraiter votre téléphone : températures trop froides, trop chaudes : ces changements sont assez mauvais à long terme pour la batterie. Évitez aussi de descendre sous les 15%.

Retirez (ou désactivez) la carte SD ou une des deux cartes SIM (sur un dual-sim) si vraiment vous manquez de batterie.

Le cloud le plus simple qui soit

Vendredi 04 octobre 2013

Adobe et son cloud se sont fait pirater : trois millions de comptes sont compromis.

Le cloud c’est cool, hein ? Tellement « cool » que ça me refroidit toujours plus dans l’idée de laisser mes fichiers sur les serveurs d’une grande entreprise bien souvent américaine.

La solution est pourtant très simple : prendre un service d’hébergement en ligne (plus simple et coûte quelques euros par mois) ou installer votre propre serveur à la maison (plus sûr, plus libre, mais faut le laisser tourner 24/7 et la maintenance est pour vous).

Tous les services d’hébergement proposent un accès FTP (protocole de transfert de fichier) : c’est la base de la base, ils ont tous ça.
Tous les systèmes d’exploitation « desktop » on nativement un client FTP : que ce soit Gnome, KDE, Unity, Windows ou OSX. Idem pour Android : les clients FTP ne manquent pas (pour iOS, un jour ou l’autre il faudra bien assumer qu’Apple vous prive de votre liberté).

Ce client FTP vous permet d’avoir accès à vos fichiers distants comme si ils étaient dans un dossier normal :

capture client FTP Mate
Avec votre propre espace d’hébergement, vos fichiers sont accessibles n’importe où, n’importe quand, sans limite ni de nombre d’accès ni de type de fichier, ni de moyen d’organiser vos fichiers, ni de moyen d’y accéder : que ce soit via un autre serveur (en PHP), vie un script (Batch, Bash, Python, C…) ou n’importe quel programme : ça marchera tout le temps.
Et vu qu’il est visible comme un simple dossier, il est même possible de configurer son lecteur multimédia pour qu’il aille chercher sur les fichiers hébergés ailleurs.

Si vous le voulez, vous pouvez chiffrer les fichiers avant (avec l’algorithme de chiffrement de votre choix), manuellement ou à la volée via un script.
Pour partager un fichier il suffit simplement de partager son lien (fichier public) ou le lien avec un couple identifiant/mot de passe (fichier privé).

Un simple service d’hébergement (ou un serveur d’auto-hébergement) basique comme tout vous permet d’avoir votre cloud personnel illimité en fonctionnalités. Plus personne ne vous fera chier pour quoi que ce soit.

Que demander de plus ? Franchement ?

Quelques rapides codes PHP, JS ou HTML

Vendredi 20 septembre 2013

J’ai déjà une page où je met quelques fonctions PHP qui peuvent resservir au cas où, ici je vais mettre quelques codes beaucoup plus courts.
Idleman avait fait un article comme ça aussi, avec quelques petites astuces PHP.

PHP : Trier un tableau selon une sous-clé

Admettons qu’on ait un tableau $tableau à deux dimensions, dont une des sous-clés soit la_cle.

On veut trier ce tableau selon les valeurs de la_cle. Pour ça, on va créer un tableau $cles_tri ne contenant que les valeurs de la_cle, puis trier ceux-là en leur associant les valeurs de $tableau :

$cles_tri = array();
foreach ($tableau as $key => $entry) {
    $cles_tri[$key] = $entry['la_cle'];
}
array_multisort($cles_tri, SORT_DESC, $tableau);

On dispose maintenant de ce tableau, trié selon la valeur de la sous-clé la_cle et ré-indexé.

JavaScript & HTML5 : récupérer le code Base64 d’un fichier

Là aussi, ça se fait en quelques lignes avec le HTML5 :

Le HTML :
<input id="file" type="file" onchange="loadFile(this.files)" />

Le JS :
function loadFile(files) {
    var filename = files[0];
    var fr = new FileReader();
    fr.onload = function(e){alert(e.target.result);};
    fr.readAsDataURL(filename);
}

Ce qui importe ici, c’est le « readAsDataURL » : c’est lui qui permet de lire le fichier comme du code Base64.
Il est aussi possible de le lire comme du code binaire ou comme un arrayBuffer ; voir la doc pour ça.

