L’apologie de l’anorexie maintenant…

Lundi 16 mars 2015

Aller hop, et bientôt la censure de ça aussi. Oh et celle de la malbouffe aussi, tiens.

Et puis merde : criminalisons aussi tous ceux qui publient des recette de cuisine avec :

  • de la viande (choquant pour les végan) ;
  • du porc (choquant pour les musulmans) ;
  • des frites + burger (choquant pour José Bové et d’autres vieux autarciques) ;
  • des suchis (stéréotypant pour les asiats) ;
  • du sel, du gras, du sucré (choquant pour les membres de l’association des diabétiques de St-Gertrude-les-Asperges) ;
  • des ustensiles de cuisine en bambou (choquant pour les pandas) ;
  • de la bouffe (choquant pour les anorexiques)


Et puis… question…
Si vous voulez punir l'apologie de l'anorexie sur Internet… Pourquoi vous laissez l’apologie de l’anorexie à la TV ? Avec toutes les publicités pro-minceur, pro-0% et tout le reste ? Hein ?

Censure généralisée : les élus la réclament

Mardi 10 mars 2015

Il fallait s’y attendre, maintenant que le gouvernement peut bloquer des sites web sans l’avis d’un juge, ils veulent étendre ça aux sites qui disent du mal des élus. C’est un député socialiste qui demande ça.

Expliquez-moi comment un pays peut-être dit « libre » si on ne peut pas se plaindre de ses élus (ne rêvons pas : hier c’étaient les menaces, aujourd’hui ce sont les injures, demain ce sera la simple plainte ou remise en question d’un politicien) ?


Le député (Guy Delcourt, député du Pas-de-Calais) demande l’extension de la censure en raison du développement d’Internet (ça fait juste 15 ans que c’est là ce truc « Internet », hein) et du fait que les procédures judiciaires sont trop lourdes pour traiter tous les cas d’injure.

Rappelez-moi là aussi qui sont ceux qui votent les lois qui composent ces procédures judiciaires (et qui contribuent à rendre tout ça plus lourd que nécessaire) ?

Aussi, il y a une raison pour laquelle ces procédures sont lourdes : c’est pour garantir que chaque étape soit bien constitutionnelle et qu’il n’y a pas d’abus de pouvoir, tout ceci pour garantir le système démocratique et rester dans un État de droit et libre. C’est pareil que pour le vote : c’est lourd, c’est long, mais tout ceci est nécessaire.

Ensuite, si ça fait trop de dossiers pour tout le système judiciaire, ben… fallait pas fermer la moitié des tribunaux il y a quelques années (sous le règne de $arko)…


La tournure que prend ce système de censure administrative ne me plaît pas du tout. Ça fait à peine un mois que cette merde a été votée (pour bloquer rapidement les sites terroristes à la base) et ils veulent déjà l’étendre à toutes les sauces : antisionisme, piratage, pédophilie, injure…
Un député c’est une personne qui décide à votre place ce qui est légal ou illégal : il ne leur faudra que le temps pour faire voter toutes les extensions nécessaires et bloquer n’importe quel site qui ne leur plaît pas.

image de Newsfrontier

« François contre Internet ».

Mardi 24 février 2015

TF1 vous présente le nouveau jeu télévisé : François contre Internet.

françois hollande tout mouillé
Le principe est simple : François jette un dé et en fonction du résultat, on utilise un prétexte pour faire chier les internautes. Je rappelle la règle :

Le dé tombe sur :
  • 1 ou 4, le prétexte est le terrorisme ;
  • 2 ou 5, le prétexte est la pédophilie ;
  • 3 ou 6, le prétexte est l’antisémitisme.

*François jette le dé*

Et ce sera… un 6, l’antisémitisme ! Bravo François ! On applaudit bien fort.


