Mais bien-sûr : une (deuxième) taxe sur l’encre d’impression pour financer le centre national du livre

Aujourd’hui

Un livre ouvert dans l’herbe Ils ne savent plus quoi inventer, au gouvernement.

La ministre veut une taxe (de plus, car il y en a déjà une, en fait) sur les consommables d’impression pour financer le centre national du livre.

La bonne blague.
C’est pas comme si l’encre d’impression était déjà trois fois plus chère que le Chanel n°5, deux fois plus chère que le sang humain (celui des hôpitaux), 1000 fois plus que l’essence et ainsi beaucoup plus que pratiquement n’importe quel autre fluide.

Après vient la taxe… Meh. Ce ne serait pas plutôt l’argent public qu’il faille utiliser pour cela ? Il n’y en a plus ? Ben vous n’avez qu’à demander aux députés de payer leurs putain d’impôts, comme tout le monde, vu qu’ils ne le font pas, pour une bonne proportion, ça vous fera de l’argent.

Sérieux, est-ce qu’ils vont aussi taxer les écrans tactiles pour sauver les constructeurs de souris d’ordinateur ?
Est-ce qu’ils vont taxer les écrans plats pour financer les constructeurs de tubes cathodiques ?
Est-ce qu’ils vont taxer les stylos pour éviter la mort des éleveurs d’oies, vu que le business des plumes d’oies doit être en train de s’effondrer : on vient tout juste d’inventer le stylo bille en 1919, le changement va être difficile, vu que certaines institutions Françaises semblent encore en être restées là (je me demande s’ils ne sont sont pas même restées à Louis XVI, à bien y penser).

Rhaa®…

image de Floringorgan

Ce que je pense des mots-dièses, mégadonnées, arrière-guichets

Hier

La technophobie à la française passe ces temps-ci par la nomination des mots nouveaux pour remplacer les mots issus de la langue de Secouejavelot. Depuis au moins deux ans, on ne dira plus les insultes procapitalistes américains « hashtag », « back-office », « bigdata » mais respectivement « mots-dièse », « arrière-guichet », et « mégadonnées ».

On pourra également prétendre que je suis en train de publier sur un blogue (et non plus ni un blog, ni même un web-log) et que une petite image se nomme une imagette et non « thumbnail » (terme dont l’énonciateur risquera bientôt la prison).

Cela me semble un peu poussé, mais j’entrevoie déjà un temps où, rentrant du travail et filant sur le canapé pour regarder un film, on m’interdira d’ouvrir une boîte d’un DVD pour en glisser le disque dans le lecteur BluRay. À la place, j’ouvrirais plutôt la boîte contenant le disque numérique polyvalent pour l’insérer dans le lecteur de rayon-bleu (appareil fonctionnant sur le principe de l’ALESR, je le rappelle), ou alors visionner directement le dit film via le inter-réseau grâce à la boîte-directe de mon FAI (fournisseur d’accès à inter-réseau) pas du tout favori.

M’empêchera-t-on ensuite d’écouter un fichier GE3, téléchargé depuis l’inter-réseau, sur mon ordiphone (au moyen d’un câble BSU, d’un réseau FiSF ou Dentbleue). De toute façon, après ça, j’irais naviguer sur la toile et envoyer des minimessages sur mon parta-lien après avoir ouvert mon logiciel RenardDeFeu sur LinuxMenthe (PetitMou Fenêtres ou Pomme Mac SE 10, c’est selon).

N’est-ce pas ridicule ?

Espèrent-ils vraiment nous forcer à utiliser ces mots, sous prétexte qu’ils sont approuvés par le ministère ?
Alors oui, je suis d’accord que la langue française évolue, qu’il faille intégrer des mots nouveaux, en inventer d’autres. Mais est-il vraiment nécessaire d’en créer dans le but — que dis-je : l’espoir ! — qu’ils remplaceront un jour les mots d’origine étrangère qui circulent dans la langue courante depuis des décennies ?

Surtout que, n’oublions pas, que la plupart des mots simples sont, orthographiquement parlant, complètement massacrés sur les réseaux sociaux, comme livre-visage ou trèsgrandnombre+ voire Piouteur… Les usagers de ces sites-toile ne savent ainsi même épeler les mots « ça », « comment », « salut » ou « bien ».
J’ai du mal à comprendre cet acharnement à tuer et complexifier la langue française avec des terminologies ridicules alors que les mots simples de la langue plus que courante ne sont pas maîtrisés.

