Le Hollandais Volant

L’Internet donne la parole au peuple, et ça fait chier nos dirigeants

Jeudi 28 février 2013

anonym.jpg Une nouvelle fois, nos politiques remettent sur la table la question de l’anonymat des blogueurs, donc de ceux qui ont envie de s’exprimer sur internet.

Je vais vous le dire : un webmaster n’est déjà pas anonyme au yeux de la loi.

Lors de l’enregistrement d’un nom de domaine ou de la demande d’un service d’hébergement pour un site web, il faut décliner son identité au prestataire (ces données sont alors soumises au secret professionnel). Les coordonnées du prestataire doivent être mentionnés sur le site (c’est le cas pour le mien, car la loi du pays où se trouve le serveur de mon site m’y oblige). Si vous êtes votre propre hébergeur, oui, vous êtes tenus de mentionner vos coordonnées.

L’hébergeur n’est autorisé à fournir mes coordonnées que lors d’une procédure judiciaire.
La possibilité de trouver l’identité d’un blogueur existe donc bien et est inscrite dans la loi sur la confiance en l’économie numérique (LCEN) de 2004.

Seulement, il faut recourir à la justice… Bien embêtant, pour des ceux qui rêveraient d’une milice du web, hein ?

Quant à une question de véritable anonymat, elle est utile aussi je trouve. Que dis-je… Vitale. Pour certains pays (Iran par exemple) c’est même une question de vie ou de mort : certains y sont pendus pour avoir eu des idées non-conformes au régime en vigueur.

Supprimer l’anonymat sur la toile en France, c’est comme faire en Chine, où l’enregistrement d’un blog doit être demandé au gouvernement à la dictature en place. Vous voyez où je veux en venir. Où les politiciens veulent en venir ?

Si on vivait dans un monde parfait, nul ne devrait être inquiété pour ses idées et ses propos. Mais ce n’est pas le cas : la menace vient de ceux qui nous gouvernent.

image de Florian Kuhlmann

5 usages méconnus de l’argent (le métal)

Samedi 23 février 2013

silver-surfer.jpg (Ceci est un vieil article : je le poste maintenant pour délester ma réserve d’articles non publiés à jour et qui représente une quarantaine d’articles)

Voici un autre article de science, sur un métal précieux : l’argent. Vous connaissiez l’argent dans les médailles ou l’argent dans les bijoux, mais connaissiez-vous ceux-là ?

L’argent miroir
Les miroirs sont des surfaces de verre polies et recouverts d’un côté par un métal brillant. À base d’étain et de mercure depuis l’antiquité, l’argent est utilisé depuis quelques siècles par un procédé chimique dit « du miroir d’argent » qui consiste à précipiter de l’argent sur la surface du verre (les boules de noël sont faites de la même manière).
Dans un tube à essai, cette réaction donne l’illusion d’un tube argenté, et qui reste ma réaction chimique favorite :p. On peut aussi faire ça avec du cuivre et même de l’or.
Depuis, l’argent a été remplacé par d’autres métaux moins précieux et moins chers.

L’argent en photographie
Vous vous-êtes déjà demandés d’où venait le nom de « photographie argentique » ? Parce qu’il y a de l’argent dedans ! Certains composés argentés (chlorure d’argent) noircissent à la lumière. Cette particularité est utilisée dans la photographie : l’exposition du film argentique à la lumière permet de capter l’image (les zones lumineuses sont plus exposées que les zones sombres)..
Concernant la photo couleur, c’est la même chose : sauf qu’on filtre la lumière et seule la lumière rouge/verte/bleue vient noircir une surface spécifique. En combinant ensuite toutes les différentes surfaces on recompose une image en couleur.

L’argent qu’on mange
On trouve dans le commerce des friandises en forme de perles métalliques. Il s’agit de véritable argent (composé E174), utilisé ici parce qu’il n’est pas toxique en faible doses.

L’argent qu’on met dans la bouche
L’argent est un bio-catalyseur qui agit comme un désinfectant et un antibactérien. Si les personnes qui vivaient très longtemps autrefois était les riches, c’est en partie dû aux couverts en argent qu’ils utilisaient. Certains antiseptiques contiennent de l’argent aujourd’hui sous forme d’iodure d’argent.