Prenez note que le code Base64 d’un fichier pèse 33% plus lourd que le fichier lui-même. Mais ça peut être sympa quand même pour envoyer des fichiers sur un serveur sans utiliser le $_FILES. C’est le code que j’utilise sur cette page.

HTML5 : rendre instantanément vos pages lisibles sur les smartphones

Ajoutez juste ceci dans le <head> :

<meta name="viewport" content="initial-scale=1.0, user-scalable=yes" />

Ceci fixera le niveau de zoom et la largeur de la page pour qu’il soit à l’échelle de votre écran (le navigateur faisant un calcul avec la résolution de l’écran).
Attention, le premier qui me met un « no » au user-scalable je lui jette une malédiction digne du nom de ce site.

JavaScript : simuler un clic de la souris

Comment créer un clic de la souris sur un élément htmlElement, par exemple lors d’un :hover ? Comme ceci :

var evt = document.createEvent("MouseEvents");
evt.initMouseEvent("click", true, true, window, 0, 0, 0, 0, 0, false, false, false, false, 0, null);
htmlElement.dispatchEvent(evt);
evt.preventDefault();

Si vous voulez qu’un simple :hover déclenche le clic, placez le code précédent dans htmlElement.onmouseover().

HTML & CSS : afficher une image au maximum de sa taille dans une lightbox

Voici une astuce CSS que j’ai mis au point il y a un petit moment, qui permet d’afficher une image dans une page :

  • sans que l’image ne perde son ratio
  • sans qu’il ne dépasse de l’écran (ni verticalement, ni horizontalement), donc s’affichant au maximum à l’écran.
  • sans sur-zoomer l’image
  • sans JavaScript

HTML, CSS :
<div id="d1">
  <div>
    <img src="image.jpg"/>
  </div>
</div>
#d1 {/* dans le cas d’une lightbox, j’ai ça pour pas que ça dépasse de l’écran */
   position: fixed;
   top: 5%; right: 5%; bottom: 5%; left: 5%;
}

#d1 div img {
   max-width: 100%; max-height: 100%;
   width: auto;
   height: auto;
}

#d1 div {
   width: 100%; height: 100%;
   display: inline-block; /* lui il est important */
}

C’est ceci que j’utilise dans BlogoText pour le slideshow.
Seule impossibilité : centrer verticalement l’image. Là, il faut du JavaScript, je n’ai pas trouvé comment faire autrement.

L’origine des suggestions Google qui n’ont pas de sens

Lundi 02 septembre 2013

Vous êtes sûrement déjà passés à côté de ce genre d’images qui reprennent des suggestion Google pour le moins étranges :

I hate it when voldemort hides in my turban
I hate it when I lose my black friend in the snow
I hate it when the lock ness monster asks me for 3.50
why do velociraptors throw bananas at me
En fait, l’origine de tout c’est… Facebook.
Certains créent en effet des pages avec des titres humoristiques, comme ceux des suggestions. Ces pages deviennent assez populaires et finissent par être indexées par Google, d’où les suggestions.

Les pages Facebook sont par exemple celles , , et .

Il y a même des blogs qui regroupent ces suggestions débiles.

Chrome et les mots de passes en clair, comment s’en protéger

Jeudi 08 août 2013

lock door Chrome semble afficher les mots de passe enregistrés en clair dans les préférences. Et c’est loin d’être le seul idiot à enregistrer les mots de passes en clair : Pidgin le fait également et je crois que FileZila aussi.

Solution :

N’enregistrez pas mots de passes dans votre navigateur, ni dans n’importe quel logiciel.


C’est clair là ?

Si vous voulez enregistrer vos mots de passe quelque part, il me semble que c’est encore plus sécurisé de les noter sur un calepin (oui le truc avec du papier, là). Pour augmenter la sécurité : notez une indication pour retrouver le mot de passe, et non pas le mot de passe.

L’idéal restant quand même de tout retenir de mémoire ; et à l’aide de méthodes mnémotechniques on y arrive très facilement.

image de Toni Verdú Carbó

Supprimer les bloatware (logiciels préinstallés) d’Android 4.x

Mardi 06 août 2013

Les bloatware sont les logiciels inutiles et prenant de la place que les constructeurs d’ordinateurs intègrent sur les appareils. Les smartphones sous Android ne sont pas épargnés.