Donc voilà, notre gagnant repart avec 3 lois destinées à stigmatiser l’Internet comme responsable de l’antisémitisme.
François, je vous le rappelle, s’est déjà servi de son joker 49/3, mais il lui reste l’avis du public qu’il n’a toujours pas utilisé depuis 2012 ! Quel courage ce François.

Mon avis sur le gaz de schiste

Lundi 16 février 2015

puits de pétrole Le gaz de schiste, c’est du gaz naturel contenu dans des couches d’argile plus ou moins en profondeur. La différence avec le gaz habituel, c’est l’argile justement : cette roche est imperméable et demande une grande quantité d’énergie pour en extraire le gaz (là où les autres roches sont bien plus simples à dégazer).

Je ne sais pas (parce que je n’ai pas encore lu) ce que va faire si on exploite ce gaz, en fonction des procédés, surtout. Mais même sans ça, je pense que c’est une connerie.

Pourquoi ?

En fait, ce que je ne comprends pas (enfin si : le moteur de tout ça, c’est le fric et le profit de Total, Shell et les autres destructeurs de planète), c’est pourquoi ces fumiers continuent de se focaliser sur les énergies fossiles, alors qu’actuellement le nucléaire est déjà plus propre (le nucléaire, à production d’énergie égale, émet moins de radioactivité dans l’air), faut déjà le faire, mais surtout qu’on a toutes les technologies nécessaires pour capter les énergies produites par le soleil (vent, marrée, solaire voltaïque et solaire thermique) et par la Terre (thermique, pompe à chaleur).

Les énergies fossiles, on le sait : à un moment on n’en aura plus. Pourquoi fermer les yeux sur ça ?

Et au delà des voitures ou des avions qui n’avanceront plus, ça sera également toute la synthèse chimique qui aura des problèmes : plus de pétrole, c’est plus de plastiques.
Regardez autour de vous : plus de plastiques, c’est plus de vêtements synthétiques, plus de peinture, plus d’encres, plus d’emballages (c’est peut-être pas mal, ça), plus de produits ménagers, plus de colorants dans la bouffe (ça aussi, c’est pas pire)… Si vous retirez tout le plastique de chez vous, il ne reste que le bois, le verre, le métal et la pierre. Oui, comme au 18e siècle, et autant dire que ça ne fait plus grand chose d’utile…

Un grand scientifique a dit un jour qu’il ne faut pas brûler le pétrole, mais qu’il faut le garder pour la synthèse chimique. Ce scientifique, c’était Mendeleïev, l’un des pionnier de la chimie il y a 150 ans.

Actuellement, ce qui me chagrine, c’est que rien à grande échelle n’est fait, ni même essayé, pour faire en sorte de se passer des énergies fossiles. On continue de brûler des restes de dinosaures pour transformer la Terre en une serre géante qui va tous nous détruire, alors que la Terre reçoit tous les quart-d’heure plus d’énergie que l’homme en a besoin pour toute une année de la part du Soleil.

Il y a pourtant des moyens plus ou moins viables (totalement viables si on les additionne, j’en suis convaincu) : si le nucléaire est pour l’instant et selon moi la meilleure solution (à condition que ce soit effectivement mieux géré que par Tepco ou EDF, qui masque des fuites radioactives survenues en 2014) et seulement à défaut de ne pas encore avoir un parc de centrales à énergie renouvelable suffisant ; il faudrait également investir massivement dans l’éolienne ou le solaire : il y a des régions du monde ou le soleil est plus qu’abondant (les déserts, mais pas que) et en mer, il y a du vent toute l’année, tous les jours. Et ne me parlez pas des barrages hydrauliques en béton : la production du béton génère plus de CO2 que tous les transports réunis (dans le monde).

Quant au transport de l’électricité produite dans le désert, c’est un problème (technique) oui. Mais on peut très bien changer la donne : ils peuvent déjà transporter du gaz d’un pays à l’autre, avec des gazoducs. Ils peuvent produire de l’hydrogène dans le désert et le transporter. On a déjà des voitures et des bus à hydrogène qui fonctionnent très bien. Et je ne vois aucun soucis à brûler massivement de l’hydrogène « propre » pour produire de l’électricité « propre ».