L’argent qu’on jette dans les nuages
L’iodure d’argent justement est aussi utilisé pour provoquer des pluies artificielles. Afin de réduire la violence des orages ou la taille des grêlons, on disperse de l’iodure d’argent dans l’air afin de favoriser la formation des gouttes et de provoquer des pluies avant que le nuage ne se transforme en un orage violent.

L’argent conducteur électrique
L’argent est le meilleur conducteur électrique métallique qui existe, et même oxydé il est reste très bon conducteur. On l’utilise dans les ordinateurs (claviers) et d’autres appareils. S’il est remplacé par le cuivre c’est uniquement pour le prix, car le cuivre s’oxyde trop rapidement à l’air (l’or ne s’oxyde pas mais est beaucoup trop cher, et n’est donc utilisé qu’aux endroits très spécifiques).

Et beaucoup d’autres, en chimie, en métallurgie, biologie…

image de 4chan

Impossible de ne pas être débordé d’emails, dites-vous ?

Samedi 23 février 2013

pdf-email.jpg En lisant Ploum et ses deux articles sur l’email ; pourquoi et comment ne pas être inondés par les emails, et , je veux donner mes idées aussi, vu que perso j’y suis à « l’inbox-0 ».

Déjà : je n’utilise pas la boîte d’archives, mais laisse tout dans ma boîte de réception. J’ai toujours fait comme ça, c’est resté et ça me gène pas.
J’ai aussi plusieurs boîtes emails (Gmail, Hotmail…) qui renvoient tout sur mon compte principal (My Opera). Je n’ai pas de dossiers pour chaque personne ou chaque groupe (collègues, famille, amis…).

Ce qui suit sont mes conseils et ma façon de faire aussi. Ce n’est absolument pas du « faites ce que je dis pas ce que je fais ».

Séparez le spam du reste.
J’ai une email pour parler et discuter (My Opera) et une adresse pour l’inscription sur les blogs et les sites (Gmail) et j’ai séparé ça en dossiers deux dossiers, naturellement.
Ce qui tombe sur mon adresse Gmail est donc peu digne d’intérêt : on ouvre, on marque comme lu et on ferme.

Désactivez toutes les notifications des sites web.
Point très important. Il y a un moment pour chaque chose, et l’heure des emails ce n’est pas l’heure pour savoir qui vous a contacté sur Facebook, sur Youtube ou ajouté sur Twitter ou un autre blog. L’email c’est pour le courrier et la discussion. Point.
Je ne reçois pratiquement aucune notification d’aucun site. Si je veux savoir ce qui se passe, je suis assez grand pour y aller moi même.
Ce point vous aidera à appliquer le point précédent ainsi que celui qui suit (la transition de fou !).

Répondez selon le moment et le sujet de l’email
Perso je reçois beaucoup d’emails concernant Blogotext ou mon site. Si je suis au boulot et donc pas sur mon projet, je ne vais pas répondre : je perdrais trop de temps à réfléchir sur un truc qui n’est pas devant moi. Il m’arrive souvent de lire, puis de marquer comme non lu pour plus tard, quand ce sera le moment.

Répondez à tout le monde.
J’ai aussi pas mal d’email pour me féliciter de mon site, des remerciements, des compléments d’informations ou des corrections. Je répond à tout le monde, certes souvent rapidement, mais je veux prendre le temps de répondre. Ces emails font très plaisir et c’est un peu par respect de répondre aussi.
Comme le dit Ploum : répondre brièvement peut aider à être concis, sans s’étaler ou s’éterniser.

Mettez un sujet dans l’email.
J’aime pas recevoir un email sans savoir le sujet de l’email : justement parce que je répond aux emails en fonction du sujet et du moment approprié.
Ce point s’adresse donc à celui qui écrit son email le premier.

Répondez en différé, optimisez votre temps
Je n’ai qu’un baladeur MP4 sous Android : il n’est pas connecté à la 3G et ne fait que Wifi. Parfois il n’y a pas de connexion Wifi et j’ai quand même 10 emails non-lus sur mon appareil. Au lieu d’attendre, que ce soit dans les transports ou autres, répondez aux emails ! Ils seront envoyés dés que vous vous connecterez la prochaine fois. L’email est merveilleux parce que les correspondant n’ont pas besoin d’être synchronisés et ponctuels ; profitez-en !