Si certaines marques de téléphones s’en tirent mieux que d’autres (je connais Wiko, qui n’a que Facebook, et Samsung… qui… aheum), il y a peut-être aussi des composants d’Android que vous voulez voir disparaître de votre téléphone.
Il y a divers logiciels, comme Titanium Backup, qui permettent de désactiver ces bloatware, cette façon fonctionne aussi très bien et au moins on sait exactement ce qu’on fait.

Vous avez besoin de trois choses avant de commencer :
  • un Android 4.x rooté ;
  • le logiciel Root Browser ;
  • de bon sens : ça c’est pour ne pas faire n’importe quoi vu que la manip est quand même risquée (d’ailleurs si vous faites une connerie, je ne suis pas responsable).

Le principe est d’aller dans le dossier d’Android où sont enregistrés les fichiers .apk des applications systèmes, puis de les rendre inaccessibles en lecture. On peut aussi les supprimer complètement, mais ma méthode permettra de revenir en arrière très facilement en cas d’erreur. Il m’est par exemple arrivé de perdre l’appareil photo en désactivant un composant dont il avait besoin ; et j’ai mis une journée à trouver quel paquets je devais restaurer. Je vous conseil fortement de suivre ma méthode.

Note importante : si vous voulez désinstaller un logiciel interne à Android comme Chrome ou Gmail, allez dans la gestion des applications et désinstallez les mises à jours d’abord. Ne désactivez pas le programme, désinstallez juste les mises à jours. Ensuite vous pouvez passez à la suite de ce tutoriel.

Commencez par ouvrir Root Browser, et par naviguer jusqu’au dossier /system/apps :

android root explorer
Ce que nous allons faire pour « neutraliser » l’application, c’est changer le CHMOD du fichier. Le CHMOD, c’est le « rw-r--r-- » attribué à chaque fichier :

android root explorer
Je n’entre pas dans les détails, mais sachez que s’il est à « rw-r--r-- », alors il est visible, et s’il est à « --------- » alors l’application est invisible.
Choisissez une application, comme par exemple ChromeWithBrowser.apk (le navigateur Google Chrome). Faites un appuie long dessus et choisissez « Permissions » :

android root explorer
Désactivez avec toutes les cases cochées, puis faites OK :

android root explorer
Vous voyez alors que le CHMOD du fichier a changé :

android root explorer
Il ne vous reste qu’à redémarrer le téléphone (certaines désinstallations d’applications n’ont pas besoin de ça, mais pour Chrome, il me l’a fallu). Regardez ensuite : Chrome a disparu !

android root explorer
Pour le remettre, il faut réactiver l’application dans Root Browser, en lui remettant les permissions comme elles étaient avant. Chrome sera de nouveau visible après ça (au besoin réinstallez les mises à jours via le Google Play, ou redémarrez le téléphone).

Notez que toute cette méthode permet de désactiver les bloatware et les applications systèmes. Ne désactivez donc pas n’importe quoi : certains paquets sont essentiels au système ou à d’autres paquets.

Pour terminer, voici la liste des fichiers .apk (et .odex s’ils sont là) que j’ai désactivé personnellement de cette façon :