À part tenter de vouloir rendre la langue française ridiculement barbare, je ne vois pas, non…

Statistiques de joueurs de jeux vidéos et des sénateurs

Samedi 18 octobre 2014

L’image d’un joueur de jeux vidéos est typiquement le jeune homme geek asocial criminel. Vraiment ?

En France, le syndicat national du jeu vidéo (SNJV) a publié les statistiques suivantes pour 2013 :

  • âge moyen : 41 ans (nouvelle source)
  • pourcentage de femmes : 52% (48% aux USA)
  • (pourcentage de la population qui joue : 48% ; 60% aux USA)

Maintenant la même chose pour les sénateurs :

  • âge moyen : 62 ans
  • pourcentage de femmes : 25%


Pour info, la population française se décompose ainsi :

  • âge moyen en France : 40,8 ans
  • pourcentage de femmes en France : 51,4%

C’est marrant, ça ressemble incroyablement aux statistiques des joueurs de jeux vidéos et pas du tout à celles de ceux qui sont là pour nous représenter.

ÉDIT : Florent me signale ce lien qui modère un peu les chiffres du SNJV. Ceci dit, les deux chiffres dont je parle ici sont modérés dans l’article par… le SNJV lui-même.
Dans tous les cas, je suis d’accord pour mettre un bémol quand aux types de jeux vidéos dont on parle : il est clair que certains jeux PC ciblent d’avantage un public masculin et jeune, mais le PC est loin d’être la seule plateforme de jeu actuelle, et il est certain que les jeux sur la Wii, la DS et surtout sur les smartphones (candy-crush & co, jeux FaceBook) ne sont pas joués uniquement par des ados.

Il y a ceux qui sont assez fort pour Internet, et il y a les autres

Vendredi 17 octobre 2014

chat qui se lèche la patte L’ado qui avait été condamné et purgé sa peine pour avoir filmé et massacré un chat et avoir posté ça sur le net s’est suicidé récemment.

Comment dire… Je pense que le premier commentaire sur Numérama résume assez bien ce que je pense : «  J'ai du mal a avoir de la pitié pour lui. », même si j’ai bien conscience d’être parfaitement odieux et dur.

Je pense pas pour autant que « justice a été faite » : elle avait déjà été faite lors du procès et de sa peine, mais même en ayant purgé sa peine, un voleur connu de tous restera toujours « le voleur » au yeux de la société. Ce genre de choses ne partent pas comme ça… Et sûrement pas sur Internet, qui n’est que le reflet de la société. En fait, Internet vous renvoie dans la gueule en 100 fois plus fort ce que vous faites vous-même, que ce soit en mal ou en bien. Il y a ceux qui sont assez fort pour survivre à ça et les autres.

Maintenant, je n’en doute pas une seconde : on va encore voir déferler tous les élus et les éducateurs pour dire que Internet est dangereux et que ça pu, alors que c’est faux : un voleur à la tire qui prend le sac à main d’une mémé se prendra lui-aussi des coups de poing dans la gueule, en plus d’être arrêté. La place du marché serait donc aussi dangereuse ? Non. Il n’y a pas de différence entre Internet et le monde réel : comme j’ai dit, Internet est le reflet du monde réel. C’est le monde réel. La réaction des gens est la même, c’est juste qu’il y a plus de gens pour regarder…

Et comme il y a des morts et des suicides, il y a aussi des choses magnifiques, comme quand les internautes du monde entier se cotisent pour donner 3000$ à un sans abri. Ou alors tous les animaux sauvés par des gens de bien, qui eux aussi mettent leur exploits sur le net. Ce sont plutôt eux qu’il faudrait médiatiser et encourager, non ?

Mais ça, malheureusement, les médias n’en parleront pas. Ils préfèrent bien-sûr alimenter la haine, la peur, la destruction, plutôt que les choses admirables qui se font de part le monde. La peur, c’est bien plus vendeur…

image de Tambako

Hadopi vire de bord (un peu)

Jeudi 02 octobre 2014

La Hadopi a toujours été vue comme une autorité anti-partage, pro-majors et pro-business. Et c’est bien vrai.