Répondez quand on vous le demande
Si on devait répondre à tous les emails qu’on reçoit, il serait techniquement impossible d’en finir : une conversation se termine forcément un jour.
Dans les emails aussi : répondez tant que la discussion est intéressante ou utile pour vous.


Avec tout ça, vous devriez déjà pouvoir faire un bon tri, non ?


Comment rattraper son retard ?
Ces conseils et retours s’adressent je suppose à ceux qui ont une boîte de réception qui déborde. Il n’y a pas de miracle pour arriver à zéro tout en répondant à tout le monde : il faut prendre le temps.
Ce temps, on peut le prendre ailleurs. J’ai des flux RSS qui débordent également, perso (220 non-lus). Facile : il m’arrive de mettre mes flux à « marquer tout comme lu ». Il n’est pas possible de tout suivre : même à 1 minute par post, je suis à 5 heures pour tout lire, par jour. C’est insensé.
Mettez vos RSS à zéro et vous avez 5 heures pour répondre aux emails. Avec le même calcul que tout à l’heure, ça fait 300 emails de moins (oui, j’estime que vous répondez brièvement, comme conseillé au début) ! Et 5 heures c’est pas énorme : si vous étalez ça sur 2 week-end par exemple.

En somme, pour garder le rythme : répondez vite (mais bien) mais répondez. Répondez selon le sujet de l’email en fonction de l’heure, et répondez seulement aux emails qui demandent une réponse.

image de ntr23

Fuduntu : une distro linux qui rox du findus !

Vendredi 22 février 2013

fuduntu-logo.png
Les réseaux sociaux ont parfois du bien : même si on y va qu’en tant que spectateur, on découvre des choses. Ayant ajouté le groupe Linux à mon réseau, j’ai découvert un post sur Fuduntu.

Fuduntu (contraction à la consonance humoristique de Fedora et Ubuntu) n’a rien d’une Ubuntu et un peu d’une Fedora. L’ensemble est en rolling release et tourne sous Gnome-2.

C’est ce point précis qui m’a fait craquer (non non non, je reste allergique à Gnome 3, Unity et tout le reste…). J’étais resté un bon moment sous Ubuntu avec la session gnome-fallback, qui ressemble à Gnome-2 et qui en a le comportement, mais il a aussi les bugs et les restrictions d’Unity.
Si par défaut le bureau de Fuduntu ressemble à OS-X, il est possible de changer la barre en bas pour une barre Gnome (un outil très simple est là spécialement pour ça).

Fuduntu est très rapide à l’usage (un démarrage un peu long, mais on s’en fout quand on reboot qu’une fois toutes les huit semaines). Ça fait du bien d’avoir un système qui répond extrêmement vite à tout ce qu’on fait. Il tourne parfaitement sur mon ordinateur Airis.
Le lancement d’Apache par exemple : sous Ubuntu il faut patienter genre 3 ou 4 secondes ? Ben ici, le lancement est instantané. Et ce n’est qu’un exemple.

Ayant des ascendances de Fedora, Fuduntu utilise le gestionnaire de paquets YUM et le système de paquets RPM. Dans le passé, Fuduntu était compatible avec les dépôts Fedora, mais ce n’est plus le cas maintenant : ils ont leur propres dépôts, qui restent encore un petit peu vides (il y a de bonnes choses mais pas tout : Opera, optipng, jpegoptim, php-pdo par exemple n’y sont pas : il faut les compiler ou installer les paquets proposés par les éditeurs).

On y trouve en revanche tout ce dont un utilisateur normal a besoin : Chromium (navigateur par défaut), Firefox, GIMP, Thunderbird, Pidgin, VLC, Rhythmbox, LibreOffice, Wine, Brasero, Flash, codec-MP3. Steam fait aussi de la partie !

Le wiki et le forum ne sont encore bien remplis non-plus, mais le projet est encore petit, et de toute façon la doc de Fedora peut toujours servir, et les commandes universelles pour GNU/Linux marchent toujours.

Bref, si vous voulez une distribution stable, rapide, sous Gnome 2, en rolling release et qu’avoir à compiler 2-3 logiciels de temps à autre ne vous fait pas peur, alors allez-y !