L’hydrogène coûte cher à produire (en énergie)… mais il ne coûtera rien si c’est l’énergie solaire qui s’en charge.
Et brûler de l’hydrogène, ça ne libère qui de l’eau (eau qui était de toute façon déjà dans l’atmosphère ou dans les océans, pas piégé dans les roches du sol).

Selon moi, l’énergie de l’avenir c’est l’hydrogène : il est impossible qu’on vienne à manquer d’eau sur Terre et on ne manquera pas non plus d’énergie pour la transformer en hydrogène, si on utilise le soleil pour ça. Et si un jour on songe à voyager dans l’espace, l’hydrogène compose 92% des atomes de l’univers. Si on manque de ça, c’est qu’on aura vraiment élu les mauvaises personnes…

Quoi qu’il en soit, s’ils se mettent vraiment à rechercher du gaz de schiste un peu partout, j’aurais honte. Honte de l’espèce humaine. On aura vraiment l’air de cons, si il s’avère un jour qu’il existe de la vie ailleurs : comment voulez-vous leur expliquer sans pleurer qu’on provoque des guerres et qu’on fouille dans la boue à la recherche de pétrole alors qu’on a tout ce qu’il faut avec le solaire, qui nous livre chaque instant 30 000 fois plus d’énergie qu’on en consomme ?

image de POD

Micro-gravité ou apesanteur, dans l’ISS ?

Samedi 14 février 2015

iss et endeavour Ceci est une réponse à Bruce, de la chaîne e-penser, à propos de sa vidéo « Pourquoi les astronautes flottent dans la station spatiale internationale ».
Bien que la probabilité qu’il passe ici soit aussi grande que celle pour le chat de Schrödinger de devenir un lapin (qui n’est pas nulle bien que très faible), je poste ça ici plutôt que sur Couleur-Science justement par ce que c’est en commentaire à sa vidéo (et que je ne peux pas poster sur Youtube).


Dans la vidéo, Bruce se pose la question du titre : Pourquoi les astronautes flottent dans la station spatiale internationale ?

Il dit, tout au long et avec conviction, que ce n’est pas de l’apesanteur (ni de l’impesanteur) mais qu’il s’agit plutôt de micro-gravité.

Je ne suis pas d’accord avec ça. Et il se contredit d’ailleurs.

Il dit, à juste titre, que l’attraction gravitationnelle de la Terre est telle que l’accélération de la pesanteur est (à un tout petit peu près) la même dans l’ISS à 400 km d’altitude que sur Terre. Autrement dit, la gravité est la même dans l’ISS que sur Terre. Alors pourquoi qualifie t-il la gravité dans l’ISS de « micro-gravité », si c’est la même que sur Terre ?

Si je prends le dictionnaire, la micro-gravité est un état où les forces gravitationnelles sont très faibles (en particulier par comparaison à ce qu’on ressent sur Terre). Le terme lui-même dit d’ailleurs ce qu’il veut dire : « petite gravité ».
Cela peut se produire si on est dans un espace « vide », loin de tout astre massif, ou alors si on est situé exactement entre deux astres identiques : chaque astre nous attire vers lui avec autant de force et au final ces deux forces s’annulent et on ne tombe ni vers l’un ni vers l’autre (c’est cependant un état d’équilibre instable et un simple éternuement vous ferait basculer vers l’un et pas l’autre).

Du coup, sur l’ISS, ils ne sont certainement pas en état de micro-gravité.


L’apesanteur alors ?
L’apesanteur, comme dit son étymologie, désigne un état où il n’y a pas de pesanteur, où l’on n’a pas de poids. En fait, plus scientifiquement et selon la définition de Wikipédia (qui dit aussi et à juste titre que l’apesanteur et l’impesanteur sont deux termes pour la même chose, la seconde est simplement préférée pour sa prononciation moins ambiguë), l’apesanteur désigne un état où l’on ne sent plus l’accélération de la pesanteur.