Mais… il se pourrait que la vent change un peu : la Hadopi qui devait (selon la ministre et les ayants-droit) uniquement sanctionner les internautes avec des courriers de manace, pourrait maintenant réfléchir à autre chose, en l’occurence la rémunération des artistes en fonction du nombre de partages fait sur les réseaux de téléchargement.

Le fait est, en fait, que dans l’industrie de la culture, il y a quelques acteurs/groupes très grassement payés, et beaucoup de gens peu voire pas payés du tout par les labels de disques. Ceux qui sont beaucoup payés sont ceux dont le nom pèse dans le domaine, bien souvent grâce aux choix faits par les labels eux-mêmes. C’est donc un cercle bien vicieux : les artistes les plus riches sont les mieux payés et les autres ne décollent jamais.
Certains groupes ont d’ailleurs quitté leur labels depuis longtemps et distribuent maintenant leurs chansons sur les réseaux P2P où sur leur sites directement.

La Hadopi pourrait chercher des méthodes de rémunération en fonction du nombre de partages et de téléchargements : les plus téléchargés sont plus rémunérés, ce qui est bien logique et plus « juste ».
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle veut faire ça.

Notons bien que les ayants-droits ne sont pas du tout ce cet avis…
Les PDG des gros majors critiquent cette décision : selon eux, cette institution payée par le contribuable devrait ne servir que les intérêts des majors, selon leur règles uniquement.

Je ne pourrai que féliciter ce changement. Il reste bien-entendu à voir ce que cela peut donner dans les faits, mais c’est une bonne chose qu’ils manifestent la volonté de solutions plus progressistes que la simple répression et l’interdiction d’un acte de partage.

J’espère juste qu’un éventuel retour de ce cher $arko ne va pas tout flinguer, mais ne soyons pas pessimistes.

À tous les connards payés à pas faire leur boulot correctement

Mardi 30 septembre 2014

fu face
Putain, ça m’énerve ça, les gens qui me prennent sciemment pour un con avec trois tonnes de mauvaise foi en prime…

Mon coup de gueule va aux transporteurs de colis (GLS en l’occurrence mais c’est pas le seul, dont une recherche sur un moteur de recherche vous donnera un avant goût édifiant).

J’ai commandé un colis sur le net, avec numéro de suivi et tout le bordel. Aujourd’hui, je devais avoir la livraison du colis. Je travaille : s’il passe durant mes heures de travail, tant pis, c’est moi le fautif, il repassera demain je ferais en sorte d’être là.

Sauf que là, coup de chance : il est passé 30 minutes après que je sois arrivé chez moi.

Du moins… C’est ce qu’indique le site internet ; et en dessous « colis non livré : absent ». Wtf ? Je suis chez moi, personne n’a frappé à la porte, ils m’ont pas appelé (alors que leur email de prévis de passage m’indique bien qu’ils ont mon numéro).

Ils mettent ensuite « avis de passage déposé ». Ah ? Où ça ? Sous une tuile derrière l’église ? Parce qu’il n’y a rien dans ma boîte aux lettres, hein (pourtant mon nom est écrit clairement dessus). Rien non plus dans les e-mails, pas de SMS non plus, ni coup de fil.

Je les appelle (déjà faut être con pour les appeler, à 1€35 l’appel et 0,35€/min…) : c’est juste un répondeur qui nous demande de rappeler dans quelques minutes et qui finit par raccrocher tout seul. Fait chier.

Sérieusement ?
C’est possible de faire son boulot aussi mal, de raconter de la merde (« avis de passage déposé » alors que c’est pas vrai) ?

Oh, et je gueule contre GLS, mais la poste (ou plutôt son équivalent hollandais, Post-NL) c’est pas vraiment mieux : combien de fois j’ai pas attendu, me suis levé plus tôt que d’habitude pour attendre qu’on sonne à la porte et découvrir beaucoup plus tard un avis de passage dans la boîte aux lettres ?

Faut faire quoi maintenant : attendre dehors, armé, avec un gilet jaune fluo et une pancarte ?

Après on dit que je râle, mais ça ce sont des choses qui m’énervent : payer un service qui au final ne nous rend pas service du tout. Ce serait aussi stupide que de devoir payer un docteur qui ne nous soigne pas, vous voyez ? (c’est sûrement pour ça que j’y vais jamais…).