Les joies de l’évolution du HTML

Jeudi 21 février 2013

pokemon-evolution-personnage Le HTML, c’est le langage code qui fait les pages web. Ce langage évolue et même si je ne suis pas depuis aussi longtemps que d’autres dans la sphère des codeurs/programmeurs, j’ai quand même vu passer le HTML4, le xHTML1.1 et maintenant le HTML5.

Ce qui est bien avec l’informatique, comme avec les pokémons, c’est qu’on ne connait jamais tout. Sur pokémon j’étais un gourou-absolu de pokémon rouge et bleu : mais le temps que je m’imprègne du jeu à 100%, le reste du monde était déjà à la troisième génération : j’étais du passé.
Ce n’est pas possible ni acceptable avec l’informatique : les technologies évoluent si vite qu’on a pas le temps de tout apprendre, tout maîtriser. Il y a de nouvelles choses tout le temps.

J’adore car ça m’empêche de m’ennuyer, et ça me permet de toujours apprendre.

Mon dernier truc que je voulais, c’était un moyen d’autocomplétion de champs, en HTML / JS pour des tags. Facile mais non : il faut que ce soit dynamique et qu’on puisse appeler des suggestions à la suite, les tags d’un article étant séparés par des virgules et la liste complète doit revenir à chaque nouveau tag. C’est un peu moins simple du coup.
En cherchant sur les forums spécialisés, on retrouve des techniques datant de 2007, voire 2005C’est une éternité d’aujourd’hui : Firefox n’était même pas en version 1.0, Facebook et Youtube n’existaient pas, GMail non plus à cette époque. Il est impossible d’utiliser du code aussi vieux sur mon site : ça ne va pas (ça serait comme se déplacer à cheval, en côte de maille et avec une épée en 2013)…
Évidemment je trouve également des tas de belles choses en JQuery. Seulement, JQuery est trop lourd pour moi : j’ai pas envie de me trimballer avec tout un bouzin qui change tous les deux mois alors que je ne veux qu’une toute petite fonctionnalité isolée.

Au final, je n’ai rien trouvé d’autre à part des vieux codes et des codes trop lourd. Alors j’ai créé mon truc (oui j’aime ré-inventer la roue, vous vous souvenez ?). J’ai utilisé un truc que je n’ai pas encore trouvé sur le net : utiliser la nouvelle fonction HTML5 DataList et la modifier dynamiquement en JS. Je n’ai rien trouvé de tel qui existait déjà, donc c’est sûrement inédit.
Et c’est ça que je trouve génial : en cherchant à faire soi-même quelque chose qui n’existe pas, on se met à jour nous-même et on crée de nouveaux trucs.

Résultat : plus besoin de bloc div/liste ul/formulaire de lignes flottants sous le champ contenant les tags, ni des 3 tonnes de CSS, de JS et de HTML. Mon code tient en 2 lignes de HTML, 0 CSS et en 1ko de JS lisible (aheum, la lib JQuery) et il marche dans Firefox, Chrome et partiellement dans Opera (IE pas testé).

C’est pas mal : le code sera ajouté dans mes projets où j’ai besoin de rechercher ou intégrer des mots clés (comme Blogotext).

La page d’exemple de ce code est là : http://lehollandaisvolant.net/tout/examples/datalist.html.

image mise en ligne par 4chan

Pourquoi la licence GNU GPL n’est pas si libre

Jeudi 14 février 2013

gnu.jpg
Je n’ai jamais bien aimé la licence GPL : elle est contraignante, pour tout ceux qui bossent sur des projets qui ne sont pas sous GPL. Cette licence est tout sauf interopérable donc.

Je le dis tout de suite : j’ai un immense respect pour Richard Stallman (père du « Libre »), et je sais très bien que s’il n’avait pas été là à temps comme il l’a été toutes les technos actuelles n’auraient jamais évoluées aussi vite et aboutir par exemple à l’Internet et le Web que nous avons (sans lui, on en serait encore au Minitel et au papier en fait) ; mais je le trouve que sa façon de décrire le « Libre » comme l’unique solution viable est trop renfermée. Fasciste, même. Ça en devient religieux, où tout ce qui est différent doit être interdit.
GNU fait la même chose : « le non-libre, cay le mal » !