  • Books.apk (Google Play Livres)
  • Browser.apk (Le navigateur par défaut d’Android)
  • Calendar.apk, CalendarImporter.apk, CalendarProvider.apk (le calendrier que je n’utilise pas)
  • CellBroadcastReceiver.apk (un outil pour partager la connexion 3G en Wifi).
  • ChromeBookmarksSyncAdapter.apk, ChromeWithBrowser.apk (Google Chrome)
  • DeskClock.apk (un widget pour l’heure je crois. Je préfère une alternative)
  • DigitalClockWidget.apk (un widget pour la pendule dont je n’ai pas besoin)
  • DownloadProviderUi.apk (l’interface pour la gestion des téléchargements faits avec la navigateur) : attention à désactiver que DownloadProviderUi et pas DownloadProvider.
  • Email.apk (l’application Email par défaut, étant un utilisateur de K9-Mail — d’ailleurs, si quelqu’un sait comment activer les notification de K9 sur le lockscreen…)
  • Exchange2.apk (un truc pour Microsoft Exchange, inutile pour moi)
  • Facebook.apk (Pas besoin de ça non plus)
  • FaceLock.apk (le truc pour déverrouiller le téléphone en faisant des grimaces au téléphone)
  • FileManager.apk (le gestionnaire de fichiers : vu que j’ai RootBrowser, je n’ai pas besoin de ça)
  • Galaxy4.apk (l’un des fond d’écrans animés d’Android)
  • GenieWidget.apk (le widget qui donner des astuces Android)
  • Gmail.apk (Gmail, même remarque que pour Email)
  • GMS_Maps.apk (???)
  • GoogleTTS.apk : le moteur de synthèse vocale de Google.
  • GoogleBackupTransport : le service de synchronisation global de Google.
  • GoogleCalendarSyncAdapter.apk : le service qui permet de synchroniser le calendrier avec les serveurs de Google
  • GoogleContactsSyncAdapter.apk : le service qui permet de synchroniser les contactes avec les serveurs de Google (pensez à les exporter avant, puis de les ré-importer ensuite)
  • GooglePartnerSetup.apk : des trucs tiens, sans doute (???)
  • HoloSpiralWallpaper.apk : un fond d’écran animé.
  • LiveWallpapers.apk : quelques fond d’écrans
  • LiveWallpapersPicker.apk : l’application qui permet de choisir un fond d’écran animé.
  • MagicSmokeWallpaper : encore un fond d’écran animé
  • MediaUploader.apk : c'est Picassa
  • MtkWeatherProvider.apk et MtkWeatherWidget.apk : je crois que c’est un widget par défaut pour la météo
  • MtkWorldClockWidget.apk : un widget pour la pendule mondiale
  • Music.apk : le lecteur de musique par défaut d’Android. Perso j’utilise un autre lecteur, celui là est superflu.
  • NoiseField.apk : un autre fond d’écran animé…
  • PartnerBookmarksProvider* : des liens commerciaux de Google, je crois
  • PhaseBeam.apk : encore un fond d’écran
  • PlusOne.apk : Google Plus
  • ProTips.apk : le widget avec les astuces pour Android
  • Street.apk : Google Street View
  • Talk.apk : Google Talk
  • Todos.apk : L’application « choses à faire »
  • Velvet.apk : la barre de recherche de Google en haut du bureau.
  • VideoFavourites.apk : un truc pour les vidéos (inutile pour moi).
  • VideoPlayer.apk, Videos.apk : le lecteur vidéo par défaut et Google Play Vidéo ; j’ai VLC, donc pas besoin de tout ça.
  • VisualizationWallpapers.apk : des fond d’écrans.
  • Weather3DWidget.apk : un widget pour la météo.

Les tirets typographiques

Dimanche 28 juillet 2013

Tout comme il existe plusieurs types de guillemets ou d’espaces, il existe aussi plusieurs types de tirets.

Les claviers normaux permettent en général d’en taper deux types : le tiret-du-6 : « - » et le tiret bas : « _ ».
Mais typographiquement parlant, sur le « - » est employé pour tous les usages de façon indifférente : pour le signe des nombres négatifs, les tirets d’un dialogue ou celui utilisé pour lier deux mots.

On distingue différents tirets, dont voici les plus courant :

Le trait d’union (U+002D).
Il est utilisé pour lier deux mots. Par exemple dans « grand-père ». C’est le tiret que le l’on trouve sur la touche 6 des claviers AZERTY, il mesure un quart de quadratin.

ÉDIT : j’apprends (merci à Arzhur dans le premier commentaire ci-dessous) que le trait d’union est en fait le caractère U+2010 ; et que celui présent sur la touche 6 du clavier étant un fait un caractère utilisé en informatique, remplaçant tous les autres, quand ces derniers ne sont pas utilisables. Le « tiret du 6 » n’a donc pas de valeur typographique.

Le trait d’union insécable (U+2011).
Même usage que le trait d’union, sauf que s’il est affiché au bout d’une ligne, les deux mots unis par le tiret se retrouveront tous les deux sur la ligne suivante, au lieu de ne renvoyer que le second mot à la ligne.
Sur un clavier AZERTY à multiple niveaux (comme dans les distrib GNU/Linux par défaut), on peut le taper avec les touches Alt Gr Shift 6.

Le trait d’union conditionnel (U+00AD).
Ce dernier permet de spécifier, dans un phrase, où doit se faire une césure de bout de ligne quand cela deviendrait nécessaire. Ce tiret est donc toujours invisible, sauf quand la césure se fait. Voir exemple sur la page de Wikipédia à ce sujet.

Le signe moins mathématique (U+2212)
L’avantage qu’il a sur le trait d’union c’est qu’il possède la même taille que le signe plus et le signe d’égalité : « + − = ».
Sur un clavier à multiple niveaux on l’obtient avec les touches Alt Gr Shift !.