Vivement que tout ça soit remplacé par des drones robotisés, hein, au moins on aura plus tout ce foutage de gueule.

Fu.

Pas de fusion entre le CSA et la Hadopi

Mardi 23 septembre 2014

pirates légo
Et c’est une bonne chose. On n’a pas besoin de la CSA là où il n’a aucune compétence ni autorité (Internet n’est pas une télé, c’est beaucoup plus que ça).

Je trouve aussi plus juste qu’ils s’attaquent aux sites pirates plutôt qu’aux utilisateurs. C’est comme ça qu’il faut agir.
Après tout, faut bien remonter à la source, même si ça coûte plus cher : si quelqu’un distribue gratuitement de la drogue dans la rue, les flics ne verbalisent pas les passants, mais bien celui qui distribue, non ? Bon alors.

Après, j’ignore comment ils vont s’y prendre, mais je préfère qu’ils taxent les revenus des sites de partage plutôt qu’ils fassent fermer tout ça.

Pourquoi ?
Tout simplement parce que Mega, ThePirateBay, PopCorn-Time et tous les autres sites de partage comme ça sont de très loin plus pratiques, plus rapides à utiliser que n’importe quelle offre légale.

L’offre légale est d’ailleurs lui-même merdique à cause à cause du cadre légal vieilli, totalement inadapté à Internet : la loi dit qu’un film ne peut être diffusé à la TV (et donc au plus grand nombre) qu’après 2 ou 3 ans d’attente après sa sortie. Vous pensez qu’on va attendre tout ce temps pour aller chercher ce film en ligne ? Bien-sûr que non : le film existe, tout ce qui nous retient de le voir c’est le fait qu’un ancêtre a décidé un jour qu’on devait attendre pour ça…

Je suis d’avis que tout le travail fait par les hackers et les programmeurs derrière Mega ou TPB, c’est un travail que les États devraient encourager. En plus, ça rapporte beaucoup d’argent : rares sont les sites de partage qui ont fermés par manque de moyens (à vrai dire je n’en connais aucun, par contre, je connais des gens devenus riches grâce à ça). D’ailleurs, contrairement à ce que disent les ayants-droits, pas mal de producteurs, d’acteurs et d’autres personnels sont contre cet acharnement contre les sites de partage, car c’est un combat qui coûte cher pour ne rien rapporter alors que s’allier avec ces sites pourrait rapporter sans rien coûter.

Le problème c’est juste que ceux qui font les lois ne voient pas tout ça. Là où on peut voir des créateurs de richesses (taxables en plus !), eux ne voient que des criminels. Il est là le soucis.

Et dire « oui mais ils sont hors la loi » ou « ils ne font que leur devoir » n’est pas une excuse : si quelque chose de hors la loi est quelque chose de bien, c’est que c’est la loi qui est mauvaise, c’est tout, et j’ai le souvenir que certaines personnes sont payées très chers pour s’occuper de ce genre de choses.

image de Joriel

Pourquoi Hollande ne s’abrite pas quand il pleut

Jeudi 18 septembre 2014

Une journaliste demande à François Hollande pourquoi il ne s’abrite pas quand il pleut, alors que ça fait plusieurs cérémonies qu’il choisit de passer sous la pluie sans parapluie.
Déjà, je pense qu’il y a des questions plus importantes qu’on aurait pu lui poser, mais bon passons, car ça reflète le journalisme « pipole » et le niveau de sérieux de la politique actuel…

J’aime bien sa réponse, même si je ne pense pas qu’il soit la personne qui puisse parler comme ça. Je n’en sais pas plus sur José Mujica, président de l’Uruguay, mais Hollande devrait prendre exemple lui :

Délaissant le palais présidentiel, il habite la petite ferme de son épouse, "au bout d'un chemin de terre" en dehors de Montevideo. Il continue à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucia Topolansky, à des fins commerciales, et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des "petits entrepreneurs", conservant pour lui-même l'équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme. Le patrimoine du couple présidentiel provient pour la majeure partie de madame (Mujica n'ayant comme seul bien qu'une Coccinelle de 23 ans) et est évalué en 2012 à 4,2 millions de pesos uruguayens (environ 170 000 euros).

Son engagement va encore beaucoup plus loin : lors de la vague de froid qu'a subi le pays en juin 2012, il a immédiatement inscrit la résidence présidentielle sur la liste des refuges pour les sans-abris.