Déjà, je ne trouve pas la GPL pratique (et il semble que je ne sois pas le seul), parce que je n’ai pas le droit d’en faire ce que je veux : je n’ai pas le droit d’en faire un logiciel propriétaire. Il est donc Libre mais pas libre d’utilisation (notez la majuscule). L’utilisation est peut-être libre, comme l’étude du code source et son adaptation, mais pas encore sa redistribution.

En quoi c’est un problème ? Le Libre est censé faciliter l’utilisation et le partage des bouts de codes, des scripts, des programmes et leur adaptation par tout le monde. Alors pourquoi j’ai du contacter un par un tous les créateurs de bouts de code que j’ai voulu utiliser dans mes programmes sous une licence autre chose que GPL ? Ce n’est pas simple… Surtout quand le projet est mort depuis des années, comme le lien de contact de l’auteur…

Un logiciel sous GPL interdit certaines choses : elle interdit d’en faire un logiciel non-libre. Alors certes, ça permet la survie du logiciel en question, mais ça peut rebuter certains à l’utiliser, dans le cas de projets commerciaux et fermés par exemple.

Le Libre n’est pas gratuit non plus : le prix à payer pour avoir le droit d’utiliser ou adapter un logiciel étant de fournir ses améliorations à la communauté. Ok, ça semble logique. Mais… On n’est donc pas libre de faire ce qu’on veut avec notre propre code ? Est-ce toujours aussi libre maintenant, logique ?

Je n’utilise pas la licence GPL quand je peux l’éviter.
Je préfère la licence CC-BY : tout est possible avec le programme/œuvre, à condition d’en citer le nom de l’auteur. BlogoText est en effet sous Licence CC-BY-NC qui en interdit la revente (j’autorise l’utilisation pour une application commerciale), mais la licence était déjà attachée au projet dés le départ donc bon (j’ai pu retirer la clause ND ce qui n’est pas mal déjà).

Pour mes projets perso, je préfère utiliser la licence WTF-PL. La licence, elle, est claire :

 * This piece of software is under the WTF Public Licence. 
 * Everyone is permitted to copy and distribute verbatim or modified 
 * copies of this program, under the following terms of the WFTPL :
 *
 *            DO WHAT THE FUCK YOU WANT TO PUBLIC LICENSE 
 *   TERMS AND CONDITIONS FOR COPYING, DISTRIBUTION AND MODIFICATION 
 *
 *  0. You just DO WHAT THE FUCK YOU WANT TO.

Vous faites donc ce que vous voulez avec le programme. Vous voulez la réutilisez ? la copier ? la vendre ? l’imprimer pour le brûler ? le fumer ? la manger ? Faites, c’est possible !

Ce n’est pas forcément du désintéressement ou de l’indifférence : je le considère plutôt comme une autorisation d’en faire ce qu’on veut, y compris changer la licence de son œuvre dérivée. Cela n’a pas d’importance puisque de toute façon mon code source, la première version dans la nature, elle, sera toujours là et utilisable par n’importe qui.
Je trouve qu’un licence ne doit s’appliquer qu’à l’œuvre elle-même, et qu’une fois modifiée, c’est à l’auteur des modifications de choisir sa licence, pour les modifications. La GPL va à l’encontre de ce principe précis.
On doit pouvoir être libre de choisir d’être non-libre, autrement le choix n’existe plus et la liberté non plus.

La paternité de l’œuvre, elle n’a pas besoin d’être mentionnée : elle est implicite dans l’existence même de l’œuvre.

image de David d’O

Pourquoi oui, ré-inventer la roue !

Mercredi 13 février 2013

lego-wheel.jpg Je passe pas mal de temps à programmer en ce moment, soit pour ajouter des trucs à mes projets existants, soit pour faire une petite fonction basique qui existe souvent déjà sur le net, mais que j’ai quand même envie de refaire.

Pourquoi tout refaire, et pas reprendre ce qui existe déjà ?