Dans l’ISS (ou lors d’un vol parabolique, ou dans tout autre phase de chute libre), les gens et les objets "flottent". Donc, c’est comme si ils n’étaient pas attirés par la Terre : c’est comme s’ils n’avaient pas de poids. Pas de pesanteur.
N’est-ce pas là la définition d’« apesanteur » ?

Donc je le dis : dans l’ISS, ils sont en état d’apesanteur et non de micro-gravité (considérant les définitions actuelles d’« apesanteur » et de « micro-gravité »).


D’où vient son erreur alors ?
D’une mauvaise traduction, probablement : le terme anglais « microgravity » se traduit en français par « micro-pesanteur » (selon Wiki).

En toute rigueur, dans l’ISS, ils sont en état de micropesanteur (pesanteur très faible) et pas d’apesanteur (pesanteur égale à zéro). Mais confondre les deux est moins grave que confondre apesanteur et micro-gravité.


Pour résumer :
  • microgravité (fr) : qualificatif d’un point de l’espace ou d’un état où la gravité est très faible ;
  • microgravity (en) et micropesanteur (fr), ces deux termes étant traductions l’une de l’autre : qualifie un état où la pesanteur est très faible.
  • apesanteur ou impesanteur (synonymes, le second étant à privilégier pour sa prononciation moins ambiguë) : qualifie un état où la pesanteur est nulle (le terme est donc plus fort que micropesanteur).


Enfin, pour terminer sur une citation, prenons celle de François Pérusse, dans l’épisode « la science et vous » :
Professeur, nous avons une question qui revient souvent. L’attraction sur d’autres planètes, la gravité…
— Attention, l’attraction et la gravité sont un complément, et non pas deux choses pareil. Commet par exemple, il peut y avoir une attraction sans gravité. Comme eurodisney : c’est vraiment une attraction sans gravité.
— C’est ça, c’est pas grave d’aller à Euro-Disney.
— Par contre, les danseuses nues sont une attraction assez grave.
— Ça peut le devenir, oui.


MÀJ : la réponse de Bruce
En fait, le poids (donc la pesanteur, c’est la même chose) est une conséquence de l’accélération de la pesanteur. Cette accélération est généralement due à la gravité. Cette accélération peut aussi être dû à un mouvement accéléré du référentiel : c’est l’expérience de pensée d’Einstein dans son ascenseur : si on est dans un ascenseur dans le vide et qu’on est plaqué au sol, on ne peut pas savoir si c’est parce que l’ascenseur accélère vers le haut ou si c’est parce qu’on passe à côté d’un astre : les deux produiraient le même effet.
L’ISS est en orbite, mais il tombe quand même. Il tombe juste en courbe, et cette courbe possède le rayon de courbure de son orbite : c’est un cercle (ou une ellipse, mais le résultat est le même). Vu que sa trajectoire est une courbe, il accélère. Non pas en intensité, mais en vecteur. D’où la génération d’une accélération et donc un poids.

Or, vu que l’ISS est en orbite, cette accélération là (due à la courbure de la trajectoire) compense exactement l’accélération de la pesanteur due à la gravité terrestre. Les deux vecteurs s’annulant à tout moment, le poids sur un pèse personne est nul.

image de Jason Mayor

Firefox sacrifie la liberté pour la sécurité, lui aussi…

Jeudi 12 février 2015

Mozilla a décidé que Firefox bloquera l’installation chez l’utilisateur des extensions tierces qui ne seront pas signées et vérifiées par Mozilla, ceci un contexte de sécurité.

En gros : pour créer et diffuser une extension pour Firefox, il faudra l’approbation préalable de Mozilla.