(Source : Wikipédia)

Après seulement je pourrais écouter ce bonhomme donner des leçons de « respect ».

La France adopte la censure arbitraire du web Français

Jeudi 18 septembre 2014

Hop, maintenant les autorités pourront faire bloquer n’importe quel site web sans passer par la case « justice ».

Dit autrement : le gouvernement peut faire taire n’importe quel citoyen de façon arbitraire ; considérant que le web en 2014 constitue en réalité le médium qui permet à un individu de s’exprimer aussi largement que les média traditionnels le permettent aux politiciens.

Actuellement les sites web seront bloqués au niveau des DNS. C’est donc aussi efficace que bloquer un nuage avec une passoire : Sebsauvage liste d’ailleurs quelques méthodes assez simples pour contourner tout ça.
Mais dans le futur, ça sera par blocage par DPI, donc par espionnage généralisé des communications, par l’interdiction et la criminalisation des services VPN ou de TOR et des autres méthodes de chiffrement et d’anonymisation sur le net.

Et actuellement, malgré quelques députés lucides, le gouvernement est totalement paumé sur la question Internet, ou alors semblent s’en ficher complètement, ce qui les intéresse serait alors véritablement le flicage et la dictature 2.0 (parce que franchement, c’est pas possible d’être aussi paumé et de s’abstenir de consulter quelques experts sans y mettre de la volonté de vouloir censurer les citoyens et contrôler tous les média y compris Internet).

Hadopi s’attaque aux sites de streaming

Lundi 15 septembre 2014

le veritable visage de la hadopi
Dans une interview d’Éric Walter (secrétaire général de la Hadopi), ce dernier donne plus d’explications sur les méthodes qu’ils comptent employer pour ça. Je vous laisse lire tout ça sur Numérama.

Je reviendrais juste sur le dernier mot de l’interviewé :

Nous ne sommes plus aujourd’hui dans un monde où nous pouvons contraindre l’utilisateur à une suite de frustrations. Ce sont ces frustrations qui l’incitent à utiliser des services escrocs. L’action que nous allons essayer de commencer à besoin de l’aide des offres pour réussir. Ce seront toujours elles qui feront la différence.

En gros, la Hadopi reconnaît que l’offre légale est merdique à telle point que même les derniers utilisateurs ayant encore une once de volonté à rester dans l’offre légale finissent par s’enfuir pour aller sur les sites de téléchargement illégaux, bien plus rapides et simples à utiliser et au catalogue largement plus complet.

C’est marrant, car en ce qui concerne le streaming, l’actualité ne cesse de parler de… quoi donc déjà ? Ah oui : Netflix qui arrive en France. Et quoi d’autre déjà ? Ah oui : que Netflix se heurte aux dispositions légales française concernant le catalogue qui lui est permis d’offrir aux internautes : les plus grands succès de Netflix aux USA ou ailleurs seront tout à fait indisponibles en France (comme Game Of Thrones), et Netflix sera forcé à proposer les séries françaises aux internautes (Plus Belle La Vie, typiquement).

C’est bien Hadopi. Vous comprenez où est le problème (le matraquage des internautes et des blogueurs ne doit pas y être pour rien, si ?). On vous attend au tournant, parce que ça fait bien 5 ans que vous existez, l’offre légale n’a pas changée et à chaque fois vous (et les ayants-droits en général) avez condamné les solutions innovantes mises en place par les entrepreneurs qui réussissent et les internautes, tels que Netflix, Mega ou encore PopcornTime alors que vous auriez pu faire concurrence à ces acteurs là avec des plates-formes potables mais légales…
Vous auriez largement eu le temps en plus : Netflix existe depuis 17 ans, tout de même. Alors que vous n’avez même pas su prendre un stagiaire pour coder un site web de streaming potable, Google est passé de deux gus dans un garages à l’une des plus grandes entreprises du monde (juste à titre d’exemple, hein, et c’est pas le seul empire monté durant ce temps).

Pour finir, voici une autre citation (de Walane, à propose du piratage en Norvège, qui s’était effondrée grâce à une bonne offre légale) :

Le jour où l’on entendra « c’est plus facile pour moi de regarder un film légalement que de le pirater », le piratage s’effondrera.


image de Geoffrey Dorne