Parce que ce qui existe déjà, pourtant parfois très bien, n’est pas toujours ce qui nous convient le mieux. J’aime faire les choses à ma façon : au moins je suis sûr que ça sera fait comme je veux, et souvent correctement. Je n’aime pas utiliser quelque chose que je ne comprend pas (particulièrement en programmation) : j’ai parfois repris des bibliothèques ou des morceaux de codes qui existaient, puis souvent balancé à la corbeille et fini par refaire tout ça à partir de zéro.

Récemment j’ai testé l’agrégateur RSS Leed, d’Idleman, et c’est un programme merveilleux qui fonctionne très bien. Ce n’est pas le seul agrégateur RSS en PHP qui existe (il y a aussi TT-Rss ou RSS-Lounge, pour les plus connus), mais ayant pour projet de faire moi aussi un agrégateur RSS je suis assez mitigé entre adapter un projet existant (Leed sûrement) et construire le mien à partir de zéro.

Refaire quelque chose au lieu de reprendre ce qui existe, c’est donc faire quelque chose autrement pour arriver au même résultat. Aujourd’hui il existe des dizaines de
CMS, des dizaines de navigateurs, des centaines de distro Linux : chacun y trouvera celui qu’il veut utiliser, et sinon il peut en créer un s’il veut.

Le but n’est pas d’avoir un nouveau « concurrent » : les logiciels sont tous gratuits et libres, le mot « concurrent » n’a aucun sens. Non, le but c’est de donner plus de choix à l’utilisateur et une plus grande satisfaction ou contrôle à l’auteur de l’application.

Savoir coder quand on utilise un ordinateur et vouloir à son tour créer des choses, c’est la liberté. La liberté de faire comme on le sent, comme on veut. La liberté de ne pas se sentir obligé d’accepter ce qu’on nous propose, voire qu’on nous impose, dans certains cas… Coder et vouloir construire ses propres logiciels, c’est vouloir écrire après avoir appris à lire, et parfois lire ne suffit plus (même principe pour les remix de musique, parodies de films, caricatures : la réalité existante n’est plus suffisante et on veut l’améliorer.

En dehors de ça, je remarque — vous sûrement aussi — qu’un produit existant, quel qu’il soit, n’est jamais parfait. On y voit toujours des améliorations possibles. Parfois, on a envie de complètement refondre le produit et imaginer quelque chose de complètement neuf.

Passer du temps à imaginer et à concevoir le fonctionnement d’un produit, c’est toujours plus enrichissant que de prendre un produit similaire parmi ce qui existe déjà : ça permet de voir comment ça marche, quels sont les problèmes et leurs solutions, comment ne pas refaire les erreurs du passé.

image de Profound Whatever

Sites de torrents : WTF avec Opera ?

Lundi 11 février 2013

« vous utilisez Opera qui ne prend pas en charge le téléchargement directe de torrents »

C’est le message que reçoivent les utilisateurs d’Opera quand ils sont sur KickAssTorrent, Thepiratebay ainsi que de plus en plus de sites de recherche de fichiers torrents…

WTF ?

Opera prend très bien charge le téléchargement de torrents !

Soit parce que le fichier est forcé au téléchargement et pas ouvert avec le navigateur :
52.png
Soit parce que le fichier peut être ouvert, mais qu’Opera demande ce qu’il faut en faire :
opera-torrents.png
Donc #fail…

Par ailleurs, Opera est bien le seul navigateur qui prend en charge le téléchargement par P2P des fichiers depuis des années. Y compris des liens magnets, si il est configuré correctement.

Et voilà, Google a craqué

Dimanche 10 février 2013

news paper Parce que Google apporte des millions de visiteurs à la presse française, parce que grâce à Google tous ces sites français sont encore en vie, parce les parlementaires sont payés pour ne surtout rien essayer de comprendre au numérique et à Internet…

Parce que pour tout ça, Google va donner 60 millions d’euros aux sites de presse française

Ben oui, c’est comme je dis : c’est comme si les parkings payaient les automobilistes pour qu’ils puissent garer leur voiture…

Pour ce prix-là, j’espère qu’ils vont nous foutre la paix au moins quelques semaines (le temps qu’ils se payent des piscines en or) avec leurs conneries…

Bon, je vais chercher bonheur chez marchand de bullsh… journaux.

image de ShironekoEuro

Astuces pour le calcul mental…

Samedi 09 février 2013

numbers
Je vous avais promis un article ou je rassemblerai les astuces pour compter facilement de tête. Allons-y !