L’article d’Arthur sur la question est assez complet et reflète bien mon avis également.

Sachant que la vaste majorité des utilisateurs de Firefox, ou même d’un navigateur en général ne sont pas des experts en informatique, il est bien que quelque chose soit fait concernant la sécurité. Comme les programmes, les extensions peuvent contenir des fonctions malveillantes.

Ce qui est moins bien en revanche, c’est que Mozilla va obliger les développeurs à faire vérifier leurs extensions : il ne sera plus possible du tout d’installer une extension non-vérifiée par Mozilla. Ce sera donc Mozilla qui choisiront ce qu’on a le droit d’installer sur nos ordis ou non, et ça c’est tout de suite moins acceptable.

Ce n’est à personne d’autre que moi de savoir ce que j’ai envie d’installer sur mon ordinateur.

Si je tiens tellement à cette liberté d’installer ce que je veux, c’est que c’est mon ordinateur. Est-ce que vous laisseriez le fabriquant de votre frigo vous imposer la marque de ketchup que vous avez le droit d’y mettre ? Non ! Et bien sur l’ordinateur c’est la même chose : je ne laisse pas le fabriquant du logiciel choisir ce que j’ai le droit de faire dedans.

En plus tout ceci pose d’autres problèmes.

Premièrement la sécurité : une extension approuvée qui comporte une faille devra être corrigée. Avant, la correction est disponible et appliquée dans les heures ou les jours qui suivent. Après, il faudra que Mozilla approuve la mise à jour et ça prendre des semaines ou des mois. Tout du temps pendant lequel les installations de Firefox chez les utilisateurs seront vulnérables…

Ensuite, un problème de neutralité : Mozilla impose ses propres règles concernant ce qui sera accepté ou pas, en matière d’extensions. En gros, si la personne en charge de la vérification (ou Mozilla tout entier) d’une extension est corrompue, il y a fort à parier que des extensions malveillantes seront rendues disponibles quand même. À l’inverse, Mozilla pourra très bien interdire l’extension développée par quelqu’un qu’ils n’aiment pas.

Enfin l’inutilité. Il est tout simplement impossible de bloquer toutes les extensions malveillantes : les catalogues d’applications pour iPhone ou pour Android en sont un parfait exemple : ils sont plein de malwares et d’applications intrusives, alors que la raison invoquée aux approbations par Apple ou Google des applications est bien-sûr la sécurité. C’est de la poudre aux yeux.


Sacrifier la liberté pour la sécurité revient à sacrifier la liberté pour rien du tout, car la sécurité absolue n’existe pas. Au final on n’a donc ni l’un ni l’autre. Firefox devrait laisser le choix à l’utilisateur final. Le choix devrait toujours revenir à l’utilisateur final. C’est ça qui fait la force d’un logiciel libre. C’est ça qui a fait la force de Firefox jusqu’à maintenant. C’est le fait, à une époque, que l’utilisateur avait le droit d’installer un autre navigateur sur son ordinateur, que Firefox est aussi populaire.

Si Microsoft avait fait comme Mozilla va le faire, alors Mozilla ne serait même plus là aujourd’hui.

(Dailleurs, Microsoft le fait : pas avec les navigateurs, mais avec le système d’exploitation et Windows, installé par défaut sur les ordinateurs : on voit où en sont les autres systèmes d’exploitations sur PC : ils ne représentent pas 1% du parc informatique mondial).

La coqueluche en hausse de 750% en deux ans, en Wallonie. Merci les abrutis !

Lundi 09 février 2015

En Belgique (selon l’article) la coqueluche a progressé de 750% entre 2012 et 2014. Tout ça parce que certains se sont mis dans la tête qu’il fallait mieux avoir 70% de risques de mourir d’une maladie que 0,1% du vaccin contre cette maladie.

Tant que les gens vaccinés restent protégés, j’en ai pas grand chose à foutre : les gens font ce qu’ils veulent, c’est de la sélection naturelle après tout.