Le tiret moyen (U+2013)
Ce tiret a la longueur d’un demi-cadratin, aussi la taille du N. C’est ce tiret qui est utilisé pour les listes et les énumérations.
Sur les clavier à multiple niveaux, je le tape avec la combinaison Alt Gr Shift 5.

Le tiret long (U+2014)
Ce tiret quadratin est utilisé dans les dialogues, pour marquer le changement d’interlocuteur :
[…]
— Bonjour !
— Salut !

Il est aussi utilisé pour scinder le texte — au contraire du trait d’union, qui lie — un texte ou une phrase, comme cette phrase, justement (merci Guenhwyvar pour la correction).
(Certaines sources préfèrent cependant l’emploi du tiret-demi quadratin pour les césures, dans un but esthétique.)

Pareil, sur les clavier à multiple niveaux, la combinaison Alt Gr Shift 4 permet de l’obtenir.

Le tiret bas (U+005F)
C’est le « _ », aussi nommé underscore en anglais. À l’origine il permettait de souligner une lettre en revenant en arrière sur les machines à écrire (il est plus bas que la ligne). Actuellement il est utilise pour remplacer des espaces ou pour laisser de la place libre dans un formulaire qui va être imprimé.

Info : le terme cadratin désigne une longueur, c’est la longueur de la pièce métallique sur laquelle se trouve la lettre « M » (lettre dont la taille était la référence) utilisé dans l’imprimerie. C’est d’ailleurs de là que vient l’unité « em ».
Un quadratin correspond donc à la longueur de référence dans un police à une taille donnée.

Sources :

Retour sur le smartphone Wiko Cink Five

Samedi 27 juillet 2013

Récemment je suis tombé sur la marque de téléphones Wiko. C’est une marque qui fait des smartphones pour des prix plus que compétitifs (entre 80 et 200 €).

Personnellement je me trimbalais avec un téléphone à clapet en plus d’un lecteur MP4-WiFi-GPS. Je cherchais un moyen de combiner tout ça en un seul appareil, mais je n’avais pas vraiment envie de perdre 600 € dans un Samsung ou autre Sony : c’est beaucoup trop cher.

Pour mes besoins (téléphone débloqué avec les fonctions classiques pour pas cher et solide), je n’avais pas trouvé grand chose, sauf quand je suis tombé sur Wiko. Eux ils font tout ça pour moins de 200 €.

Suite à quelques recherches, j’ai appris que certains modèles semblaient avoir des problèmes, mais des retours que j’ai eu, la grande majorité étaient très satisfaits. Je me suis finalement tourné pour le Wiko Cink Five : un 5 pouces sous Android 4.1 pour 195€ (oui pratiquement le plus cher de la marque).

Les caractéristiques n’ont pas grand chose à envier aux autres marques :
  • processeur quad-core à 1,2 GHz
  • 1 Gio de RAM
  • Appareil photo de 8 mégapixels avec flash LED (et un autre de 2 Mpx à l’avant)
  • port µSD, double SIM, Wifi, bluetooth, GPS, boussole, et tout le reste
  • écran de 5 pouces de définition 1280×720
  • Batterie de 2000 mAh

Le seul truc limite c’est le petit 4 Gio de mémoire de stockage interne. Ça rend la carte µSD pratiquement obligatoire (Wiko mettrait des mémoires internes plus faibles pour réduire la taxe copie privé, qui est très lourde et augmente rapidement, bien plus que si on prend une carte µSD externe).

Pour ceux qui veulent un test complet, voici celui des Numériques, qui est assez précis et correcte.

Dans l’ensemble, c’est un très bon téléphone : je n’ai aucun problème à signaler (le GPS est juste un peu lent). Néanmoins, voici juste quelques remarques qui sont selon moi les détails à améliorer pour le rendre encore meilleur.

Je reviens aussi sur les points qu’on peut retrouver sur les forums, et qu’en général ne sont pas dit sur les sites de ventes.

L’ergonomie, la finition

Déjà, pour ce prix là on s’attendait à de la qualité chinoise… Et ben pas du tout !

La coque plastique donne ici une impression de relativement robuste, classe et de fini. La coque reste bien en place, ne glisse pas des mains et n’est pas non plus entaché d’écritures ou de codes barres dont j’ai horreur (juste un logo « Wiko »).