Multiplications et Divisions

  • Multiplication par 5 : on multiplie par 10 (facile) et on divise par 2 (facile aussi). Exemple : 39×5 = 390 ÷ 2 = 195.
  • Division par 2 : Je sais pas si c'est moi ou si tout le monde fait ainsi, mais pour ça, je décompose le nombre. Ainsi pour diviser 396 par 2, je compte 396÷2 = (300+90+6)÷2 et là c'est très simple, ça fait 150+45+3 = 198.
  • Multiplication par 25. On sait que 25, c'est 100/4. Donc on multiplie par 100 et on divise par 4. Exemple : 128×25=12800/4 = (12000+800)÷4 = 3000+200 = 3200.
  • Multiplication par 11. Celle ci, tout le monde la connait depuis le CP : un nombre à deux chiffres multiplié par 11 est ce nombre avec entre les deux chiffres, la somme des deux chiffres. Exemple : 11×13=143 car 4=1+3 (les 1 et 3 proviennent du 13). Un autre : 11×72=792.
    En parlant du 11, on voit une belle propriété :
    • 11² = 121
    • 111² = 12 321
    • 1 111² = 1 234 321
    • 11 111² = 123 454 321

  • Les carrés des nombres finissant par 5 (15², 25², 35², …) : on prend le nombre des dizaines du premier nombre que l'on multiplie par le nombre des dizaines du second augmenté de 1. Par exemple : 15×15 se calcul par 1×(1+1) que l'on met devant 25 soit 225. Un autre : 35×35 donne 3×(3+1) que l'on met devant 25 ce qui donne : 1225.
    Et ça marche aussi pour des nombres plus grands : 2005×2005 donne 200×201 que l'on met devant 25 soit : 4 020 025
  • Multiplication par 9 : on sait que 9 = 10-1. On multiplie par 10 le nombre et on le soustrait une fois. Ainsi 9×15 ça fait 150-15 = 135.
  • Le carré de n'importe quel nombre de 2 chiffres. Là, je décompose avec l'identité remarquable : (a+b)² = a²+b² + 2ab.
    Ainsi 34² donne 30²+4²+4×30×2 = 900+16+240 = 1156. Si vous ne connaissez par 30², faites 3²×100 :-).
    Bien entendu, tout ça se fait de tête, c'est bien plus rapide qu'avec la calculette.
  • Celle ci, c'est pas vraiment une règle de calcul, mais une remarque.
    On voit que 13² = 169. Maintenant, inversez les chiffres du 13, ce qui donne 31 et 31² = 961, ce qui est 169 à l'envers. Ça marche avec 10, 11, 12 et 13.
    De plus, si vous connaissez 13², alors vous n'aurez pas de mal à trouver 14², car il suffit d'inverser les deux derniers chiffres : 13²=169 et 14²=196.

Additions


Je passerais sur le +9 qui vaut +10–1, mais je vous donne ma technique pour additionner des nombres plus grands, il ne faut pas commencer par les unités. Mais par l'autre coté. Par exemple, dans 351+512 je préfère calculer comme on prononce les snombres : en commençant par les centaines, puis les dizaines, puis les unités. ça donne 863.
Bien entendu, ici il n'y a pas de retenus, mais il faut les prendre en compte.

Dans les calculs de plus de deux termes, par commutativité, on regroupe ce qui donne des choses simples.
Ainsi 23+4+2+16+7+38 = (23+7)+(38+2)+(16+4) = 30+40+20 = 90. C'est connu mais très pratique.

Un autre truc vraiment tout bête, pour la soustraction : 34-56 = –(56–34). Je met le plus grand devant, c'est alors plus facile à calculer. Le résultat est simplement –22.

N’hésitez pas à faire plus de calcul, mais des calculs plus simples : 998+456 par exemple : on fait 1000+456–2 = 1 454… Ce genre de réflexe vient avec l’entrainement : vous arriverez peu à peu à repérer les simplifications à effectuer.