C’est juste injuste pour les nourrissons qui meurent, alors que des gens sa propre espèce aurait pu le sauver avec la technologie dont elle dispose.

Malheureusement, la même espèce a également inventé le concept de « responsabilités » qui autorise aux parents complètement cons de décider ce qui est mieux même à la place du plus bienveillant et du plus honnête des médecins et de choisir de laisser crever un bébé.

Bravo.

Actu en vrac

Dimanche 08 février 2015

fox news with lego
Il se passe trop de choses pour pouvoir choisir parmi toute la merde politicienne, les astuce pour les réparer ou les vidéos de chats pour oublier, alors voilà toutes les infos en vrac :


Image de Black Zack

Pour redonner un peu de stabilité dans la force…

Mercredi 04 février 2015

Je clos toutes les parenthèses qui ont été ouvertes sur l’Internet, sans jamais avoir été fermées :

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Voilà.

De rien.

La presse papier ne comprend toujours pas le numérique…

Mercredi 28 janvier 2015

photo d’un étallage de journaux papier Humanoïde, un magazine de presse high-tech a décidé de défendre son format papier en déchirant une page dans toutes les éditions de son prochain numéro.

Pourquoi ?

Parce que « Une page déchirée, c'est moche, c'est frustrant ».

Laissez-moi vous dire que vous n’avez rien compris !
Si je vous donne un journal au format numérique PDF dont il manque une partie des octets, ça vous énerverait aussi, non ? Ça serait frustrant aussi, non ? Ben ouais.

En fait, ce n’est pas le format qui compte.

Le papier a d’autres avantages que celui de ne pas être vendu pré-déchiré (archivage, pérennité, pas de batteries, etc.)…

Si la presse numérique payante ne décolle pas bien, c’est juste que les gens se sentent arnaqués avec ce qu’ils trouvent : une liste d’octets, impossible à partager ou à lire ailleurs que sur un iPhone ou qui s’efface au bout de quelques jours ou bien si on passe une frontière ou qu’on désactive le GPS (merci les DRM), au même prix qu’un document papier qui ni ne s’efface ni ne refuse de sortir de votre salon.
Un journal, ça s’annote, ça se griffonne, ça se prête, ça se range, ça se retrouve 15 ans plus tard… Une tablette où sont enregistrés les journaux en version numérique, au bout de 6 mois il en faut une autre, et là on dit adieux à tous les vieux numéros (merci les DRM et les formats restrictifs).
Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que les gens ne veulent pas payer pour ça : si du jour au lendemain les journaux papier s’auto-effaceraient après 24h, ou étaient impossible à prêter, refuseraient d’être lus aussi bien chez soi qu’au boulot ou dans le métro, plus personne n’en voudrait non plus. C’est pourtant ce que la majorité des éditeurs numériques font, et pas juste les journaux, mais aussi la musique, les jeux vidéos, les films…
Si les versions numériques sont à chier, c’est juste parce que les éditeurs en ont fait de la merde.

Les offres au formats numérique doivent être mieux que le papier pour fonctionner, pas pires (et surtout pas volontairement pire).
Y a deux solutions à ça : soit un format dégradé mérite un prix dégradé, soit un prix haut doit être justifié par un format et une accessibilité au moins aussi grande que celle du papier.

Vouloir à tout prix ralentir la technologie et continuer d’hiberner au moyen-âge est impossible : le monde avance et les traînards mourront.


Et pour ça :

« la version web […] est volontairement bardée de fausses publicités animées et rapidement épuisantes »

… ça vous étonne, que des gens n’aiment pas vos versions numériques quand vous les bardez vous-même de pub ? Retirez la pub, et vous verrez : ça ne sera pas épuisant.
Encrasser volontairement un format pour dire ensuite « c’est de la merde » ou pour pleurer car « personne n’en veut », c’est totalement idiot comme stratégie.

image de Hindrik