Seul point à revoir dans le design : l’appareil photo à l’arrière, il sort du dos du téléphone, ce qui empêche de dernier de pouvoir être posé à plat sur une table. C’est un peu idiot, c’est comme sur le Samsung Galaxy S1, ce n’est qu’un millimètre, mais quand même : sans, ce serait mieux.

L’autonomie !

Je tiens deux jours et demi avec une charge.

Chacun a des besoins différents. Je n’utilise ainsi pas (encore ?) la 3G, mais suis pratiquement toujours connecté à du WiFi. J’aime avoir une lecture confortable, donc bien éclairé. J’ai aussi deux cartes SIM connectées sur deux réseaux différents.
Avec ça, éteignant seulement le WiFi la nuit, mais l’utilisant le reste du temps comme je le ferais d’une façon typique, le téléphone a tenu 58 heures avant de me dire de le brancher.

wiko battery screenshot
Oui, j’ai été très surpris : je peux facilement tenir deux jours sans chargeur.

J’insiste sur le fait qu’il s’agit de mon rythme d’utilisation, avec mes applications (avec la 3G à fond, il tiendra moins longtemps, si vous diminuez la luminosité et que vous n’utilisez ni 3G ni WiFi, il tiendra facilement 3~4 jours).

L’écran

L’écran fait 5 pouces. C’est grand. Presque trop grand : l’utilisation d’une seule main est limite. Il faut aussi de grandes poches.
C’est tout bête mais il faut en tenir compte : un téléphone 4 pouces est beaucoup plus simple à utiliser d’une main. Par contre, le 5 pouces offre quand même un confort de lecture beaucoup plus important.

Le test des Numériques dit que l’écran manque un peu de contraste, de réactivité, de luminosité. J’admets : pour les contrastes, certaines téléphones font mieux. La réactivité est un peu perceptible (je suis très sensible à ça, même si je m’en fout). La luminosité est très largement suffisante même en plein soleil. Ces trois points ne me dérangent absolument pas, et quelqu’un dont c’est le premier téléphone ne sera absolument pas gêné.

Mais [b]pour l’écran il y a un point noir
 : il n’a pas de protection anti-traces de doigt. Là où mon vieux Galaxy S1 avait une couche protectrice anti traces grasses, le Wiko n’en a pas, ni de verre anti-rayures (gorillaGlass par exemple).
Je suppose qu’on ne peut pas tout avoir pour ce prix, mais c’est quand même un des points qu’il faudrait améliorer (et pour lequel, après-coup, je serais prêt à ajouter quelques euros).

Les applications & Android

Bonne surprise ici : la version d’Android 4.1 proposée est nue. Il n’y a pratiquement aucun outil installé par Wiko et qu’il faut commencer par supprimer tout au début.
Android vient cependant de lui même avec Chrome (en plus d’un autre navigateur), de GMail (en plus d’un autre client mail) et de quelques trucs dont je ne me sert pas. Pas grave : Android 4.1 permet de les désactiver. Au passage, Wiko propose les sources de son firmware, sur Wikogeek.com (après faut rooter le téléphone, voir ci-dessous).

Le rootage.

Une des premières choses à faire : rooter le téléphone pour pouvoir profiter d’applications spéciales. J’ai suivi ce tuto pour y parvenir : ça marche bien.

J’ai alors installé mes logiciels préférées, comme celui pour gérer les permissions de chaque application : LBE Privacy Guard. Et là, c’est le drame ! Cette application n’est – paraît-il – pas compatible avec Android 4.1, et provoque un redémarrage en boucle.

J’ai du réinitialiser le système après seulement 1h… (Éteint, il faut appuyer sur les boutons haut+bas+power en même temps. Puis faire un appui court sur le bouton power. Ensuite choisir (à l’aide des boutons haut et bas du volume) le mode recovery, validez avec le bouton power. Prendre ensuite wipe data / factory reset et valider en utilisant l’écran tactile : il faut glisser le doigt du coin gauche-bas de l’écran vers le bouton « menu ».

Je voulais néanmoins le logiciel LBE Privacy guard, donc j’ai installé ça : LBE Security Master : la version un peu plus récente, mal traduite du chinois, mais qui marche très bien.

Conclusion

Le Cink Five est un bon téléphone, très complet en fonctionnalités, sous un Android 4.1 propre, avec une très bonne autonomie. Néanmoins il manque quelques petites options (protection anti-traces de doigts et anti-rayures sur l’écran, un dos plus plat).