Les constante


Juste quelques valeurs comme ça, bien pratiques à savoir (plus rapide pour les calculs approchés) :
  • Pi = π ≈3,1416
  • Phi = φ ≈ 1,618 (le nombre d'or, donné par (1+racine(5))/2)
  • e ≈ 2,718 (constant d'Euler, donné par exp(1))
  • racine(2) ≈ 1,414
  • log(2) ≈ 0,3. Pratique, parce que Log(4) devient 2Log(2)≈0,6 ou Log(20)≈1,3…

Conversions Angles


C'est pas tous les jours que l'on s'en sert, mais c'est bien utile aussi. Un angle exprimé en degré, par exemple 20,5° peut être exprimé sous la forme 20°30min. Où 1 degré, c'est 60 minutes. Pour aller vite, je dis que 1/10 de degré, c'est 6 minutes. De cette manière, 12,3° = 12°18'.

Et en binaire ?


Ok, là je m’égare, mais il y a quelques techniques pour convertir en binaire (puis en hexadécimal, par exemple pour la programmation ou les couleurs).
Il suffit de faire des soustractions successives en notant les puissances de deux qui apparaissent dans un nombre :
Exemple, dans 2013 : on trouve 1024, (reste 989), 512 (reste 477), 256 (reste 221), 128 (reste 93), 64 (reste 29), 16 (reste 13), 8 (reste 5), 4 et 1.
Autrement dit, 2013 en binaire, c’est 11111011101.

Pour le hexa, il faut le découper par groupe de 4 : 11111011101 devient 111-1101-1101, soit 7DD.
J’ai un tuto là sinon.

Conclusion


J'ai donné ici quelques règles simples que j'utilise presque tous les jours… Suffit de les connaitre, surtout pour la multiplication. Je vous avais aussi déjà donné ceci, une astuce pour multiplier rapidement et simplement de grands nombres.

EDIT : voilà une autre astuce très pratique (source) :

astuce-calcul.jpg

image de hownowdesign

Les « alphabets » japonais

Mercredi 06 février 2013

japan.jpg Je me suis sérieusement mis au japonais, surtout grâce à ce site.
Le plus dur, c’est qu’il faut non seulement apprendre la langue, mais aussi l’alphabet qui n’est pas le même que le nôtre. En fait, il y a plusieurs alphabets en japonais : les kanas (hiragana et katakana) et les kanjis.

J’avoue avoir eu assez de mal à trouver les différences entre tous ces systèmes d’écriture (en dehors des caractères bien-sûr) : peu d’articles sont clairs à ce sujet en fait.

Voici ce que j’ai retenu.

Les kanjis sont des idéogrammes : chaque caractère représente une idée, un objet ou une situation. On trouve ainsi le kanji « 家 » pour la maison, « 馬 » pour le cheval, etc.
Ces caractères sont issus du chinois.

Les kanas sont des alphabets de syllabes (des syllabaires donc). On a un caractère pour écrire « ba », un autre pour « ka », un autre pour « to », etc.
Il est possible de n’écrire un texte qu’en kanas et sans aucun kanji, vu qu’on écrit ce qu’on prononce. En pratique, les japonais utilisent des kanjis pour les mots qui en ont un (maison ou cheval par exemple) et des kanas pour des mots dont il n’y en a pas, dont celui qui existe est trop compliqué, ou dont l’auteur ne le connaît pas.
Notons que la connaissance d’un grand nombre de kanjis (les idéogrammes) par une personne est un signe de culture et de savoir (et il y en a plusieurs milliers).

Parmi les kanas, on distingue les hiragana et les katakana.
Les deux sont employés, simultanément, en fonction des mots : les katakanas sont utilisés pour les mots d’origine étrangères, les noms scientifiques et les onomatopée ; les hiragana dans les autres cas, et précisément dans le cas où un kanji n’existe pas, n’est pas connu, ou ne doit pas être employé (trop compliqué, trop rare).

Les hiraganas sont arrondis et « lisses » : ひらがな. Si je tente de retranscrire « timo » en hiraganas, ça donne ceci : « ちも ».
Les katakanas sont plus « angulaires » et fait de traits droits : カタカナ. « Timo » deviendrait en katakanas : « チモ ».

Il existe un autre type d’écriture aussi : le romaji. Il s’agit de la retranscription du japonais en utilisant l’alphabet latin (ou romain, d’où le nom de « romaji »).

image de arcreyes