On peut difficilement faire mieux pour ce prix là ; et dans tous les cas, ça laisse à réfléchir quant au téléphones à 600€ (voire plus) que nous proposent Samsung, Apple ou Sony.

Google Font : récupérer le fichier de la police en local

Mercredi 10 juillet 2013

Google propose Google Fonts : des polices d’écritures à utiliser pour votre site web, dans le CSS.

Seulement ils sont bien malin : le code CSS prêt-à-utiliser que vous devez mettre dans votre code contient le lien du fichier de la police d’écriture qui se trouve sur leur serveur. Voilà la marche à suivre pour récupérer manuellement le fichier et le placer en local, chez vous.

Je vais faire l’exemple avec une police d’écriture au hasard.

Rendez-vous sur google.com/fonts. Choisissez la police que vous voulez, puis cliquez sur « quick-use » :

download font step 1
Descendez un peu en bas dans la page et récupérez le lien vers le fichier CSS :

download font step 2
Ouvrez ce lien dans votre navigateur.
Vous pouvez déjà copier tout le code dans votre CSS. Il suffit juste de récupérer le lien vers le fichier de la police (fichier .woff).

download font step 3
Téléchargez le fichier .woff et enregistrez le dans votre projet.

download font step 4
Il ne reste alors plus qu’à changer le lien de la police dans le code CSS, pour qu’il utilise le fichier .woff local et pas via le site de Google.

Voilà, c’est tout.

L’avantage d’avoir le fichier de la police chez soi :
  • Pas de traçage possible par Google
  • Votre site reste indépendant : si Google ferme son service (il le fera un jour) votre CSS fonctionnera quand même.

Désavantages :
  • Le fichier de la police sera téléchargé depuis votre site, donc consommera votre bande passante.
  • Si un autre site web quelque part utilise la même police, le navigateur le téléchargera deux fois, alors qu’il ne le fait qu’une seule fois si les deux utilisent le service de Google.

Cette astuce s’inscrit dans ma politique d’un site 100% indépendant sur le plan technique. Il n’y a aucun fichier (image, script…) utilisé dans mes pages qui soit hébergé ailleurs que chez moi.

L’effet Streisand, ou l’arme des internautes

Vendredi 31 mai 2013

gun pointed on innocent Une des choses à quoi on reconnait les ennemis de la liberté d’expression de la pensée sur l’Internet, c’est leur méconnaissance des internautes.

L’effet Streisand c’est quand une idée, un article, une photo ou autre se répand de plus en plus au fur à mesure qu’on veut la censurer. Elle tient son nom de Barbra Streisand qui en voulant censurer sur le net une photo lui appartenant a vu sa photo se répliquer de plus en plus. Au final, une affaire qui serait restée dans l’ombre a fait le tour du monde et des média.

Aujourd’hui, c’est Linux FR qui reçoit un courrier d’avocat de la part de Linkeo pour la censure d’un des commentaires sur leur site.
C’est bien les gars : grâce à votre agressivité, toute la France est maintenant au courant : tous les blogs francophones en parlent.
Quant à votre censure ? L’internet n’oublie pas : les messages sont là et ailleurs aussi. Fail.

EDIT : Le site s’explique : « il n’est pas toujours bon de répondre aux attaques des internautes ». Faux : répondre est toujours bien. Il suffit de répondre comme tout le monde, pas en envoyant des avocats ni réclamer n’importe quoi et finir par dire « spanou® ».

Aux autres entreprises : suivez le lien vers le site de Korben pour quelques astuces et éviter ce genre de choses : les internautes n’aiment pas vos armées d’avocats agressifs. Ils préfèrent parler à des humains normaux et discuter.

Aux internautes : lisez le lien de Ploum : l’effet Streisand est de votre côté. Le peuple dispose aujourd’hui d’un moyen extrêmement puissant pour se défendre : l’entraide et la fratrie de la blogosphère : si un seul d’entre nous reçoit des pression d’un grand groupe sans scrupules, alors tout le monde partagera, tout le monde en parlera et tout le monde saura.
Personne n’arrivera plus à nous réduire au silence impunément !

Oui, l’internet peut faire peur. Mais il faut : les riches porte-feuilles ont pris l’habitude de prendre leur aise et de poser leurs fesses sur les textes de loi. Tout ça doit changer.

image de Stéfan